Aujourd'hui, pour fêter l'arrivée des femmes sur ma chaîne YouTube grâce à Solange, j'ai décidé de faire une vidéo qui s'adresserait autant aux hommes qu'aux femmes. Il y a plein de théories possibles pour expliquer pourquoi et comment naissent les émotions. Moi, je vais vous parler aujourd'hui des théories cognitives de l'émotion, qui stipulent que l'émotion est une construction mentale.
Alors, pour comprendre ça, il faut comprendre le schéma de Charte, qui dit qu'une émotion se construit en deux étapes : la première, c'est les sensations, et la deuxième, c'est une interprétation. À ce stade, vous ressentez des choses, il y a une réaction corporelle, et vous allez lui apporter une étiquette cognitive. Cette étiquette cognitive va donner naissance à mon émotion.
Voilà, vous allez interpréter cela comme étant une certaine émotion, et ça, ça va changer en fonction du contexte. Alors, il faut savoir que la théorie, en anglais, elle s'appelle "The Schachter-Singer Theory", et cela voudrait dire une mauvaise interprétation d'une excitation. Cela signifie que vous ressentez des sensations, vous ressentez une excitation, le système sympathique se réveille : sudation, tension musculaire, tachycardie, souffle coupé, etc.
Vous allez interpréter ces sensations-là différemment selon le contexte dans lequel vous vous trouvez. Là où ça devient intéressant, c'est quand on étudie ça dans le cadre des relations amoureuses, où l'on va s'amuser à voir comment une personne va interpréter sa situation lorsqu'elle se trouve avec une autre personne qu'elle trouve attirante. C'est-à-dire que cet état d'excitation, en fait, lorsque vous êtes en présence d'une personne attirante, peut être interprété comme de l'attraction sexuelle.
Ce phénomène que je vous décris a été étudié dans le cadre des relations amoureuses. L'étude la plus connue est celle de Dutton et Aron en 1974, appelée "The Misattribution of Arousal", ou l'étude du pont de l'amour. Vous allez comprendre pourquoi.
On a demandé à des jeunes hommes de traverser un pont, un grand pont qui était très long et surtout suspendu au-dessus du vide, à 70 mètres au-dessus des rapides. C'était un pont qui bouge beaucoup et qui n'est pas très stable. Il y avait ainsi une condition expérimentale, et il y avait la condition contrôle, dans laquelle on faisait traverser ces jeunes hommes sur un pont beaucoup plus petit, beaucoup plus stable, suspendu à trois mètres au-dessus du sol.
Donc, vous l'avez compris, le pont est là pour enclencher la sensation de peur chez les participants, pour provoquer l'excitation dont on a parlé plus tôt. Arrivés au bout du pont, ces jeunes hommes sont accostés par une jeune femme, qui va leur poser des questions et leur faire passer une épreuve, qu'on appelle les "théâtres", dans laquelle il faut raconter une histoire en correspondance à une image. À la fin de cette entrevue, la jolie jeune femme propose aux hommes de lui donner leur numéro au cas où ils auraient des questions concernant l'étude, s'ils veulent avoir plus d'informations.
C'est ce qui est mesuré dans l'étude. Il y a deux choses qui vont être mesurées : le nombre de rappels et le nombre d'allusions sexuelles dans les histoires. Il faut savoir que dans la condition expérimentale, c'est-à-dire chez les hommes qui avaient traversé le pont qui faisait peur, 50 % ont rappelé le numéro de la jeune femme, contre 12,5 % chez les hommes qui avaient traversé le petit pont.
Deuxième chose, il y avait plus d'allusions sexuelles dans les histoires racontées par les hommes ayant traversé le grand pont, qui était effrayant, plutôt que chez ceux ayant traversé le petit pont. Ainsi, vous l'avez compris, les deux variables que je vous ai citées juste avant sont des moyens de mesure de l'attirance physique pour la jeune femme. Vous avez compris donc que lorsque la sensation de peur était présente, la femme était perçue comme étant plus attirante que s'il n'y avait pas eu cette sensation auparavant, lorsque l'excitation et l'éveil corporel n'étaient pas là.
Cette étude démontre donc la théorie de Charte, puisqu'elle explique que la sensation de peur provoquée par la traversée du pont a été interprétée par les hommes comme étant de l'attirance physique pour la jeune femme. Cependant, cette étude n'est pas forcément la plus fiable statistiquement et méthodologiquement, déjà par le fait qu'ils aient eu assez peu de participants. Néanmoins, cela reste la première étude qui s'est penchée sur ce phénomène.
C'est la plus connue, une étude symbolique en psychologie sociale, et surtout, elle a encouragé plein d'autres chercheurs à s'intéresser à ce phénomène. D'autres études ont été menées à ce sujet pour essayer de voir si une sensation de peur pouvait provoquer de l'attirance sexuelle. Ils l'ont montré avec des films d'horreur, où il y avait beaucoup plus de comportements d'affiliation, des comportements de rapprochement physique entre deux personnes de sexes opposés lorsqu'elles regardaient un film d'horreur.
Cela a aussi été provoqué par les montagnes russes. Il a été mesuré que des hommes et des femmes, avant de monter dans un manège de montagnes russes, évaluaient la personne sur la photo comme étant plus attirante après le manège que cela ne l'était avant le manège. Les notes étaient meilleures après le manège, c'est-à-dire une fois qu'ils avaient été dans cet état d'excitation.
Voilà. On a vu comment la sensation de peur pouvait être interprétée comme de l'attirance physique. Il y a d'autres études qui ont été menées à ce sujet, qui ont montré que d'autres stimuli émotionnels pouvaient également intensifier cette attirance initiale, pas forcément des stimuli négatifs.
Comme on a vu là, c'est-à-dire la sensation de peur, ça peut aussi concerner des stimuli émotionnels positifs. Donc ça, j'en parlerai lors de la prochaine réunion Discord que je ferai mardi prochain. Je fais tous les mardis soir une réunion à 20 heures pour entrer dans le club des fils Jean.
Il suffit d'aller sur le lien que je mets en barre d'infos dans la description, faire une demande d'intégration au club. Dans cette réunion, nous allons parler des différentes études qui ont été menées et des différents contextes émotionnels qui peuvent intensifier cette attirance physique. On va faire des parallèles avec la Fredzone et voir de quelle manière on peut appliquer cela aux relations amicales.
Je pense que ça peut être intéressant d'étudier ça, et surtout au-delà des relations amoureuses. On va voir comment ce phénomène psychologique est appliqué dans la publicité. Pour ceux qui veulent des séances avec moi, que vous soyez un homme ou une femme, vous pouvez aller sur mon site internet, remplir un formulaire et mettre votre numéro de téléphone.
Moi, je vous appelle, on en discute au téléphone, peu importe que vous soyez en France ou pas d'ailleurs. On essaie de voir ensemble ce qu'on peut faire. Voilà, donc ce n'est pas anodin si les chercheurs associent ce concept à la création de la passion amoureuse, puisque la passion amoureuse, tout simplement, c'est l'association entre une attirance physique et des émotions fortes.
Roméo et Juliette, ça n'a absolument rien de sorcier ; ce sont tout simplement deux individus attirés l'un par l'autre qui sont dans un état de manque et de frustration intense.