5 septembre 1905. États-Unis. Les délégués russes et japonais signent le traité de Portsmouth, qui met fin à la guerre russo-japonaise, débuté un an et demi plus tôt.
Au cœur du conflit, les visées stratégiques de ces deux nations impérialistes sur la Mandchourie et la Corée. La Russie souhaitait annexer ces territoires pour obtenir un accès à l’océan Pacifique, le Japon, repousser les ambitions occidentales et s’imposer comme l’acteur majeur de la région. C’est une grande victoire pour l’Empire du soleil levant, qui entre dans le cercle très fermé des grandes puissances mondiales.
Cette victoire ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’une politique de modernisation du pays dont l’objectif est d’atteindre le niveau des puissances occidentales. Cette modernisation s’est accomplie dans la 2ème partie du XIXème siècle, après une crise majeure qui a abouti à la fin du shogunat Tokugawa.
Ce basculement d’une société féodale à un Empire industrialisé est nommé Restauration de Meiji. Revenons donc sur cette phrase de transition qui a changé l’Histoire du Japon, et demandons-nous pourquoi elle fût aussi radicale. Nous sommes au début du XVIIe siècle.
La période d’unification du Japon est terminée. Togukawa Ieyasu en sort grand vainqueur après l’élimination ou la soumission des clans rivaux. Il instaure le shogunat Tokugawa qui va diriger le Japon plus de deux siècle.
La capitale est déplacée à Edo, l’actuelle Tokyo, ce qui donne son nom à cette période de l’Histoire japonaise, l’époque Edo. L’Empereur, le Tennô, reste le dirigeant légitime, mais son rôle est symbolique : il est le gardien des traditions, et réside à Kyoto. La société japonaise est divisée en 4 classes fonctionnelles : en bas de la hiérarchie, ceux qui vivent sans créer : les marchands.
Ensuite viennent ceux qui transforment : les artisans. Au-dessus, ceux qui créent – sous-entendu de quoi vivre et se nourrir : les paysans. Au sommet de la pyramide se trouvent la classe des guerriers – et qui ont droit de vie et de mort sur les autres classes.
Le Bakufu – le gouvernement du shogunat – impose à cette société de type féodale de grandes réformes afin d’instaurer une paix durable. Tout d’abord au niveau des guerriers – nommés bushi – dont les grands seigneurs sont appelés Daimyos. L’objectif est de maitriser l’agressivité inhérente à cette classe militaire afin d’éviter de nouveaux déchirements.
Tokugawa Ieyasu redistribue une partie des territoires conquis à des fidèles, procède à une série de confiscation et de redistribution, et impose la présence des Daimyos à Edo, en général une année sur deux. Leurs familles doivent y résider en permanence. C’est le principe de la résidence alternée.
Cette concentration de population, plutôt aisée, attire les marchands et artisans. Edo devient la ville la plus peuplée au monde au XVIIIe siècle, avec plus d’un million d’habitants. Les grands Daimyos disposent encore d’un pouvoir politique dans leur fief, mais ce déracinement imposé les éloigne de son exercice.
Ils sont tout de même associés au Bakufu, parfois à des poste de commandements, parfois dans un rôle purement cérémoniel. Le pouvoir se centralise donc, et de nombreux agents sont nécessaires à l’administration du Japon. Ils sont recrutés dans les rangs inférieurs des Daimyos, deviennent titulaires à titre héréditaire d’un fief-rente, et touchent un salaire.
A la fin du XVIIe siècle, ils sont 17. 000 recrutés parmi les 22. 000 vassaux des Tokugawa.
Les guerriers se transforment peu à peu en gestionnaires, ce qui reconfigure les liens vassaliques dans un appareil plus bureaucratique. Ce système favorise la paix, objectif principal du shogunat et de tous les Daimyos. Les samouraïs, au service des Daimyos, et les Hatamotos, au service du Shogun, se transforment en fonctionnaires ou en lettrés.
On parle d’ailleurs pour définir cette période, d’une société de guerriers sans guerre. C’est dans ce contexte que nait le bushido, le code moral des guerriers japonais. La paix d’Edo est marquée par une grande effervescence intellectuelle – soutenue par la création de nombreuses écoles dans tout le pays, et donc de l‘augmentation du taux d’alphabétisation et la naissance d’une culture populaire.
Le théâtre connaît un formidable essor. En peinture, le mouvement Ukiyo-e, signifiant « images du monde flottant », met en scène le quotidien et les centres d’intérêts d’un pays en paix. Certaines œuvres sont aujourd’hui mondialement connues et ont eu une grande influence sur les peintres occidentaux.
La littérature se recentre sur les études des textes japonais anciens, et encense un esprit de la nation pur, qui doit se débarrasser de l’influence étrangère. Mais paradoxalement, des centres d’études hollandaises se développent à la fin du XVIIe siècle qui permettent aux intellectuels japonais d’étudier les évolutions techniques et scientifiques occidentales. Pourquoi juste les hollandais ?
Car ce sont les seuls occidentaux à pouvoir commercer avec le Japon, la période étant caractérisée par un isolationnisme presque total. Cette présence hollandaise est liée à un double facteur, dans l’objectif d’assurer la stabilité du pays par peur du d’un désordre venant de l’extérieur : la lutte contre le christianisme et la fermeture aux étrangers. L’arrivée de missionnaires occidentaux est combattue.
La vague chrétienne qui se répand oblige des mesures fortes : expulsion des missionnaires et abjuration ou exécution des convertis. Les navires portugais et hollandais sont cantonnés dans le port de Nagasaki. Il est interdit aux japonais de se rendre à l’étranger, sous peine de mort en 1635.
Surtout, En 1637, une révolte de convertis au christianisme fait craindre une subversion générale. Les hollandais viennent en aide au shogunat pour mater la révolte. Un partenariat commercial se forme alors : un ilot artificiel, Dejima, est construit dans le port de Nagasaki pour assurer les échanges.
La diplomatie Tokugawa évolue : le port de Nagasaki n’est ouvert qu’aux hollandais -par l’intermédiaire de la Compagnie des Indes Orientales- et aux chinois. Portugais et espagnols sont expulsés. La fermeture des frontières n’empêche pas quelques échanges avec les voisins asiatiques, mais ils sont très contrôlés et le monopole en revient au shogunat, par le biais des domaines périphériques.
Satsuma importe de la soie et du sucre du royaume de Ryukyu, tributaire de la Chine. L’île de Tsushima entretient des relations avec la Corée. Au nord, le clan des Matsumae s’installent sur l’ile d’Ezo, connue aujourd’hui sous le nom d’Hokkaido, et comment à explorer les îles Kouriles.
Concrètement, le shogunat préfère le repli à la guerre. Cette fermeture, et donc le quasi-arrêt des importations, oblige à une transformation de la production agricole : défrichements, asséchements, endiguements ou construction de canalisations augmentent les surfaces cultivables de 50%. La culture du coton et de vers à soie se combinent à l’essor d’ateliers et de métiers à tisser.
Les échanges sont favorisé par une croissance urbaine inédite – à Edo évidemment, mais aussi Osaka et Kyoto. Ce marché national dynamique modifie le rôle des marchands, qui commencent à jouer le rôle de banques. Au niveau monétaire, le système est complexe : à l’ouest on utilise l’argent, à l’est l’or.
Des marchés de changes facilitent les transactions. Le shogunat détient le monopole sur les mines de métaux, et donc sur la monnaie en circulation. A la fin du XVIIIe siècle, les ressources minières s’épuisent.
La monnaie manque comparativement aux biens en circulation. La production agricole devient insuffisante suite à l’explosion démographique de l’époque. La population a triplé en 2 siècles, passant de 12 millions à plus de 30 millions d’habitants.
Les famines deviennent récurrentes. La fiscalité, très lourde pour les paysans, provoque un exode vers les grandes villes, et certaines terres sont abandonnées. Des révoltes sont réprimées.
L’économie stagne au début du XIXe siècle. Une crise latente s’installe. Le Bakufu lance alors des réformes.
Chaque shogun s’oriente dans une voix qui peut être en contradiction avec celle de son prédécesseur. Les politiques de laisser-faire alternent avec celles d’austérité. On tente d’élargir le Bakufu, de frapper une nouvelle monnaie, de réajuster le prix des produits de première nécessité.
Rien ne fonctionne : le régime s’essouffle. Les domaines périphériques en profitent : Satsuma, Chôshu, Tosa et Saga usent de leurs liens avec les hollandais pour pratiquer une politique mercantile : ils revendent à prix élevés sur le marché national des produits achetés à bas prix. Ils détiennent des monopoles de fait sur certains produits : Satsuma sur la canne à sucre, Chôshû sur le papier d’écorces d’arbres.
Ils en profitent pour moderniser leurs équipements. Un clivage se creuse entre ces provinces enrichies et un shogunat affaibli. L’arrivée des occidentaux, en pleine expansion coloniale, va ébranler ce système fragilisé.
Le Japon s’inquiète de la présence récurrente de navires étrangers autour de ses côtes. Jusque-là laissé à l’écart par les grandes puissances au détriment de la Chine, le Japon voit la menace se préciser après la 1ère guerre de l’opium, où le Royaume-Uni a imposé par la force un traité d’ouverture au commerce aux chinois. En 1853, une escadre américaine approche d’Uraga.
A son bord, le commodore Matthew Perry, qui a pour mission de forcer les japonais à ouvrir leurs ports aux américains. Les navires noirs, comme les surnomment les habitants, menacent de revenir et de bombarder Edo en cas de refus. Le shogunat lance une réforme de l’armée et l’installation de hauts-fourneaux pour se moderniser.
En 1854, Perry revient avec une flotte plus puissante. Par crainte, le Japon signe la convention de Kanagawa, et accepte d’ouvrir 3 ports aux navires américains. Un émissaire est envoyé au Japon, et continue à négocier avec le shogunat, ce qui aboutit en 1858 au traité Harris.
4 nouveaux ports sont ouverts, un échange de diplomates est convenu, les citoyens américains sont jugés selon les lois des États-Unis, et surtout les droits de douanes sont faibles, aussi bien à l’exportation qu’à l’importation, sont fixés unilatéralement. Les autres puissances en profitent : la Russie, le Royaume-Uni, les Pays-bas et la France, obtiennent des droits similaires (Traités Ansei). Le shogunat Tokugawa est vivement critiqué car il ne peut assurer ses missions principales : paix et équilibre des forces.
Cette période, qui s’étend de l’ouverture aux étrangers à la restauration de Meiji porte même un nom : le Bakumatsu – la fin du shogunat Togukawa. Les bouleversements économiques et sociaux de cette ouverture au commerce cristallisent les tensions. Le chômage explose, le prix des denrées augmente, la monnaire s’effondre, et pour couronner le tout, les étrangers apportent le choléra.
Un courant se forme autour de l’Empereur, hostile au étrangers, qui se réunit sous le slogan « Révérer l’Empereur, expulser les barbares ». Ensemble disparate d’activistes, ils sont hostiles au bakufu, et sont appelés les ishin shishi. Alors que le Shogun Tokugawa Iesada est jugé trop faible pour régner, la question de sa succession se pose.
Le régent du shogunat, le grand ancien Ii Naosuke, s’oppose aux Ishin shishi qui souhaitent élargir le pouvoir central du shogunat et l’associer plus fortement à la Cour impériale. Beaucoup de daimyos hostiles soutiennent la nomination de Tokugawa Yoshinobu à la tête du shogunat. Ii Naosuke refuse et installe un autre shogun : Iemochi.
Naosuke révoque de nombreux Daimyos, écarte Yoshinobu et lance une grande vague de répression sur ces seigneurs réformateurs. Une centaine sont exécutés. Cette répression – dite purge d’Ansei- radicalise de nombreux guerriers.
En représailles, Ii Naosuke est assassiné devant le château d’Edo en 1860 par des samouraïs du domaine Mito. Une atmosphère de guerre civile flotte sur le pays. Après cet assassinat, Iemochi se montre conciliant et plus ouvert aux réformes du shogunat.
Il intègre Yoshinobu au bakufu en tant que gardien du shogun. Mais les domaines de Mito et ceux du sud-ouest lui restent hostiles, et ne pardonnent pas l’ouverture des frontières. Le 5 juin 1863, l’Empereur rompt avec la tradition, et s’immisce dans les décisions politiques : il ordonne l’expulsion des étrangers par un édit impérial.
Plusieurs assassinats sont perpétrés, contre des britanniques ou contre l’ambassade américaine à Edo, qui est incendiée. A Choshu, le Daimyo fait tirer sur tous les navires étrangers. Les américains réagissent puis les français.
Les britanniques bombardent Kagoshima en aout en réponse aux assassinats de l’année précédente. Enfin, une coalition bombarde Shimonoseki un an plus tard, et demande une indemnisation au Japon, qui n’a d’autre choix que d’accepter. En aout 1864, les guerriers de Choshu tentent un coup d’état pour restaurer l’empereur et en finir avec le bakufu.
Mais ils échouent. Le shogunat mène des campagnes victorieuses contre les provinces de Choshu et Mito pour les ramener à l’obéissance. Comprenant qu’il est impossible de vaincre militairement les occidentaux, les provinces rebelles changent de stratégie, et décident d’abattre le shogunat en employant une nouvelle méthode.
Étrangement, les conflits entre les occidentaux et les fiefs de l’ouest vont les rapprocher. Satsuma, Choshu et Tosa passent un accord secret et forment l’alliance Satcho. Ils sont entrainés et armés par les britanniques.
Leur pensée est définie par un slogan : « esprit japonais, techniques occidentale ». Le shogunat envoi une nouvelle expédition contre Choshu, mais qui cette fois-ci échoue. Le mouvement d’opposition en sort grandi.
En 1866, le shogun Iemochi meurt. Togukawa Yoshinobu lui succède. Il entreprend une grande modernisation de l’armée shogunale avec l’aide des français.
Mais il perd la confiance des grands daimyos qui y voit plutôt la volonté d’une reconquête intérieure plutôt que d’une lutte contre les étrangers. En 1867, l’Empereur Kômei disparaît, sans doute empoisonné. Son fils de 16 ans lui succède : Mutsuhito.
En novembre, les provinces rebelles demandent à Yoshinobu d’abdiquer. Sa position est délicate. Il abdique de sa fonction de shogun en novembre, mais conserve dans les faits un grand pouvoir.
Les Daimyos y voient un subterfuge, d’autant que Yoshinobu fait garder le palais impérial par les troupes shogunales, et souhaite devenir premier ministre du nouveau gouvernement qui siègerait à la cour impériale. L’idée d’un nouveau gouvernement de daimyos ne deplait pas à Satsuma et Choshu, mais il est pour eux impossible qu’il soit dirigé par Yoshinobu. Les provinces rebelles décident d’intervenir militairement.
Tandis que Yoshinobu est à Osaka, les troupes de l’alliance Satcho pénètrent dans Kyoto et prennent le contrôle du palais impérial. Le 3 janvier 1868, l’Empereur est officiellement restauré. Selon la tradition, il doit choisir un nom posthume lors de son accession au trône.
Il choisit Meiji, signifiant « gouvernement éclairé ». Saigo Takamori, du domaine de Satsuma, partisan d’une ligne dure, obtient la confiscation des terres de Tokugawa Yoshinobu. L’ancien shogun proteste auprès de l’Empereur.
Ses partisans, avec à leur tête le clan Aizu, marchent sur Kyoto. La confrontation est inévitable entre les forces pro-impériales et pro-shogunales. La guerre civile, dite guerre de Boshin, éclate.
Une bataille de 4 jours s’engage à Toba-Fushimi. Malgré sa supériorité numérique, le shogun est vaincu par cette coalition mieux entrainée et modernisée. A la vue de la bannière impériale, Yoshinobu abandonne son armée et fuit à Edo.
Il rappelle son abdication à l’Empereur. Fort de ce succès, les troupes impériales soumettent les poches de résistances, tandis que les daimyos qui étaient neutres se rallient à l’Empereur. En mai, elles encerclent Edo.
Des négociations s’engagent pour éviter une sanglante bataille. Elles aboutissent à la reddition inconditionnelle et pacifique des forces shogunales. Les derniers partisans du shogunat résistent encore un an sur l’île d’Hokkaido.
Ils fondent l’éphémère République d’Ezo, qui est vaincue en mai 1869 lors de la bataille de la baie d’Hakodate. La guerre civile est close et le gouvernement de Meiji contrôle désormais tous le territoire japonais. Le nouveau gouvernement impérial est transféré à Edo en 1869, qui change de nom pour devenir Tokyo, signifiant capitale de l’est.
Le drapeau du Japon, représentant la déesse du soleil, commence à être utilisé. L’ère Meiji débute officiellement en octobre 1868. Des réformes radicales sont menées tambour battant, sous un slogan qui résume parfaitement les ambitions : « enrichir le pays, renforcer l’armée ».
Administrativement, c’est une politique centralisatrice qui est de mise. Les clans révolutionnaires remettent leurs fiefs à l’état, puis c’est au tour des grands daimyos. Les domaines sont transformés en départements.
Les daimyos sont désormais des gouverneurs impériaux, et une large indemnisation est prévue pour contrebalancer les possibles pertes. On éponge leurs dettes, paye la solde de leurs samouraïs et leur assure une rente annuelle. Le système de classes est aboli.
Les transformations sont rapides : le shintoïsme devient religion d’état et la tolérance de mise pour les autres religions ; le Yen devient la nouvelle monnaie, le calendrier grégorien est adopté, une armée nationale est créée, l’enseignement devient obligatoire, le système judiciaire est reformé. C’est surtout l’industrialisation qui se fait à marche forcée : les premières lignes télégraphiques et de chemins de fer sont construites dans les années 1870 ; la production d’acier dépasse celle de l’Allemagne en moins de 30 ans. Le commerce est florissant.
C’est un mode de vie occidental qui devient la norme, et dont l’aspect le plus visible concerne les tenues vestimentaires. Mais tous ces changements sont brutaux pour certains, même chez ceux qui ont combattus pour la restauration de l’Empereur. La classe des guerriers se trouve lésée par toutes ces réformes.
Le port d’armes des samouraïs est interdit. Les allocations contre l’échange des fiefs deviennent imposables, puis échangée contre des obligations d’états. C’est tout une culture qui est ébranlée, remplacée par la petite bourgeoisie.
La volonté de mener une guerre en Corée, dans une optique impérialiste et dans le but de trouver un sens à leur vie de guerriers est portée par les anciens fiefs rebelles. Le gouvernement refuse. Des révoltes éclatent, dont la plus violente à Satsuma en 1877, menée par Saigo Takamori, grand artisan de la restauration de Meiji.
Elle est écrasée par une armée moderne, bien entrainée, bien équipée et forte de 300. 000 hommes. Cette défaite sonne le glas de l’ère des samouraïs.
La dernière étape de la restauration de Meiji consiste à se doter d’une Constitution. D’autant qu’un parti parlementariste commence à émerger rapidement. Une mission est envoyée chez les grandes puissances occidentales afin d’observer les différentes constitutions.
Finalement, en 1889, la Constitution de l’Empire du Japon est adoptée, s’inspirant principalement du modèle prussien. Le pouvoir de l’Empereur est très important, mais surtout axé sur l’aspect militaire. Il est le chef des armées et de la marine.
Le pouvoir est partagé avec un parlement composé de deux chambres, élues démocratiquement. Des droits et libertés sont accordés aux sujets de l’Empire. Par cet acte, la restauration de Meiji s’accomplit définitivement dans cette volonté de rattraper les puissances occidentales.
Après sa victoire contre la Russie en 1905, le Japon renégociera les traités inégaux qui lui furent imposés au milieu du XIXe siècle. Le Japon entrera alors dans une démarche colonialiste, menant à une nouvelle phase de son histoire. Voilà j’espère que cette vidéo vous a plu !
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