Mon père était cascadeur, mais ça se passait l’été, donc il faisait des spectacles de cascades. L’hiver, c’est un peu comme pour tous les spectacles itinérants : l’hiver, c’est la saison creuse. Du coup, pour se faire de l’argent, il avait décidé d’être animateur de spectacles érotiques, de festivals érotiques, plus exactement.
Moi, je savais ce que c’était, déjà, un festival érotique, je savais qu’il y avait des femmes… Je parle un peu comme une enfant, là, mais mon père me dit : “Voilà, il y a des femmes qui font des strip-teases, donc qui se déshabillent. ” Je savais à 7-8 ans que l’homos*xualité existait, je savais que les travestis existaient, donc c’est vrai que c’était compliqué ça, parce que quand j’arrivais à l’école le lundi matin en disant : “Ouais, vous savez que des hommes peuvent aller avec des hommes et que des femmes peuvent aller avec des femmes ? ” Ils me disaient : “Mais elle est folle, celle-là ?
” Et en fait, ben non, je n’étais pas folle, c’est juste que je savais des choses que des enfants de mon âge ne savaient pas. Et donc, mon père, avec des mots d’enfant, arrivait à me faire comprendre toute une ouverture sur la s*xualité que peu d’enfants avaient. Et un jour, il avait acheté une maison sur une route en Belgique, qui s’appelle la Bruggesteenweg et qui relie Courtrai-Bruges, et sur cette route, il n’y avait pas grand-chose à faire à part soit vendre des voitures, soit ouvrir un b*rdel.
soit vendre des voitures, soit ouvrir un b*rdel. Et donc, à la base, il voulait y habiter et vendre des voitures, sauf qu’à côté, il y a une baraque à frites, sauf qu’à côté, il y a une baraque à frites, et donc il se dit : “Non mais attends, je ne vais pas habiter là et sentir les frites du matin au soir, c’est mort. ” Il regarde à gauche, il regarde à droite, Il regarde à gauche, il regarde à droite, il se dit : “Je vais ouvrir un b*rdel.
” il se dit : “Je vais ouvrir un b*rdel. ” Donc moi, j’y suis allée très vite, hein, dès l’ouverture, je suis allée dans les coulisses, je suis allée dans les coulisses, je n’allais pas voir ce qui se passait dans les chambres, ni au bar. En fait, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que mon père m’y emmenait parce que pour lui, c’était son commerce.
C’était comme s’il était épicier, boulanger, pâtissier. Bon, il faut passer au bar pour voir combien il reste… C’est une logistique, en fait… pour voir combien il reste de bouteilles de champagne, pour voir si toutes les serviettes sont nettoyées, pour voir s’il y a un lit qui a pété et donc s’il faut réparer le pied. Comme moi, je passais du temps avec mon papa, comme toute petite fille qui se respecte, enfin, comme tout ado, il me disait : “Il faut passer au b*rdel.
- OK. ” - OK. ” Donc j’y allais.
Et là, je suis dans les coulisses, et là, je suis avec les filles, et je les vois qui font leur vie en attendant. . .
qui font leur vie en attendant. . .
qui lisent <i>Voici</i>, qui se font les ongles, qui lisent <i>Voici</i>, qui se font les ongles, qui appellent leur famille, leur enfant, leur copain, qui appellent leur famille, leur enfant, leur copain, qui se font à bouffer… Et puis après, qui se font à bouffer… Et puis après, il y a un client qui débarque, donc là, elles vont se présenter, et puis il y a un client qui elles vont se présenter, et puis il y a un client qui la choisit, et là, on voit si ça continue ou pas. la choisit, et là, on voit si ça continue ou pas. Donc après, il y a une prestation, et puis tout dépend de la nature de la prestation : est-ce que c’est de la prestation : est-ce que c’est la totale, pas la totale ?
la totale, pas la totale ? Et donc après, on la voit revenir Et donc après, on la voit revenir 45 minutes après, 1 h après. Comme si de rien n’était, je ne sais pas, mais en tout cas, il s’est passé quelque chose.
En réalité, je savais ce que ça voulait dire, En réalité, je savais ce que ça voulait dire, une maison close et un b*rdel, je savais très, très bien ce que c’était, je savais très, très bien ce que c’était, parce que mon père me l’avait déjà expliqué, que j’avais déjà vu me l’avait déjà expliqué, que j’avais déjà vu la rue d’Aerschot à Bruxelles, les filles en vitrine… Je savais très bien ce que c’était, une pr*stituée. J’ai très, très bien compris ce que mon père me disait. Il ne fallait pas qu’il me le dise 2 fois.
En revanche, ce que je n’ai pas mesuré, c’était l’ampleur que ça allait prendre dans ma vie d’adolescente et de femme. Inévitablement, ça a eu une conséquence sur ma façon de me voir, de m’habiller, de m’apprêter. sur ma façon de me voir, de m’habiller, de m’apprêter.
Ça a eu un rapport, Ça a eu un rapport, par exemple, il y a des trucs que je ne pouvais pas mettre : des bas résille, du rouge à lèvres rouge, mettre : des bas résille, du rouge à lèvres rouge, parce que c’est ce qu’elles portaient, parce que parce que c’est ce qu’elles portaient, parce que je me disais… En fait, ce n’était pas que je voulais tant cacher ce n’était pas que je voulais tant cacher ce qui se passait, c’est que je me disais : “Ça, ça se passe dans les b*rdels, ça se passe pas dans la vie. ” Pareil pour le s*xe : ça se passe pas dans la vie. ” Pareil pour le s*xe : “Ça, ça se passe dans les b*rdels, ça se passe pas dans la vie.
” Donc du coup, pour moi, c’était un peu compliqué. En plus de ça, je faisais de la danse classique, alors en termes de… Ouais, ouais, et au conservatoire, j’avais de très, très gros problèmes sur le corps, j’étais très coincée, et les profs venaient me voir en me disant : “On ne comprend pas. “On ne comprend pas.
Il y a un truc chez toi, on n’arrive pas à savoir. ” Moi, je savais. Je savais pourquoi j’étais comme ça, parce que mon père était pr*xénète.
Je savais que je devais… je pensais que je devais défendre je devais… je pensais que je devais défendre une autre image, pour justement qu’on ne me dise pas : “Ah, tu vois, c’est la fille du pr*xo, elle. Ah, c’est bien la fille de son père. ” Et ça, pour moi, c’était d’une douleur incroyable.
Je suis la fille de qui ? Je suis la fille d’un maquereau. Je suis la fille d’un maquereau.
Moi, mon rêve, c’était, je l’ai toujours dit, mon rêve, c’était que mon père soit comptable, prof, instit. Mon rêve, c’était qu’il soit prof. Et voilà, qu’on ait une vie moins… “mouvementée”, parce que, en plus de ça, il passe sur France 2 et sur TF1.
Alors là, il m’avait fait le tiercé gagnant, quoi. Et je lui avais dit : “S’il te plaît, tu te floutes, parce que moi, j’ai pas envie qu’on sache que c’est toi. ” Et quand je lui en parlais, il me disait : “Bah, ça va, c’est pas grave.
” En fait lui, il arrivait toujours à changer le truc dans le positif : “De toute façon, c’est pas grave. Attends, je vais te dire, le nombre de clients que j’ai ! Qui est pire ?
Celui qui y va ou celui qui le fait ? ” Il me mettait face à des interrogations comme ça et il me disait : “Mais Cyriel, redescends sur terre, la vie, c’est pas les bisounours. ” Mais quand je lui en parlais, il me disait : “Eh, tu t’en fous.
” Je ne m’en foutais pas tant que ça. Mes grands-parents ne s’en foutaient pas non plus, personne n’était fier de ce qu’il faisait. Personne.
Personne. On avait constamment un dialogue de sourds, parce que lui ne voyait pas où était le mal. Je trouvais que c’était égoïste, parce que je disais : “Oui, mais attends, moi, à cause de ça, je dois faire ça, je fais faire ça…” Il me disait : “Non mais c’est toi qui t’imposes ça.
Où est le mal, que je tienne un b*rdel ? ” En fait, selon mon père, c’est quoi ? C’est quelque chose de très simple, c’est : “Je fournis une maison.
Vous êtes là. La porte d’entrée est surveillée, il y a une gérante qui gère toute la logistique, vous êtes dans un salon avec une cuisine, une télé, un canapé, vous faites ce que vous voulez. Vous allez faire votre prestation, vous avez des préservatifs, vous avez des serviettes…” Mon père mettait tout ça à disposition, donc c’était encadré.
Et si elles disaient : “Voilà, je viens que le week-end. ” “OK, tu viens que le week-end. T’es free, tu fais ce que tu veux.
” Et en plus de ça, mon père, à l’époque, il payait. . .
c’est pour ça que les filles restaient longtemps chez nous, c’est que c’était 50-50. Donc s’il y avait 100 €, 50 € - 50 €. À savoir qu’en Belgique, et c’est ça qui fait aussi que beaucoup de Français… Parce que nous, on habitait à la frontière française… C’est ça qui a fait que mon père a eu ses b*rdels qui marchaient vachement bien, parce qu’en Belgique, la loi est quand même un peu à tatillon, mais ça, ça fait partie de la Belgique, sinon ce n’est pas drôle et sinon ce n’est pas nous, c’est toléré, ce n’est pas légal.
C’est la législation qui dit ça. Et maintenant, depuis 2022 je crois, c’est légal ! Donc il n’y a plus de.
. . C’est toléré et légal.
Ça, c’est bien, moi, je trouve ça bien, parce que ça permet d’encadrer ça et ça permet d’éviter aussi le racolage, parce que bon, quand même, il y a des risques. Elles sont là, sur la rue, déjà, le confort de la rue… on ne va pas refaire l’histoire, mais il y a des risques, tandis que si elles sont dans une maison et qu’elles sont encadrées, au chaud, qu’elles ont tout pour vivre et faire leurs prestations… j’allais dire en bonne et due forme, enfin, en toute sécurité, c’est quand même un peu plus rassurant que d’être sur le bord d’un trottoir. Et j’entends beaucoup de gens dire : “Oui mais bon, elles sont pas heureuses, elles sont pas ceci, elles sont pas cela.
” Effectivement, il y a des réseaux, il y a des gens qui sont forcés de le faire, c’est sûr. C’est acté, on le sait, et il faut combattre ça, parce qu’on peut apparenter ça à de l’esclavagisme. Et de l’autre côté, mais qui restent très certainement une minorité, il y a des gens qui veulent le faire.
On n’a pas à les juger, on respecte, et moi je les encourage s’ils sont contents de le faire. Moi, je ne suis pas là pour parler à leur place, parce que je ne suis pas elles, et je veux juste raconter mon histoire, en tant que fille de maquereau, de mon adolescence, comment je vis ça quand j’apprends ça à 16 ans, comment j’interprète ça à 16 ans et comment je l’interprète 15 ans plus tard, avec le recul, ce que ça m’a apporté, à quoi ça m’a servi, en fait. Par contre, c’est vrai que moi, j’ai très peu parlé à ces filles, c’est vrai que moi, j’ai très peu parlé à ces filles, parce que j’étais assez muette, et comme je n’étais pas trop d’accord avec mon père, je ne leur ai pas trop parlé.
Mais j’écoutais et je regardais beaucoup, et elles m’ont appris quelques trucs, quand même. Au-delà du fait que ma mère m’ait enseigné le “non”, elles me l’ont enseigné, parce qu’en fait, on a toujours tendance à croire que les pr*stituées sont à la disposition de qui veut l’entendre. Mais en fait, non, ce sont elles qui décident et ce sont elles les plus fortes, même si on pense l’inverse.
Elles sont beaucoup plus fortes qu’on ne le pense. Il ne faut pas croire que le travail d’une pr*stituée est juste de faire une prestation +++, ce n’est pas ça. Une pr*stituée, avant tout, c’est une grande psychologue.
C’est une très, très grande psychologue, parce que parfois, le mec veut juste venir pour s’évader, et elle va lui faire boire un verre, lui caresser la jambe en lui disant : “Mais t’inquiète pas, mon chéri, tout va bien se passer”, et il repart tout content. Et elle, c’est tout bénef, parce qu’elle ne s’est pas donnée à 100 %, enfin à 100%, elle n’a pas donné de son corps. Si aujourd’hui, je veux bien parler de ça, parce que j’ai menti, j’étais une menteuse professionnelle quand même, si aujourd’hui, je veux bien parler de ça, c’est que je me suis dit : “En fait, j’en ai marre de mentir”, et à un moment donné, ton passé te rattrape toujours, parce que quand je suis venue à Paris, je me suis dit : “Ouah, la belle vie, maintenant, je peux raconter ce que je veux, il n’y a personne qui sait d’où je viens.
” Et en fait, ça vous rattrape. Ça vous rattrape, parce que quand vous passez un moment intime avec quelqu’un, que ce soit un date ou même une amie, moi, je ne donne pas ma confiance comme ça, mais au bout d’1 fois, 2 fois, 3 fois, 4 fois, vous avez envie de vous confier. Et puis parfois, il est trop tard.
Tu te dis : “Mais là, si je le dis maintenant, qu’est-ce qu’il va penser ? Si je le dis pas ? ” Et après, un jour, je me suis dit : “Tu sais quoi, je vais le dire, parce que j’en ai marre.
” Je suis passée au-dessus de ça. Est-ce que c’est l’âge qui a fait ça, est-ce que c’est la maturité ? Je ne sais pas, mais je me dis : “Si on ne m’aime pas parce que je viens de là, tant pis.
” Toute cette histoire m’a permis aussi de savoir ce que je voulais vraiment, et j’ai tout de suite respecté les choix des autres s*xuellement, et même de façon générale. Parfois, je suis un peu dans le jugement, je suis humaine, c’est normal. Mais c’est vrai que le fait de rentrer tout de suite dans la phase trash du s*xe, quand toi t’es censé le découvrir de façon cui-cui les petits oiseaux, ça te remet direct les idées en place.
Tu te dis : “Ah, mais est-ce que j’ai vraiment envie de faire ça ? Est-ce que j’ai vraiment envie de découvrir ça comme ça ? Non.
” Et du coup, j’ai toujours voulu prendre le temps. . .
Je n’avais pas le feu aux fesses, quoi. Donc à 25 ans, on est en été, c’est la veille de mon anniversaire, on est le 13 juin, j’ai ma meilleure amie qui me demande d’aller chez elle, et je ne veux pas y aller, et elle me dit : et je ne veux pas y aller, et elle me dit : “Mais si, viens, viens, viens”, et je me dis : “Ah ! Si elle insiste, c’est qu’elle a peut-être quelque chose à me dire, je ne sais pas.
” Et je peine à y aller, je peine à y aller, je prends un taxi et là, je reçois un premier texto me disant : “Toutes mes condoléances, c’était un homme formidable. ” Je me dis : “Tiens, c’est peut-être mon grand-père qui est mort, bizarre. ” Mais j’avais vu un truc sur Facebook défiler : “Mourir la veille de ses 50 ans, c’est triste.
” Bon, je ne fais toujours pas le lien. Je prends le taxi, et donc, je décide d’aller chez ma meilleure pote, dans le 18ᵉ et je vais sur Facebook, parce que vous n’avez rien d’autre à faire dans un taxi, je retombe sur ce truc, “Mourir la veille de ses 50 ans, c’est trop triste”, et tout. Je vais voir les commentaires, et là, je vois le nom de mon père.
Je fais : “OK. ” Je hurle dans le taxi, et là je me dis : “Mais… Attends, est-ce qu’on peut la refaire ? Juste… Je suis en train de lire sur Facebook que mon père est mort.
” Donc je hurle. Le taxi me dit : “Qu’est-ce qu’il y a ? ” Donc je lui dis.
Il me dit : “Je vais m’arrêter pour vous acheter une bouteille d’eau. ” Je dis : “Non, surtout pas, ce que vous allez faire, c’est que vous allez appuyer sur le champignon, il faut aller au plus vite rue Bachelet. ” J’arrive rue Bachelet, et je dis à Alex : “Ouvre vite !
” Je vois ma mère, et là, je comprends. Je comprends que c’est fini. J’hallucine, évidemment.
Il est mort dans sa voiture, dans une embardée, on ne sait pas trop ce qui s’est passé, on ne sait pas ce qui s’est passé. Il a téléphoné à sa copine de l’époque en disant : “Chérie, j’arrive dans un quart d’heure”, et il n’est jamais rentré. On a retrouvé sa voiture plus ou moins 24 h plus tard.
Est-ce que c’est le moteur qui a pété ? Est-ce que… enfin, le moteur non, mais est-ce qu’il y a eu une voiture fantôme, une moto, est-ce qu’il a eu un arrêt cardiaque, est-ce que… on ne sait pas, est-ce qu’il a eu une rupture d’anévrisme ? Mon deuil a duré 2 ou 3 ans.
Ça a été très long, parce qu’on était très proches, mais comme toute personne qui perd quelqu’un de très cher, personne qui perd quelqu’un de très cher, je ne pense pas être quelqu’un d’étrange par rapport à ça. d’étrange par rapport à ça. Et aujourd’hui, j’assume complètement.
Je me suis émancipée, vu que sinon, je ne serais pas là. Je ne serais pas là pour en parler et je n’en ferais pas un podcast. Mais j’ai tout de suite voulu en parler.
2 ans après sa mort, je voulais déjà faire quelque chose, sauf que c’était plus douloureux, je n’avais pas la maturité, je n’avais pas compris certaines choses, je n’avais pas compris certaines choses, mais j’ai toujours voulu en parler. Pourquoi ? Parce que j’avais quand même conscience… Je pense que j’avais envie de rétablir la vérité, en fait.
Ça ne me convient pas du tout, de mentir. Ce n’est pas quelque chose que j’aime bien. Donc je voulais en faire quelque chose.
J’ai commencé par écrire, mais j’ai eu des petits problèmes informatiques. De ce fait, j’ai décidé d’en faire un podcast. Et pourquoi je le fais ?
Parce que j’avais envie, j’en avais marre de mentir, et puis aussi pour rétablir une certaine hypocrisie. Non, pas rétablir, mettre en lumière, ce que moi j’ai vu dans les maisons closes. Est-ce que c’est une manière de lui rendre hommage ?
Je dirais que quelque part, il avait envoyé un message de : “Je vois pas ce qu’il y a de mal à faire ça”, etc. Moi je l’ai compris au fur et à mesure des années, parce que j’ai mûri, j’ai grandi, et quand j’ai pensé ça, j’ai pensé à lui, et je lui ai dit : “Papa, ce qu’on a mal interprété je vais essayer de faire en sorte que ce soit bien interprété. Ce que t’as fait et ce qu’on a perçu pour du noir, je vais essayer de le mettre en lumière.
” Et c’est ça que j’essaie de faire, du mieux que je peux.