chers collègues mesdames et messieurs c'est audition donc se déroule dans le cadre de l'examen donc par le Sénat de la proposition de loi qui vise l'encadrement de l'influence commerciale et qui vise à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux la PPL dite influenceurs nous avons donc le plaisir d'auditionner cet après-midi madame Magali Berdah fondatrice de l'agence d'influence d'influenceurs chona events et professionnel français du secteur de l'influence cette proposition de loi est issue d'un premier travail transpartisan à l'Assemblée nationale travail que je tiens à saluer tant qu'il porte sur un sujet d'actualité et
toujours en développement le marché de l'influence commerciale pour rappel quelques éléments de contexte sur les objectifs en fait de cette proposition de loi un de mieux faire connaître le secteur de l'influence au grand public au monde institutionnel parlementaire et politique et ce alors que les publications des influenceurs sur les réseaux sociaux font partie de notre quotidien cette proposition de loi rappelle également les règles applicables à la publication de contenu promotionnels et publicitaires sur les réseaux sociaux l'objectif étant de mieux sensibiliser et responsabiliser l'ensemble des acteurs du secteur à leurs obligations je parle de l'ensemble des
acteurs je parle des influenceurs des agents des marques et des sponsors elles visent également à identifier les particularités liées à cette pratique commerciale et déterminer ainsi dans la loi les règles spécifiques qui devraient s'appliquer aux promotions et publicités effectuées sur les réseaux sociaux l'objectif de cette loi un des autres objectifs en tout cas de cette loi et d'accompagner la structuration et la professionnalisation d'un secteur relativement récent bien sûr en plein développement et source aussi de croissance économique et d'innovation enfin et j'aurais pu j'aurais dû commencer par cela cette proposition de loi a pour ambition de
protéger les consommateurs ont limitant au maximum les risques d'arnaque d'escroquerie et de pratiques commerciales déloyale donc avec une attention particulière pour les jeunes publics plus vulnérables puisqu'il est opportun de rappeler que 70% des adolescents de 12 à 17 ans utilisent régulièrement les réseaux sociaux madame Magalie bardah nous vous additionnons donc aujourd'hui en tant qu'influenceuse et agent d'influenceurs pionnière dans le milieu de l'influence commerciale votre connaissance votre expérience nous intéresse tout particulièrement dans cette phase d'examen de cette proposition de loi au Sénat nous souhaitons de vous écouter précisément sur votre vision le secteur de l'influence son
évolution ce que vous pensez évidemment de la proposition de loi en examen de l'opportunité de structurer de professionnaliser le secteur de l'influence commerciale je vous cède sont plus tarder donc la parole et vous remercier encore de vous être rendu disponible pour cette audition qui durera à peu près 30 minutes et je vais vous demander par recommencer par en tout cas nous expliquer parler de votre parcours et de ce qui vous a amené à devenir dans un premier temps influenceuse puis agent d'influenceurs je vous remercie alors merci beaucoup pour pour cette accueil et merci de me
recevoir aujourd'hui et bien écoutez moi j'ai fondé cette société en 2016 j'ai rencontré des candidats télé-réalité au départ qui faisait beaucoup de promotion pour des marques mais sans vraiment avoir de rémunération c'était vraiment à titre en échange de de produits par exemple où les marques leur offraient des vêtements en échange d'une publicité et de là avec un regard effectivement un peu plus business on va dire moi je leur ai demandé mais pourquoi vous faites pas rémunérer parce que je considère que si une marque fait du bénéfice grâce à vous il est normal que vous soyez
aussi rémunéré pour pour l'apport de que vous leur faites en chiffre d'affaires ce qui est totalement logique à mon sens et j'ai observé un petit peu ce qui se passait aux États-Unis comment ça fonctionnait les codes promo etc et je dois dire que je me suis beaucoup inspiré de ce modèle américain et je l'ai développé sur ces influenceurs là qui était totalement ouvert à le faire vraiment avec toute transparence c'est à dire que on voilà il y avait aucun souci à dire qu'ils étaient rémunérés etc c'était vraiment clair je leur ai créé des adresses mail
qu'on a mis sur leurs réseaux sociaux sur leur compte Instagram donc où je réceptionnais des demandes de partenariat j'ai commencé à négocier leur premier contrat donc j'ai commencé aussi m'a conseillé la plupart d'entre eux à créer une entreprise puisqu'ils allaient encaisser des rémunérations donc soit en auto-entreprise soit en société donc on a commencé à structurer ça à ce niveau là également on a littéralement explosé parce que ça a porté une visibilité nouvelle au marque et surtout aux petites entreprises parce que un petit une petite comparaison par exemple quand vous faites une publicité en télé où
vous allez toucher un million et demi de personnes bah ça peut coûter 50 60 000 70 000 euros et aujourd'hui les petites entreprises en France qui se lancent par exemple n'ont pas les moyens de se faire connaître et l'influence ça permet aussi à toutes ces petites entreprises là ça leur a permis de se faire connaître de développer on a aidé énormément de marques à se développer qui aujourd'hui sont vendus même en grande surface ou en pharmacie par exemple pour des marques de shampoing pour des marques de beauté donc c'était vraiment un succès et ça c'est
vraiment hyper bien développé voilà donc de là et nationavent et puis et puis après on a fait notre petit chemin et j'ai vendu la société en 2018 un gros groupe audiovisuel que qui a été propriétaire de cette société pendant 4 ans et là après tous les récents événements j'ai préféré reprendre mon indépendance et sortir voilà sortir du groupe et faire ce que j'aime faire c'est à dire accompagner les influenceurs et puis et puis aider les marques à se faire connaître parce qu'à la base notre métier c'est ça aussi c'est d'aider toutes ces petites entreprises toutes
ces marques à agrandir et à évoluer et ça a été vraiment un succès je tiens à le dire alors après au début c'était nouveau donc c'est vrai que on s'est un peu on a des fois été dépassé un petit peu par tout ça donc j'ai tapé à la porte de la RPP en 2017 où je leur ai demandé des conseils j'y suis allé volontairement leur demandant en leur disant voilà j'ai ouvert une société ça marche j'ai de la demande ça n'arrête pas mais je sais pas vraiment ce que dans quel cadre en fait où est-ce
que je dois aller à qui qui va me conseiller à quoi je dois adhérer est-ce que c'est la publicité est-ce que c'est pas de la publicité donc on m'a vraiment gentiment répondu la RPP ont été vraiment à mon écoute m'ont donné beaucoup de conseils m'ont expliqué que ils étaient en train d'étudier ce phénomène justement aussi que il fallait être soumis alors c'est pas vraiment de la publicité parce que il y a une différence légale entre le mannequin et l'influenceur qui est très important et ça c'est la base déjà de cette enfin pour moi de cette
loi c'est que l'influenceur a une liberté de communiquer parce que justement il est là pour utiliser son sa façon d'être c'est pas un mannequin où on guide en fait et on lui dit de faire ça comme ça telle heure etc donc il faut vraiment garder ce côté naturel ils m'ont tout de suite dit qu'il fallait indiquer le l'effet sponsorisé c'est à dire de dire consommateur que c'était une promotion rémunéré donc nous il est vrai que chez Shana Evans on a vraiment pas eu ce genre de problème parce que on a indiqué tout de suite dès
2017 à nos influenceurs sur chaque brief qu'il fallait qu'ils mettent le hashtag sponsorisé sur toute leur publications donc on n'est pas vraiment concerné nous par ces ces les récentes condamnations qu'il y a eu qui concerne pas les influenceurs qui ont été liés enfin les promotions liées à notre agence et on a un peu appris sur le tas voilà donc justement je vous en prie dans la continuité de ce que vous êtes en train d'évoquer je vais m'arrêter un peu sur justement avant de parler même d'agents d'influenceurs métiers évoqué bien sûr dans cette PPL sur la
fonction d'influenceurs en elle-même vous l'avez dit ça s'est construit en allant avec oui parfois des difficultés puis même surtout une structuration qui s'est faite sur le tas qu'est-ce qui explique selon vous la trait des jeunes auprès déjà de ce métier là puisque beaucoup de jeunes le pratiquent et qu'est-ce qui explique aussi ce fort impact de du métier du secteur de ces techniques en fait d'influence auprès des jeunes particulièrement puisque pour rappel 70% de nos ados de 12 ans à 17 ans aujourd'hui vont sur les réseaux sociaux bien sûr alors les réseaux sociaux effectivement sont voilà
il y a on le sait c'est la jeunesse qui est enfin voilà c'est un milieu où la jeunesse évolue avec avec nos réseaux sociaux qui peuvent être des fois très et extrêmement dangereux je pense qu'il y a une énorme responsabilité à voir aussi des plateformes qui doivent surveiller ce qui s'y passe je pense que si les plateformes ne sont pas remplies impliquées ben en fait on y arrivera pas très clairement je pense qu'il faut qu'il y a des réunions avec les plateformes tant sur les sujets enfin surtout les sujets qu'on peut rencontrer sur le web
enfin sur les réseaux après il y a une on va dire une une rupture entre les jeunes et les médias traditionnels qui ou les jeunes qui vont chercher les informations sur les réseaux sociaux parce que peut-être que le langage est plus facile à comprendre il est plus moderne il est plus plus adapté à eux en tout cas les influenceurs effectivement sont suivis par des jeunes parce que ils savent leur parler également moi je l'ai vu par exemple quand j'ai fait les campagnes présidentielles où j'ai été interviewé les candidats à la présidentielle c'était des questions qui
étaient simples et compréhensibles pour tous en fait c'était vraiment un petit pas vers la politique pour essayer de ramener la jeunesse à ça donc on sait que les influenceurs ont un impact sur J'aime maintenant je tiens à vous préciser que l'influence commerciale alors il y a l'influence non commerciale pour moi qui est celle-ci mais il y a aussi l'influence commerciale donc qui est tout aussi importante qui ne doit pas s'adresser aux jeunes puisque les jeunes c'est pas le la cible on va dire de c'est comme c'est comme la télévision c'est à dire qu'en fait il
cible déménagère les marques cibles des ménagères par exemple et il faut faire effectivement très attention à ce qu'il dit sur les réseaux à ce qui se vend tout comme à la télévision ou dans d'autres médias parce que effectivement maintenant on a un outil nous qui est très bien c'est que sur les réseaux sociaux on arrive à voir la cible des influenceurs c'est à dire que sur un influenceur on arrive à savoir combien de pourcentage il a de moins de 18 ans combien de pourcentage il a de 20 à 30 ans de 30 à 40 ans
donc on arrive à savoir donc un influenceur aujourd'hui commercial entre guillemets qui a 80 % de jeunes en dessous de 18 ans je dirais que c'est pas ce que recherche les marques de toute manière voilà là je parle en influence commerciale toujours sur cette notion d'influenceurs que beaucoup découvrent en fait encore aujourd'hui je voulais dire l'enjeu c'est aussi une pédagogie une compréhension en fait de ce phénomène d'influence commerciale comment on devient influenceur et comment on devient agent d'influence je parle pas de votre propre parcours mais comment ça se passe concrètement techniquement alors techniquement tout le
monde peut devenir influenceur dans le sens où à partir du moment où la personne a un talent pour fédérer une communauté quand la personne a un talent pour pour que les gens c'est pour moi c'est un vrai talent en diabolise souvent les influenceurs en France et c'est assez triste parce que aujourd'hui réunir des millions followers et les tenir tous les jours c'est un talent on a beau dire ce qu'on veut et donc il y en a qui arrivent à être influenceur sans avoir forcément et il y en a pour tout le monde fait de télé
il y a des influenceurs qui sont issus de la chanson à partir du moment où on a une communauté qui est engagée on est influenceur et pour être influenceur et là où il y avait c'est vraiment un vide juridique c'est qu'à ce jour le statut d'influenceur juridiquement n'existe pas il y a pas de code APE donc on tape sur un métier aujourd'hui en France qui quelque part n'existe même pas parce que quand vous voulez être influenceur et bien vous allez soit créer une société soit aller à l'URSSAF vous inscrit en tant que entrepreneur mais il
y a pas le statut le code APE influenceur et ça c'est important parce que j'arrive pas à comprendre là ils ont sorti des chiffres récemment disant qu'il y avait 150000 influenceurs j'arrive pas à savoir comment ils peuvent calculer le nombre d'influenceurs alors qu'on peut même pas les identifier légalement à l'inscription déjà à l'URSSAF en tant qu'influenceur donc donc la loi en parle d'ailleurs ils ont mis ce statut en place et ça je trouve que déjà c'était la première des choses à faire voilà parfait agent d'influenceurs concrètement ça consiste en quoi alors agent influenceur c'est bah
déjà mettre en relation une marque avec un influenceur négocier au mieux les contrats pour protéger les influenceurs pour protéger les consommateurs pour protéger aussi les intérêts de la marque puisqu'on représente aussi quelque part une marque ou qu'on est au milieu de cet écosystème et c'est aussi ben conseiller les talents à créer du contenu maintenant pour moi une agence d'influence n'est pas forcément une agence de production et encore une fois un influenceur pour moi doit être capable de créer du contenu alors avec l'aide d'une agence bien évidemment mais aussi parce qu'il a le talent de le
faire nous on n'est pas des fabricants moi je reçois beaucoup de mails de jeunes par exemple ou de gens qui me disent je veux être influenceur prenez-moi dans votre agence etc mais c'est pas aussi facile que ça il faut que la personne et elle-même un talent et nous on sera là pour l'accompagner juridiquement pour l'aider pour le conseiller et pour on a fait ce travail d'ailleurs chez shonayvent en 2018 de créer un service juridique pour faire attention aux marques qu'on valide et de dire attention ça c'est pas légal ça c'est en fait on a un
travail qui va au-delà de ce qu'on est censé faire au départ ou alors on est juste là pour négocier normalement des contrats mais on se retrouve à devoir faire plus parce que internet c'est dangereux vous l'avez vu dans cette proposition de loi on parle de contractualiser la relation entre l'influenceur et la gente influenceurs qu'est-ce qui avec quelques préconisations sur le contenu en fait de ce contrat qu'est-ce qui aujourd'hui quels sont les obligations pardon qui doivent lier en fait l'influenceur de l'agent d'influenceurs qu'est-ce qui qu'est-ce qui les lie ben nous on a un contrat avec chacun
des influenceurs alors on a deux types de contrats on a des contrats à type enfin de type exclusif c'est à dire que le l'influenceur est en exclusivité dans l'agence et ne peut pas normalement faire de postes en direct avec les marques par exemple malheureusement [Musique] souvent ce n'est pas respecté et il y a un autre type de contrat qui est non exclusif où on a des des influenceurs indépendants à qui on ramène des marques de temps en temps mais qui peut aussi se servir dans d'autres agences ou en direct avec les marques c'est là où
il y a un amalgame aujourd'hui justement sur ce qui se passe dans les fameuses polémiques c'est que malheureusement les gens ou certaines personnes identifient telle influenceur telle agence donc tel placement telle agence et en fait souvent c'est pas le cas c'est pour ça que les contrôles de la DGCCRF sont très importants parce que le contrôle de la DGCCRF va pouvoir donner est-ce que ce contrat là a été passé par l'agence ou pas et après la DGCCRF fait son travail correctement mais il y a rien de mieux pour moi que ces enquêtes-là qui qui sanctionnent les
personnes qui doivent être sanctionnées et pas jeter en pâture une personne on prévoit donc d'écrire dans la loi cette obligation de contrat tout à fait ça veut dire qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas ce n'est pas systématique parce que vous connaissez de ce qui se pratique aujourd'hui est-ce que une majorité de d'influenceurs sont tenus par des contrats avec leurs agents leurs agents ou est-ce que est-ce que des gens la majorité des influenceurs ont des agents alors aujourd'hui oui la majorité des influenceurs ont des agents je pense que c'est très bien d'avoir une agence parce que
l'agence va être équipée justement juridiquement pour s'en cadre enfin pour être encadré nous on voit là par exemple dans les polémiques la plupart des des postes qui ont été sanctionnés souvent ne sont pas reliés aux agences et ça ça n'a pas été vraiment dit et c'est un problème parce qu'il faut que ce soit très clair parce qu'il faut que enfin on sert aussi à quelque chose et il faut que les influenceurs le sachent voilà maintenant c'est c'est quels sont les principales dérives rencontrées pas de votre situation je parle de vraiment dans le secteur de l'influence
quels sont les dérives possibles des influenceurs des agents d'influenceurs je pense que il y a deux types de dérives il y a la dérive par méconnaissance parce que aujourd'hui on est vraiment lié que au code de la consommation mais c'est à la fois très grand parce que le code de la consommation est très grand et il faut être honnête pas tout le monde ne le connaît par coeur et pas tout le monde n'a cette analyse je pense qu'il y a un problème de formation pour nous tous donc on essaie de faire du mieux qu'on peut
pour s'entourer et être encadré maintenant les influenceurs voilà pour moi doivent faire des formations pour être aux personnes parce que tout le monde peut être influenceur aujourd'hui vous pouvez avoir 18 ans comme 20 ans avoir un bac + 5 ou pas avoir de bac du tout et vous pouvez être influenceur donc forcément vous n'avez pas la connaissance de toutes les règles et toutes des lois donc il faut il faut les former et surtout qu'Internet est un milieu vaste ou vous avez tellement de dérives tellement de dérives c'est à dire qu'on a rencontré par exemple alors
par exemple il y a le dropshipping le dropshipping c'est quelque chose de légal mais où il y a des dérives malheureusement il y en a beaucoup plus que de bonnes que de bonnes fin de personnes qui sont qui font du dropshipping correctement donc là ça a créé beaucoup de problèmes mais quand on s'en aperçoit bah des fois c'est souvent trop tard donc est-ce qu'il faut interdire le dropshipping ou pas ça c'est pas de mon ressort mais effectivement il y a eu des problèmes donc dans les agences après on a décidé d'arrêter le dropshipping comme ça
au moins on préserve après il y a eu des gens qui se sont mis tous dans les paris sportifs après il y a eu le trading après il y a eu la NFT après il y a eu les CPF là en ce moment il y a des choses sur les pare-brise par exemple en fait il y a j'ai l'impression que sur internet il y aura toujours des gens qui sont malveillants qui vont trouver une faille pour mettre en application leur dérive à travers des sites internet et je pense qu'il faut qu'on soit accompagné là-dessus pour
être prêt à ce genre de choses et avoir des alertes immédiates voilà de secteurs ou de dérive problématique dans cette proposition de loi sont évoquées aujourd'hui des interdictions oui par exemple celle de la chirurgie esthétique mais pas comme un meilleur encadrement de jeux qu'en pensez-vous est-ce qu'il y a selon vous dans le marché sur le marché de l'influence dans le marché de l'influence commerciale des secteurs des activités à interdire alors oui je pense alors après faire de la mois de ce que m'avait appris la RPP quand j'étais allé les voir en 2017 la promotion de
chirurgie esthétique est déjà interdite normalement donc mais je pense que c'est bien de le rappeler effectivement dans une règle pour que les influenceurs soient beaucoup plus qu'ils aient une loi pour eux parce que c'est tellement vaste comme je vous l'ai dit tout à l'heure le Code de la Consommation qu'il le connaît souvent pas par cœur du tout et on peut pas reprocher ça non plus donc c'est très bien d'avoir cette règle qui rappelle ses lois mais à la base s'élo elles sont déjà faites mais c'est bien de les de les concentrer dans une règle exprès
pour les influenceurs je pense que voilà mais oui il y a des choses qui doivent être claires aujourd'hui on peut pas travailler avec un milieu où on est rempli d'amalgames un coup un coup c'est légal un coup c'est pas légal on sait pas il y en a qui se tape dessus il y en a qui balancent les autres il y en a non il faut que les règles soient applicables à tous que ce soit les agences les influenceurs que s'ils règles ne soient pas piquées il y ait des sanctions pour éviter ces amalgames et qu'il
y ait enfin un travail serein je suis bien placé pour le pour le dire puisque je suis la première à être sur les fronts de toutes ces polémiques malheureusement pointées du doigt à la place de tout le monde et personne en prend trop ses responsabilités donc j'avais déjà il faut que vous le sachiez aussi alerter le cabinet du ministre Bruno Le Maire en 2021 parce que le métier c'est c'est vraiment diversifié et ce qui est normal ça prouve qu'il est en bonne santé il y a beaucoup de concurrence de plus en plus et j'ai senti
tout de suite que il y avait un peu du coup du tout du n'importe quoi mais comme mon agence était connue et que entre guillemets moi aussi bah c'était tout le temps mon nom qui ressortait partout donc je m'étais permise d'écrire à Bruno Le Maire en lui disant voilà est-ce qu'on peut faire un rendez-vous parce qu'il y a des dérives il faut mettre des règles en place on a besoin d'être encadré on a besoin de peut-être créer une association interprofessionnelle j'avais tout listé par écrit ils l'ont reçu puisqu'ils m'ont répondu j'ai su récemment qu'à l'époque
puisque c'est eux qui ont communiqué là-dessus ils ont dit que à l'époque c'était pas leurs urgences ce que je peux comprendre aussi mais bon malheureusement aujourd'hui ben on est dans un dans un dans une situation qui est délicate tant pour nous tant pour les influenceurs tant pour les agences et tant pour moi personnellement avec ce que je subis à côté en cyber-harcèlement donc vous estimez qu'à aujourd'hui il y a nécessité c'est ce que vous recadrer oui c'est une question vitale pour moi personnellement là je parle de mon cas à moi c'est une question vitale et
j'aurais aimé qu'on le prenne en considération quand je l'avais demandé il y a quelques enfin il y a maintenant deux ans où j'avais demandé des rendez-vous à plusieurs reprises pour alerter les autorités et pour dire on a besoin de règles claires pour que tout le monde les applique et que et que les personnes qui sont responsables soient condamnés il y a pas de sujet voilà c'est bien qu'il faut structurer il faut tout à fait professionnaliser il faut former ce que vous avez d'autres préconisations pour justement mieux encadrer j'ai donc j'ai créé la fille que il
y a quelques temps effectivement parce que dans la loi il n'y a pas de oui c'est la Fédération des influences et les créateurs de contenu parce que c'est quelque chose donc j'avais soumis l'idée aussi de par écrit en 2021 quand j'avais écrit au cabinet du ministre parce que je pense qu'il faut qu'il y ait une une un groupement il faut que je pense que tout le monde travaille ensemble on vient tous d'univers différents c'est ça aussi la magie des réseaux sociaux c'est qu'il y en a pour tout le monde c'est la diversité des réseaux sociaux
il y a des gens qui ont comme je vous l'ai dit tout à l'heure une culture plus importante que d'autres il y a des gens qui sont plus expressifs que d'autres il y a il y en a vraiment pour tout le monde et donc il faut pas sous-estimer les uns ou les autres il faut que tout le monde travaille ensemble pour créer des règles et il faut accompagner les influenceurs il faut que les agences aussi soient accompagnés et ces formations qui ne sont pas dans la loi par contre et ça c'est dommage elle elle soit
presque obligatoire et surtout moi j'avais eu l'idée donc je vais le faire dans la fille mais je pense que ça aurait été bien de le faire avec l'aide de des députés c'est de créer comme un code de bonne conduite des influenceurs comme peuvent avoir certains métiers voilà il y a des ordres de dans certains métiers parce qu'on a des responsabilités aujourd'hui qui sont prouvées donc où on peut avoir par exemple des avertissements ça peut arriver de faire une erreur on est des êtres humains l'influenceurs est un être humain il faut pas l'oublier donc on peut
faire une erreur une fois deux fois trois fois mais quand vous avez un influenceur qui fait systématiquement les mêmes erreurs alors que il a les formations alors qu'il a les informations là c'est plus une erreur et là il faut qu'il y a une radiation et c'est pour ça que les que les les autorités les agences travail étroitement avec les plateformes pour qu'il y ait un apaisement de la situation et que ce soit sain et que tout le monde travaille dans de bonnes conditions je reviens sur votre votre initiative de créer la fique vous en êtes
concrètement en fait de cette fête mon numéro d'immatriculation que dossier a été déposé il y a un petit moment maintenant donc ça va pas tarder j'ai déjà plus d'une centaine à ce jour d'accord de principe de d'adhésion d'influenceurs j'ai demandé aussi à quelques lanceurs d'alerte j'ai demandé à des avocats aussi pour que tout le monde puisse travailler ensemble et qu'on puisse construire quelque chose de propre autre question et je suis entourée de collègues surtout n'hésitez pas si vous avez des questions sur sur la différenciation entre le canal de communication commerciale entre les réseaux sociaux et
puis les autres canaux de communication tels que la presse la télévision etc est-ce que selon vous il faut distinguer les règles applicables dans ces différents cas de communications est-ce que le canal de communication des réseaux sociaux pour vous doit avoir un traitement différent oui je pense qu'il doit avoir un traitement différent parce que déjà encore une fois on a pas les mêmes règles ce n'est pas légal aujourd'hui en télé par exemple quand vous faites une pub en télé vous faites appel à des mannequins donc ils ont un script à réciter une tenue à voir un
endroit enfin c'est un tournage alors que en influenceur et c'est ça le rôle d'un influenceur et c'est vraiment une différence légale importante que m'a appris la RPP au départ quand j'ai commencé et que j'explique à mes influenceurs c'est que l'influenceur doit être libre de son contenu c'est à dire que je ne peux pas exiger un influenceur voilà tu dois faire ton poste à telle heure tu dois dire ça exactement tu dois en fait ce n'est pas un mannequin c'est pas du tout de la même la rémunération n'est pas la même ça n'a rien à voir
donc il faut séparer ça et surtout il y a un élément important c'est que en télé par exemple vous ne pouvez pas aujourd'hui passer une publicité en télé sans qu'elle soit validée par la RPP alors forcément il y a pas de problème en télé aujourd'hui mais si ils ont mis cette vérification au départ elle a bien été mise à un moment donné cette vérification c'est à dire que une marque qui paye une pub en télé ne peut pas être diffusée si elle n'a pas la validation de la RPP donc c'est qu'ils savent très bien qu'il
y a des problèmes et qu'il faut qu'il y ait une validation juridique on va dire avant diffusion pour pallier justement à des des fois et en influenceur non dire que nous on est totalement libre personne ne nous valide quoi que ce soit alors c'est très bien ce qu'on a influenceur mais ça prouve aussi que on a peut-être besoin d'avoir des codes beaucoup plus clair et des des explications beaucoup plus claires peut-être des validation peut-être travailler il y a il y a un souci dans notre milieu où il y a je dirais comme un vous savez
comment comment je peux m'exprimer on prend de haut certaines agences on prend de haut certains influenceurs et du coup on ne nous tend pas la main on ne nous aide pas on aide d'autres alors que chez nous par exemple on a des gens qui ont des millions de followers donc qui ont un impact qui est immense et on doit être traité comme les autres c'est pas parce que une personne influenceur a fait de la téléréalité que il ne doit pas être traité de la même manière que les autres et ça c'est un vrai problème dans
ce milieu aujourd'hui l'initiative parlementaire cette PPL exprime quand même la prise en compte très claire d'un phénomène qui n'est pas si récent que ça vous l'avez rappelé et en effet répond en tout cas à certaines des certaines questions ou difficulté que vous évoquez je vais donner la parole à mes collègues va se présenter et vous se mettra ces questions je suis sénateur d'Ille-et-Vilaine je voulais vous poser une question parce que il y a l'agent il y a un contrat il y a un influenceur pour bien voir où on peut peut-être avancer vous dites que l'influenceur
n'est pas un mannequin et donc il a une grande liberté et dans ce cas là où est-ce que où est la responsabilité lorsqu'il y a des choses qui sont contraires pourraient appeler je sais pas comment on peut l'appeler mais une espèce d'éthique de la publicité où est la responsabiliser chez l'influenceur ou est-ce qu'elle est chez l'agent comment vous voyez comment pourrait construire ça alors moi je pars du principe ou une agence doit servir à quelque chose et j'ai pas d'intérêt à vous dire ça mais je vais je il faut être honnête si on prend une
commission sur les influenceurs c'est aussi parce qu'on doit leur apporter quelque chose donc je pense que cette aide juridique est importante c'est à dire que si on donne un placement de produit frauduleux à un influenceur l'agence doit aussi être responsable et c'est pas dans mon intérêt de le dire mais c'est une vérité et c'est une réalité l'agence si elle donne un placement elle doit être aussi responsable influenceur aussi responsable parce que c'est trop facile de dire c'est l'agence c'est l'agence moi je sais que on a eu des influenceurs qui nous ont dit moi je fais
tout et n'importe quoi et puis on a des influenceurs qui nous ont toujours dit non ça je ne fais pas c'est d'ailleurs ce qu'on fait nous on propose aux influenceurs les sites internet donc on les valide d'abord au juridique ensuite on les propose aux influenceurs et les influenceurs disent oui ou non ils ont une totale liberté sur ce qu'il propose donc si l'influenceur n'a pas envie ou ne se sent pas de présenter ce produit là il a la liberté de dire non mais si il dit oui et que il se trouve que c'est un placement
frauduleux alors dans le cas où l'agence parce qu'il peut aussi que l'agence était trompée ça nous est arrivé aussi ou on a vérifié le site il était légal tout était carré les conditions générales étaient parfaites tout est nickel vous faites la promotion de ce site et le site ferme une semaine après dans ces cas-là qui est responsable l'agence qui a tout contrôlé où tout est nickel ou le site internet qui est venu dans la volonté d'arnaquer les gens et y compris l'agence puisqu'on a même pas été payé non plus des prestations donc je pense que
à ça doivent servir aussi des enquêtes et des des enquêtes de la DGCCRF ou si on promotionne un site qui n'est pas juridiquement légal il y a une responsabilité de l'agence à avoir voilà mais si le site est légal après on peut pas non plus être derrière la tête des gens enfin derrière la tête de tout le monde c'est pas possible c'est c'est clair voilà mais il faut qu'on propose des sites carrés voilà et chacun doit assumer ses responsabilités ça permet de cerner en partie mais chacun ses responsabilités justement il y a un moment il
faudra trouver qui assume quoi ça c'est je pense que si l'agence donne un placement de produit qui est pas légal l'agence est responsable voilà très clairement c'est c'est moi je suis si jamais si par exemple j'ai un de mes influenceurs qui est condamné pour un placement de produit que je lui ai donné à faire et que il m'a fait confiance et bien je trouverai ça normal que l'agence par exemple paye sur maintenant si c'est l'influenceur qui fait en placement de produit qui n'est pas passé par l'agence moi je n'ai rien à voir là-dedans voilà et
entre l'exclusivité vous allez aborder le public des jeunes au début de votre propos public forcément beaucoup plus vulnérable comment voyez-vous la relation des influenceurs et des agences d'influenceurs par rapport à cette au mineur mais je pense que encore une fois dans une dans une influence commerciale on ne doit pas s'adresser aux mineurs vous voyez ce que je veux dire déjà à la base c'est comme et là je vais comparer ça à la pub à la télé c'est pareil vous avez de la pub à la télé il se trouve qu'il y a des jeunes aussi qui
vont regarder la pub à la télé et qui vont peut-être vouloir acheter le produit qui vont voir à la télé comme ils vont ils vont le voir aussi sur les réseaux sociaux donc on peut pas non plus être derrière tout le monde ça sera c'est pas gérable mais dans l'influence commerciale qui est différente de l'influence on va dire de de de notoriété de conseils etc ces deux choses différentes l'influence commerciale et l'influence non commerciale dans l'influence non commerciale il faut que chacun fasse attention à ce qu'il dit sur les réseaux parce qu'effectivement ça a des
conséquences on s'en est rendu compte à plusieurs reprises beaucoup plus qu'on peut le croire et je pense qu'il faut faire très attention effectivement à ce qu'on dit ou est-ce qu'on fait sur les réseaux sociaux ça c'est une certitude maintenant dans l'influence commerciale encore une fois on s'adresse pas aux jeunes et encore moins aux enfants qui normalement enfin je dirais à quelqu'un un enfant de 12 ans on n'est pas censé avoir peut-être une carte bleue pour pouvoir on peut pas être responsable non plus faut que tout le monde soit un petit peu responsable aussi à ce
niveau là de la Somme moi je m'interrogeais avec ce texte cetpl notamment sur le volet en 1 sur les voilà les bandeaux qui seraient imposés comme quoi c'est une publicité etc déjà avoir votre avis parce que je sais qu'il y a déjà des problèmes techniques sur le changement quand on change de canal et de réseaux sociaux je sais qu'il peut avoir des problèmes juste purement esthétiques pour faire apparaître ce bandeau mais ça ça je pense que les plateformes vont aussi évoluer en ce sens mais au-delà de tout ça je m'interrogeais aussi sur le le notamment
le bouquin de Delphine de Vigan sur les enfants sont rois je sais pas si vous vous voyez c'est une femme qui justement qui se lance influenceuse et qui embarque ses enfants dans cette aventure c'est-à-dire que ces enfants sont filmés H24 et à la fin il y a une espèce de conflit dans la famille à partir comme ça parce que les enfants ont rien demandé disons après ils se rendent compte que effectivement ils sont passés dans dans différents canaux réseaux sociaux ils ont rien ils ont rien demandé à personne et pourtant c'était j'ai envie de vous
dire le gain de pain de de la famille en question donc sur ces sujets pour rebondir un peu sur la question de mon collègue c'est vrai que sans le vouloir une influence un influenceur ou une influenceuse même si elle a 25 30 ans et qu'elle embarque indirectement ses enfants là-dedans est-ce qu'il y a une pas aussi quelque chose à réglementer encadrer en particulier je pense que les agences n'ont pas à prendre ce type de profil les agences ne doivent pas prendre les enfants et ça c'est quelque chose aussi qu'on a mis en place c'est à
dire que dès qu'on a une marque qui demande une promotion où les enfants doivent intervenir ça doit passer par une agence de mannequin spécialisée pour les enfants c'est à dire que nous on ne peut pas encaisser les contenu dans d'un enfant ça c'est ce que nous nous faisons en tout cas chez shona even après je sais pas pour les autres agences mais effectivement il faut faire attention moi les enfants c'est quelque chose pour moi qui est vraiment spécial et qu'il faut gérer d'une manière totalement différente et qui ne doit pas du tout être géré la
même manière que un financeur adulte c'est une évidence et je vous rejoins totalement voilà et là ils en ont parlé dans le texte de loi je crois qu'ils ont mis quelque chose là-dessus et c'est très bien mais quoi qu'il avant nous les enfants ça nous est arrivé je crois peut-être quatre fois en presque 7 ans d'avoir des demandes pour les enfants et systématiquement on a passé ça à une agence de mannequins spécialisée pour enfants donc qui encadrent vraiment bien l'enfant sur les avec la loi qui va avec en fait voilà et puis un autre point
tout à l'heure je vous disais je vous parlais du bandeau qui voilà des espèces d'encadrement là dessus il y a quelque chose qui va qui est en train de se faire discrètement c'est en fait beaucoup d'influenceurs vous voyez que ça va comment le marché va être un peu près encadré par ce type de VPN avec le DSA DMA etc il rentre en discussion avec les personnes donc c'est beaucoup moins je vous l'accorde industriels que des vidéos qui sont vus par des millions de personnes mais ceci dit il rentre en discussion donc en privé avec les
personnes créer un lien et derrière vendre les prestations et donc ça bon c'est compliqué à encadrer je vous l'accorde mais est-ce que c'est pas est-ce que c'est pas ça ce qui va se passer c'est à dire que beaucoup d'influenceurs vont basculer ce genre de méthode je je peux faire le test si vous voulez je il suffit de suivre quelques influenceurs 48 heures après vous pouvez éventuellement peut-être ça dépend votre propre niveau d'influence aussi avoir une discussion juste pour essayer de vendre une prestation ou une la crypto monnaie la copie de trading etc etc on en
fait pas donc je suis pas dans ce domaine là et et je le maîtrise pas et ça ne m'intéresse pas parce que c'est quelque chose que justement je pense que je ne maîtrise pas et aucun conseil à donner là-dessus et je pense que mes influenceurs non plus donc maintenant c'est plutôt dans ce genre de choses où vous allez effectivement sur des comptes télégrammes etc ça c'est c'est un autre type d'influence mais c'est pas quelque chose qui nous enfin qui me concerne moi parce qu'on fait pas on fait pas ça enfin je parle via l'agence show
nevens ça n'est pas le cas nous on fait des promotions visibles sur les réseaux sociaux où on parle d'une marque on parle d'une expérience avec une marque on parle d'un produit voilà on donne un avis on montre comment ça fonctionne et on met le hashtag sponsorisé sur chaque story alors au départ on le mettait pour être transparente avec vous on le mettait au moment de mettre le code promo et on était une des seules agences à le faire depuis 2017 parce que comme vous dites comme là tout le monde se rend compte qu'il va y
avoir des règles tout le monde se met à le mettre partout et tant mieux c'est que ça marche donc mais on nous tape souvent dessus nous shonven mais nous étions les premiers depuis 2017 à mettre le hashtag sponsorisé et maintenant il va falloir mettre sur toutes les stories qui la promotion et non pas que au moment du code promo et il ne faut pas et ça il faut être clair avec les influenceurs parce qu'il y en a certains qui qui comprennent pas et qui mélange encore un peu ça c'est que certains mettent le hashtag add
mais le hashtag add ce n'est pas pour la Communauté française parce que c'est pas français donc un consommateur n'est pas censé savoir ce que ça veut dire add il faut mettre vraiment hashtag sponsorisé moi c'est ce que m'avait conseillé aussi la RPP pour que ce soit clair transparent et pas en tout petit cachet dans un petit coin il faut que ce soit visible voilà une dernière question je m'interrogeais sur le votre déficience tout à l'heure entre votre volonté de différencier les mannequins et les créateurs de contenu vous surfez aussi là dessus dans cette dans cette
vision là je suppose mais moi je m'interroge quand même sur le les limites de cette définition parce qu'en réalité un bon un créateur de contenu quand il fait de la publicité il a l'obligation de sortir un slogan en lien avec la on va dire la pub qu'on l'oriente en tout cas le produit qui va vendre donc il y a quand même le slogan de la marque qui sort donc il sent avoir un script tout fait etc mais peut-être qu'il crée son on va dire son son univers et mais à la fin il finit par le
slogan de la marque pas forcément mais alors je vous explique on reçoit comme ça moi vous le savez on reçoit des briefs des marques on les transmise influenceurs mais le brief n'est pas une obligation c'est à dire que le brief c'est juste on l'envoie aux influenceurs il s'en inspire et ils font le contenu qui veulent c'est pour ça que des fois on a des litiges avec des marques qui nous disent l'influenceur n'a pas respecté le brief mais il n'a pas respecté le brief l'influenceur il peut s'inspirer du brief mais il le fait à sa manière
et c'est ça souvent que même les marques ne comprennent pas parce que les marques elles se disent on veut le brief et alors des fois on a eu des soucis avec des marques finalement je vais pas vous payer parce que vous n'avez pas respecté le brief mais nous le travail a été fait parce que l'influenceur a parlé de la marque à sa manière comme il entendait pas le droit de lui dicter un code à tel point de dire je ne le paye pas ce n'est pas possible ce n'est pas c'est pas ça un influence un
influenceur il doit être libre donc effectivement on envoie des briefs mais l'influenceur a le droit de juste s'en inspirer et de faire à sa manière et c'est là où il y a une différence avec le mannequin et s'il n'a pas envie de dire la phrase de A à B et ben on peut pas l'obliger à le dire et la marque dans ces cas-là doit faire appel à un mannequin voilà quasi dernière question dans nos échanges et souvent évoqué la situation des influenceurs qui résident hors de France qui s'adresse à un public français et d'ailleurs dans
la proposition de loi il est évoqué en fait un contrat qui serait soumis en fait au droit français qu'en pensez-vous est-ce que vous vous travaillez avec des influenceurs qui résidents de France oui tout à fait je travaille des influenceurs qui réside à l'étranger il y a quelque chose aussi de très fort sur les réseaux sociaux comme je vous le disais tout à l'heure par rapport à l'âge par exemple c'est aussi vous avez la cible un influenceur il a des statistiques et dans ces statistiques vous pouvez voir si la majorité de son public est français vient
de quel pays en fait on a ces éléments là qui sont visibles sur les réseaux sociaux donc si effectivement la majorité des influences des des followers sont français évidemment pour moi il y va du bon sens qu'effectivement ça s'applique au droit français voilà donc je pense que c'est un peu logique à ce niveau là est-ce que vous avez d'autres éléments d'autres à ajouter dans le cadre de l'examen de cette proposition de loi je pense que c'est cette proposition de loi elle est elle est très bien je pense qu'il manque dedans vraiment des des éléments sur
les formations alors il y a la RPP qui a créé un voilà un certificat mais le certificat on va le passer une fois et comme je vous le disais tout à l'heure internet est un monde grand vaste et avec plein de de mauvaises pensées c'est à dire que comme je vous l'expliquais il peut y avoir ça va être ça puis après ça va être une autre arnaque après une autre arnaque ils ont l'esprit très vif donc je pense qu'il faut avoir une déformation en continu et pas des formes juste un certificat il faut vraiment encadrer
les influenceurs en continu et leur apprendre et les alerter et les sensibiliser sur les nouvelles les nouvelles fraudes parce que c'est toujours on a l'impression après c'est ce que j'ai pu moi remarquer pendant ces 7 années d'expérience c'est qu'en fait c'est c'est voilà c'est le drop le paris sportif après ça s'arrête le pari c'est le trading après le trading ça s'arrête c'est la NFT après la NFC ça s'arrête c'est le CPF on sait peut-être un peu tous fait avoir dans plein de choses mais je pense que si on était alerté aussi ça et nous les
CPF par exemple on a on en a parlé sur nos réseaux sociaux comme comme quasiment beaucoup d'influenceurs on peut pas cibler que les enfants sur télé réalité parce que ça c'est mensonges il y a énormément d'influenceurs qui ont parlé de CPF de tout milieu et nous on a eu enfin moi j'ai entendu auprès d'une personne qui travaille un peu dans les autorités attention il y a des sujets sur les CPF nous on a entendu ça déjà au mois de janvier l'année dernière quand on a entendu qu'il y avait des sujets sur les civettes ça veut
dire qu'il y avait des gens qui étaient en train d'abuser et bien on a stoppé l'argument commercial CPF avant même toutes les polémiques on a fait un une alerte à tous nos influenceurs en disant attention ne plus parler de CPF on veut plus que le CPF soit un outil un argument commercial donc ça on l'avait fait bien avant et on l'a prouvé d'ailleurs on a donné tous les justificatifs à la Caisse des Dépôts etc bien avant les polémiques parce que on a eu connaissance mais si tout le monde avait eu connaissance de ça peut-être que
finalement tout le monde aurait fait la même chose ça aurait permis peut-être d'éviter certaines choses donc il faut des formations continues je pense ça changera beaucoup de choses