"J'ai l'impression que quelque m'écoute depuis plusieurs jours. . .
. à moins que. .
. ça ne soit une mise en scène originale pour introduire le sponsor de cette émission : Rhinoshield ! " "Laissez moi une petite minute pour vous en parler.
J'ai déjà collaboré avec eux il y a un an environ pour vous présenter leurs coques de téléphone portable et je vous avais même fait gagner quelques coques sur Instagram. A l'époque c'était la collection Valhalla qui venait de sortir, mais Rhinoshield sort souvent de nouvelles collections régulièrement autour des mangas comme One piece ou My Hero Academia, des sports comme la NBA ou le PSG ou encore, dans ce m'intéresse personnellement, le cinéma avec Rick et Morty ou Harry Potter. Ils permettent une personnalisation des coques sympa sur Harry Potter ou le PSG où l'on peut mettre son nom d'ailleurs !
Rhinoshield vend aussi d'autres trucs que des coques de téléphone, comme des protections pour Airpods avec les mêmes collections, mais aussi des coques Apple Watch, des câbles tressés, des protections d'objectifs pour Iphone ou encore des boutons interchangeable pour personnaliser sa coque. Globalement mon retour sur expérience après 1 an c'est que ces coques sont relativement solides et qu'elles durent dans le temps. Évidemment votre téléphone ne survivra pas si vous éclatez exprès votre téléphone au sol, faut pas abuser non plus.
. . Bref !
Si ça protège pas contre les écoutes téléphoniques, au moins, votre téléphone aura de quoi prolonger un peu son espérance de vie avec Rhinoshield alors foncez découvrir leur offre en suivant le lien en description, vous avez 10% sur tout le site pendant les 48h qui suivront la diffusion de cet épisode avec le code "NOTA". Bon épisode à tous ! " Mes chers camarades, bien le bonjour !
L’affaire du Watergate, c’est LE complot avec tout ce qu’on peut imaginer de rencontres secrètes dans des parkings souterrains, de pressions politiques, de types courageux qui risquent leur vie pour faire éclater la vérité, etc. C’est même devenu une façon d’appeler une affaire ou un scandale. Par exemple on a eu en 1998 le « Monicagate » en référence à Monica Lewinski, la jeune femme avec laquelle Bill Clinton a juré à la télévision n’avoir jamais eu aucune relation sexuelle.
C’était faux. On a eu aussi le Panamagate en 2016 quand des documents secrets ont révélé une liste de personnalités ayant caché de l’argent dans des paradis fiscaux. Ce qui était vrai.
Ou plus récemment le « Benallagate », quand l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a décidé de jouer au policier en interpelant de façon musclée un manifestant…Et depuis Benalla ne cesse de nous surprendre à travers des histoires de plus en plus tarées. . .
Enfin bref ! Le watergate ! Tout commence à 2 h 30 du matin, ce 17 juin 1972 à Washington au sein du Watergate, un ensemble immobilier construit dans les années 60 et composé d’un hôtel, de logements et de bureaux.
Franck Wills, le gardien de nuit fait sa ronde habituelle et au sous-sol, il découvre une serrure qui a été bloquée avec du scotch. Il imagine d’abord que ce sont les équipes du nettoyage qui ont laissé la porte ainsi. Il enlève donc le scotch et reprend son inspection.
Mais en repassant devant la porte, Wills découvre qu’elle est de nouveau entrebâillée ! Il appelle donc la police en indiquant qu’il doit y avoir des cambrioleurs dans l’immeuble. Une patrouille arrive rapidement sur les lieux et contrôle le bâtiment étage par étage.
Au 6e, se trouvent les locaux de campagne de George McGovern, le candidat démocrate qui se présente à la présidentielle cette année-là contre le président sortant, Richard Nixon. Et c’est là que les policiers découvrent cinq cambrioleurs assez . .
. étranges ! En costume, avec des gants en caoutchouc et surtout munis de tout un équipement électronique de surveillance et d’écoute, des micros, des caméras, des appareils photo, des pellicules vierges et des talkiewalkies.
Sans oublier des liasses de billets avec des numéros qui se suivent. Un peu suspect quoi. .
. du coup, on embarque tout le monde direction le comico ! Au matin, un jeune journaliste débutant, Bob Woodward est appelé par son chef de service qui lui dit d’arriver au plus vite.
Un journaliste présent au commissariat a informé le Washington Post de l’arrestation de ces étranges cambrioleurs. Woodward est chargé d’enquêter sur cette histoire et la première étape a lieu l’après-midi même au tribunal : les cambrioleurs y sont présentés pour leur première audition. Woodward est certes débutant dans ce genre d’affaires, mais il comprend vite que les suspects ressemblent plus à des conseillers ministériels qu’à des cambrioleurs ordinaires.
Quatre d’entre eux sont cubains et donnent comme profession « anticommunistes ». J’avoue que c’est chelou comme métier, je sais pas ce qu’on doit faire comme études. .
. Le plus âgé du groupe, James McCord, admet qu’il est « conseiller en sécurité » et qu’il a quitté un emploi dans le public. Alors que le juge insiste pour savoir où, McCord murmure qu’il travaillait à la CIA.
Woodward n’en revient pas ! Les services secrets américains ! Que viennent-ils faire dans cette histoire ?
Le lendemain, Woodward qui travaille désormais avec un journaliste plus expérimenté, Carl Bernstein, apprend que le fameux McCord est le responsable sécurité du CREEP, le comité pour la réélection du président Nixon qui se représente cinq mois plus tard pour un second mandat. Les deux journalistes apprennent aussi qu’on a retrouvé un carnet d’adresses dans un appartement loué par les cambrioleurs. Et à la lettre H, un nom : Howard Hunt avec les lettres WH pour « White House » : la Maison-Blanche.
Et en enquêtant sur lui, Woodward découvre que c’est aussi un ancien de la CIA. Ça commence à sentir le paté cette histoire ! Bob Woodward et Carl Bernstein multiplient les pistes, s’informent auprès de tous y compris les sources habituellement délaissées par les journalistes comme les portiers, les secrétaires, les femmes de chambre….
Et ils arrivent à reconstituer l’opération qui a mené au cambriolage. Ils impliquent rapidement de proches conseillers de Nixon et même la Maison-Blanche elle-même. Ils découvrent aussi que le fameux CREEP a probablement organisé d’autres actes illégaux comme celui du Watergate.
Pour son enquête, Bob Woodward reçoit une aide très précieuse, celle d’un mystérieux informateur qui reçoit le nom de « Deep Throat ». En français ça veut dire “Gorge profonde”, du nom d’un film porno très célèbre de l’époque. Je vous fais pas un dessin, je vous mets pas d’images non plus.
. . voilà.
. . N’empêche que Deep Throat en anglais ça sonne mieux que “Jacquie et Michel” comme nom de code.
. . mais je m’égare.
. . On apprendra en 2005 que « Deep Throat » était en fait Mark Felt, le numéro 2 du FBI qui visiblement, n’aimait pas trop l’administration Nixon et ses coups fourrés.
Pour se rencontrer, ils conviennent d’un code avec Woodward. Si celui-ci déplace un pot sur son balcon, c’est le signe qu’il souhaite le voir la nuit dans un parking souterrain et lui poser des questions sur l’affaire. Et non, ils vont pas faire un truc porno dans le parking souterrain.
Arrêtez de penser à ça. Felt conseille à Woodward de suivre la piste du « fric », la caisse noire du CREEP qui aurait financé notamment les cambrioleurs du Watergate. Et devinez qui gérait cet argent ?
John Mitchell, le ministre de la Justice de Nixon qui aurait donc approuvé le retrait de ces fonds pour mener ces opérations secrètes ! Un article accablant paraît dans le Washington Post le 10 octobre 1972, c’est-à-dire moins d’un mois avant l’élection présidentielle. Il accuse la Maison-Blanche d’avoir organisé une véritable campagne de sabotage politique des opposants démocrates, le tout afin de permettre la réélection de Nixon.
Une fois de plus comme depuis le début de cette affaire, la Maison-Blanche dément catégoriquement et parle d’un « ramassis d’absurdités ». Et d’ailleurs, ça n’empêche pas Nixon d’être réélu triomphalement le 7 novembre, avec 23 points d’avance sur son rival démocrate. Et quand le procès des cambrioleurs du Watergate s’ouvre enfin en janvier 1973, l’affaire ne passionne plus grand monde.
Et pourtant, trois mois plus tard, James McCord — le plus âgé des cambrioleurs, celui de la CIA, écrit au juge pour lui indiquer qu’il a dû mentir au tribunal à cause de pressions de la Maison-Blanche ! Et là, on sent que ça va partir ! La majorité démocrate au Sénat décide au même moment de créer une commission d’enquête sénatoriale sur l’élection présidentielle et les abus commis par les Républicains.
Les audiences démarrent en mars 1973 et elles sont diffusées à la télévision. L’affaire du Watergate devient alors une véritable série qui passionne les Américains. Trois témoignages sont déterminants.
Celui de James McCord (encore ! ) qui permet de comprendre que le cambriolage n’était qu’une opération dans un système généralisé d’espionnage et de sabotage politique. Celui d’un proche de Nixon et son conseiller juridique, John Dean qui révèle que de nombreuses opérations de « dirty tricks » (sales ruses) se sont montées dans le bureau ovale.
Dean indique d’ailleurs que le ministre de la justice John Mitchell a ordonné l’opération du Watergate, que la Maison-Blanche l’a couvert et que le président a acheté le silence des cambrioleurs. Et enfin le troisième témoignage accablant est celui d’un haut fonctionnaire de la Maison-Blanche qui déclare que Nixon fait enregistrer et archiver toutes les conversations ! Officiellement pour ne rien oublier quand il rédigera ses mémoires.
Et ça, c’est une vraie bombe qui va faire exploser le président Nixon ! Parce qu’il suffit d’obtenir les bandes enregistrées pour avoir la preuve de ce que savait le président, de ce qu’il a dit ou n’a pas dit. À ce moment de l’affaire, les conseillers les plus proches de Nixon démissionnent les uns après les autres ou sont inculpés, d’autres scandales s’ajoutent, c’est la panique à la Maison-Blanche et le président lui-même hésite sur l’attitude à adopter.
Partout on n’entend qu’une demande : « on veut les bandes ! ». Mais Nixon résiste.
Quand le procureur spécial Archibald Cox les lui réclame, Nixon propose de lui envoyer un résumé. Face au refus du procureur, Nixon le vire ! Mais le nouveau procureur spécial Jaworski insiste.
Nixon se résout à les remettre. Sauf qu’il manque dix-huit minutes et demie d’enregistrement. Bizarrement.
. . Les experts indiquent qu’il y a eu 5 coupes et Nixon prétend que c’est sa secrétaire qui aurait supprimé ses passages par erreur !
La pauvre est obligée de témoigner devant le juge, mais sa déposition est logiquement jugée assez peu crédible. Face aux exigences du procureur, Nixon fournit en avril des transcriptions des enregistrements, expurgés des passages les moins pertinents. Leur publication en mai est un véritable succès et des millions d’exemplaires se vendent rapidement.
Le public découvre le fonctionnement de l’administration Nixon, ses basses manœuvres politiques et les propos insultants des plus hauts représentants de l’État. Il manque cependant toujours une partie des enregistrements et la Cour suprême doit forcer Nixon à les livrer en juillet 1974. C’est désormais trop tard pour le président.
Une procédure d’« impeachment » (de destitution) est lancée contre lui pour abus de pouvoir, violation des droits constitutionnels et obstruction de la justice. Les dernières bandes contiennent bien le « smoking gun », la preuve irréfutable que Nixon a violé les lois. Non seulement il savait pour l’opération du Watergate, mais il a tout fait pour la couvrir.
Les membres du parti républicain le lâchent et l’encouragent à démissionner. Pour éviter la honte d’une destitution, Nixon démissionne le 9 août 1974, laissant le pouvoir à son vice-président Gérald Ford qui, comme première mesure officielle, décide… de gracier Nixon ! Ouais.
. . ils ont honte de rien des types hein !
Celui-ci quitte donc la Maison-Blanche en hélicoptère, le sourire aux lèvres et en faisant le « V » de la victoire. C’est pourtant la première fois dans l’Histoire américaine qu’un président quitte ainsi ses fonctions. Y’a pas de quoi être fier.
. . Cette affaire entache la confiance des Américains dans leurs institutions et notamment la fonction présidentielle.
Les États-Unis, plus largement, sortent affaiblis de la période. Alors qu’ils se retirent piteusement du Vietnam, l’URSS dans le contexte de guerre froide en profite pour avancer ses pions en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient. L’affaire du Watergate illustre surtout le rôle fondamental du « quatrième pouvoir », celui de la presse d’investigation incarnée ici par les deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein.
Devenus de véritables références pour leurs confrères du monde entier, ils obtiennent en avril 1973 le prestigieux prix Pulitzer du journalisme. Pour la famille de Nixon, tout n’est pas cependant perdu. En 2000, les héritiers de Nixon reçoivent l’équivalent de 23 millions d’euros de dédommagements.
C’est le prix que paye le ministère de la justice pour conserver aux Archives Nationales les millions de documents et les 3500 heures d’enregistrements de l’affaire. Une fois déduits les frais d’avocats et la part dédiée à la bibliothèque de Nixon, il reste environ 125 000 € pour chacune de ses deux filles. Finalement, l’opération du Watergate aura quand même rapporté un peu à la famille de Nixon qui avant de mourir en 1994, était considéré comme un sage que beaucoup d’acteurs politiques américains venaient consulter pour des conseils.
Entre un vieux sage et un vieux singe. . .
mon coeur balance quand même ! Merci à tous d’avoir suivi cet épisode, merci à Stéphane Genêt qui l’a préparé avec moi. N’hésitez pas à vous abonner à la chaîne et à me suivre sur les différents réseaux sociaux, notamment Instagram où je poste pas mal de contenu vidéo qui n’est pas sur Youtube !
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