Dernièrement, j'ai reçu un mail d'une étudiante en psychologie qui m'expliquait que je faisais honte à la psychologie, et j'ai cru deviner, selon ses dires, que certains de mes anciens professeurs n'étaient pas contents de ce que je faisais actuellement. Je ne sais pas si c'est vrai, mais dans le doute, et comme je n'ai pas envie de passer pour le Voldemort de la psychologie, je vais faire cette vidéo-là, qui servira de vidéo mise au point pour mettre au clair certaines choses. C'est une vidéo que je mettrai en présentation pour la page d'accueil de ma chaîne YouTube.
Donc, je suis diplômée d'une licence en psychologie et j'ai un master en psychologie du travail, ce qui me confère donc le titre de psychologue. La première chose à noter, la première chose que vous devez comprendre, c'est que mon master et mes études de psychologie ne m'ont pas appris à séduire, n'ont pas appris la séduction. Ça, j'ai appris ça dans la rue.
En l'occurrence, mon master de psychologie du travail, je vais vous le dire rapidement : ce qui m'a appris, c'est ce que j'ai sous les yeux là, la NES, l'annexe descriptive au diplôme. Donc, c'est le document qu'on vous remet quand vous obtenez votre diplôme. Ce sont les compétences, entre autres, que j'ai développées à travers ce diplôme.
Je vous en livre quelques-unes. Je ne vais pas toujours spécifier, mais : - Objectif : interagir avec le client afin de définir les objectifs du service qui sera fourni. - Analyser les besoins.
- Fixer des objectifs. - Établir les caractéristiques pertinentes des individus, des groupes, des organismes, des situations au moyen de méthodes appropriées. - Évaluer les personnes, les groupes, l'organisation, les situations.
- Développer des services ou des produits à partir des théories et des méthodes de la psychologie, destinés à être utilisés par des clients ou des psychologues. - Définir, analyser des besoins, concevoir et tester des produits/services. - Intervenir directement et implanter les produits/services.
- Établir l'équation des interventions en termes de correspondance entre le plan d'intervention et la réalisation des buts fixés. - Réaliser l'évaluation et analyser l'évolution. - Fournir des informations aux clients de manière adéquate pour réaliser leurs besoins et leurs attentes, lui donner un feedback, rédiger un rapport.
- Capacité à réaliser une synthèse de la littérature scientifique pour proposer une problématique de recherche nouvelle contribuant à une réelle avancée scientifique. - Capacité à formuler précisément une problématique, à élaborer et réaliser un protocole de recherche. - Capacité à collecter, traiter et analyser des données empiriques, à utiliser des logiciels statistiques pertinents.
- Capacité à diffuser les résultats de la recherche à la communauté scientifique, soit sous forme écrite, soit sous forme orale, en français et surtout en anglais. - Capacité à diffuser les résultats de la recherche à d'autres publics, vulgarisation scientifique, enseignement à d'autres professionnels. Voilà, entre autres, certaines compétences que je suis censée avoir développées à travers mes études de psychologie.
N'allez pas en fac de psychologie pour faire du développement personnel ou de la séduction. La fac de psycho, ce n'est pas une école de développement personnel. Voilà, maintenant le deuxième point très important que je souhaite communiquer avec vous, c'est que tout ce que je dis qui n'est pas sourcé n'engage que moi et en aucun cas la psychologie, et encore moins mes anciens professeurs ou mon ancienne formation.
Tout ce que je dis qui n'est pas appuyé par des articles scientifiques, que je mets en description de la vidéo, la plupart des auteurs que je cite dans la vidéo à l'oral, ou par le DSM, ou que sais-je encore, tout cela n'engage que moi. Je ne pensais pas nécessaire de le préciser, mais je le fais maintenant dans cette vidéo : tout ce que je dis qui n'est pas sourcé n'engage que moi et non mes anciens profs, non mon ancienne formation. Maintenant, en ce qui concerne le contenu sourcé, tout ce qui est validé scientifiquement, en général, ce sont des sujets sensibles, d'ailleurs, comme les traits, les différences entre les hommes et les femmes, ce qui concerne les préférences sexuelles, en ce qui concerne les différences de personnalité, les stéréotypes, la véracité des théories des stéréotypes de genre, les théories du genre, l'inné et l'acquis, le charisme, la créativité, l'écart salarial, la psychopathie, l'extraversion, la personnalité de manière plus générale.
Tous ces thèmes que j'ai traités en vidéo ont été appuyés par des articles scientifiques. Pour parler de ces sujets sensibles, j'ai fait des synthèses, donc c'est un test d'articles scientifiques, en utilisant la même méthodologie que j'avais utilisée, qu'on m'avait enseignée en fac de psychologie. Cela m'a pris beaucoup de temps et je peux comprendre qu'on puisse ne pas aimer ce contenu, que cela puisse ne pas nous plaire.
C'est vrai que c'est violent, quand on n'a pas l'habitude d'entendre que l'écart salarial n'existe pas ou que les stéréotypes de genre soient souvent vrais, voire même sous-estimés. Je peux comprendre que c'est compliqué d'admettre que les hommes et les femmes affichent des différences cognitives, que la théorie du genre soit une malhonnêteté intellectuelle. Je peux comprendre donc que tout ce contenu ne plaise pas, et on ne vient pas m'expliquer que je chante à la psychologie.
Il ne faut pas confondre les idées et les opinions. Que cela aille à l'encontre de la pensée unique ou à l'encontre du dressage, comme dirait Laurent Bertone, ou alors qu'une étudiante en psychologie qualifie ça d'inadmissible, ne remet en aucun cas en cause le fait qu'il s'agit là de réalités scientifiques. Est-ce qu'on peut dire que certains psychologues comme Steven Pinker, comme Jordan Peterson, comme Lila Azam sont des petits couacs qui font honte à la psychologie parce qu'ils osent mettre en lumière certaines incohérences et certaines absurdités de l'égalitarisme ?
J'ai énormément de respect pour mes anciens profs. De la psychologie, parce qu'ils m'ont appris beaucoup de choses, notamment une chose : à savoir l'esprit critique. C'est ce même esprit critique que je m'efforce d'utiliser pour remettre en cause le statu quo afin d'essayer de mieux comprendre ce que sont les uns, mais aussi ce que sont les femmes, au-delà de cette pensée unique qu'on vous impose.
Cette propagande qu'on nous fait accepter à longueur de journée, au-delà de cette pensée tyrannique qu'on nous impose, et au-delà de laquelle il est très difficile de réfléchir à ces événements sans risquer de se faire lyncher ou sans risquer la mort sociale. J'aime la psychologie plus que tout au monde, et la dernière chose que je souhaite faire, c'est faire honte à la psychologie. Au contraire, je vais la mettre au pinacle.
Moi, je n'ai jamais eu peur de défendre la psychologie, même si ça m'a coûté un stage. Je me suis fait virer d'un stage parce que j'ai osé dénoncer certaines pratiques qui étaient contraires à l'idée de déontologie des psychologues. Je me suis fait virer d'un stage dans un cabinet de chasse, quand même, il faut le savoir !
Combien d'étudiants peuvent se vanter d'une virée d'un stage parce qu'ils ont voulu défendre la psychologie ? Alors oui, j'ai enfreint le code de déontologie puisque je fais la promotion de mes propres services de psychologue, mais tout le monde sait que la psychologie est en train de se faire bouffer par des coachs. Ils se proclament psychologues; ils sont peut-être à des années-lumière de nous en termes de méthodologie ou de savoir-faire.
Ils n'ont peut-être pas de diplôme reconnu par l'État comme nous, mais au moins, ils savent faire leur promotion. Ils savent se vendre, car la plupart d'entre eux sortent d'écoles de commerce. Alors comment voulez-vous que les gens aient envie de consulter un psychologue s'ils ne savent même pas ce qu'est un psychologue ?
La plupart des gens s'imaginent qu'un psychologue, c'est. . .
Ils ont cette image stéréotypée du clinicien dans son cabinet, qui prend des notes et qui n'intervient pas. Et le psychologue du travail, alors? Je ne vous parle même pas des psychologues du travail qui doivent soigner des gens sur le point de se suicider à la SNCF.
Les gens ne savent même pas faire la différence entre un psychologue clinicien et un guignol qui s'est acheté un diplôme, dits "nos thérapeutes" à 3000 euros dans une école de commerce. Et on ne peut pas non plus compter sur les étudiants en psychologie du travail pour parler de la psychologie, puisque, quand eux vont arriver dans le monde du travail, ils vont diluer leur identité de psychologues pour mieux se faire accepter par le monde de l'entreprise. Ça peut faire peur aux collègues en RH de dire qu'on est psychologue, et ils n'auront plus le temps d'ouvrir un livre ni de lire des articles scientifiques.
Alors moi, je n'ai jamais arrêté de lire des articles scientifiques, et surtout, ce que je souhaite, c'est redresser la barrière à l'entrée des métiers de la psychologie. Les psychologues devraient avoir le monopole sur la psychologie, pas les coachs. Donc la prochaine fois qu'une étudiante en psycho décide de m'envoyer un mail avec des insultes, alors déjà dans un premier temps, s'il te plaît, relis-toi et évite de faire des fautes d'orthographe, et dans un deuxième temps, pose-toi la question : qui est l'ennemi de la psychologie ?
Ce n'est pas moi. Moi, je ne suis pas votre ennemi, je suis votre ami.