[Musique] une vidéo sur l'essentiel à retenir sur sartre alors le premier point c'est que sartre s'inscrit dans la tradition de descartes qu'est ce que ça veut dire eh bien ça veut dire que pour sartre comme pour des cartes c'est la condition c'est la conscience partout qui définit essentiellement le sujet humain en d'autres termes la conscience est le propre de l'homme elle est ce qui le distingue de toutes les autres choses et de tous les autres êtres naturels deuxième point pour ça c'est une idée à laquelle il tient énormément et qui traverse toute sa philosophie l'homme
est essentiellement libre on a aussi cette idée chez descartes et ça conduira sartre notamment on va le voir juste après à formuler une critique de l'inconscient notamment de l'inconscient freudien alors on a dit que sartre s'inscrivait dans la continuité de descartes en faisant de la conscience le propre de l'homme et il va apporter quand même quelques modifications à cette idée que la conscience est le propre de l'homme et siv en effet va en fait distinguer deux types de conscience on peut être conscient de deux façons différentes alors la distinction n'est pas forcément évidente mais il
faut quand même la connaître pour bien comprendre la suite ça ce qu'on nous dit qu'il existe deux types de conscience le premier mode de la conscience est ce qu'il appelle la conscience réfléchi alors qu'est ce que la conscience réfléchi en fait la conscience réfléchissent et une conscience qui prend sa propre activité de conscience pour objet en fait être sur le mode de la conscience réfléchi qu'on appelle aussi conscience de soi ou encore dans des termes un peu plus compliqué conscience positionnelle de soi mais c'est la même chose que conscience de soi c'est le fait de
vouloir désiré ou faire quelque chose tout en étant en train de se dire je suis en train de vouloir je suis en train de désir et où je suis en train de faire cette chose bref c'est une conscience au sein de laquelle légaux le mois est présent il attentif à ce qu'il fait premier mode de la conscience ensuite dit sartre il ya la conscience irréfléchi qui l'appelle conscience de soi mais avec le 2 entre parenthèses ou encore conscience non positionnelle de soi alors qu'est ce que cette conscience et bien c'est une conscience qui est absorbée
dans son objet c'est une conscience qui ne prend pas sa propre activité de conscience pour objet c'est une conscience du coût qui est impersonnelle et du coup les gones n'est pas présent alors pour bien comprendre la différence entre ces deux types de conscience on peut prendre des exemples le premier exemple c'est l'exemple du musicien prenons par exemple un jeune musicien qui apprend à faire de la guitare quand il apprend à faire de la guitare ses premiers mouvements il est tout entier à ce qu'il fait il est très concentré sur sur les sûr sûr sûr les
mouvements de ses doigts et c'est donc son ego est présent son moi est présent et puis au fur et à mesure qu'il progresse il va jouer de la guitare sans forcément penser systématiquement tout ce qu'il fait mais ce n'est pas pour autant que c'est un mécanisme et que c'est devenu inconscient en fait c'est conscient mais parce que sinon on ferait n'importe quoi mais c'est conscient sur un mode un personnel c'est à dire que les gones n'est pas présent ça marche aussi c'est un exemple de sartre avec l'écriture quand je suis en train d'écrire rapidement en
fait je ne suis pas en train de me dire il faut que je trace telle lettre dentelle ce dans l ordre avec suite l autre et c'est en fait non l'écriture se fait sur un mode irréfléchi mais c'est pas pour autant mécanique on est inconscient parce que si c'était mécanique ou inconscients là aussi on écrirait n'importe quoi donc c'est conscient mais sur un mode irréfléchie bon alors ça nous conduit à la critique sartrienne de l'inconscient freudien pour sartre en effet l'idée d'un conscient chez freud est une contradiction plus précisément ce qui fait que ça doit
critiquer l'inconscient freudien c'est qu'à ses yeux l'idée de censure psychique inconsciente est une contradiction dans les termes pourquoi bien parce que chez freud la censure c'est une activité qui sert à refouler or pour refouler dit freud il faut qu'elle fasse la liste de la différence entre les pulsions qui sont licites et les pulsions qu'ils sont illicites les pulsions licite aller laisse passer dans la conscience et les pulsions illicites les renvoie dans l'inconscient ce que remarque bien sartre donc la censure ici c'est quelque chose qui connaît elle doit connaître ce qui est à refouler et connaître
ce qui n'est pas à refouler mais du coup si la censure est une connaissance alors forcément c'est qu'elle est quelque part consciente parce qu'on peut pas imaginer aux yeux de sartre une connaissance qui soit en même temps inconsciente et sartre ici se réclame de alain qui disait savoir c'est savoir qu'on sait donc la censure si elle existe est forcément consciente de ce qu'elle fait mais comment se fait-il qu'elle soit consciente de ce qu'elle fait sans que nous ayons vous ne pourrez dire comme ça l'impression de refouler quelque chose eh bien ce que dit ça c'est
que la censure doit être consciente de ce qu'elle fait tout en faisant comme si elle n'en était pas consciente et bien ici on voit l'intérêt d'avoir distingué deux modes de la conscience la conscience réfléchi la conscience y réfléchit ce que nous dit sartre c'est qu'en fait la censure correspond quelque part une conscience irréfléchi mais c'est une conscience c'est une conscience qui agit de telle sorte qu'elles ne remarque pas qu'elle est consciente de ce qu'elle fait autrement dit c'est une conscience l on retrouve un thème très important chez sartre une conscience de mauvaise foi elle se
ment à elle-même bon alors la mauvaise foi c'est quelque chose qui est très important chez sartre et qu'on va pouvoir attacher à sa grande thèse qui est celle de l'existentialisme et qui est que l'existence précède l'essence bon qu'est ce que ça veut dire se dire que l'homme existe d'abord et qui lui revient ensuite de se choisir une essence à la différence de l'objet dont l'essence a d'abord été conçu dans la tête de quelqu'un par exemple un téléphone d'abord été pensé dans la tête de quelqu'un puis porté à l'existence et une fois que le téléphone existe
et je ne peux pas changer d'essence l'homme lui existe d'abord et il doit ensuite se choisir une essence autrement dit l'homme est radicalement libre d'être ce qu'il veut être et bien cette liberté dont on pourrait croire qu'elle est quelque chose de positif qu'elle est un atout pour l'homme puisque l'homme est le seul à l'avoir en fait pour ça c'est aussi un fardeau parce que si nous sommes radicalement libre de faire ce que nous faisons alors nous sommes aussi complètement responsable de faire ce que nous faisons donc la liberté peu la être envisagé comme un poids
comme un fardeau et donc ça va conduire à un risque le risque ça va être de vouloir se déresponsabiliser en étant de mauvaise foi c'est à dire en se mentant à soi même en se mentant soi même c'est à dire bah en supposant que nous ne sommes pas libres de faire ce que nous faisons et là il ya plein de stratégie pour être de mauvaise foi parmi les stratégies qu'on peut utiliser et qui est une stratégie de mauvaise foi c'est par exemple rejeté la responsabilité de ce que l'on fait sur la situation dans laquelle on
se trouve un exemple de sartre qui est très connue sartre écrit une phrase qui paraît paradoxal il écrit nous n'avons été aussi libre que pendant l'occupation pourquoi écrit-il cela est bien parce que pendant l'occupation nous étions dans une situation où on était constamment renvoyer à la nécessité de choisir entre deux options radicalement opposé la résistance où la collaboration est bien celui qui est de mauvaise foi dit sartre c'est celui qui dira par exemple j'ai collaboré non pas parce que j'ai choisi de collaborer pourtant c'est le cas il a choisi de collaborer mais parce que la
situation dans laquelle je me trouvais le contraignait à collaborer et bien ça c'est un exemple de mauvaise foi pour sartre puisque l'individu qui disent cela rejettent la responsabilité de son choix sur la situation dans laquelle il se trouve [Musique]