bonjour à tous bienvenue à sitteco ce matin on va discuter pendant pendant une heure avec Mélissa gomisk à mes côtés je vais faire votre votre bio c'est toujours un peu impressionnant formé en sciences de l'environnement en Suisse et en Suède vous avez donc participé à la production du premier volet du 6e rapport d'évaluation du GIEC en tant que responsable scientifique au sein de l'unité de support technique vous expliquerai un peu en quoi ça consiste et vous avez notamment superviser le travail autour des graphiques du rapport et du résumé pour les décideurs on verra on vous
montrera quelques quelques visuels derrière pour vous rendiez compte un peu du travail accumulé et Sophie Zopa qui est chimiste de formation directrice de recherche à l'Université de Paris Saclay vice-présidente en charge du développement soutenable et autrice principale et coordinatrice donc d'un chapitre du rapport du GIEC donc notre conférence s'appelle kezakologia quand on va vous à la fois vulgariser enfin essayer d'expliquer comment le comment ces groupes ont travaillé et aussi vous dire un peu ce qu'il y a dans le dernier rapport et à nos côtés celle que vous allez voir dessiner tout au long de la
conférence et donc sketch noteuse qui va réaliser des dessins en live pendant notre discussion et on verra un petit peu le résultat de tout ça à la fin donc j'ai que c'est un acronyme que vous avez entendu de plus en plus ces derniers temps dans les médias beaucoup plus que ces dernières années d'ailleurs pour groupe d'experts sur l'évolution du climat ça existe depuis 1988 Mélissa je me tourne vers vous qui c'est qui l'a créé quel était son rôle à l'époque elle était qu'elle était l'idée il y a maintenant presque 40 ans donc c'est une entité
qui a été créée par les Nations unies pour justement faire un état des connaissances sur le changement climatique donc tout ce qui se sait jusqu'à présent pour pouvoir informer les décideurs sur des politiques climatiques donc c'est vraiment amener la science au gouvernement pour qu'ils puissent être informé de ce qui se passe au niveau scientifique pour pouvoir prendre les décisions les plus adaptées donc voilà c'est on est au sixième cycle donc on parle de cycle en fait qui dure 5 à 7 ans et à l'issue de chaque cycle il y a une un nombre de rapports
qui est publié par trois groupes d'études donc le GIEC est divisé en trois groupes d'études le premier c'est sur la physique du climat donc c'est celui dans lequel on a travaillé avec Sophie le deuxième il se concentre sur l'impact du changement climatique sur les écosystèmes les êtres humains et sur nos capacités d'adaptation et le troisième il s'occupe de tout ce qui est atténuation du changement climatique il étudie les méthodes de captation du CO2 de réduction des émissions etc donc ces trois groupes travaillent séparément mais cycle apprécie il y a eu beaucoup plus de d'interactions en
fait voilà donc tous ces groupes produisent un rapport et à la fin du cycle on a un rapport de synthèse qui vient d'être publié pour le cycle numéro 6 voilà et en fait ces rapports ils ont été très importants dans le cadre coopération internationale et décision internationales pour les traiter par exemple le protocole de Kyoto pour la création de la Conférence des Parties donc la COP et donc ça a vraiment sous planté toutes ces décisions là et le premier rapport du GIEC a vraiment identifié le challenge que le changement climatique allait représenter pour pour les
êtres humains et qu'il fallait une coopération internationale et et c'est de là que tout a commencé voilà on parle de combien de personnes parce que là on voit on voit un petit peu le l'assemblée à quoi ça peut ressembler on parle de combien de personnes qui travaillent au groupe par groupe et comment est-ce que vous arrivez à échanger entre vous en étant aussi nombreux alors un point qui est pas toujours compris c'est le GIEC c'est vraiment les représentants des pays donc c'est 195 pays qui sont membres du GIEC c'est eux les membres nous scientifiques auteurs
ou comme Mélissa unité de support technique on est là pour un rapport donné parce qu'on a la bonne expertise au moment qui qui va bien on est environ 200 auteurs par rapport un petit peu plus entre 200 et 250 et on fait aussi appel à des scientifiques qui sont à l'extérieur qui vont pas être directement impliqués dans la production du rapport mais qui vont y contribuer par des Expertis scientifiques donc environ 200 par rapport et puis on interagit on travaille par chapitre donc par sujet d'expertise on travaille ensemble par équipe d'une de 12 à 15
personnes qui sont choisis pour représenter à la fois des expertises mais également représentés des connaissances du monde entier c'est extrêmement important pour ce qui va être adaptation ou solution de réduction mais aussi pour bien caractériser les changements on a besoin d'avoir des experts de différents pays et de pas imposer une vision qui serait uniquement celle des pays qui ont été peut-être plus en pointe à un moment donné sur la recherche sur ce sujet mais vraiment de mixer des façons de voir qui sont qui sont extrêmement variées donc on a par exemple pour le groupe 1
sur les 230 auteurs on avait je crois de l'ordre de 30-35% de femmes et qui représente en fait le pourcentage aussi de personnes qui ont qui ont postulé pour faire partie du rapport donc cette proportion il y a un effort pour garder cette proportion de femmes au moins égale au nombre de femmes qui postulent et puis on était je crois on couvrait 65 pays différents dans les dans les auteurs du rapport et cette diversité vraiment très importante pour la solidité des rapports après ça veut dire aussi que c'est des façons de travailler qui doivent être
inclusives donc dans le rapport du dans l'équipe du groupe 1 il y avait beaucoup d'efforts qui étaient faits pour qu'on ait conscience et qu'on prenne en compte cette diversité qu'on fasse attention dans les prises de parole de faire parler tout le monde même des gens qui ont une culture ou potentiellement ils vont être plus en retrait il y a beaucoup d'efforts qui sont faits pour favoriser une prise de parole égale des gens même quand ils viennent pas de pays anglophones même quand ils sont moins habitués à apprendre la parole et ça c'est quelque chose de
très important dans ces rapports et comment vous avez été recruté vous disiez postuler Sophie c'est-à-dire on postule pour pour en faire partie et j'imagine que la procédure est pas forcément derrière la même selon le pays d'où l'on vient en France c'est comme ça en tout cas c'est que alors effectivement toute la communauté internationale qui travaille sur le climat c'est où on en est à chaque fois des des rapports du GIEC là on sait tous que on va avoir la fin du sixième cycle bientôt le 7e et qu'on va pouvoir si on le souhaite postuler pour
des rapports en France l'information est assez transparente on a dans tous les laboratoires qui travaillent sur ces sujets on reçoit des emails qui nous invitent à postuler on envoie notre notre CV et une lettre de motivation à ce qu'on appelle le point focal GIEC qui vit au sein du ministère de la transition écologique qui va faire une sélection pour s'assurer qu'on en voit pas des CV de gens qui seraient complètement ce côté des sujets voilà qui seraient qui seraient à côté donc cette sélection armentée et après c'est le bureau du GIEC donc ce sont des
gens des scientifiques qui sont élus pour faire tourner la machine et vraiment produire les rapports donc en France on avait comme co-président du groupe Valérie Masson Delmotte qui est donc maintenant assez assez connu et ce bureau de scientifiques va sélectionner pour avoir bien toutes les expertises qui sont nécessaires pour la production du rapport mais aussi en veillant comme je le disais assez rapport à la proportion de femmes au fait d'avoir aussi un renouvellement des auteurs c'est important d'avoir des anciens qui ont bien compris ce que c'est qu'un rapport du GIEC c'est quelque chose de très
spécifique de très différent de du métier qu'on fait au quotidien en tant que chercheur et puis d'avoir aussi des nouveaux pour pour avoir un peu de 109 et faire que ce soit pas non plus le rapport des anciens qui étaient déjà là dans les années 90 donc il y a toutes ces toutes ces injonctions multiples qui doivent converger donc avoir de la diversité avoir différents pays avoir toutes les expertises avoir des anciens et et des nouveaux et donc quand on a la chance de de matcher tout ça et ben on est sélectionné pour devenir auteur
du rapport et on entre dans cette dans cette grosse machine alors comment vous avez travaillé parce que on n'a pas dit mais la temporalité ça a commencé quand même en 2018 pour se terminer en 2021 donc c'est un long processus on sait tous qu'au milieu il y a eu certaines certains mois certaines années covid vous vous étiez vu combien de fois vous pendant pendant toute cette période là est-ce que physiquement il y a eu des rencontres où est-ce que vous avez beaucoup travaillé à distance tous alors donc nous dans le groupe on a été sélectionné
on l'a su en février 2018 et on s'est rencontré les auteurs pour la première fois en juin 2018 en Chine donc là c'est une réunion qui est vraiment importante encore une fois pourquoi pour comprendre ce que c'est que cette cette machine donc tous en tant que scientifique du climat on a vu ces gros rapports et en général on est on est assez impressionné quand on est sélectionné de faire partie de cette machine riz officielle mais après il y a besoin de comprendre donc quand on est scientifique on mène des expériences on accumule des données on
les interprète on écrit des publications là pour ce pour rédiger des rapports du GIEC c'est vraiment sortir de cette de ce métier là pour lire toutes les publications et regarder ce qui est solide ou pas et surtout l'information qui va être pertinente pour les décideurs donc c'est c'est des fois difficile parce que certains d'entre nous ont comme on n'est pas habitué à ça on va écrire des gros résumés de tout ce qu'on a lu mais après il faut vraiment en extraire la substantifique moelle donc ce qu'on écrit la première fois en général ça part à
la poubelle il faut le réécrire complètement entre chaque chaque version provisoire du rapport et donc cette toute première réunion elle est importante pour comprendre notre rôle et puis pour faire connaissance comme je le disais on vient de payer divers et variés donc moi dans mon chapitre on était on était 13 il me semble il y avait des gens que je connaissais d'autres que je connaissais pas donc il y a une part aussi un peu de posture des gens au début qui promettent d'écrire tout un tas de choses et puis trois ans après on se revoit
pas forcément écrire grand chose donc voilà il y a ce besoin quand même en tant qu'être humain de cette vue une première fois et d'avoir compris ce qu'on va faire ensemble et puis de souder l'équipe mais finalement après on se voit assez peu sur quatre ans quand il y a pas de covid on se voit quatre fois mais quatre fois en vrai mais en fait on interagit toutes les semaines par des ou toutes les deux semaines mais en tout cas très très régulièrement par les outils qui nous permettent de faire aujourd'hui des visioconférences donc il
y a beaucoup d'animations mais il y a besoin de se voir tous quand même pour ressouder parce qu'on n'a pas de lien hiérarchique entre les coordinateurs et les auteurs donc ce qui fait que les gens travaillent c'est qu'ils ont l'envie d'avancer sur cette vision commune de produire des rapports pour les décideurs et puis c'est aussi le lien humain d'avoir une dynamique d'équipe de s'apprécier et ça ça passe aussi par se voir une fois de temps en temps en vrai et avoir un peu de d'énergie qu'on échange donc c'est quatre fois quatre réunions en 4 ans
et nous comme on a eu le covid aux deux tiers donc en 2020 il a fallu repenser la manière de travailler toute la fin s'est fait en virtuel donc on s'était vu trois fois et toute la fin était en virtuel je voudrais parler un peu de votre rôle Mélissa on parle beaucoup de figure de graphique là on voit le un peu le nombre de personnes ça c'est que le groupe 1 ça c'est que le groupe 1 c'est une des c'est la troisième réunion à Toulouse donc on savait pas encore que c'était la dernière fois qu'on
se voyait tous 2019 il était encore beau et on avait pas de covidence cette rencontre et donc le GIEC c'est trois fois ça plus encore les représentants 195 pays donc c'est des milliers de personnes en fait plus encore dans les relectures des des [Musique] brouillons bah toute la communauté scientifique du monde en fait qui s'inscrit on va regarder peut-être c'est la slide juste après je voulais qu'on monte les figures je sais pas si on peut les montrer pour voir un petit peu votre travail et le nombre de va-et-vient qu'il faut pour arriver à ça et
pour comprendre aussi les plus compréhensibles possibles par le grand public c'était aussi un des défis notamment cette fois-ci de se dire ben on produit aussi un matériel qui soit accessible qu'on comprenne presque d'une d'une vue mais pour arriver à ça qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il faut faire alors pour arriver à ça donc ça c'est un travail d'une année c'est un processus qu'on appelle c'est un codesign en fait ou on travaille avec toute les parties prenantes c'est-à-dire le les lecteurs principaux donc le public principal qui est qui sont les gouvernements en fait donc on doit comprendre comment
ils vont comprendre l'information pour qu'ils puissent utiliser sinon ça sert à rien donc on a on a fait beaucoup d'interactions avec eux on a beaucoup discuté de comment est-ce qu'elle est l'information qu'ils auraient besoin pour pour leur pour leur travail et et comment ils comprennent finalement l'information visuelle parce que tout le monde la comprend de manière différente et après on a donc ça c'est ça c'est une des parties après on a les scientifiques donc Sophie et compagnie et après on a des designers de l'information qui sont les experts de comment comment transformer les messages clés
qui sortent de l'évaluation des auteurs en format visuel et que ce soit compréhensible en fait donc voilà ça c'est une année de travail c'est plusieurs milliers d'e-mails c'est des 50 entre 50 et 100 heures de de Visio c'est beaucoup de discussions de des accords de consensus et en fait par exemple bah là c'est ce qu'on a transformé le graphique initial en ça ça c'est ce que vous voyez dans le résumé pour décideurs et donc derrière ça il y a une quantité énorme de discussion et et de travail et en fait ce qui est nouveau c'est
qu'on a ce titre en haut de chaque graphique qui est en fait le message que le graphique doit communiquer donc cette phrase elle paraît très anodine très courte très peut-être facile à comprendre mais elle nous a fallu des mois et des mois et des mois de discussion avant même qu'on construise la le graphique en fait donc on a vraiment eu les les graphistes les experts de en design de l'information nous ont vraiment facilité à discussion pour arriver pour condenser toute cette science en une phrase et cette phrase elle a un elle a eu un pouvoir
énorme parce que tous ces tous ces rapports doivent être approuvés à la fin par les décideurs et donc c'est une semaine intense de discussion les décideurs ne négocient pas la science mais négocie les mots et du coup quand il voit cette figure ce graphique pardon ils vont commencer à vouloir inclure d'autres informations parce que c'est plus important pour leur pays etc et nous on revient toujours à cette phrase en disant bah écoutez votre commentaire n'est pas applicable parce que ça n'entre pas dans le cadre de cette phrase donc ça a été un outil fondamental pour
pouvoir approuver ces figures et pour les pouvoirs les publier tels qu'elles sont en fait ou proches de ce que les centaines des centaines d'heures d'échanges juste pour l'approbation pour la alors pour la oui juste pour l'approbation après pourra en arriver à là entre les parties prenantes c'était encore plus mais pour l'approbation effectivement c'est des alors on a eu expérience d'une approbation d'approbation en personne c'est comme ça que normalement les approbations se passent et après il y a une covid donc on a eu on a dû transformer tout ça en virtuel donc rameuter le monde entier
sur une heure alors que tout le monde était chez eux quoi donc il y a le problème de des créneaux horaire donc voilà c'est 400 400 personnes qui se retrouvent et qui mais ça Sophie a expérimenté aussi en tant qu'autrice voilà donc on a d'autres d'autres exemples c'est si pour moi est la plupart lente voilà donc on a on a ça on comprend pas forcément très bien ce que sont les plus les moins les couleurs il y a tellement d'informations le cerveau humain ne n'arrive pas forcément à comprendre d'une traite ce qui se passe donc
on doit le guider dans cette information là et c'est ce qu'on a essayé de faire donc on a transformer ce qui est d'ici en quelque chose d'un peu plus peut-être intuitif et en fait ce qui est très fort dans ces dans ces graphiques c'est qu'ils ont été très peu modifiés par les médias alors que normalement les médias il veut la voir les données pour pouvoir faire leurs propres informations leurs propres graphique et là ils ont été pris plus ou moins tel quel et c'est vrai qu'on a on a quand même des critiques comme quoi ça
reste quand même des visuels qui sont un peu complexe mais c'est aussi que la le sujet devient plus complexe il y a beaucoup plus d'interactions beaucoup plus d'interférences beaucoup plus de de croisement en fait entre les disciplines sur le sujet climatique et donc forcément on doit intégrer tout ça dans un visuel ou dans un texte en fait et donc on arrive à une certaine complexité qu'on n'avait pas forcément dans les cycles précédents voilà et tout à l'heure on parlait justement des trois groupes et de la façon de travailler ensemble et que justement il y avait
un petit peu plus d'interactions comment est-ce que vous gérez ce que le groupe 1 qui va alimenter un peu le groupe 2 qui va alimenter le groupe 3 mais elle a des temporalités différentes donc souvent il y a le gros pain qui va sortir c'est ces informations on va dire bah c'est vous êtes bien gentil je vais caricaturer bon on est foutu c'est super le constat mais qu'est-ce qu'on fait et en fait faut gérer ce temps de bah attendez parce que on a quand même ce qui est bien aussi et rassurant on va pas tous
s'affoler aujourd'hui c'est que il y a des solutions il y a des choses qui vont arriver comment est-ce qu'on gère ce temps Mélissa parlé de médiatisation je suis bien placé pour le savoir nos journalistes on aime que ce soit simple concret qu'on y a qu'on aille droit au but tout de suite c'est un peu l'inverse de tout ce travail de fourmis et de plusieurs années comment est-ce qu'on gère ça c'est temporalités différentes et en plus et parallèlement ce besoin de de concision et parfois peut-être de vulgarisation mais peut-être trop enfin en tout cas pas caricature
elle parfois alors il y a effectivement une demande que tous les rapports sortent en même temps ou en tout cas c'est pas forcément compris et en particulier Paris journalistes pourquoi les rapports sortent les uns après les autres mais effectivement il y a il y a un besoin de connexion c'est à dire que comme le groupe 2 caractérise les risques ils ont besoin avant qu'on est bien caractérisé qu'elle va être le changement climatique futur pour eux pour pour que derrière il y ait de la littérature suffisante sur les risques donc il y a un petit décalage
entre le moment où nous scientifiques du groupe 1 on utilise des modèles climatiques pour regarder comment le changement climatique va se rester dans le futur ça ça demande du temps du temps d'analyse de publication et après du temps de digestion par le les scientifiques du groupe 1 le groupe 2 lui va avoir besoin de cette matière pour derrière qui est des publications sur vraiment la caractérisation des risques donc qu'est-ce que ça veut dire en terme d'impact sur la santé sur les écosystèmes sur les infrastructures sur l'agriculture d'avoir ces changements climatiques et le groupe 3 et
le groupe 1 eux sont connectés au travers de ce qu'on appelle les scénarios c'est à dire qu'est-ce pour limiter par exemple les émissions de gaz à effet de serre qu'est-ce qu'il faut comme changement technologique comme déploiement de ces changements du point de vue politique dans la société pour que ce soit pour que ce soit effectif donc là aussi il y a besoin d'interaction entre le groupe 1 et le et le groupe 3 et le groupe 1 fournit aussi des outils qui permettent très rapidement de calculer pour des changements des missions de gaz à effet de
serre qu'est-ce que ça veut dire en termes de température donc ces interactions font que on peut pas publier les trois rapports en même temps mais forcément en termes de communication c'est compliqué puisque le groupe 1 arrive avec systématiquement un état des lieux qui est purement physique c'est-à-dire qu'est-ce qui se passe physiquement quand on a quand on le climat change donc aujourd'hui qu'est-ce qui se passe du point de vue de l'augmentation des extrêmes des canicules des sécheresses qu'est-ce qui va se passer dans dans le futur effectivement maintenant que la société est très en attente de ces
résultats les gens disent d'accord mais du coup on fait quoi alors c'est pas parce qu'on n'a pas tout de suite les rapports du groupe 2 et du groupe 3 qu'on sait pas ce qu'il y a à faire parce qu'en pratique on en est déjà aussi sixième rapport d'évaluation donc on a quand même de la connaissance même si elle s'affine et puis dans ce sixième siècle on a eu des rapports spéciaux donc des rapports qui sont plus courts mais qui mêlent les connaissances des physiciens de l'atmosphère des économistes des gens qui sont spécialistes des écosystèmes et
des impacts en particulier on a eu un rapport spécial qui était le rapport spécial un point 5 donc un point 5 1,5 degrés c'est l'objectif de l'accord de Paris donc qui dit qu'on doit tout faire pour rester en dessous de 2 degrés de réchauffement et si possible au plus près de 1,5 degrés de réchauffement je rembobine un petit peu on est aujourd'hui à 1,1 degré de réchauffement mondial et le donc cet objectif de l'accord de Paris c'est tout faire pour rester à proximité de 1,5 degrés de réchauffement et donc suite à l'accord de Paris les
gouvernements ont souhaité au travers du du GIEC avoir un rapport spécifique qui expliquait comment on pouvait rester dans le cadre de l'accord de Paris donc comment vous pouvez rester proche de 1,5 degrés qu'est-ce qu'il fallait mettre en place en termes de d'atténuation et qu'est-ce que ça signifie en termes d'impact d'être soit 1,5 degrés soit de degrés quelle était la différence en terme d'impact donc ce rapport spécial qui est sorti en 2018 il montrait déjà qu'il faut des changements massifs dans tous les systèmes de production d'énergie d'alimentation et de production de bien et services donc même
quand le rapport du Groupe 1 est sorti on avait quand même déjà ces éléments c'était pas ah bah le on a un constat qui est extrêmement sombre mais on ne sait pas ce qu'on doit faire en pratique on sait ce qu'on doit faire et ces rapports des groupes 2 et des groupes 3 permettent d'aller juste beaucoup plus loin dans l'adaptation et dans l'atténuation mais pour la communication au grand public on a quand même déjà des éléments qui sont sur la table et qui permettent de de communiquer mais c'est vrai que là le le fait d'avoir
ces rapports permet d'aller plus loin et d'avoir des choses plus chiffrées et puis ce qui est sorti au mois de mars c'est le rapport de synthèse donc qui vraiment regarde ce qui est pertinent dans les trois groupes pour informer l'action publique donc le rapport de synthèse il est là c'est ce tout petit rapport par rapport au rapport des trois groupes donc je crois qu'on a la Mélissa la photo qu'est-ce que ça veut dire à quel point ça diminue au fur et à mesure et le travail de fourmis qu'il a fallu fournir voilà donc ça ça
c'est l'ensemble des rapports qui donc la photo juste avant l'ensemble des rapports qui sont fournis par les trois groupes donc là c'était dans dans le cinquième cycle donc vous voyez que chaque rapport en fait c'est gros comme comme un annuaire téléphonique pour ceux qui ont connu les annuaires téléphoniques très longtemps donc ça c'est la condensation de la connaissance par grande thématique donc derrière il y a un nombre pharaonique de publications si on les imprimait ce serait vraiment des cartons entiers de publication scientifique donc déjà ça c'est de la synthèse des connaissances ça c'est le rapport
de synthèse si jamais il est comme ça c'est le rapport de de synthèse dans le 5e rapport et peut-être Mélissa tu peux montrer pour un rapport voilà donc et ça c'est donc le gros rapport que vous voyez c'est la synthèse des connaissances pour la physique climatique et après vous voyez le rapport technique le résumé technique donc qu'il a est la version c'est un résumé non non filtré par les gouvernements si on peut dire et le résumer pour des Siders c'est le tout petit fascicule que vous voyez en haut donc là c'est vraiment la substantifique moelle
qui fait consensus pour les scientifiques et pour les gouvernements donc tout ce qui est dans un résumé pour décideurs à passer aussi le filtre des gouvernements donc même des pays qui sont entièrement aujourd'hui dépendants des combustibles fossiles sont d'accord avec ce qui est dans un résumé pour décideurs c'est un point extrêmement important après pour aller dans des négociations des négociations du coup de comme l'Accord de Paris enfin vraiment les accords internationaux peuvent s'appuyer sur ces résumés pour décideurs parce que ça a passé le filtre aussi des gouvernements et qui n'ont pas pu contester la science
qui était derrière chacune des phrases du résumé pour des Siders donc c'est parfois moins satisfaisant il y a moins d'éléments que dans le résumé technique qui est vraiment la science mais par contre ça a une force supplémentaire qui on peut dire que tous les pays sont d'accord pour dire ce qui est dit dans dans ces résumés pour pour des Siders est-ce qu'il y a eu des aspects plus difficiles à résumer justement est-ce qu'il y a des points sur lesquels ça a beaucoup plus accroché sur ce sur ce rapport-là ce que vous avez souvenir de ça
de savoir si par exemple donc le rapport scientifique vraiment du groupe 1 donc on faisait partie avec Mélissa vous trouverez pas dans le résumé pour des Siders l'expression fossil fuel donc combustible fossiles donc ils sont pétrole gaz et charbon c'est quelque chose qui était dans le commentaire d'une figure qui disait là ce sont les émissions de CO2 et notamment faut-il et qui n'a pas passé l'approbation parce que certains pays ont dit c'est pas indispensable pour expliquer la science du groupe 1 qui est vraiment sur la physique donc c'est pas indispensable n'empêche que c'est la principale
source de gaz à effet de serre donc c'est pas il y a pas non plus de raison que ce soit prohibé mais ils ont réussi à m'a expliqué que dans la mesure où c'était pas indispensable parce que c'est plus le groupe 3 qui s'intéresse aux sources il y avait pas de raison de le mettre et ça ça ce simple terme à sauter au moment de l'approbation après pour un rapport par exemple comme le résumé pour décider le pardon le résumé pour décideurs du rapport de synthèse il peut y avoir des choses qui sont qui sont
rendus difficile à lire par exemple vous allez vous allez trouver qu'il faut avoir une alimentation on appelle ça ce sténable ici d'ailleurs donc des régimes alimentaires qui soient