tu as forcément déjà entendu cette phrase. Si ta mensualité de crédit est équivalente à ton loyer, alors acheter est forcément une bonne idée. Ce logique rassurant, presque évident.
Et pourtant, c'est complètement faux. Le problème, c'est que cette comparaison n'a aucun sens financier. Un loyer et une mensualité, ce n'est pas la même chose.
Pas du tout. Et cette erreur de raisonnement pousse des millions de personnes à acheter trop cher, trop tôt et parfois au mauvais endroit en pensant faire le bon choix. Dans cette vidéo, je ne vais pas te dire s'il faut acheter ou louer, ce serait trop simple.
Ce que je vais faire, c'est te donner un cadre clair, chiffré et applicable immédiatement pour comparer les deux correctement. Et je vais utiliser des cours réels pour ne te laisser aucune chance de venir me troller dans les commentaires. On va parler de ce que personne ne regarde jamais quand il s'agit d'immobilier, les coûts irrécupérables, ce que tu payes chaque année sans jamais les revoir, que tu sois locataire ou propriétaire.
Et tu vas voir que dans beaucoup de cas, l'écart entre loué et acheter est beaucoup moins évident qu'on te l'a fait croire. Je vais aussi te donner une règle simple, utilisée par les investisseurs et les gestionnaires de patrimoine pour savoir rapidement si louer ou acheter est rationnel dans ta situation. Et surtout, on va l'appliquer à des exemples concrets avec des chiffres français et à jour pour 2026.
Si tu es en train d'acheter, si tu hésites ou si tu veux simplement comprendre ce que te coûte vraiment ton logement chaque année, reste bien jusqu'au bout. Cette vidéo peut littéralement te faire économiser des dizaines de milliers d'euros sur ta vie. Je suis Valentin Chaponet, conseiller en investissement financier et dans cette vidéo, je vais t'expliquer la règle méconnue des 5 %.
Le vrai problème avec le débat louer ou acheter, c'est qu'il commence presque toujours par une mauvaise question. La question qu'on te pose, c'est rarement combien ça va te coûter vraiment. C'est plutôt est-ce que la mensualité passe ?
Et à partir de là, tout est biaisé. Le schéma est toujours le même. Tu vas voir ta banque, ton courtier, parfois même un proche comme tonton Jacques.
On te montre une mensualité. 1100 € 1200 € 1300 € et on te dit regarde c'est à peine plus que ton loyer actuel donc autant acheter et à ce moment-là ton cerveau valide parce que c'est simple parce que ça rassure parce que ça donne l'impression de faire un choix intelligent. Sauf que cette comparaison n'a aucun sens économique.
Une mensualité de crédit ce n'est pas un coût, c'est un assemblage de choses très différentes. Il y a des intérêts que tu ne reverras jamais. Mais il y a aussi du capital que tu rembourses, que tu transformes en pierre et que tu récupéreras peut-être un jour si tu revends correctement.
Un loyer à l'inverse, c'est très simple. Tu payes et c'est terminé. Il n'y a rien derrière.
Comparer les deux, c'est comparer quelque chose de partiellement récupérable avec quelque chose qui ne l'est pas du tout. Et pourtant, c'est exactement comme ça que des millions de décisions immobilières sont prises en France. pas sur le coût réel, pas sur la rentabilité, pas sur les alternatives, juste sur la capacité à encaisser une mensualité pendant 25 ans.
Et on se demande pas si c'est optimal, on se demande si c'est supportable. Le problème c'est que ce raisonnement pousse systématiquement à acheter trop cher et trop tôt. On accepte des durées de crédit de 25 ans sans vraiment mesurer ce que ça implique.
On minimise les frais annexes, on oublie les taxes, l'entretien, les travaux, l'argent immobilisé et surtout on ne compare jamais avec ce qu'on pourrait faire autrement avec le même cashfow. C'est là que le piège se referme parce qu'une fois que tu as acheté, la discussion est terminée. Tu ne raisonnes plus en coût annuel réel, tu raisonnes en mensualité à honorer et tout le reste devient secondaire.
Donc avant même de répondre à la question "Faut-il louer ou acheter, il faut remettre le cadre à l'endroit. " La seule question qui compte vraiment, ce n'est pas combien tu payes par mois, c'est combien tu perds chaque année sans jamais le récupérer. Et ça étonnamment très peu de gens prennent le temps de le calculer.
Pour remettre les choses à l'endroit, il faut changer complètement de prisme. Il faut arrêter de raisonner en mensualité et commencer à raisonner en coût irrécupérable. Dis autrement, tout ce que tu payes est que tu ne reverras jamais, jamais que tu sois locataire ou propriétaire.
Pour un locataire, c'est super simple, il n'y a pas de débat. Le coût irrécupérable, c'est le loyer. Tu payes ton loyer tous les mois, il disparaît.
Point final. Tu peux aimer ou détester cette idée, mais au moins, c'est clair. Tu sais exactement combien ton logement de coûte chaque année.
Mais pour le propriétaire, c'est beaucoup plus vicieux parce que les coûts existent mais ils sont éclatés, dilués et surtout invisibles psychologiquement. Du coup, on a l'impression que ça ne compte pas vraiment et c'est précisément là que l'erreur se niche. Le premier coup, c'est celui que tu payes dès le premier jour et que tu oublies aussitôt les frais de notaire, la fameuse arnaque de l'État français.
Dans l'ancien, on est autour de 7 à 8 %. Sur un bien à 300000 €, ça représente facilement entre 21000 et 24000 €. Cet argent là, il est perdu immédiatement.
Tu ne le récupères jamais. Et ça veut dire une chose très simple. Avant même de commencer à gagner quoi que ce soit, ton bien doit déjà prendre plusieurs dizaines de milliers d'euros de valeur juste pour revenir à zéro.
Ensuite, tu as la fameuse taxe foncière. La fameuse taxe que Anil Dalgo adore augmenter pour payer son train de vie. Peu importe que ton logement prenne de la valeur, stagne ou baisse, tu la payes tous les ans.
C'est de l'argent qui sort définitivement. Selon les villes et les hausses récentes, on est souvent autour de 0,8 à 1,2 % de la valeur du bien par an. Sur 300000 € ça fait déjà entre 2400 et 3600 € par an qui ne reviendront jamais.
Il y a aussi l'entretien et les travaux que les boomers votent dans les assemblées générales. Même quand tout va bien, même sans gros pépin, un logement ça vieillit. Une toiture, une façade, une chaudière, une cuisine, une salle de bain, les parties communes.
En moyenne, les professionnels raisonnent autour de 1 % de la valeur du bien par an. Là encore, ce n'est pas négociable sur le long terme. Tu peux repousser mais tu ne peux pas l'éviter.
Ajoute à ça les intérêts d'emprunt. Attention, pas la mensualité entière, uniquement la part d'intérêt. C'est le prix que tu payes à la banque pour utiliser son argent.
Cet argent-là, tu ne le récupère jamais. Plus la durée du crédit est longue, plus ce coût est important, même s'il est dilué dans le temps. Par exemple, un bien de 300000 € financé à crédit sur 25 ans avec un taux d'intérêt de 3,6 % coûtera 155000 € de coût de crédit, soit plus de 6000 € par an.
Et puis il y a le coûpt que presque personne ne veut regarder en face. Ton apport personnel, l'argent que tu immobilises, les 10 % parfois plus que tu bloques dans ton logement. Cet argent aurait pu être investi ailleurs.
Produire du rendement, générer du revenu. Le fait de ne pas le faire, c'est une décision en soi. C'est un manque à gagner invisible mais bien réel.
Quand tu additionnes tout ça, tu comprends une chose essentielle. Être propriétaire, ce n'est pas arrêter de jeter de l'argent par les fenêtres, c'est le jeter différemment, tout simplement. de façon plus silencieuse, plus étalée et surtout beaucoup moins visible psychologiquement.
Et c'est là qu'on arrive au point que très peu de gens intègrent dans leur décision. Le coût d'opportunité. Un jeté un longement, ce n'est pas juste un choix de confort ou de stabilité, c'est un choix d'allocation de capital.
Tu prends de l'argent, le tien ou celui de la banque et tu décides de l'investir dans un actif immobilier plutôt que dans autre chose. Pour comprendre ce que ça coûte vraiment, il faut regarder les données de long terme. Pas une décennie chanceuse, pas un marché local précis, mais ce que disent les grandes études académiques sur plus d'un siècle.
Il y a une étude majeure, souvent citée qui s'appelle The Rate of Return on Everything. Elle analyse les performances des principaux actifs sur plus de 100 ans, dans 16 pays développés. Et ce qu'elle montre est très intéressant.
Sur le long terme, les actions mondiales ont délivré environ 5 à 6 % de rendement réel par an après inflation. Ce chiffre est cohérent avec ce qu'on retrouve aussi dans les Global Investment Returns, yearbooks de Dimson, Marsh et Staton, publié notamment par UBS. Côté immobilier résidentiel, il faut faire très attention à ce qu'on compare.
Quand on parle de performance totale de l'immobilier, on a deux choses, la hausse des prix et les loyers net encaissées. Et là effectivement, en total return, l'immobilier peut se rapprocher des actions sur certaines périodes. Mais dans le cas de ta résidence principale, toi tu ne touches pas de loyer.
Ce qui t'intéresse, c'est uniquement la hausse réelle du prix de ton logement. Et là, les données sont beaucoup moins flatteuses. Sur plus d'un siècle, la hausse réelle des prix de l'immobilier résidentiel après inflation est très faible.
On est sur un ordre de grandeur de 0 à 1 % par an en moyenne selon les pays et les périodes. Autrement dit, sur le très long terme, la quasi totalité de la hausse des prix de l'immobilier correspond simplement à l'inflation. Ce point est documenté notamment par la London Business Call et largement repris dans la littérature académique.
En face, les actions ont généré une vraie création de valeur réelle. Pas juste une protection contre l'inflation, mais un surplus de rendement significatif. En nominal, si on ajoute une inflation historique de l'ordre de 2 à 3 % par an, ça donne quelque chose de très parlant.
Les prix de l'immobilier tournent autour de 2 à 3 % nominal par an dont l'essentiel est de l'inflation. Les actions, elles sont plutôt autour de 7 à 8 % nominales sur le long terme. Et cet écart de l'ordre de 4 à 5 points par an, ce n'est pas un détail, c'est le coût d'opportunité de ton capital.
Quand tu mets 20 % d'apport dans un logement, cet argent-là ne travaille plus ailleurs. Il ne profite plus de la dynamique des entreprises mondiales. Il est immobilisé dans un actif dont la hausse réelle des prix est historiquement très faible.
Et cette différence de rendement, tu la payes tous les ans, même si tu ne la vois pas sur ton relevé bancaire. Que tu achètes à crédit ou cash ne change rien au raisonnement. La part financée par la banque te coûte des intérês.
La part financée par toi te coûte un rendement que tu n'obtiens pas ailleurs. Dans les deux cas, ton capital a un coût économique et c'est exactement pour ça que quand on raisonne sérieusement, on intègre ce coût du capital dans l'analyse. Pas pour dire que l'immobilier est mauvais, mais pour arrêter de croire qu'il est gratuit ou automatiquement supérieur.
C'est en intégrant ce coût d'opportunité qu'on comprend pourquoi certains investisseurs utilisent une règle simple pour comparer l'achat et la location sur une base honnête. Une règle imparfaite mais très efficace, la règle des 5 %. Maintenant qu'on a remis le cadre à l'endroit, il faut un outil simple pour comparer la location et l'achat sans se raconter d'histoire.
Pas une formule magique, pas une vérité absolue, juste un ordre de grandeur honnête. C'est là qui intervient ce qu'on appelle souvent la règle des 5 %. L'idée est très simple.
Quand tu possèdes un logement, il te coûte chaque année environ 5 % de sa valeur en dépenses que tu ne récupéreras jamais. Peu importe que le bien monte ou baisse, peu importe que tu sois content de ton achat ou pas, ces coûts sont là absolument tous les ans. Dans ces 5 %, tu retrouves d'abord la taxe foncière.
En France, selon les communes hélé hauses récentes, on est souvent autour de 0,8 à 1,2 % de la valeur du bien par an. Ensuite, il y a l'entretien et les travaux. Même sans catastrophe, un logement s'use.
Sur le long terme, les professionnels raisonnent autour de 1 % par an. Et enfin, il y a le coût du capital. Soit les intérêts que tu verses à la banque, soit le rendement que ton propre argent ne produit pas ailleurs.
Là encore, un ordre de grandeur raisonnable est autour de 3 % par an. Quand tu additionnes tout ça, tu arrives à environ 5 % par an. Ce chiffre n'est pas précis au centimes près.
Il peut être un peu plus bas, un peu plus haut selon ta situation, mais il a un énorme avantage. Il permet enfin de comparer, louer et acheter sur la même base, des coûts irrécupérables. Concrètement, comment on l'utilise ?
Tu prends la valeur du bien que tu envisages d'acheter, tu multiplies par 5 %, tu obtiens un coût annuel estimé et tu divises par 12 pour avoir un équivalent mensuel. Prenons un exemple simple, un logement de 300000 €. 5 % de 300000 € ça fait 15000 € par an, environ 1250 € par mois.
Ça veut dire une chose très claire. Si tu peux louer un logement équivalent pour mo- 2250 € par mois, alors financièrement louer est souvent plus rationnel que de posséder ce bien. Même si la mensualité de crédit te paraît acceptable.
On peut ensuite raisonner dans l'autre sens. Si ton loyer est de 1200 € par mois, tu multiplies par 12 puis tu divises par 5 %. tu obtiens un prix de biens économiquement équivalent autour de 288000 €.
Autrement dit, payer 1200 € de loyer revient encouré à l'annuel à posséder un bien de cet ordre de grandeur. Ce raisonnement est dérangeant pour beaucoup de personnes parce qu'il casse une idée très ancrée. Non, payer un loyer n'est pas forcément jeter de l'argent par les fenêtres et non, acheter n'est pas automatiquement une bonne décision financière.
Tout dépend du prix, du loyer et du coût réel derrière. Évidemment, cette règle a des limites. Si les taux sont très bas ou très élevés, si ton apport est énorme, si tu n'entretiens pas correctement ton bien, le chiffre peut bouger.
Mais ce n'est pas le plus important. Le plus important, c'est ce qu'il t'oblige à faire. Arrêter de raisonner en mensualité et commencer à raisonner en coût annuel réel.
Et une fois que tu fais ça, le débat entre la location et l'achat devient beaucoup plus calme, beaucoup plus rationnel. Ce n'est plus une question de statut social ou de réussite. C'est une simple question d'arbitrage financier.
Et c'est exactement comme ça qu'il faut l'aborder. À ce stade, il y a toujours une objection qui arrive. Oui, d'accord, mais quand j'achète, je rembourse du capital.
Et c'est vrai, contrairement au loyer, ce capital n'est pas perdu. Il se transforme en patrimoine. Et c'est précisément pour ça qu'on ne peut pas comparer un loyer à une mensualité.
Mais là où beaucoup de gens se trompent, c'est qu'ils s'arrêtent à cette idée. Je rembourse du capital, donc je m'enrichis. En réalité, tu ne t'enrichis pas automatiquement.
Tu fais surtout un choix de transformation de ton argent. Quand tu rembourses un crédit immobilier, tu prends du cash liquide et tu le convertis en un actif ilquide. Tu bloques cet argent dans un logement.
Tu ne peux pas y toucher facilement. Tu ne peux pas le mobiliser rapidement. Tu ne peux pas l'ajuster en fonction des opportunités.
Et surtout, tu concentres une grosse partie de ton patrimoine sur un seul actif dans un seul pays, dans une seule devise. Donc oui, le capital n'est pas perdu, mais il n'est disponible, ni flexible, ni pilotable. Ce n'est pas de l'épargne libre, c'est ce qu'on peut appeler une épargne forcée avec des avantages mais aussi de grosses contraintes.
Et surtout, cette épargne n'est pas gratuite. Pour constituer ce capital immobilier, tu payes des frais de notaire dès le départ. Tu payes les intérêts à la banque pendant des années, tu payes des taxes et de l'entretien tout au long de la détention et tu renonces à ce que cet argent aurait pu produire ailleurs.
C'est exactement là que le coût d'opportunité entre en jeu. C'est pour ça que dans le raisonnement qu'on a fait jusqu'ici, le remboursement du capital n'est volontairement pas compté comme un coût parce que ce n'est pas une perte, mais ce n'est pas non plus un gain automatique, c'est un investissement, un investissement immobilier très spécifique, peu diversifié, très concentré. peu liquide et lent à ajuster.
Et quand on remet tout à plat, on se rend compte d'une chose importante. Acheter ne te rend pas automatiquement plus riche que louer. Acheter te force à épargner d'une certaine manière.
Louer te laisse le choix. La différence entre les deux, ce n'est pas la vertu, c'est la flexibilité. Si tu achètes et que tout ton effort financier passe dans ton logement, tu construis capital mais tu réduis ta capacité à investir ailleurs.
Tu deviens moins liquide, moins mobile, moins opportuniste. Si tu loues et que tu investis sérieusement la différence, tu peux construire un patrimoine plus diversifié, plus liquide et parfois plus performant. C'est pour ça que le vrai sujet n'est jamais est-ce que le remboursement du capital est une bonne chose ?
Bien sûr que çaen est une. Le vrai sujet, c'est est-ce que cette forme d'épargne est la meilleure pour toi à ce moment précis de ta vie ? Acheter peut être un excellent choix de stabilité, de sécurité psychologique, de projection long terme.
Louer peut-être une excellente stratégie patrimoniale à condition d'investir avec discipline. Le piège, c'est de croire que rembourser du capital suffit à faire une bonne décision financière. Maintenant que tout ça est posé, on peut enfin répondre à la vraie question.
Dans quel cas loué devient une bonne stratégie patrimoniale ? Louer devient pertinent à partir du moment où ça te libère quelque chose. Du cash, de la flexibilité, du temps et surtout une capacité d'investissement que tu n'aurais pas si tout ton effort financier passait dans ton logement.
Je te propose de prendre un cas très simple. Tu hésites entre acheter un bien à 300000 € ou louer un logement équivalent. Avec la règle des 5 %, on a vu que le coût réel annuel du bien tourne autour de 15000 €.
soit environ 1250 € par mois. Si tu peux louer pour 900 € ou 1000 € tu dégages mécaniquement 250 à 350 € par mois. Ce n'est pas énorme vu comme ça, mais en réalité ce différentiel fait une énorme différence.
Si ces 300 € disparaissent dans des restos, des abonnements ou des paquets de clop, Loué n'a aucun intérêt patrimonial. Mais si ces 300 € sont investis tous les mois de manière disciplinée dans des actifs productifs, la logique change complètement. Là, loué n'est plus une dépense, c'est un levier.
C'est exactement là que 90 % des gens se plantent complètement. Ils louent mais ils n'investissent rien derrière. Ils achètent mais ils n'ont plus aucune marge de manœuvre.
Dans les deux cas, le problème n'est pas le logement, c'est l'absence de stratégie. Acheter concentre ton effort financier dans un seul actif. Lent, peu liquide mais stable.
Louer te laisse le choix. Tu peux investir progressivement, tu peux diversifier, tu peux ajuster, tu peux arrêter, tu peux accélérer, tu peux profiter d'opportunités quand elle se présente. Cette flexibilité a une valeur énorme, surtout dans un monde instable.
Et il y a un autre point que beaucoup sous-estiment, la mobilité. Louer te permet de changer de ville, de pays, de situation professionnelle quand tu veux. Acheter te fixe, ce n'est pas un défaut, mais c'est un coût implicite.
Et ce coup-là n'apparaît dans aucun calcul alors qu'il peut avoir un impact énorme sur la trajectoire de ta vie et de ton patrimoine. Donc non, louer n'est pas une stratégie gagnante par défaut, mais louer plus s'investir intelligemment, ça peut devenir extrêmement puissant. À l'inverse, acheter sans marge de manœuvre financière peut être très rassurant psychologiquement et très limitant patrimonialement.
Et c'est pour ça que la bonne décision n'est jamais universelle. Elle dépend de ton âge, de ton niveau de revenu, de ta stabilité professionnelle, de ta capacité à investir régulièrement et surtout de ton objectif. Sécurité ou optimisation, tranquillité ou flexibilité.
Je te propose maintenant de mettre tous les chiffres sur la table. Côté acheteur, tu achètes un bien à 300000 €. Tu mets 30000 € d'apport, soit 10 % du prix du bien.
Tu payes environ 24000 € de frais de notaire définitivement perdu. Ensuite, tu supportes le coût réel du logement. Pas la mensualité, mais le coût économique complet avec les intérêts du crédit, la taxe foncière, l'entretien, les travaux, l'assurance et les frais d'hiver.
Avec la règle des 5 %, on est à 15000 € par an, soit 375000 € sur 25 ans. On suppose que le bien prend 1 % par an en nominal, ce qui est une hypothèse raisonnable sur longue période pour de l'immobilier résidentiel. Sur 25 ans, ça fait environ + 28 %.
Ton biens vont donc à la fin environ 385000 €. Sur 25 ans, tu as immobilisé 30000 € d'apport, perdu 24000 € de frais et payer 375000 € de coût, soit 429000 € de flux sortant. En face, tu récupères un actif valorisé de 385000 €.
Tu as donc transformé des flux de dépenses en un actif réel, mais le logement reste un poste de consommation amélioré, pas une machine à créer de la richesse. Il t'a apporté du confort, de la stabilité, une protection psychologique, mais financièrement, même avec une revalorisation, le rendement reste faible une fois tous les coûts intégrés. Maintenant, regardons le locataire.
Il loue un logement équivalent pour 1000 € par mois. Il investit immédiatement les 30000 € qu'il n'a pas mis en apport et surtout il investit 250 € par mois correspondant au différentiel entre le coût réel du logement acheté et son loyer. Il investit ça de manière disciplinée, diversifiée avec un rendement moyen de 7 % par an sur 25 ans en nominal.
Au bout de 25 ans, il détient environ 350000 € de capital financier. Un capital liquide, arbitrable, transformable, en revenu et ajustable à sa vie. On arrive donc à une comparaison honnête.
D'un côté, un propriétaire avec un bien valorisé autour de 385000 €, non liquide, concentré sur un seul actif situé dans une seule zone géographique. De l'autre côté, on a un locataire avec 350000 € de capital financier, diversifié, mobile et capable de produire des revenus. Aucun des deux n'est meilleur par nature, mais il ne joue pas le même jeu.
Le logement t'offre une stabilité résidentielle, le capital t'offre une flexibilité patrimoniale. Donc la vraie question n'est pas est-ce que l'immobilier monte ? La vraie question c'est qu'est-ce que tu sacrifies en immobilisant ton capital pendant 25 ans ?
Parce qu'acheter n'est pas obligatoirement une erreur. Louer n'est pas une faiblesse. La seule vraie erreur c'est de ne pas comprendre ce que chaque choix t'apporte et ce qu'il t'empêche de faire.
La règle des 5 % n'est pas une vérité absolue. Ce n'est pas une formule magique. C'est un outil de décision, un filtre simple pour arrêter de comparer des carottes avec des bananes.
Elle sert à une chose très précise, te forcer à comparer des coûts irrécupérables. Pas une mensualité contre un loyer, pas un ressenti contre un statut social, mais ce que ton logement te coûte réellement chaque année, que tu sois propriétaire ou locataire. Si avec cette règle, tu te rends compte que ton logement acheté te coûte l'équivalent de 1250 € par mois et que tu peux louer le même pour 1000 € alors la question n'est plus est-ce que louer c'est jeter de l'argent ?
La vraie question devient qu'est-ce que tu fais des 250 € de différence ? Si tu ne fais rien, acheter ou louer revient presque au même sur le long terme. Si tu les dépenses, louer est une erreur.
Mais si tu les investis sérieusement, régulièrement, avec une vraie stratégie derrière, alors la règle des 5 % te montre que louer peut devenir une décision patrimoniale rationnelle. À l'inverse, si tu achètes parce que tout le monde dit qu'il faut acheter sans marge de manœuvre financière, sans capacité d'investissement à côté, la règle des 5 % te rappelle une chose essentielle. tu as fait un choix de confort et de stabilité, pas un choix d'optimisation financière.
Et c'est très bien, mais tant que tu le sais, le vrai problème ce n'est donc pas d'acheter ou de louer. Le vrai problème, c'est de prendre une décision aussi engageante sans jamais avoir fait ce calcul. C'est exactement ce que je fais avec les personnes que j'accompagne.
On pose leur situation réelle, logement, capacité d'épargne, fiscalité, horizon de vie. Et on utilise ce genre de règle simples comme celle des 5 % pour construire une stratégie cohérente, que ce soit en tant que locataire, investisseur ou propriétaire. Si tu veux savoir, chiffre à l'appui, ce qui est le plus pertinent dans ton cas précis, tu trouveras le lien vers mon accompagnement en description.
Et si tu veux voir comment investir pour générer 1000 € de revenus passif par mois, je t'invite à regarder cette vidéo.