[Musique] bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du programme d'histoire-géographie géopolitique sciences politiques de terminale alors nous allons poursuivre aujourd'hui l'étude du troisième thème histoire et mémoire et je vous propose de travailler la kz2 et de voir comment s'articulent histoire mémoire et justice alors vous êtes prêts stylo en main failli aligner alors c'est parti et comme on dit robbie flexion lié jeu dans la continuité des travaux du jeu restera fallen king dont nous avons parlé dans le chapitre précédent l'onu adoptée en 1948 une convention pour la répression et la prévention du crime de
génocide qui définit ainsi le crimes génocidaires ce sont des actes commis dans l'intention de détruire en tout ou en partie un groupe national ethnique racial ou religieux en tant que tel cinquante ans après le mot d'ordre plus jamais ça les pratiques génocidaires réapparaissent en ex yougoslavie et le rwanda posant alors la nécessité pour la communauté internationale de juger les criminels face à chacun de ces conflits la communauté internationale va prendre ses responsabilités et créer des tribunaux pénaux internationaux mais jugé ne signifie pas forcément réconcilier des populations la problématique sera comment juger et réconcilier des populations
après des processus génocidaire et des crimes de guerre grand 1 la justice à l'échelle locale les tribunaux gatchatcha face au génocide des tutsi et pour débuter présentons le rwanda théâtre du dernier génocide du xxème siècle le rwanda est un pays d'afrique centrale située dans la région des grands lacs composé majoritairement de hutus qui représentent plus de 85% de la population au rwanda abrite de nombreuses communautés parmi lesquels se trouvent les tutsis qui composent environ 10% de la population du rwanda avant le génocide la puissance coloniale belge s'appuie sur la racialisation la société construisant une séparation
artificielle entre tutsis et hutus le rwanda accède à l'indépendance en 1962 après notamment une guerre civile durant laquelle les tutsis sont déjà victimes de violences raciales considéré comme collaborateur de la puissance coloniale les tutsis sont les principales cibles des disques pour ratio qui se développe dans le pays autour du hutu power de nombreux massacres ont déjà touché la communauté tutsie en novembre 1959 puis en octobre 1990 à kibira ou encore en 1992 abou djerra ou qui bouillie face aux tensions interethniques sous la pression de la communauté internationale un gouvernement de coalition se met en place
en 1992 et des négociations s'ouvrent avec le front patriotique rwandais fpr parti politique fondé en ouganda autour des réfugiés tutsis pendant ce temps tous les outils nécessaires au génocide se mettre en place l'état major des forces armées rwandaises créer un plan d'identification de l'ennemi chargés de repérer les tutsi et les hutu modérés a éliminé en premier se mettent en place des milices interahamwe composé essentiellement de hutus extrémistes dans le même temps un nouveau parti politique extrémiste le cdr la coalition pour la défense de la république et constituent la radio télévision des mille collines est créée
en août 1993 les accords d'arusha prévoit un partage du pouvoir avec l'opposition modérée et le fpr les extrémistes hutus roget de ces accords l'armée la gendarmerie et tous les services de l'état sont alors mobilisées pour préparer la destruction des tutsis jugé responsable de l'humiliation rwandaise le 6 avril 1994 l'avion du président rwandais habyarimana est abattu par les forces rwandaises cet assassinat est le point de départ du génocide des tutsi la première ministre ainsi que les casques bleus chargés de la protéger sont lynchés par la population alors que la communauté internationale rapatriés en urgence ses ressortissants
l'onu et la france laisse le pays s'enfoncer dans le chaos le génocide est organisée par les forces armées rwandaises et le gouvernement intérimaire les groupes qui exécutent les populations sur le territoire sont essentiellement les gendarmes l'armée et les milices interahamwe les massacres sont aussi commis par des populations voisins la famille à la fin du mois de juin les troupes françaises interviennent mais joue un rôle encore très contesté elles sont notamment accusés d'avoir davantage cherche protéger le gouvernement génocidaire qu'à arrêter le génocide ce génocide ne prend fin qu'avec l'invasion du rwanda par le fpr les forces
tutsi en 100 jours de 800 mille à un million de tutsis périssent ainsi que de nombreux hutus modérés alors après avoir vu succinctement comment se déroule ce génocide intéressons-nous maintenant quand b lutter contre l'impunité des génocidaires les images du génocide au rwanda sont un véritable choc pour la communauté internationale et pour l'onu en particulier qui a failli dans l'une de ses missions principales faire en sorte qu'il n'y ait plus jamais de génocide l'onu décide de la création d'un tribunal pénal international pour le rwanda dont le siège est fixé à arusha en tanzanie sa mission est
de juger les dirigeants politiques et militaires du rwanda responsables du génocide mais au delà de la question des responsabilités politiques la question de la justice locale se pose rapidement le génocide rwandais se distingue des autres génocide du xxème siècle par le nombre important de population impliqué dans le massacre des tutsis en effet plusieurs centaines de milliers de personnes doivent être jugées pour leur implication dans le génocide les autorités rwandaises et décide alors de relancer une vieille tradition celle des tribunaux gatchatcha les gatchatcha qui signifie rbds 12 en kinyarwanda sont les tribunaux à ciel ouvert dans
lesquels des populations sont tirés au sort et formés sur l'histoire du rwanda et rassis du génocide et quelques notions juridiques l'objectif initial de ces tribunaux gatchatcha et d'accélérer les procédures de condamnation mais aussi de permettre à la réconciliation par la confrontation des victimes et de leurs bourreaux et bien justement grand c voyons les résultats de cette réconciliation qui restait très fragile alors quel bilan tirer de ces tribunaux le tpr en 21 ans d'existence a inculpé 93 personnes pour génocide et d'autres violations graves du droit international soixante et une personnes ont été condamnées et 14 à
quitter certains accusés sont décédés avant le verdict d'autres encore ont vu leurs dossiers transférés devant d'autres juridictions s'il a été très critiquée pour son coût sa lenteur et son éloignement le tpr a permis de mettre fin à l'impunité des responsables génocide à l'échelle locale les tribunaux gatchatcha ont permis de juger de 2005 à 2012 près de deux millions de personnes accusées de pillage de complicité voire même de génocide au total ce sont plus de 170 mille juges qui se sont réunis dans douze mille tribunaux gatchatcha durant ce travail de justice hors du commun les deux
tiers des affaires ont abouti à une condamnation mais ce modèle a posé de nombreuses questions quant au droit judiciaire pas d'avocat pression sur les témoins néanmoins ces tribunaux ont permis de construire une histoire collective du génocide permettant de découvrir des fosses communes dont constitué certains événements malgré le travail du tribunal pénal international pour le rwanda et des tribunaux gatchatcha certains accusés ont réussi à échapper à la justice internationale mais actuellement plusieurs procédures judiciaires sont en cours dans les anciennes puissances coloniales la belgique et la france qui ont accueilli des réfugiés rwandais en 2019 la justice
belge a condamné à 25 ans de prison un homme accusé du massacre d'une famille belgo hollandaise en france le collectif des parties civiles pour le rwanda traque les réfugiés et a permis de faire juger en france en 2021 un chauffeur pour complicité de génocide la question de la responsabilité de la france reste aussi posé une commission d'historiens dirigée par vincent duclert a remis le 26 mars 2021 un rapport sur le rôle de la france dans le génocide des tutsi au rwanda en avril 1994 ce rapport pointe je cite des responsabilité accablante pour la france mais
soulignent l'absence de complicité de génocide dans la foulée le président macron s'est rendu à kigali pour reconnaître les responsabilités de la france si le président rwandais paul kagame a regretté l'absence d' excuses cette visite marque néanmoins un tournant dans la politique mémorielle intéressons-nous maintenant dans cette deuxième partie à la construction d'une justice internationale face aux crimes de masse avec l'exemple du tribunal pénal international pour l'ex yougoslavie et pour commencer voyons le temps de la guerre en ex yougoslavie créée en 1919 la yougoslavie est un état fédéral organisé autour de la serbie et qui regroupe six
républiques la bosnie-herzégovine la croatie l'âme c'est douanes le monténégro la slovénie est donc la serbie avec l'effondrement du communisme en europe de l'est le gouvernement hugo slave ne peut empêcher les républiques de quitter la fédération le 25 juin 1991 la slovénie et la croatie proclament leur indépendance suivi par la macédoine et la bosnie herzégovine après des conflits opposant les troupes des républiques indépendantes y slovènes croates d'une part et les troupes fédérales majoritairement composée de militaires serbes de l'autre la yougoslavie disparaît en 1992 durant ces conflits des violences interethniques secoue déjà la région notamment en croatie
où le pays est déchiré par un conflit pendant près de quatre ans mais un pays va devenir l'épicentre du conflit c'est la bosnie herzégovine alors la bosnie herzégovine possède la particularité d'être très divisés d'un point de vue religieux et ethniques prennent à moitié la population est musulmane mais de fortes minorités croates et serbes compose aussi la population bosniaque en 1992 un référendum est organisé et abouti à l'indépendance de la bosnie herzégovine les minorités serbes prennent les armes et déclare l'association des régions qu'ils contrôlent suivi par les minorités croate la capitale sarajevo est assiégée et devient
le symbole de l'atrocité du conflit l'onu met en place dès 1993 une force de maintien de la paix la forpronu qui assiste impuissante aux massacres des populations civiles en juillet 1995 les troupes serbes attaquent la ville musulmane de srebrenica exécute plus de 8000 hommes et adolescents dans une zone pourtant protégé par 400 casques bleus face à la violence du conflit la communauté internationale peine à créer les conditions nécessaires à l'établissement d'une paix les négociations piétinent pendant que les crimes de guerre se multiplient assassinats de civils viols de masse nettoyage ethnique les etats-unis et leurs alliés
décident après le massacre de srebrenica de frapper militairement les forces serbes ces frappes aériennes accélèrent les négociations et le 21 novembre 1995 à dayton les présidents serbe croate et bosniaque conclu un accord entérinant la partition de la bosnie en deux entités la répu ic serbes de bosnie et la fédération croato-musulmane la guerre s'achève en croatie et en bosnie en 1998 un nouveau conflit oppose la serbie et le kosovo qui veut accéder à son tour à son indépendance face aux nouvelles violences et aux déplacements de populations l'otan multiplient les frappes aériennes sur la serbie dont les
troupes se retirent du kosovo en 1999 alors voyons maintenant comment juger l'horreur des crimes de masse avec le tribunal pénal international pour l'ex yougoslavie la mise en place d'une justice internationale et édiles par un contexte relativement favorable premier facteur favorable une communauté internationale choqué par les images de violence faite au civil avec notamment ces images de sniper à sarajevo de bombardements a vu kova et bien évidemment des massacres de civils à srebrenica deuxième facteur favorable le conseil de sécurité qui est plus efficace avec la fin de la guerre froide vous savez tous on en a
déjà parlé le fait que les états unis et l'urss ne pose plus systématiquement de veto enfin troisième facteur favorable le rôle des états unis qui s'affirment comme les gendarmes de la planète l'onu a adopté une résolution qui permet le 25 mai 1993 la création du tribunal pénal international pour l'ex yougoslavie alors le tp y/y c'est quand même plus simple à dire siège à la haye de 1993 à 2010 cet essai le premier tribunal à juger les auteurs de crimes de guerre depuis les tribunaux de nuremberg et de tokyo il devient rapidement un exemple et un
laboratoire même si les massacres se poursuivent dans le même temps durant cette période ce sont cent soixante et une personnes qui sont mises en accusation parmi elles 90 sont condamnés après l'audition depuis de 4600 témoins les procès de slobodan milosevic président de serbie pendant la guerre de ratko mladic commandant en chef de l'armée de la république serbe de bosnie pendant la guerre et responsables des massacres le ce rêve le mythe chats sont des moments forts arrêté en serbie et en bosnie les deux dirigeants sont livrés à la communauté internationale si le procès de milosevic s'arrête
avec la mort de l'accusé en 2006 le thé pays y a pu juger etc dan et le dirigeant de la république serbe de bosnie radovan karadzic qui est condamné à 40 ans de prison pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre ladite ch et condamné quant à lui à la prison à perpétuité le dpi y a aussi permis de définir juridiquement les notions de crimes de guerre de crimes contre l'humanité et de génocide alors quel bilan tirer du tp y le bilan est relativement contrastées considéré par les serbes comme partial et symbolisant la justice des
vainqueurs le thé pays y a été marquée par une complexité et une lenteur de débats illustré par la mort du président serbe milosevic avant la fin de son procès les tribunaux pénaux internationaux de l'ex yougoslavie et du rwanda ont été à l'origine de la création en 2002 de la cour pénale internationale cette juridiction pénale universel permanente est chargé de juger les personnes accusées de génocide de crimes contre l'humanité de crimes d'agression et de crimes de guerre elle siège à la haye et peut se substituer aux justices nationales défaillantes mais l'action de cette cour pénale internationale
reste limitée la chine et l'inde notamment ne sont pas encore membres du cpi alors que les etats-unis et la russie n'ont toujours pas ratifié le traité alors pour conclure que pouvons nous retenir face aux pratiques génocidaires et aux crimes de guerre commis dans les années 90 au rwanda et en ex-yougoslavie la communauté internationale a été c'est vrai incapable d'empêcher les massacres et de protéger les populations l'inaction des casques bleus au rwanda et à srebrenica ont été le symbole de cette impuissance mme aminatou l'onu a cherché à juger les responsables de ces crimes est mis en
place les bases d'une justice internationale au rwanda et en ex-yougoslavie et a permis la création de la cour pénale internationale en 2002 mais la réconciliation reste un objectif difficile à atteindre la question mémorielle plus avancé au rwanda reste une déchirure encore présentes entre les pays de l'ex yougoslavie les candidatures de la bosnie et de la serbie à l'entrée dans l'union européenne sont sans doute de véritable levier pour une réconciliation régionale nous en avons dû terminer avec cette vidéo qui je l'espère vous aura permis de mieux comprendre ce chapitre moi je voulais vous remercier toutes et
tous pour tous les messages et les encouragements que je reçois ainsi que les devants pour traiter rapidement les programmes alors rassurez vous tout sera prêt pour le bac enfin j'espère maintenant si tout va bien 3 0 vous trouverez comme d'habitude la fiche de cours ainsi que la leçon au format mp3 sur mon blog dont je rappelle l'adresse c'est histoire géo en vidéo pourrait certes pas si dur que ça bon entouré car moi maintenant je vous souhaite une bonne fin de journée une bonne famille une bonne farine tout ce que je voulais pardon et vous dis
à très bientôt