Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Bon, écoutez, je ne vais pas vous mentir, aujourd'hui préparez-vous à souffrir. Je pense qu'il vaut mieux vous le dire d'emblée, pour que vous sachiez à quelle sauce vous allez être mangé.
Aujourd'hui, nous allons enchaîner les chapitres de la loi et, en plus, je vous ai menti. Je vous ai menti hier parce que j'ai pris un tout petit bout du chapitre 20 pour le mettre aujourd'hui, mais je vous avais fait tout un superbe laïus sur la réception du peuple du Décalogue. Et puis, et puis ça ne marchait pas parce que la fin du chapitre 20, c'était déjà le début des lois.
Donc, pour respecter les besoins de mon explication et de mes commentaires, je m'étais permis de prendre un tout petit bout du chapitre 20 pour le mettre aujourd'hui. Nous allons commencer par ça et enchaîner avec Exode, fin du chapitre 20, puis 21, 22, 23 dans le 2e épisode, et hop, 24. On pourra se reposer.
Le peuple se tint à distance, mais Moïse s'approcha de la nuée obscure où Dieu était. Le Seigneur dit à Moïse : « Tu parleras ainsi au Fils d'Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé du haut des cieux. Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d'argent ou d'or, vous n'en ferez pas pour moi.
Tu me feras un hôtel de terre pour offrir tes holocaustes et tes sacrifices de paix, ton petit et ton gros bétail. En tout lieu où je ferai appeler mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai. Mais si tu me fais un hôtel de pierre, tu ne le bâtiras pas en pierre de taille, car en y passant ton ciseau, tu le profanerais, et tu ne monteras pas à mon hôtel par des marches, afin que ta nudité n'y soit pas découverte.
Voici les règles que tu leur exposeras : quand tu achèteras un esclave hébreu, il servira durant six ans. La septième année, il pourra s'en aller libre, sans rien payer. S'il est arrivé seul, il s'en ira seul ; s'il est déjà marié, sa femme s'en ira avec lui.
Si son maître lui donne une femme et qu'elle lui enfante des fils ou des filles, la femme et les enfants appartiendront au maître et lui s'en ira seul. Mais si l'esclave déclare : « J'aime mon maître, ma femme et mes fils, je ne veux pas être libéré », son maître le fera approcher de Dieu. Il le fera approcher du battant ou du montant de la porte et lui percera l'oreille au poinçon.
Alors, l'esclave le servira pour toujours. Et quand un homme vendra sa fille comme servante, elle ne s'en ira pas comme s'en vont les esclaves. Si elle déplaît à son maître qui se l'était destinée et qu'il la fasse racheter, il n'aura pas le droit de la vendre à un peuple étranger, car ce serait la trahir.
S'il la destine à son fils, il agira pour elle selon la règle concernant les filles. S'il prend pour lui une autre femme, il ne diminuera en rien la nourriture, le vêtement, le logement de la première. Et s'il ne lui procure pas ces trois choses, elle pourra s'en aller sans rien payer, sans verser d'argent.
Celui qui frappe un homme sera mis à mort, mais s'il n'a pas traqué sa victime, si Dieu l'a mise à portée de sa main, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier. Mais quand un homme est en rage contre son prochain au point de le tuer par ruse, tu l'arracheras même de mon hôtel pour qu'il meure. Celui qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort.
Celui qui commet un rapt, qu'il soit vendu l'homme ou qu'on le trouve entre ses mains, sera mis à mort. Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Quand des hommes se querellent et que l'un d'eux frappe son prochain avec une pierre ou avec le poing, sans le tuer mais en l'obligeant à garder le lit, si la victime peut se lever et se promener au dehors avec sa canne, l'agresseur sera acquitté.
Il devra seulement l'indemniser pour son arrêt de travail jusqu'à complète guérison. Si quelqu'un frappe avec un bâton et fait mourir de sa main son serviteur ou sa servante, la victime devra être vengée. Mais si elle survit un jour ou deux, elle ne sera pas vengée, car elle a été achetée avec l'argent du maître.
Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte et que celle-ci accouche prématurément sans qu'un autre malheur n'arrive, le coupable paiera l'indemnité imposée par le mari, avec l'accord des juges. Mais s'il arrive malheur, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure. Si un homme blesse l'œil de son serviteur ou de sa servante et que l'œil soit perdu, il rendra la liberté à la victime en compensation.
Et s'il fait tomber une dent de son serviteur ou de sa servante, il rendra la liberté à la victime en compensation. Si un bœuf tue d'un coup de corne un homme ou une femme, il sera lapidé et on ne mangera pas la viande, mais le propriétaire sera tenu pour innocent. Par contre, quand le bœuf a déjà plus d'une fois donné des coups de corne et que son propriétaire averti l'a laissé sans surveillance, si l'animal a causé la mort d'un homme ou d'une femme, il sera lapidé et le propriétaire lui-même sera mis à mort.
Si on lui impose une rançon, il donnera pour acheter sa vie tout ce qu'on lui imposera. Si c'est un fils que le bœuf frappe d'un coup de corne, ou si c'est une fille, on appliquera cette règle-là. Si c'est un serviteur que le bœuf frappe, ou si c'est une servante, on donnera au maître 30 pièces.
D'argent et le bœuf sera lapidé si un homme laisse une citerne ouverte ou qu'il creuse une citerne sans la recouvrir et qu'un bœuf ou un âne y tombe. Le propriétaire de la citerne indemniser a le propriétaire de la bête morte ; celui-ci recevra une certaine somme d'argent et celui-là le cadavre de la bête. Si le bœuf d'un homme blesse le bœuf de son prochain ou cause sa mort, les propriétaires vendront le bœuf vivant et se partageront l'argent.
Quant à la bête morte, ils se la partageront également. Mais s'il est notoire que ce bœuf a déjà plus d'une fois donné des coups de corne et que son propriétaire l'ait laissé sans surveillance, celui-ci fournira un bœuf en compensation de la bête morte, qui elle, lui reviendra. Si un homme vole un bœuf ou un mouton et qu'il abat ou vend la bête, il fournira en compensation cinq têtes de gros bétail pour un bœuf ou quatre têtes de petit bétail pour un mouton.
Si un voleur surpris de nuit en délit de fraude est frappé à mort, les siens ne pourront pas le venger ; mais si le soleil est levé, la vengeance du sang s'exercera. Un voleur devra rembourser ; s'il n'a pas de quoi, il sera vendu pour ce qu'il a volé. Si la bête volée, bœuf ou mouton, est retrouvée vivante entre ses mains, il fournira en compensation le double de sa valeur.
Quand un homme fait brouter un champ ou une vigne, s'il envoie ses bêtes brouter le champ de quelqu'un d'autre, il fournira en compensation le meilleur de son champ et le meilleur de sa vigne. Si un feu éclate, se propage dans des buissons d'épines et consume les moissons ou les champs, le responsable devra rembourser ce qui a brûlé. Si un homme confie à son prochain de l'argent ou des objets pour qu'il les garde et qu'on les vole dans la maison de celui-ci, le voleur, s'il est découvert, devra fournir en compensation le double de ce qu'il a pris.
Mais si le voleur n'est pas découvert, le maître de la maison s'approchera de Dieu pour jurer qu'il n'a pas porté la main sur le bien de son prochain. Pour toute affaire frauduleuse portant sur un bœuf, un âne, un mouton, un vêtement ou tout objet perdu dont chacun dira "C'est bien à moi", l'affaire des deux parties sera portée devant Dieu, et celui que Dieu déclarera coupable devra fournir le double en compensation à son prochain. Si un homme confie à son prochain un âne, un bœuf, un mouton ou toutes sortes de bêtes pour qu'il les garde et que la bête crève, se blesse ou soit enlevée sans témoin, les deux parties prêteront serment au nom du Seigneur.
Le gardien jurera qu'il n'a pas porté la main sur le bien du prochain. Alors, le propriétaire de l'animal acceptera, et le gardien n'aura pas à fournir de compensation. Mais si l'animal a été volé à proximité du gardien, celui-ci fournira une compensation au propriétaire.
Si l'animal a été déchiré, le gardien en produira une preuve et n'aura pas à fournir de compensation. Et si un homme emprunte un animal à son prochain et que la bête se blesse ou crève en l'absence de son propriétaire, il devra fournir une compensation à ce dernier, mais il ne devra rien si le propriétaire est présent. S'il s'agit d'un animal loué, le montant de la location reste dû.
Si un homme séduit une jeune fille vierge qui n'a pas été fiancée et qu'il couche avec elle, il devra verser le prix pour en faire sa femme. Si le père refuse de lui donner sa fille, l'homme versera néanmoins la somme d'argent fixée pour le prix d'une vie vierge. Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre.
Celui qui couche avec une bête sera mis à mort. Celui qui sacrifie à un dieu sera voué à l'anathème, sauf s'il sacrifie au Seigneur et à lui seul. Tu n'exploiteras pas l'immigré, tu ne l'opprimeras pas, car vous étiez vous-même des immigrés au pays d'Égypte.
Vous n'accablerez pas la veuve et l'orphelin. Si tu les accables et qu'ils crient vers moi, j'écouterai leur cri. Ma colère s'enflammera, et je vous ferai périr par l'épée ; vos femmes deviendront veuves et vos fils orphelins.
Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n'agiras pas envers lui comme un usurier, tu ne lui imposeras pas d'intérêt. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil ; c'est tout ce qu'il a pour se couvrir, c'est le manteau dont il s'enveloppe, la seule couverture qu'il a pour dormir. S'il crie vers moi, je l'écouterai, car moi, je suis un Dieu compatissant.
Tu ne le maudiras pas, et tu ne prononceras pas de malédiction contre un chef de ton peuple. Tu ne tarderas pas à offrir le fruit de tes champs et de ton pressoir. Le premier-né de tes fils, tu me le donneras.
Tu feras de même pour ton bœuf et ton petit bétail. Le premier-né restera sept jours avec sa mère ; le huitième jour, tu me le donneras. Vous serez pour moi des hommes de sainteté.
Vous ne mangerez pas de la viande d'une bête déchirée par un fauve dans la campagne ; vous la jetterez au chien. Écoutez, exceptionnellement, vous sentez qu'on aménage pour les besoins de la cause la répartition des lectures. La lecture d'aujourd'hui a été très longue, et le psaume qui va suivre l'est aussi.
Bah, c'est le hasard de la vie, prenez votre mal en patience ! Promis, je ferai un petit commentaire dans le deuxième épisode. Psaume 9A du maître de chœur sur au bois et harpe : Psaume de David.
De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce ; je dirai tes innombrables merveilles. Pour toi, j'exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut. Mes ennemis ont battu en retraite devant ta face, ils s'écroulent.
Et périssent. Tu as plaidé mon droit et ma cause. Tu as siégé, tu as jugé avec justice.
Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants à tout jamais, tu effaces leur nom. L'ennemi est achevé, ruiné pour toujours. Tu as rasé les villes, leurs souvenirs a péri.
Mais il siège, le Seigneur, à jamais pour juger. Il affermit son trône, il juge le monde avec justice et gouverne les peuples avec droiture. Qu'il soit forteresse de l'opprimé, sa forteresse aux heures d'angoisse.
Ils s'appuient sur toi, ceux qui connaissent ton nom. Jamais tu n'abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent. Fais-le, Seigneur, qui sièges dans Sion, annoncer parmi les peuples ses exploits.
Attentif au sang versé, il se rappelle, il n'oublie pas le cri des malheureux. Pitié pour moi, Seigneur, vois le mal que m'ont fait mes adversaires, toi qui m'arraches aux portes de la mort. Je dirai tes innombrables louanges aux portes de Sion, je danserai de joie pour ta victoire.
Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient; au filet qu'ils ont tendu, leurs pieds se sont pris. Le Seigneur s'est fait connaître, il a rendu le jugement. Il prend les méchants à leur piège; que les méchants retournent chez les morts, toutes les nations qui oublient le vrai Dieu.
Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours et jamais ne périt l'espoir des malheureux. Lève-toi, Seigneur, qu'un mortel ne soit pas le plus fort; que les nations soient jugées devant ta face. Frappé d'épouvante, Seigneur, que les nations se reconnaissent mortelles.