[Musique] le microbiote, vous avez certainement déjà entendu que un premier élément qui compte, c'est la diversité. Donc c'est important d'avoir un microbiote avec beaucoup de bactéries différentes parce que ben ces bactéries ont un tas de fonctions et c'est certain que si on associe une diversité importante de bactéries, ben ces différentes fonctions vont être assurées. Par contre, quand vous avez une famille bactérienne qui va prendre par exemple 30 % du microbiote alors que normalement elle devrait en représenter que 2 % et ben elle va faocciter tout et elle va avoir un manque d'activité important. Donc ça
c'est un élément très important et on constate que chez certaines personnes et bien il y a effectivement un manque de diversité. On va retrouver certaines familles bactérienne qui sont quasiment plus présentes et d'autres qui ont vraiment pris tout le paysage. Euh ça c'est déjà une chose pour la diversité. Alors ensuite dans les différents types de bactéries, il y a plusieurs possibilités de de perturbation. Première possibilité c'est d'avoir un excès de bactéries inflammatoire. Donc, ils font pencher la balance comm vous voyez de de ce côté-ci par rapport à d'autres types de bactéries qu'on va appeler, je
dirais pour pour simplifier les bactéries de protection qui sont des bactéries qui vont avoir un rôle très important parce que elles vont à la fois stimuler la production de mucus qui va protéger euh le colon et elles vont aussi envoyer des messages au système immunitaire pour dire "Écoutez, tout va bien, pas de panique, on va pas s'enflammer." Et donc vous pouvez imaginer directement la répercussion que ça pour vous en ostéopathie au niveau viscéral quand vous avez un microbiote qui est proinflammatoire il y a évidemment une tendance à cette inflammation qui va toujours revenir. À l'inverse,
quand vous avez assez de bactéries de protection, et bien vous allez avoir une ça va pouvoir stimuler la production de cette fameuse couche de mucus que vous ne le savez peut-être pas mais dans le dans l'intestin grê, c'est important un petit détail important dans l'intestin grê, on a un mucus qui est assez lâche h donc on a qui est pas épais qui est tout à fait où où il y a les bactéries peuvent très vite traverser et très vite facilement être en contact avec la muqueuse intestinale. La raison est facile à comprendre, c'est que au
niveau de l'intestin agré là qu'on absorbe les nutriments, c'est là qu'on va produire des enzymes digestives et cetera comme la lactase et cetera. Et donc on peut pas avoir une barrière entre les deux, c'est impossible. Et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle on a normalement une motricité du grê qui est très rapide. On a peu de bactéries dans le grê. On a on a un rapport à 10 exposants enfin si on peut donner un rapport, c'est 10 exposants 3 dans le grê par rapport à 10 exposants 14 dans le colon. Donc on a peu de
bactéries, ça passe vite. Par contre dans le colon, quand les bactéries arrivent, stagnent beaucoup plus, se multiplient beaucoup plus fort. Et la nature a prévu son coup par rapport à ça, c'est queon a une double couche de mucus. On a un mucus assez large et puis on a une couche de mucus épaisse que normalement les mauvaises bactéries ne vont pas pouvoir franchir facilement et ne pas pouvoir de ce fait générer une réponse inflammatoire. Euh et donc l'importance d'avoir suffisamment de ces bonnes bactéries qui vont à la fois euh calmer le système immunitaire mais à la
fois favoriser la la protection de la paroi. Ça c'est évidemment l'équilibre idéal. Et puis un deuxième volet, c'est le volet fermentation. Faut savoir que on peut avoir un excès de bactéries de fermentation. On peut avoir un excès de bactéries de fermentation dans dans l'intestin grel ou dans le colon. dans la testingrelle d'ailleurs l'excès de bactéries de fermentation tout comme l'excès de candidat donc de champignons de fermentation ça représente plus moins 60 % des colons irritables. Donc c'est quand même très important et euh et donc c'est quelque chose qui peut aussi être évalué avec le microbiote.
À l'époque on disait non c'est pas évalué parce que le microbiote fécal c'est pas la même chose que le microbiote du grê ce qui est vrai d'ailleurs. sont pas exactement la même chose, mais on retrouve le même types de famille de bactéries dans le microbiote fécal qui correspondent euh à un excès de ce même genre de bactéries dans le grê. Pour faire simple, quand vous avez des bactéries qui produisent de l'hydrogène en excès dans dans le grê, et bien on va retrouver le même genre dans le colon. Pareil pour celles qui produisent de l'H2S ou
du méthan, mais on verra ça, on y reviendra plus tard. Et donc ici, je vais vous montrer deux quatre patients qui finalement vont venir vous consulter pour des symptômes plus ou moins identiques. C'està-dire qu'il viennent vous consulter en disant "Ben voilà, moi j'ai des lombalgies fréquentes. L'autre va vous dire moi j'ai aussi des dorsalgies, des lombalgies à répétition." Et puis quand vous l'interrogez un peu, il va vous dire "Bah oui, mais non, j'ai pas mal de mots de vente, mais par contre, c'est vrai que mes selles sont pas moulées. Ça c'est Luc vous dire ça,
hein. J'ai des ballonnements, des gaz et Gérald lui, il va vous dire que effectivement le transit est variable, beaucoup de ballonnement, des gaz, pas de bon de vent." Et vous dites qu'est-ce que je peux faire ? Donc il y a évidemment le travail ostéopathique mais qu'est-ce que je peux faire et comment est-ce que je pourrais y voir plus clair ? Bien, justement en y voyant en faisant l'analyse du microbiote, on va pouvoir éventuellement se rendre compte que Luc par exemple a une insuffisance de bactéries de protection et un excès de bactéries inflammatoire. Et Gérald, c'est
une autre histoire, il a trop de bactéries de fermentation. Alors, voyons ça. Avant de voir les deux cas en détail, je vous rappelle quand même ce que c'est parce que je l'ai abordé brièvement tout à l'heure. Donc, que l'analyse du microbiote quand des gens parfois confondent encore avec la culture des selles, hein, qui une analyse qu'on fait depuis des des décennies et la culture des selles, ça n'a pas du tout le même objet. La culture des selles, c'est quand on recherche une bactérie pathogène, en général plutôt dans le colon droit ou dans le colon gauche,
pardon. Donc des bactéries pathogènes aérobies. Hm. Et donc ces bactéries, on va les on va on va prendre la selle, on va la on va mettre la selle sur une sur une plaque, hein, comme ceci. Et on va euh avec un milieu de culture pour nourrir les bactéries en question et on va voir les colonies de bactéries les plus prépondérantes qui vont se développer le plus. Et ça va nous permettre de savoir quel type de bactérie pathogène est en excès et quelle antibiothérapie il va falloir donner. On peut aussi faire un antibiogramme là-dessus, mais c'est
pas du tout cette analyse là qui va vous donner une information sur la composition du microbiote. Pourquoi ? Parce que tout simplement plus de 80 % des bactéries quand elles sortent de l'anus, elles sont mortes. Ce sont des bactéries qui sont anaérobies strictes et donc dès qu'elles sont en présence d'oxygène pouvent terminer. Donc si on les met en culture, bah il y a rien qui pousse puisqu'elles sont mortes, hein. Et c'est ça qu'on a découvert et c'est depuis le début des années 2000, surtout 2006 où on a commencé vraiment à à étudier ce microbiote et
on a trouvé ça incroyable en voyant que quand vous transplantez le microbiote d'une souris obèse à une souris pas obèse, ben la souris pas obèse devenez obèse. Et aversément, quand vous transplantez le microbiote d'une souris anxieuse à une souris pas anxieuse, la souris pas anxieuse devient anxieuse et inversément. Et maintenant, on va beaucoup plus loin. On fait aussi des transplantations de microbiotes humains à la souris. Et par exemple récemment, il y a une étude qui a montré que quand on transplante le microbiote d'un patient avec Alzheimer à une souris, et ben cette souris va développer
dans les dans les mois qui viennent des comportements, des pertes au niveau cognitive type Alzheimer et que quand on fait une autopsie du du cerveau de la souris et ben on va voir des des fameuses plaques amyloïdes type Alzheimer qu'on va retrouver dans le cerveau des souris en question. C'est incroyable. Et alors plus fort, on a aussi constaté que si on transplante un microbiote d'un patient avec un Alzheimer sérieux à une souris, et ben cette souris va développer un Alzheimer plus sérieux que celle à qui on a transplanté un Alzheimer d'un patient qui est un
Alzheimer modéré. Donc non seulement on transplante la maladie mais l'intensité de la maladie. Donc ça c'est assez fou évidemment. Donc comme je disais, l'analyse dont on parle ici c'est l'analyse métagénomique. Hm. où on va grâce à leur ADN, on prend en fait, qu'est-ce qu'on prend ? On va analyser une he quand on déroule tout l'ADN de la bactérie, on va prendre un endroit de cet ADN et cet endroit de cet ADN à ce site caractéristique, c'est qu'il est différent dans toutes les bactéries. Ça permet vraiment de mettre une signature sur chaque bactérie. Ça c'est ce
qu'on fait dans ce qu'on appelle l'analyse de la RNCS qui est l'analyse métagénomique actuelle. Alors maintenant, on est en train de commencer à faire aussi ce qu'on appelle le shotgun, mais ça c'est une autre histoire où on analyse tous les segments, tous les fragments de l'ADN et on regarde ce qui synthétise. Ça c'est mais là c'est pour un futur proche mais pas encore. Bref, pour en revenir à Luc qui était venu vous voir avec ses différents symptômes. Bon alors vous voyez rien du tout mais je vous explique hein. Donc en fait si vous voulez quand
on prend euh le microbiote, vous avez les différentes familles de microbiotes. Ici, c'est ce qu'on appelle, c'est ce qu'on appelle les filas. Ce sont vraiment les grandes familles. Donc, vous avez les firmicutes, les bactériétestes, les actinobactéries, les protéobactéries. En bref, ça ce sont il y a il y a comme ça si sep grandes familles. Et dans ces 6 se grandes familles, par exemple ici, vous avez des bactéries très importantes parce que ce sont celles qui vont justement stimuler la production de mucus, qui vont donner un message au système immunitaire pour dire "Écoutez, tout va bien,
on se calme, on va pas s'enflammer." Et à l'inverse, vous avez des bactéries ici qui sont des bactéries très inflammatoires euh avec des bactéries, par exemple celles-ci qui produisent du soufre aussi, enfin et cetera. Et donc ce que l'analyse permet de voir, c'est effectivement dans ce cas-ci, on dit ou là, il y a un manque de bactéries de protection, un excès de bactéries inflammatoire et il faut absolument traiter ce problème là parce que sinon on va pas y arriver. Alors comment est-ce qu'on traite ça ? On peut traiter par des antibiotiques classiques ou naturels. Donc
il y a différents types d'antibiothérapie. Par exemple, pour les bactéries qui produisent du soufre, l'origan fonctionne bien. Pour les bactéries qui produisent du méthane, là ce sera plutôt de l'ail. pour les bactéries qui produisent de l'hydrogène, ce sera plutôt de la berbérine. Donc, il y a des traitements en phy qui sont naturels. Euh et puis alors, on va utiliser évidemment des prédotiques euh pour augmenter certains types de bactéries. Donc ça va vraiment permettre de voir ce qu'il faut faire. Donc, exemple ici, mais je vais pas vous casser la tête avec toutes ces bactéries, mais ça
ce sont des bonnes bactéries qui vont produire du mucus et produire ce qu'on appelle les acides grasines courtes. Je sais pas si vous avez déjà entendu parler de ça dans votre vie. Donc les acides gras chaînes courtes sont des petits acides gras qu'on les appelle la chaîne courte qui ont cette propriété assez extraordinaire d'abord de de nourrir les colonocytes. le fuel des colonocytes aussi de de d'avoir un effet anti-inflammatoire sur l'intestin mais aussi une partie de ces acides grenes courtes vont migrer et vont diminuer les réactions inflammatoires un peu partout dans le corps au niveau
pulmonaire par exemple au niveau dans dans l'aste dans les inflammations pulmonaires, dans les dermatites atopiques au niveau cérébral dans tout ce qui est neuroinflammatoire donc on se rend compte que le microbiote joue manifestement un rôle très important dans tout ce qui est dégénérescence neuro-inflammatoire, Parkinson, Alzheimer et cetera, de plus en plus. Hm. Donc euh voilà. Puis vous avez les lactobac, les bipidaux hein qu'on connaît bien. C'est celle qu'on retrouve dans toujours dans les probiotiques classiques qui ont un tas d'effets différents. Ils vont permettre de dégrader les fibres, de produire du lactate qui va acidifier le
colon de telle sorte que euh les mauvaises bactéries ne s'épanouissent pas mais plutôt les bonnes hein. Ils vont produire du mucus, dégrader un peu le lactose, empêcher des des protéines spécifiques qui détruisent euh le mucus, enfin et cetera. Et donc ici ce que je voulais vous montrer d'intéressant, c'est une étude faite chez chez la chez la souris à qui on justement on transplante un microbiote humain et puis on lui donne un régime sans fibre, rien. Zéro zéro fibre. Et puis ensuite on va l'infecter avec un germe pathogène. Enfin, peu importe lequel. Et on va constater
que chez la souris qui a eu un régime riche en fibre et ben elle a une bonne couche de mucus. Et donc les vilaines bactéries, les les hein euh les bactéries proinflammatoires les rouges là hein qui sont pas des pathogènes mais qui sont des proinflammatoires sont en quantité modérée par rapport au au bonnes les les vertes. Par contre, le la souris qui a eu un régime sans fibre alors qu'on lui a pourtant mis le même microbiote à la base, et bien on voit que ces fibres n'ont pas pu nourrir les bonnes bactéries vertes, que ce
sont plutôt les rouges qui ont proliféré, que ces rouges ont plutôt grignoté le mucus et que quand on l'infecte avec un germe pathogène qui sont les les jaunes, et bien vous avez beaucoup de ce germe pathogène qui va atteindre l'intestin alors que dans l'autre cas ce germe pathogène va finalement peut pouvoir atteindre euh la muqueuse et donc être beaucoup moins problématique. C'est juste une étude pour montrer ça. Et ici, je voulais vous montrer par exemple ça c'est le fameux le fécalierium qui est une très bonne bactérie de protection qui va stimuler la production de mucus
qui protège la paroie qui va désenflammer la muqueuse. Et alors je vous parlais du système immunitaire donc ça c'est toujours très important. Donc vous avez ce qu'on appelle des cellules présentatrices de l'antigène, on appelle ça. Donc ce sont des cellules qui vont capturer l'ambiance qui se passe un peu dans dans l'intestin. Donc ils sortent un bras comme ça, hop et il capturent voir s'il tire une boule rouge ou une boule bleue hein. Et donc ici, ils vont un peu capturer selon le microbiote présent et ensuite ils vont envoyer ils vont présenter ce qu'ils ont capturé
à un lymphocyte qu'on appelle naïf. H en fait il est pas si naïf que ça. Il a toute la guest list fonction de ce qu'on lui présente paf, il va se transformer en ceci ou en cela. Et donc il va se transformer en l'occurrence quand il est en contact avec cette bactérieelà en ce qu'on appelle les lymphocytes térégulateurs qui vont produire ce qu'on appelle des des cytoines anti-inflammatoires donc comme l'interluleindisme et cetera. À l'inverse, si ce sont des vulines bactéries, hein, et bien ça va être le contraire. Oui. Donc ça ce sont par un nombre
exemple de différents types de bactéries inflammatoires qu'on peut retrouver dans le microbiote. Et dans ce cas-là, ben ces bactéries inflammatoires, ce qu'elles vont faire, c'est qu'elles vont aller stimuler par exemple des récepteurs sur les anérocytes qui vont eux faire exactement l'inverse. Donc envoyer un message au système immunitaire qui va alors produire des messagers de l'inflammation. Et donc si on revient à Gérald, donc il a plus ou moins les mêmes symptômes que Luc près, mais Gérald, il n'a pas le même microbiote. Si vous vous souvenez pour ceux qui sont les plus les plus haut taqués hein,
chez Luc, on avait vu qu'il y avait que les ici les barres noires étaient tout à fait à gauche. Donc ici, il y avait vraiment un déficit complet dans ces bonnes bactéries. Et par contre ici, il y avait beaucoup de ces bactéries inflammatoires. Donc il était vraiment un microbiote très inflammatoire. Ici, c'est pas du tout la même chose. Ici, on a un excès de à la base de bonnes bactéries mais en excès. Elles vont fermenter les filles mais trop. Et donc, il y a un excès de fermentation. cet excès de fermentation, ça va produire des
gaz et ces gaz vont distendre la paroie intestinale, ce qui va stimuler des récepteurs à la douleur et ça va poser aussi des problèmes. Donc le le mieux l'ennemi du bien. En plus, il a ici des bactéries qui sont à la fois fermentantes mais qui à la fois produisent de l'H2S et cet H2S est un va enflammer la muqueuse et euh et dégrader le mucus protecteur. Donc c'est toujours la même histoire. Protection, inflammation, destruction du mucus, production du mucus. C'est vraiment toujours la bagarre entre les deux. Et c'est ça finalement qu'on peut analyser avec l'analyse
du microbiote. Cette bagarre là et aussi le volet. Est-ce qu'il y a un excès de fermentation ? Et quand on parle du cibo, donc vous avez déjà entendu parler du cibo, hein, donc ça veut dire c'est de l'anglais, ça veut dire small intestine bacterial overgrowth. Donc c'est un un excès de bactéries de fermentation dans l'intestin dans le small intestine intestin agré comme je disais c'est quand même le si beau associé au si faux c'est-à-dire la le small intestine fungal overgrow un excès de candidat dans le gril représente d'après certaines études quand même presque 2/ tiers
des patients qu'un colon irritable donc c'est quand même très très important à évaluer et donc dans ce ciba vous Vous pouvez avoir plusieurs types de cibo, soit des bactéries qui produisent du méthane, soit de l'hydrogène, soit de l'H2S. Alors, c'est nous direz-vous pourquoi est-ce qu'il faut faire la distinction ? On dit tiens, il y a de la fermentation. Voilà, parce que le traitement est différent. On ne donne pas le même traitement. Comme je disais, par exemple, ici, la berbérine va être efficace. Là, c'est l'origan, là c'est l'ail. Par exemple, si vous donnez le si vous
mélangez les traitements, ça va pas marcher. Et donc quand on a un colon irritable fermentatif, alors quelque part cliniquement déjà on s'y retrouve un peu parce qu'un coloritable fermentatif, c'est quelqu'un qui va vous dire que assez vite après avoir mangé, ils sont des ballonnements. C'est des gens qui ont beaucoup de le ventre qui gonfle, beaucoup de ballonnement, de gaz. Alors ça va être facilement associé à du reflux hein parce qu'en fait toutes ces toute cette fermentation va pousser sur le diaphragme et alors quand il se couche en plus ça ils ont ils ont des refluss
importants. Euh et donc en fait quand vous vous retrouvez dans cette situation vous dites tiens est-ce que ce serait pas un problème de fermentation parce que ça n'est pas toujours aussi simple que ça sinon ça servait à rien de faire des tests. Vous avez des patients qui ont aussi une une ballonnement qui est une réactif à l'inflammation. Vous pouvez aussi avoir un ballonnement réactif sur une inflammation et donc c'est pas aussi simple que cliniquement. De même que des gens qui disent oui, les gens qui font des paix qui sentent l'œuf pourri, c'est parce que c'est
un problème d'H2S et ben pas nécessairement. On voit en pratique que c'est plus compliqué que ça. Euh et donc dans la fermentation excessive, qu'est-ce que ça peut être ? Et bien vous avez le cibo dont je vous parlais, l'excès de bactéries en question. En général, ce sont des gens qui vont vous dire que ce qui les ballonne le plus, ce sont par exemple les choux, les poischiches, tous les légumes fibreux et cetera. Vous avez les gens qui ont le sifo, donc un excès de de chamb de candidat. Ils vont plutôt vous dire que ce qui
les ballonne le plus, c'est plutôt du pain, des pâtes, tout ce qui contient du sucre et cetera. ce qui peut faire parfois croire que c'est un problème de gluten alors que c'est pas c'est pas du tout un problème de glutè, c'est un problème de carbohydrate. Alors il y a évidemment l'intolérance au lactose qui est quand même pas si rare. Mais l'avantage de l'intolérance au lactose c'est que en général l'intolérance au lactose va se manifester dans les 2 3 heures après l'ingestion de lactose. Et ça se manifeste un peu toujours la même manière, c'est des ballonnements,
des flatulances et puis des selles molles. Donc ça se repère plus facilement. Puis alors, il y a aussi des insuffisances digestives hautes. Euh par exemple des gens qui ont une hypochloridie gastrique, des gens qui ont une insuffisance bio pancréatique qui peut-être lié justement à de l'émotionnel, à une moins bonne production de bicarbonate au niveau biliaire parce qu'ils sont en orthosympathique aussi parce qu'ils sont en orthosympathique, ça peut être lié à un spasme du spacer d'odit. On sait que les gens qui sont stressés vont spasmélodie et ce qui veut dire qu'à ce moment-là, ben la bile
est produite mais ne s'écoule pas. Euh, on peut le voir d'ailleurs dans des tests où on dose des acides biliaires dans le sang, on peut voir qu'il y a des un man comme si on la chasse, il fallait tirer la chasse parce que c'était bloqué. Euh bref, voilà. Donc il y a il y a plusieurs causes mais ces deux causesl c'est quand même très très important. Et ben voilà, ça c'est la fameuse étude dont je dont je vous parlais. Donc une étude faite par un gastro-entérologue américain qui a fait une gastroscopie avec aspiration du liquide
gésunal et il a évalué ce qu'il en était et il a constaté que dans 63 % il y avait soit un si beau ou un si faux donc un excès de bactéries de fermentation ou de candidat. Et puis alors il a séparé ce groupement, il a regardé qui est-ce qu' avait un si beau, qui avait un si faux qui avait les deux. et ben on constate que l'association des deux faisait 34 % le si beau tout seul 40 et le si faux 26. Donc c'est quelque chose vraiment d'important à évaluer. Et alors ce qui est
très important et qui est important en particulier enfin pour tout le monde et pour vous aussi c'est les symptômes du cibau. Parce qu'en fait dans le cibo qu'est-ce qui va se passer ? un excès de bactéries dans l'intestin grel de toutes les bactéries, des bactéries de fermentation mais aussi des bactéries d'inflammation parce que l'intestin grel contient beaucoup de bactéries proinflammatoires beaucoup d'échicholides de clipsiélade d'antérobactèr et cetera qui fait partie de la population du grê et quand il y a une stagnation parce qu'il y a un manque de motricité au niveau du grê alors ce manque
de motricité peut être il y a plusieurs causes. Il y a des causes effectivement qui sont justement psychosomatiques liées au système du nerf vague. Il y a des causes qui sont justement liées à un manque de bill qui ne stimule pas la péristaltisme. Il y a évidemment l'hypothyroïdie et puis alors il y a une cause qui est une cause post post-infectieuse. Des gens qui ont fait une intoxication alimentaire et ben on sait que il y a pas mal de gens qui vont développer un cibo suite à ça parce qu'ils produisent des anticorps qui bloquent le
complexe moteur du grê. Mais bon je passe les détails enfin voilà. Et donc ce que je disais c'est que dans le grê, il y a des bactéries de fermentation mais aussi un tas d'autres bactéries. Et donc quand il y a une fermentation, il y a une il y a enfin quand il y a pardon une stagingation et une prolifération bactérienne, ben c'est une prolifération de tous ces types de bactéries. Et vous vous souvenez tout à l'heure ce que j'ai dit à propos du mucus dans le grê pas si quelqu'un c'est absolument c'est très faible. c'est
il y a pas de de un mucus épais et donc tout est prévu justement pour que ça coule bien et qui que ça ne stingue pas et que ça se multiplie pas à l'excès. Et si c'est le cas, alors c'est un gros problème parce que vous allez avoir d'une part des une fermentation qui va vous donner des symptômes mais alors aussi une inflammation parce que ces bactéries en question vont être beaucoup plus facilement en contact avec l'intestin avec le système immunitaire intestinal et ceci explique vraisemblablement que associé au cibau, on a un tas de manifestations
systémiques qui vont se produire comme par exemple des intolérances alimentaires qui vont se développer, des douleurs articulaires liées à un phénomène de production de cytoquin inflammatoire qui vont migrer à gauche à droite selon selon sa génétique et son système HLA et enfin et cetera et euh on peut avoir de la un impact psychique, un impact au niveau de la peau et cetera. Donc c'est c'est pour ça que c'est très important de pouvoir être attentif à cela parce que ça peut avoir beaucoup de répercussion. Et donc effectivement, ça c'est ce que je ce dont je parlais
tout à l'heure, je disais tiens, on avait dit bah oui, mais la flore de l'intestinel n'est pas la même que celle qu'on trouve dans les selles, que la fleur qui est plutôt le reflet de la fleur colique. La fleur colique. Et et puis finalement, il y a une étude merveilleuse qui est par 2022, donc c'est pas il y a pas très longtemps, où ils ont fait ce qu'on appelle les fameux breast tests. Vous connaissez ça, qui sont les tests pour identifier les cibo. Donc on fait boire un sucre non absorbable qui normalement justement comme il
est non absorbable ne va pas être absorbé mais comme il y a pas de bactérie de fermentation dans le grê ne va pas être utilisé et va jusqu'à 90 120 minutes après il va arriver dans le colon et à ce moment-là il va être utilisé par les bactéries normales du colon et donc quand on souffle dans le truc on va voir que il y a une montée d'hydrogène produit par la fermentation mais seulement à partir de 90 ou 120 minutes. Je sais pas si vous me suivez encore. Voilà. Et chez les gens où les bactéries
en question au lieu d'être dans le colon, sont dans le colon mais sont aussi dans l'intestin grê et ben à ce moment-là ils vont boire le liquide en question avec les les le sucre d'absorbat et celui-là va directement être pris en charge par le microbiote qui se trouve où il devrait pas être. Et donc quand vous soufflez dans l'histoire après 30 minutes, 45 minutes, 60 minutes, br on va voir une montée de gaz. Et selon le type de bactérie qui est présente, si ce sont des bactéries qui produisent de l'hydrogène, ben ce sera dehydrogène. Sinon,
ce sera du méthane ou de l'H2S. Voilà. Et en fait, ils ont comparé le gaz émis et ce qu'on trouvait dans le microbiote fécal. Et alors, ce qui est extraordinaire, c'est que les patients qui produisaient beaucoup d'H2S, donc voyz, vous avez la ligne ici qui monte du bas vers le haut qui ont un si beau H2S comme on dit. Et bien chez ces mêmes patients, on va trouver des bactéries qui produisent de l'H2S, des désulphovos, des phusobactérium, très vilain bactéries d' c là associé au cancer du colon entre parenthèses. Voilà. Et par contre les patients
qui produisent c'est qui on va trouver du méthane dans le dans le gaz expiré et bien on va retrouver des méthanobes et viev bactéries. Donc des bactéries qui produisent du méthane dans le microbiote fécal. Et on a même ils ont même été plus loin, c'est qu'ils ont constaté quel type de bactéries donnent l'hydrogène à celles qui produisent du méthane. Parce que vous avez des bactéries qui donnent de l'hydrogène. Puis cet hydrogène va être utilisé par d'autres bactéries qui vont utiliser hydrogène pour produire de l'H2S ou du CH4. Hm. Voilà. Donc bref, tout ça pour dire
qu'avec l'analyse du microbiote et bien on a maintenant une évaluation non seulement dans on peut voir le manque de bactéries qui sont intéressantes enfin qui auraient dû être là parce qu'elles protègent la paroie parce qu'elle elles envoient des messages à l'immunité pour dire que tout va bien. Et on peut voir aussi s'il y a un excès de bactéries qui enflamme l'organisme qui qui envoie des justement un message à l'immunité qui peut donner des réactions inflammatoires locales ou même à distance. Et on peut aussi voir quand il y a un cibo de quel à quel on
affaire. H vous avez vous avez le temps. Voilà voilà ça c'est de American Journal of Gastroentologie. C'est de là que que vient la publication. Et alors un autre volet dont vous avez un dont vous parlez sûrement à vos patients dont vous avez déjà entendu beaucoup parler, c'est la notion du la candidose qu'on dit en général hein. Tous les gens qui ont ce qu'on dit vulgairement une candidose en fait une candidose ça veut dire quoi ? Parce qu'à l'époque, moi quand je parlais de Candidose il y a 30 ans, hein, les médecins, les gastros et cetera
me disent "Mais enfin de quoi il parle, ça n'existe pas ?" Ben évidemment, on parlait on parlait pas de la même chose et c'est clair que on parlait pas d'une invasion fongique systémique chez les patients immunodéprimés parce qu'ils ont le sida ou qu'ils sont en chimio. Ça c'est une autre histoire. On parle d'une prolifération fongique excessive dans l'intestin. C'est quelque chose qui maintenant est enfin reconnu, hein. C'est reconnu d'ailleurs comme clairement euh une des causes de colon irritable et euh depuis 2015 et de plus en plus depuis l'heure. Ça c'est un étude justement qui est
sortie en 2022 très intéressante sur le lien émergent entre le syndrome du coloritable et le microbiote non bactérien en particulier. le candidat. Et donc cette candidose intestinale, c'est quoi en fait ? C'est une prolifération excessive de levure qui existe chez tout le monde, hein. Tout le monde a du candidat dans l'intestin sous forme de levure. Mais dans certaines conditions, quand le candidat parce que le candidat est le candidat est sournois, hein. Donc quand il constate que le microbiote n'est plus là pour le le remettre à sa place, c'est pas pour rien qu'on a des développements
de candidats suite à des antibiothérapies. On connaît ça dans les candidoses vaginales, hein. C'est c'est évidemment très connu, mais on retrouve des candidoses intestinales aussi suite à des antibiothérapies en particulier avec des antibiotiques qui détruisent tout genre augmentin moxicine. Hm. Et euh et bien quand il y a plus de bonne bactéries comme les lactobacyus par exemple, comme des bactéroïdes, stétota au micro et cetera qui sont des bactéries qui luttent contre le candidat et ben ils vont pouvoir se développer de la même manière quand son système immunitaire anti prolifération de candidat est trop faible, ils vont
pouvoir se développer. Donc ce sont toutes des conditions qui vont évidemment l'amener à se développer. raison pour laquelle ça va se développer quand les gens ont une dysbiose, une perturbation de leur microbiote ou quand ils sont stressés, fatigués euh et qu'ils ont que ça baisse leur immunité, hop et alors si en plus on mange du sucre, ben ça va aider mais ça ne suffit pasin. Et alors quand ces candidats non seulement ils vont se développer mais ils vont se transformer donc ils vont passer de la forme levure à la forme mycélium champignon et ces champignons
ont la capacité de s'accrocher à la muqueuse intestinale. Ils ont ce qu'on appelle une adhésine qui est une protéine d'adhésion qui s'accroche à la muqueuse et donc ça forme des plaques accrochées à la muqueuse. Raison pour laquelle d'ailleurs on utilise toujours l'analyse des une analyse qu'on appelle plutôt métabolomique et pas métagénomique. C'està dire qu'on va pas se baser sur ce qu'on retrouve dans la selle par le génome de de l'espèce en question, mais on va utiliser des métabolites produits par la bestiole. Et c'est pour ça qu'on va utiliser par exemple Derbinitol qui est un un
métabolite spécifiquement et uniquement produit par le candidat qu'on retrouve dans l'urine et qui permet de de savoir s'il y a une prolifération fongique importante. C'est une analyse qui était publiée à multiples reprises que j'utilise toujours. D'ailleurs, moi j'utilise en fait chez en pratique chez tous mes patients qui viennent pour des problèmes digestifs chroniques et et j'en vois beaucoup. Euh j'ai vraiment deux analyses de base, c'est les métabolites fongiques dans les urines et le microbiot intestinal. Ça c'est devenu il sort pas il sort pas de chez moi sans ça parce que c'est je sais pas faire
un diagnostic quoi. Je alors je teste aussi des hypersensibilités alimentaires au gluten, certains trucs comme ça évidemment hein mais mais c'est vraiment fondamental. Et donc quand effectivement l'immunité anti-andidat est plus basse, que la flore est moins bonne, et bien ils vont se multiplier, se transformer, s'accrocher à la muqueuse. Et lorsque vous les nourrissez avec tout ce qui est carbohydrate, et bien ils vont produire des gaz, du CO2, ce qui va vous donner les désagréments, ballonnement, gaz, tous les troubles digestifs associés, mais pas que. Ils vont produire de l'acétaldée. L'acétaldéïde qui va arriver au niveau du
cerveau, qui va être en compétition avec la dopamine et qui donne ces fameux symptômes associés genre l'impression d'être un peu sous le brain fogging la tête dans le brouillard qu'on retrouve souvent chez les patients qui ont ces symptômes là. Et alors troisème chose que j'ai pas compris pendant des années et des années jusque récemment euh je voyais souvent si ces patients avec des proliférations de candidats, ils avaient aussi des symptômes de type pseudo allergique comme ça. Les paupières qui chatouillent, l'anus qui chatouille, chatouillement de la peau, enfin des prurites à gauche et à droite. Et
en fait maintenant, on sait que le candidat a la capacité, je ne sais pas si c'est dans les slides ici, je ne crois pas non, à la capacité de venir stimuler les mastocytes, donc les fameux globules blancs qui produisent l'histamine, hein. Oui, c'est plus loin. OK. Et donc de déclencher une libération histaminique, d'avoir des symptômes type hisaminique. On y reviendra. Et donc effectivement tous les symptômes qu'on va retrouver sont des symptômes digestifs, fatigue, brainfogging, envie de sucre parce que le candidat envoie un message. On sait maintenant que les bactéries, pas que le candidat, ont la
capacité d'envoyer des messages au cerveau en disant "Ben moi, c'est de ça que je me nourris, j'aimerais bien que vous mangiez ça parce que j'aime bien ça." On est en train de se dire que on contrôle et que le microbiote nous contrôle pas mal. Euh des troubles de l'humeur cognitif et cetera, des migraines liées justement à l'histamine éventuellement. Et c'est ce fameux symptôme pseudoallergique dont je viens de parler. Et alors le marqueur vraiment idéal, c'est le darabinitol hein, qui est un sucre alcool produit par les candidats qu'on retrouve dans l'urine. Et alors, on peut tester
le rapport entre le D et le L. Le D étant produit par le candidat et l'isomère L, lui est produit par des lactobaciles. Alors voilà. Donc maintenant, je voudrais enfin vous parler, je vous en ai déjà parlé, vous reparler du du fameux syndrome du colon irritable. Hm. Et donc comme je vous disais tout à l'heure, il y a la fermentation excessive avec le cibau, le si faux, la tolérance au lactose, hein, on en a parlé mais il y a pas que ça. Il y a aussi la micro-inflammation de la paroi. Ça on en a parlé
tout à l'heure aussi avec un manque de bonnes bactéries, un excès de mauvaise bactéries. Et puis alors il y a évidemment l'aspect nerveux. H et donc ce que l'on sait sans le colon irritable. Et là tout le monde est d'accord pour une fois que tout le monde est d'accord c'est assez rare pour le souligner c'est que c'est un problème d'hypersensibilité viscérale. Ça c'est un terme sur lequel il y a pas de discussion. Maintenant d'où vient cette hypersensibilité viscérale ? et bien elle vient de l'activation de récepteurs à la douleur de de nos réécepteurs qui sont
normalement silencieux et qui vont pouvoir s'activer dans certaines situations. Alors, il y a deux types de récepteurs à la douleur. Il y a les récepteurs les 5HT3 donc sont des récepteurs sérotonyergiques. Faut savoir que les récepteurs sérotonyques, il y en a il y en a quatre essentiellement hein. Il y a les HT1, HT2 qui sont dans le cerveau et les HT3, HT4 qui sont dans l'intestin. savoir queon a 95 % de la sérotonine se trouve dans l'intestin mais 5 % dans le cerveau. Et donc quand ces fameux récepteurs, il y a les les les HT4,
c'est plutôt la mobilité et les HT3 c'est plutôt la sensibilité. Et donc ces récepteurs HT3 normalement sont silencieux donc sont au repos n'envoie pas de signal sauf quand vous avez un microbiote inflammatoire avec comme je dis depuis tout à l'heure donc pas assez de bactéries de protection trop de bactéries inflammatoires et bien ça va envoyer des cytoquines donc des messagers de l'inflammation qui vont activer ces fameux nocyir réécepteurs et ces nocy récepteurs vont évidemment envoyer leur un message de douleur au cerveau et on retrouve la même chose quand on a un excès de fermentation. Il
y a une distension du colon. On connaissait ça bien à l'époque où à la bonne époque on faisait des colonoscopies en anesthésie sans anesthésie générale, hein. Ça ne se fait plus maintenant. Euh mais donc les gens se rendaient bien compte que quand on on mettait du gaz pour bien dilater le colon, il le sentait passer quoi. Donc en fait quand on dilate le colon, ça fait ça fait très mal. ça active effectivement aussi ces récepteurs. Et un deuxième mécanisme, un deuxième type de récepteur à la douleur, ce sont les mastocytes effectivement qui les mastocytes qui
peuvent à la fois euh envoyer libération d'histamine qui a des effets euh vasoactifs et qui peut donc donner des flush, qui peut donner des des des du prurite, qui peut donner des migraines et cetera. Euh et puis vous avez aussi euh l'histamine qui peut avoir un effet sur des récepteurs qui un effet au niveau de la douleur au niveau intestinal. Et alors qu'est-ce qui active ces mastocytes ? Et ben comme je disais tout à l'heure les on sait que les bét glucandes candidat voilà les bglucandes candidats vont venir se fixer ici sur le mastocyte et
générer une libération d'histamine. De même que un microbiota inflammatoire va par un tas de mécanismes qui impliquent des cellules présentatrices d'antigène, des lymphocytes et cetera que je vais vous épargner va aboutir aussi à une libération estaminique. vraiment l'état du microbiote va influencer sur la l'hypersensibilité viscérale et donc de fait que le microbiote soit inflammatoire ou qui a un excès de fermentation, ça va générer une hypersensibilité mastocyire qui va aussi pouvoir générer une une hypersensibilité viscérale. Ce sont des patients qui vont parfois avoir des des douleurs comme ça extrêmement aigu qui vous disent parfois qu'ils ont
l'impression d'avoir le ventre qui chauffe ou ou des douleurs en coup de poignard comme ça qui qui viennent et puis qui partent et qui reviennent et qui partent. C'est c'est souvent un mastocitaire ça. Alors au niveau de l'aspect nerveux dont on a pas encore parlé et bien il y a une autre analyse très intéressante dont on va pas parler aujourd'hui qui qui est proposée d' par SIM qui est le profil du cortisol salivaire. Je sais pas si vous avez déjà entendu parler de ça. C'est quelque chose de formidable. C'est vraiment le l'analyse. Donc c'est un
on va tester le cortisol dans la salive euh à 5 moments. Donc au réveil, 30 minutes après le réveil à midi 18h et 22h. Et c'est vraiment considéré maintenant d'ailleurs il y a une publication qui est sortie dans Nature il y a pas il y a pas longtemps comme le marqueur fonctionnel de de d'une hyperactivité surénalienne ou d'un épuisement surénalien dans le stress chronique. C'est un excellent marqueur du stress chronique. parce que c'est important parce que dans la première phase, je sais pas si vous vous souvenez des phases de C où on a pendant tout
un temps il y a un cortisol qui est stable dans le stress chronique et puis ça monte parce qu'en réalité le phénomène de feedback négatif par le cerveau ne fonctionne plus pour des raisons dont je vous passe les détails maintenant et alors le cortisol monte et alors on sait que quand ce cortisol monte ça a un impact sur la neurogénèse ça un impact sur la synthèse de Gabar un impact impact sur le microbiote. Donc c'est tout ça très néfaste et puis à un moment donné ça c'est ça c'est les stocks sont épuisés la pregnénolone le
stock de prnolon qui est le précurseur du cortisol s'effonde et alors b tout s'effondre et là c'est vraiment le le burnout et donc ça ça peut être analysé et c'est très très intéressant et ça permet aussi d'avoir une idée justement dans quel état nerveux se trouve le patient et pour recoller justement au colon irritable et ben on sait que le stress et les émotions va agir directement sur l'hypersensibilité viscérale par le nerf vague mais va aussi agir parce que on sait que le le stress et via le système adrénergique, il va y avoir via la
le cortisol adrénaline et bien il va avoir une altération du microbiote euh par altération des chaînes qui protègent la paroie. On sait aussi par ce qu'on appelle le l'inflamome qui est un un système qui qui détruit les mauvaises bactéries. Enfin bon, je passe qui fait que le le la dysbiose va générer un une paroie intestinale beaucoup plus sensible à un tas de stimules divers comme la lectine du blé, les fructants, donc les fibres, les tanins du vin rouge, les piments, la bile, donc les gens deviennent sensibles à un tas d'irritants chimiques auquel ils n'était pas
sensible parce que leur protection de parois est altérée à cause du stress. Et donc évidemment tout ça crée une micro-inflammation intestinale qui active les récepteurs à la douleur he qui donne l'hypersensibilité. Et donc c'est vraiment intéressant de pouvoir au niveau de l'analyse évidemment évaluer l'état du microbiote et de voir dans quelle mesure il est il est altéré et il est responsable. il jouent un rôle dans cette inflammation et évidemment dans ce cas-là d'évaluer l'état d'épuisement suralien du patient. Et donc en pratique, si on reprend les deux patients là, Luc et Gérald hein, avec leurs symptômes
qui étaient plus ou moins similairire et on avait constaté que bon, ça c'est un peu la guerre des étoiles, mais on avait constaté que il y avait vraiment chez l'un plutôt de l'inflammation, chez l'autre plutôt de la fermentation, hein. Donc ça c'était l'inflammation chez l'un la fermentation enfin non, ça c'était l' pardon parce que là Oui. Donc là, c'est tous les problèmes qu'on peut retrouver dans un microbiote, pardon. Ça, c'est ce qu'on avait trouvé chez Luc, donc plutôt de l'inflammation, un manque de protection. Et chez Gérald, un excès de fermentation. Et ce qui est intéressant,
c'est que derrière tout ça, et ben il y a un traitement spécifique, il y a un conseil spécifique que vous pouvez donner à vos patients parce que finalement l'idée c'est là c'est là où j'en j'en reviens sur l'intérêt de de ce type d'analyse en combinaison avec la la pratique ostéopathique, c'est que il y a tout ce que vous pouvez travailler, mobiliser et puis il y a il y a des choses qui sont là derrière qui vont revenir et à partir du moment où où vous évaluez l'état du micro microbiote par exemple au profil du cortisol
ou s' a une prolifération de candidat et bien ça va vous permettre évidemment d'apporter un plus et donc par exemple chez Gérald qui a cette hyperfermentation donc lui c'était fermentation et ben lui on va plutôt lui donner un régime type entre guillemets font map donc où on diminue tous les aliments ultra fermentant h tout ça évidemment dans ce cas-là il y a quelque chose qui est qui est donné qui permet de d'expliquer que vous passiez pas 3 heur à expliquer le régime hein comme il a aussi bon c'est vrai que vous le voyez pas dans
rien que je montre la slide mais comme il a un excès de bactéries qui produisent du soufre et bien chez lui on va effectivement dans son régime éviter en particulier l'ail les oignons, les choux l'excès de viande rouge et les œufs qui sont riches en soufre. Et on va lui donner par exemple du euh une supplémentation avec l'origan qui va avoir un bénéfice pour tuer ces bactéries là. Euh la berbérine pour tuer d'autres bactéries qui produisent de l'hydrogène. Donc une association berbérine origan, hein, et éventuellement du molibdè parce qu'on sait que ça augmente les bactéries,
les les enzymes qui détruisent le soufre. Enfin bon, un traitement spécifique chez Luc, lui c'est tout à fait autre chose. Chez Luc, on va lui donner en tout cas euh des des probiotiques à forte dose justement pour essayer de d'avoir un effet anti-inflammatoire des probiotiques, des oméga3 et puis on va introduire progressivement des prébiotiques qu'on peut pas donner d'emblé parce que si vous avez des prébiotiques sur une muqueuse enflammée, les gens vont pas le supporter. Il faut d'abord avoir un travail, vous allez donner euh c'est c'est ce qui va se passer ici, c'est-à-dire donner quelque
chose qui protège la paroi avec par exemple du gam un produit qui contient du gamma orisanol, la glutamine et tout ça qui protège la paroie. Euh des probiotiques puissants qui justement ont un impact, ceux qui sont connus et reconnus dans l'inflammation. C'est pas le cas de tous hein. La plupart des probiotiques ont pas cet effet là. une probiotique qui ont un effet dans l'inflammation des oméga3, un régime euh avec en évitant les choses qui sont trop agressives et puis dans un deuxième temps, alors on passe à un régime, on réintroduit des prébiotiques mais tout ça
est mentionné si vous imaginons vous travaillez avec Sim, c'est mentionné dans les rapports avec le détail. Voilà, ça ce sont des références scientifiques supplémentaires pour ceux qui ont envie d'aller voir. Et donc je te passe la parole pour les questions. On verra après comme ça on termine le Non. Voilà. Merci. [Musique]