l'objectif de cette vidéo est le suivant connaître les principales politiques mises en oeuvre pour lutter contre le chômage politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale politique d'allègement du coût du travail politique de formation et politiques de flexibilisation pour lutter contre les rigidités du marché du travail commençons par les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale pour lutter contre le chômage conjoncturel dans une perspective keynésienne le chômage peut être dû à une insuffisance de la demande globale dans ce cas il convient de la soutenir ou de la relance et les pouvoirs publics peuvent alors
recourir aux politiques conjoncturelles qui peuvent être budgétaire ou monétaire la politique budgétaire consiste à agir sur l'activité économique via le budget de l'état lorsqu'il met en place une politique budgétaire expansionniste l'état peut par exemple augmenter ses dépenses comme la production non marchande où les prestations sociales il peut également baisser ses recettes c'est à dire baisser ces prélèvements obligatoires cela aura pour effet d'augmenter les dépenses des agents économiques c'est à dire la consommation des ménages et l'investissement des entreprises par exemple si l'état augmente les allocations familiales les ménages vont pouvoir consommer davantage ou bien si l'état
réalise des investissements publics en lançant des grands travaux par exemple cela augmentera l'investissement des entreprises chargées de réaliser ces grands travaux ainsi la consommation et l'investissement augmente et donc la demande globale augmente de ce fait la production fat également augmenté et ainsi des emplois vont être créés et le chômage va donc diminuer la seconde forme de politique conjoncturelle et la politique monétaire les pouvoirs publics peuvent alors recourir à la politique monétaire expansionniste dans ce cas la banque centrale va par exemple diminuer son taux d'intérêt directeur pour que les banques commerciales puissent à leur tour baisser
les taux d'intérêt qu'elles proposent à leurs clients les agents économiques seront incités à emprunter pour consommer c'est le cas des ménages ou emprunter pour investir c'est le cas des entreprises puisque l'emprunt coûte moins cher ce qui là encore augmente la demande globale donc la production l'emploi et au final le chômage diminue l'autre moyen d'agir sur la demande de travail afin de lutter contre le chômage et de mettre en place une politique d'allègement du coût du travail l'objectif est ici de baisser le coût du travail pour inciter à l'embauché rappelons d'abord que le coût du travail
est constitué de toutes les dépenses induites par l'utilisation du facteur travail dans l'entreprise il se compose ainsi des salaires bruts verser au salarié composer eux mêmes du salaire net auquel on ajoute les cotisations salariales c'est à dire les cotisations payées par les salariés à ce salaire brut on ajoute les cotisations sociales patronales c'est à dire les cotisations payées par l'employeur plus le coût du travail est élevé moins les employeurs sont incitées à embaucher et plus ils seront incités à licencier par exemple pour substituer du capital au travail ou délocaliser leur production vers des pays où
la main d'oeuvre est moins coûteuse un coût du travail élevé serait donc un frein à l'emploi ainsi baisser les cotisations sociales permettrait d'alléger le coût du travail cela inciterait les entreprises à embaucher et induirait ainsi des créations d'emplois et donc une baisse du chômage néanmoins n'oublions pas que cette politique pose le problème du financement de la protection sociale dans une logique d'assurance si les cotisations sociales versées à la sécurité sociale sont réduites celle ci devra nécessairement réduire les prestations versées prestations sociales versées aux ménages sous peine de voir son déficit se creuser les politiques de
flexibilisation sont également un moyen de lutte contre le chômage leur objectif est de réduire les rigidités sur le marché du travail qui nuisent à la création d'emplois en l'occurrence les rigidités du marché du travail regroupe l'ensemble des dispositifs institutionnels comme le salaire minimum et les règles de protection de l'emploi supposé entraver le libre fonctionnement de ce marché il existe différentes formes de flexibilité elle peut être externe ou interne et dans chaque cas qualitatives ou quantitatives la flexibilité quantitative externe consiste à faire varier le nombre de salariés qui travaillent dans l'entreprise et/ou à avoir recours à
l'intérim ou aux cdd contrat à durée déterminée la flexibilité quantitative interne consiste à faire varier non pas le nombre de salariés dans l'entreprise mais le nombre d'heures travaillées au sein de l'entreprise sous sa forme qualitative externe la flexibilité repose sur le recours à la sous traitance ou à l'externalisation consistant à confier la réalisation d'une ou plusieurs étapes de la production à une autre entreprise sous sa forme interne la flexibilité qualitative repose sur la polyvalence des salariés censé permettre la rotation interne de la main d'oeuvre en fonction des besoins de l'entreprise enfin il existe aussi la
flexibilité des rémunérations cela signifie que les rémunérations des salariés dépendent des fluctuations économiques et/ou des résultats de l'entreprise toutes ces flexibilité suppose d'assouplir les règles de protection de l'emploi et pour ce qui est de la flexibilité des rémunérations supprimer le salaire minimum enfin les politiques de formation sont aussi un moyen de lutte contre le chômage leur objectif est d'assurer un appariement de qualité sur le marché du travail on distingue différents types de politique de formation tout d'abord les politiques globales qui touche toute la population comme par exemple la formation initiale c'est à dire la formation
des jeunes avant leur entrée sur le marché du travail il existe aussi la politique de formation professionnelle continue c'est à dire la formation tout au long de la vie active cette dernière a pour objectif de faciliter la mobilité des travailleurs et leur adaptation aux progrès techniques c'est dans cette logique que s'inscrit par exemple le plan de développement des compétences en entreprise enfin l'étape mettre en place des politiques spécifiques d'insertion qui concerne avant tout les chômeurs ou les travailleurs les plus exposées au risque de chômage elles sont destinés par exemple aux 16 25 ans en difficulté
d'insertion professionnelle ou aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles importantes