BFM TV BFM politique Guillaume darret vous êtes bien sur BFM politique pour une émission spéciale aujourd'hui BFM politique au plus proche de l'actualité nous recevons Patrick stéphanini bonjour merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes le représentant spécial du ministre de l'Intérieur Bruno rotillo sur la question de l'immigration on a bouleversé notre programme parce qu'évidemment on est au lendemain de cette attaque terroriste qui a touché la ville de mulouse à mes côtés pour vous interroger Amandine Atalaya de BFM politique bien sûr éditorialiste de BFM et Bruno jeudi directeur de la tribune dimanche bonjour Bruno juste avant
de vous donner la parole on va prendre et bien la direction de mulouse cette ville qui a donc été touchée par cette attaque hier et c'est la mère de cette ville qui nous attend Michel Lutz bonjour merci de nous accorder quelques instants ce matin première question quelle est l'état de santé des des policiers qui ont été touchés par la saillant je rappelle il y a une personne qui a été tué une personne d'origine portugaise qui a été tuée personne de 69 ans à laquelle s'est prise l'agresseur ou en en en sont les les les autres
personnes qui ont été touchées et bien au moment où nous nous parlons deux personnes ont pu regagner immédiatement leur domissile hier soir il reste un seul agent du stationnement qui est encore hospitalisé à en ce moment à Colmar pour des soins mais en tout cas son pronostic vital n'est fort heureusement plus engagé et il va on va dire au mieux des circonstances alors quels sont les les dernières informations dont vous disposez sur la façon dont ça s'est déroulé j'imagine qu'au fur et à mesure de la nuit vous avez à pu avoir de de nouvelles informations
qu'est-ce que vous avez pu apprendre alors on ne connaît pas encore la chronologie des événements mais en tout cas ce qui est certain c'est que ce terroriste vous laiss'en prendre à nos agents du stationnement donc ça c'est une première chose malheureusement vous l'avez dit il y a une victime un monsieur de 69 ans qui est décédé nous ne savons pas quelle est la chronologie quant à l'intervention de ce monsieur puisqu'il faut attendre que les enquêteurs terminent leur travail et donc c'est d'abord les agents du stationnement qui ont été impactés tout de suite après la police
municipale les agents de la police municipale sont intervenus fortement puisqu'ils étaient en proximité et c'est eux qui ont réussi à à juguler l'assaillant et à l'arrêter est-ce que cet assaillant était connu sur mulouse ou pas du tout alors je n'avais en tant que maire je n'avais absolument pas connaissance de l'identité de ce monsieur je ne savais même pas qu'il était sur notre territoire et c'est c'est d'autant plus grave qu'on ne sait pas toujours certaines choses mais je comprends qu'il y a aussi une forme de de respect même si on parle du respect de l'identité d'un
terroriste est-ce que vous avez pris de nouvelles mesures de sécurité pour votre ville après ce qui s'est passé hier alors oui en ce qui concerne la police mun municipale bien entendu j'ai déjà échangé ce matin avec le sous-préfet Monsieur le Préfet hier soir m'a assuré aussi de forces de forces policières supplémentaires pour le weekend j'ai j'ai demandé des nouvelles également de la situation de de mulouse pour l'instant tout est calme fort fort heureusement mais on sait que dans les prochains temps effectivement nous aurons des des renforts en matière de de police merci merci beaucoup madame
la mère d'avoir été avec nous ce matin dans ce BFM politique spécial après cette attaque terroriste qui a donc touché votre ville de mulouse hier où une personne de 69 ans a été tuée et on l'apprend à l'instant effectivement les pronostics vitaux des autres personnes ne sont plus engagé ce matin Patrick stéphanini je vous le disais vous êtes représentant spécial du ministre de l'Intérieur le suspect c'est un Algérien sousqtf fiché pour terroriste 10 fois la France a souhaité le envoyé en Algérie 10 fois ça a été refusé finalement malgré l'activisme de Gérald armanyer de Bruno
rotillot aujourd'hui est-ce que c'est pas l'illustration que nous la France nous sommes totalement impuissants non c'est d'abord l'illustration de ce que l'Algérie ne respecte pas le droit international et lorsqu'on lui présente un de ses ressortissants parfaitement documenté parfaitement identifié qui fait l'objet d'une mesure d'élo du territoire français l'Algérie pour des raisons incompréhensibles refuse de le reprendre en charge je voudrais rappeler à vos auditeurs que l'auteur de ce crime qui s'est produit hier à Mulous est un ressortissant algérien qui est arrivé en France en 2014 et qui s'est signaler par des faits d'apologie du terrorisme dès
le début de l'année 2023 il a d'ailleurs à l'époque fait l'objet d'une OQTF mais il a également fait l'objet il a également fait l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire pour une durée de 10 ans donc voilà un individu qui depuis le premier semestre de l'année 2023 aurait dû en pratique quitter le territoire français pour être reconduit en Algérie les autorités algériennes ont toujours refusé de lui délivrer laisser passer consulaire dont nous avons dont nous avions besoin pour le renvoyer en en Algérie alors même que les l'autorité préfectorale a fourni au consul d'Algérie en France des
renseignement très précis sur la frattererie de l'intéressé sur ses parents sur ses frères et sœurs donc l'identification de l'intéressé par les autorités algériennes n'aurait dû soulever aucune difficulté alors on va venir justement effectivement à ce bras de fer qui est engagé avec l'Algérie mais déjà sur sur ce qui s'est passé malheureusement hier est-ce que au vu de ce que vous savez il y a des fautes des erreurs qui ont été commises ou non je ne connais pas dans le détail le le déroulement des des événements qui se sont produit hier après-midi à à mulouse ce
que je peux dire à vos auditeurs c'est que l'intéressé non seulement était connu pour des faits d'apologie du terrorisme mais qu'il souffrait également d'antécédents psychiatriques et là on voit qu'on butte sur une difficulté extraordinairement sérieuse qui se pose malheureusement à la société française depuis des années soit vous êtes diagnostiqué comme étant un malade psychiatrique mais dans ce cas-là votre place doit être dans un établissement médical dont vous ne pouvez pas sortir soit on considère que les trouples dont vous souffrez sont bénins et dans ce cas-là la marche normale de la justice doit reprendre son cours
et l'intéressé doit être éloigné vers son pays d'origine puisqueà l'évidence c'est un individu qui présente un risque majeur pour l'ordre publicique en France ce qui peut poser question c'est qu'il était sous contrôle judiciaire et il a refusé de signer hier matin alors qu'il aurait dû sous contrôle judiciaire comment est-ce que c'est c'est possible qu'un individu sous contrôle judiciaire puisse avoir un tel et repartir libre alors je sais pas s'il intéressait à refusé de signer ou s'il a refusé de pointer c'est pas la même chose s'il a refusait de pointer bah ça veut dire que il
s'est dérobé à une des obligations qui pesaient sur lui en vertu de son assignation à résidence qui consistait à venir régulièrement au commissariat pour pointer et et l'intéressé est à l'évidence dans C dans ce cas-là fautif mais vous savez il y a eu un enchaînement très rapide des fait euh il devait se présenter au commissariat il ne l'a pas fait et quasiment dans la foulée il s'est rendu coupable de de ce crime abominable c'est une affaire qui synthétise malheureusement toutes les difficultés que la France rencontre avec l'Algérie en matière migratoire et je voudrais vous dire
ce matin avec beaucoup de solennité que le moment est venu avec l'Algérie de changer la donne c'est-à-dire d'abord je vais citer quelques chiffres l'année dernière en 2024 les éloignements de ressortissants étrangers en situation irrégulière ou ayant troublé l'ordre public en France ont augmenté de 27 % de 27 % par de très bas on part en effet Bruno jeud dit on part de très bas je vais être précis je pense que vos auditeurs ont droit à la précision en 2024 on a interpellé en France 147000 étrangers en situation irrégulière et on en a éloigné effectivement 27000
27000 c'est un chiffre en progrès de 27 % par rapport au résultat de l'année 2023 donc 27 % de progression c'est bien et en même temps ça reste évidemment insuffisant par rapport au nombre total d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière et si on prend le cas particulier de l'Algérie on constate que l'année dernière en 2024 les éloignements à destiné de l'Algérie on augmenté de 17 % seulement je vous rappelle que la moyenne c'est 27 % et si on prend le cas des autres pays du Maghreb à destination du Maroc l'année dernière les éloignements ont augmenté de
50 % et à destination de la Tunisie de 46 % donc l'Algérie donc l'Algérie n'est pas c'est le moins qu'on puisse dire le bon élève en matière d'éloignementillustré là les difficultés qui la relation difficile qui a entre la France et l'Algérie actuellement sur le plan diplomatique et sur bien d'autres bien d'autres plans et sur le plan aussi de la sécurité quelle mesure dont dispose le gouvernement et donc le ministre de l'Intérieur pour pouvoir quel levier il a pour essayer d'améliorer cette possibilité de renvoyer chez eux des ressortissants qui commettent des fautes alors je voudrais rester
d'abord un instant sur le diagnostic avant de venir à la thérapie si je dire ce qui pose problème aussi avec l'Algérie euh c'est l'imprévisibilité du comportement et des décisions qui sont prises par les autorités consulaires algériennes vous voyez on avait ici àaire à un individu qui était parfaitement identifié et et l'Algérie a refusé de le reprendre ça n'est pas la première fois euh vos auditeurs vos téléspectateurs ont tous en tête le cas de l'influenceur à l'encontre duquel Bruno retaillot avait pris une décision d'expulsion euh dans le courant du mois de janvier et lui aussi était
parfaitement identifié il était d'ailleurs en possession d'un passeport en cour de validité donc dans le cas de cet influenceur nous n'avions même pas à sollicité un laisser passer consulaire et pourtant l'Algérie a refusé de le reprendre mais patri juste regardez quand le ministre de l'Intérieur dit justement qu'il faut durcir le ton on va l'écouter regardez ce qu'il disait hier soir on va essayer de voir concrètement avec vos diagnostic comment on peut travailler ou pas avec l'Algérie écoutez bonorotillo la France a tendu la main quel que soit PL parfois vivre de l'histoire aucun pays aucun pays
quelle que soit l'histoire qui peut nous séparer n' un droit de tirage pour humilier la France je suis partisan puisque la méthode douce a été utilisé avec l'Algérie de poser un rapport de force donc moi je suis pour ce rapport de force parce que je vois bien que on a des individus dangereux qui devrai être en Algérie et qui sont sur le sol français le rapport de force concrètement ça veut dire quoi quand il dit il faut passer au rapport de force alors d'abord je suis très frappé par l'émotion qui étraint le ministre de l'Intérieur
hier soir alors qu'il est à mulouse et qu'il a rencontré les policiers municipaux et les policiers d'État qui ont fini par arrêter cet individu extraordinairement dangereux et je voudrais dire que s'agissant du ministère de l'Intérieur vous l'avez rappelé d'ailleurs nous sommes allés au bout de ce que nous pouvions faire ça veut dire quoi l'autorité préfectorale a demandé à 10 reprises au consul d'Algérie compétent pour délivrer le laisser passer de délivrer se laisser passer et nous nous sommes heurtés à un refus ça veut dire que il faut changer la donne et qu'il faut maintenant que le
premier ministre et le président de la République et je pense notamment au président de la République parce que c'est lui qui négocie les traités et qui les signe au nom de la France le moment est venu de poser à l'Algérie la question de la remise en cause de l'accord de 1968 cet accord il est complètement obsolète il est complètement obsolète il a été négocié et signé dans les années qui ont suivi l'indépendance de l'Algérie à un moment où la France comptait encore en Algérie une communauté française très importante et un moment où on pensait que
les relations entre ces deux pays allaient rester très étroites jusqu'alors le président de la République n'a pas était suffisamment dur avec l'Algérie vous le trouvez bah jusqu'à maintenant la question de la renégociation de cet accord je n'ai pas dit de sa dénonciation mais la question de sa renégociation faut dire à téléspectateurs qu'il a été renégocié déjà trois reprises il me semble et qu' a été amputé de cette facilité qu'il y a pour les ressortissant des deux pays de passer il a été renégocié sur des point tout à fait mineur cet accord est aujourd'hui totalement obsolète
il encourage une immigration familiale massive en provenance d'Algérie alors que la politique française d'immigration depuis le quinquena de Nicolas Sarkozy est une politique d'immigration choisie qui vise à favoriser l'avenue en France soit des étudiants soit des travailleurs cet accord cet accord est totalement obsolète et on voit bien à travers encore une fois l'imprévisibilité des décisions prises par les autorités algériennes en matière de délivrance de laisser passer consulaire qu'aujourd'hui cet n'est absolument plus satisfaisant pour la France il faut donc il faut donc désormaisut dire aux autorités algérienne que nous souhaitons renégocier cet accord et que nous
souhaitons le renégocier de fond en combe comme nous l'avons fait et à l'époque j'ai été un des négociateurs de la renégociation de l'accord avec la Tunisie qui est intervenu en 2008 nous étions liés à la Tunisie par un accord qui ressemblait beaucoup à notre accord avec l'Algérie il y a a eu en 2008 sous l'impulsion de Nicolas Sarkozi une volonté politique de renégocier l'accord avec la Tunisie et nous sommes parvenus à le renégocier et bien il faut faire la même chose avec l'Algérie et il faut que cette renégociation englobe naturellement le sujet qui préoccupe aujourd'hui
vos téléspectateurs c'est c'est-à-dire le sujet de la réadmission en Algérie des ressortissants algériens qui vivent en France de manière clandestine ou qui ont troublé l'ordre public il faut en finir non laissez-mo laissez-moi terminer il faut en finir avec un certain nombre de faux semblants moi j'étais sur votre plateau il y a 3 semaines avec Madame ségolen Royale et c'est tout juste si je ne me suis pas fait reprocher que les décisions de Bruno rotillo étai une forme de provocation à l'égard de l'Algérie voilà ce qu'a dit Madame ségolen Royale sur votre plateau et elle a
dit il faut être plus gentil avec l'Algérie il faut discuter c'est un partenaire historique et cetera et bien voilà ce sur quoi on débouche aujourd'hui avec le drame de mulouse et et malheureusement nous ne sommes pas à l'abri que d'autres drames de ce type se produisent donc le moment le moment est venu d'élever le ton de changer la donne et de dire avec beaucoup de clarté aux Algériens nous voulons renégocier l'accord de 68 et nous voulons renégocier de manière plus globale l'ensemble de nots notre politique migratoire avec l'Algérie en un mot juste patri Stéphan en
un mot comment vous qualifiez l'attitude des autorités algériennes en un mot dilatoire et imprévisible et donc inadmissible est-ce que en fait est-ce que le risque de cette attitude du rapport de force ce n'est pas de se mettre définitivement c'est déjà le cas mais complètement à dos l'Algérie et de ne plus jamais rien obtenir ni de renégociation du traité ni d'effort pour reprendre leurs ressortissant et la question qui subsidiaire c'est est-ce que nous n'avons pas été jusque-l naïf dans notre rapport avec l'Algérie en faisant des efforts pour que ça aille mieux sur par exemple le dossier
du Sahara occidental en tournant un peu le dos au Maroc est-ce que la seule façon que ça se passe bien avec eux ce n'est pas d'avoir un minimum d'entente ah bah pour renégocier un accord madame il faut être deux donc en effet il faudra bien trouver les bases d'une entente avec l'Algérie mais ce qui est désolant dans la situation actuelle c'est que ça fait des années que un certain nombre d'observateurs dont je fais partie disent que l'accord de 68 est obsolette et qu'il faut le renégocier nous n'avons pas attendu je voudrais insister sur ce point
nous n'avons pas attendu la crise diplomatique récente qui est liée au choix qui a été fait par le Président de la République d'appuyer la position du Maroc sur la question du Sahara espagnol de l'ancien Sahara espagnol n nous n'avons pas attendu ce tournant diplomatique pour dire que cet accord migratoire était dépassé et qu'il fallait le renégocier donc nous n'allons pas aujourd'hui vous dire que à cause de cette crise diplomatique nous allons renoncer à notre objectif qui est la renégociation de cet accord nous en avons besoin naturellement madame quand on négocie un accord on est deux
on est deux partenaires autour de la table et on cherche le meilleur compromis possible mais ce qui pose difficulté dans la situation d'aujourd'hui c'est qu'il n'y a aucune discussion sur ces sujets avec l'Algérie Patrick stéphaniini je vous poser question courte réponse courte est-ce qu'il faut suspendre les relations diplomatiques oui ou non non ça c'est une question qui dépasse totalement ma zone de compétence il faut renégocier l'accord de 68 et cette négociation elle fait partie d'une relation diplomatique complexe qui va bien au-delà des compétences du ministre de l'intérieur avec l'Algérie elle doit donc être portée et
par le Premier ministre et par le Président de la République mais dans cette négociation dans cette négociation la question migratoire est une question majeure dans l'arsenal des des mesures sur lesquelles le le le ministre de l'Intérieur la France peut agir il y en a d'autres on peut aussi durcir notre relation avec l'Algérie sur d'autres point je pense par exemple à la question des visas que que nous délivrons est-ce que ça c'est un levier qui peut permettre au ministre de de de de faire levier sur les autorités algériennes il y a la question 13 % de
notre gaz vient de l'Algérie est-ce que ça c'est un levier aussi qui peut faire réagir les autorités les autorités algériennes Bruno je dis vous venez de prendre deux exemples qui n'ont excusez-moi de vous le dire rien à voir l'un avec l'autre oui mais fait parti mes r d' Rapp de for la question du gaz c'est pas une question qui relève des compétences du ministre de l'intérieur et en effet vous avez raison ça fait partie d'un rapport de force qui pourrait être instauré et moi j'ai tendance à penser que plus la France sera indépendante sur le
plan énergétique euh de pays comme l'Algérie mieux elle se portera l'autre question c'est la question des visas là nous sommes sur une compétence partagée entre le ministre de l'Intérieur et le ministre des Affaires étrangères donc on peut en effet euh comme l'avait fait d'ailleurs en son temps Xavier drancour lorsqu'il était ambassadeur en Algérie euh diminuer le nombre des visas accordés à des ressortissants algériens mais cette politique elle a des limites elle a des limites nous avons en France une communauté algérienne importante c'est même sur notre territoire la communauté étrangère la plus importante nous n'allons pas
interdire aux ressortissants algériens qui vivent en France de circuler entre la France et l'Algérie donc nous serons toujours contraint de délivrer un nombre minimum de visas il faut pas biaiser devant la difficulté la difficulté c'est l'accord de 68 et c'est les conditions dans lesquelles l'Algérie procède à la réadmission sur son territoire des clandestins et des et des Algériens qui troublent l'ordre public en France il faut pas biaiser devant cette difficulté il faut maintenant l'affronter on vous retrouve dans quelques instants on entendra notamment la toute première réaction de Jordan Bardella le patron du RN qui s'est
exprimé sur cette attaque [Musique] terroriste Guillaume darr vous êtes bien sur BFM politique une émission spéciale ce matin au lendemain de l'attaque terroriste qui a touché la ville de mulouse et qui a fait une victime notre invité Patrick Stéphan est encore avec nous représentant spécial du ministre de l'Intérieur merci d'être avec nous et puis drist Yousef on va vous demander un éclairage dans quelques instants vous êtes un spécialiste des questions justement de sécurité on va essayer d'aller un petit peu plus loin on vient d'apprendre justement ce matin qu'il y a actuellement 4 personnes en garde
à vue l'assaillant deux personnes de son entourage familial mais également une personne qui le logeait une attaque qui a bien sûr fait réagir de nombreux responsables politiques le dernier date c'est le patron du rassemblement national il est actuellement au salon de l'agriculture écoutez Jordan Bardella au micro de léopoldbert il y a beaucoup aujourd'hui de problèmes qui touchent notre pays des problèmes qui se répètent et s'agissant de de ce type de profil et de ce type d'attaque terroriste à chaque fois ce sont systématiquement les mêmes personnalités les mêmes profils des gens qui sont fichés qui sont
suivis pour leur proximité avec le fondamentalisme islamiste et que nous n'expulsons pas du territoire français donc le ministre de l'Intérieur il fait énormément de communication et maintenant il faut agir ou partir parce que les les effet comm c'est très beau quand on est à la télévision mais quand on nagit pas derrière c'est la sécurité des Français qui est en jeu Bruno roto il fait de la comme Patrick stéphanini il doit agir ou partir dit Jordane Bardella non monsieur là parle beaucoup mais Breno rotillot lui il agit il agit au quotidien je rappelle à l'ensemble de
vos téléspectateurs que le nombre des éloignements d'étrangers clandestins ou fauteur de trouble à l'ordre publici a augmenté l'année dernière de 27 % donc voilà un premier résultat et je rappelle que Bruno rotaillot n'est ministre de l'Intérieur que depuis le mois de septembre alors je mais je peut pas être grâce à lui quand ça fonctionne et pas de sa faute quand il y a un dysfonctionnement revient sur le rapport de force puisque hier soir Bruno rotayo a dit qu'il fallait établir désormais avec l'Algérie un rapport de force et je voudrais rentrer dans le détail et voir
quels sont les instruments dont la France dispose le prédécesseur de Bruno rotao Gérald armanin avait essayé d'agir en limitant le nombre des visas de court séjour accordés à des ressortissants algérien le problème c'est que cette politique était largement vouée à l'échec puisque dans le cadre de Schengen la délivrance des visas de court séjour est mutualisé entre les pays européens ça veut dire que lorsqu'un ressortissant algérien se présente au consulat de France et n'obtient pas son visa de cours séjour il peut sans difficulté aller en demander un au consulat d'Espagne ou au consulat d'Allemagne pour prendre
deux exemples précis si on veut changer la donne de nos relations migratoires avec l'Algérie il faut agir sur un tout autre levier sur le levier des visas de long séjour là la France est souveraine comme n'importe quel autre État membre de l'Union européenne elle est seule à décider du nombre des visas de long séjour c'est cela qu'il faut restreindre c'est sur cela qu'il faut agir par exemple et et derrière la restriction de la politique de délivrance des visas de long séjour il faut j'y reviens remettre en cause l'accord de 68 et proposer aux Algériens d'entrer
vraiment dans la renégociation de cet accord question d'Amandine talaya sur ce que certains décrivent quand même comme le mur de la réalité hein que Bruno rotaillo est peut-être en train d'affronter pour la première fois oui c'est ce que bah sous-entend voir dit clairement Jordan bardellaa c'est-à-dire que il y a des promesses de changement de et en réalité vous constatez que ce n'est pas entre vos mains et que si l'Algérie n'y met pas du sien on sera éternellement confronté à même problème est-ce que Bruno rotillot ne Sete pas tout simplement à la réalité non Bruno rotaillo
s simplement au fait qu'il n'est que ministre de l'INT intérieur et que la remise à plat de nos relations avec l'Algérie la nouvelle donne que Bruno rotaillot appelle de ses vœux passe par l'action du Premier ministre du ministre des Affaires étrangères naturellement du Premier ministre et et du président de la républiquenais faudrait par exemple alors autre solution un projet de loi immigration mais pour cette fois par exemple est end la durée de rétention dans les centres de rétention ça avait été à un moment donné une proposition de Bruno retaillot pour remettre en place le délit
de séjour irrégulier toutes ces mesures qu'avaent proposé la droite et qui ne sont toujours pas mis en œuvre pour le moment alors toutes ces propositions restent d'actualité la situation politique à l'Assemblée nationale n'a pas permis jusqu'à maintenant à Bruno rotillot de porter à nouveau une grande loi immigration en revanche comme vous le savez euh un certain nombre de propositions de loi ont été déposées notamment au Sénat par des personnalités qui sont proches de Bruno rotaillot ces propositions de loi vont venir en discussion dans les semaines et dans les mois qui viennent et elles vont permettre
d'agir sur plusieurs des leviers que vous avez mentionné je pense notamment à la durée de rétention regardez le dossier qui nous préoccupe ce matin et et le drame qui s'est produit hier am Mulous euh on est allé jusqu'au terme du délai de rétention pour cet individu pour la saillant oui il a fait ses 90 jours il a fait ses 90 jours on pouvait même ajouter 30 jours je crois sous réserve décision de justice abument mais mais ça ne suffit pas pour un certain nombre de ressortissants qui sont des ressortissants particulièrement dangereux originaires de pays avec
lesquels nous avons du mal à obtenir les laisser passer consulaires il faut que la rétention soit beaucoup plus longue et c'est la raison pour laquelle Breno rotaillot a souhaité que pour un certain nombre d'individus on puisse aligner la durée de rétention sur celle qui est aujourd'hui applicable en matière de terrorisme patri stéphanini vous dites que la remise enc de cette la remise en cause de cet accord 1968 ça relève notamment du président de la République ça veut donc dire que si cela n'est pas fait la faute en reviendra au président de la République bah ça
veut dire ce que ça veut dire c'est dans le dans la constitution de la 5e République c'est le président de la République qui conduit la politique étrangère de la France et qui signe les traités donc la responsabilité politique de ce qui se passe avec l'Algérie aujourd'hui si' rien ne bouge c'est celle du président de la République ça n'est pas ce que je suis en train de dire ce que je suis en train de dire c'est que pour remettre à plat et nous en avons besoin euh nos relations notamment dans le domaine migratoire avec l'Algérie nous
en sommes parvenus au point où il faut une initiative du président de la République Bruno je dis question sur l'un des projets du ministre de l'intérieur dont vous avez été chargé qui est de chercher des pays avec lesquels on pourrait passer des accords pour renvoyer justement ces personnes euh que la France ne souhaite plus voir sur son territoire oui Bruno roto s'est déjà exprimé sur le sujet de créer des des des sortes de hub euh à l'extérieur de nos frontières pour euh dans des pays tiers qui pourraient permettre de reconduire à l'extérieur de nos frontières
ces euh ces clandestins ou ces personnes étrangères qui auraient commis des des fautes sur le territoire qu'est-ce que qu'est-ce que vous vous en dites est-ce que le projet du ministre a avancé concrètement alors ce que voudrait faire Breno rotaillot et qui est très important c'est qu'un certain nombre de pays par lesquels transitent des étrangers qui viennent ensuite s'installer sur le territoire français de manière irrégulière que ces pays de transit accepte de reprendre les ressortissants non seulement s mais éalement les ressortissants de paystiers je vais prendre un exemple vous avez aujourd'hui des ressortissant soudanais ou maliens
qui passe par le territoire de la Tunisie pour venir ensuite en Europe en Italie d'abord puis en France la Tunisie reprend dans des conditions qui sont sans doute perfectibles mais reprend aujourd'hui ses propres ressortissants nous souhaiterions que des pays comme la Tunisie qui voi transiter par leur sol des ressortissant de pays-tiers acceptte de reprendre ces ressortissants de pays-tiers est-ce que il y a déjà certains pays qui ont donné leur accord et nous avons engagé des discussions avec une série de pays et en effet la lettre de mission qui m'a été adressée au mois de novembre
par Bruno rotaillot porte précisément sur ce sujet et certains pays certains pays ont signé des accords de ce type je vais prendre un exemple très concret qui est l'accord signé avec le Kazakhstan alors vous allez me dire le Kazakhstan ne fait pas partie des pays qui ont en France une communauté importante mais en revanche le Kazakhstan est un pays qui est proche de l'Afghanistan n'a pas de frontière avec l'Afghanistan mais qui est proche de l'Afghanistan et l'accord conclu avec le Kazakhstan permet la réadmission dans ce pays de ressortissants de pays-tiers en Amot il y a
combien de pays avec lesquels on a passé un accord en Amot euh il y a le Kazakhstan il y a des accords qui sont sur le point d'être signés avec combien de pays juste un nombre je vous demande pas de les citer 6 ou 7 pays merci beaucoup drisit Youssef je le disais vous êtes docteur en droit public spécialiste des questions de sécurité globale on évoque ce qui s'est passé hier à mulouse avec Patrick stéphanini depuis hier sur l'antenne de BFM TV bien sûr qu'est-ce qui vous vous a marqué particulièrement dans cette attaque est-ce qu'elle
est malheureusement traditionnelle de ce qu'on a pu voir ces derniers mois ces dernières années où il y a un élément particulier qui vous a sauté aux yeux il y a deux éléments le premier c'est que on a AFF faaire à un profil qui depuis maintenant quelques années le profil classique qu'on retrouve ça veut dire atteint j'ai envie de dire de troubles psychiatrique ou psychologique donc c'est à peu près la moitié des individus ayant commis un attentat sur notre territoire depuis 2018 ça veut dire sur 9U personnes on en a plus de la moitié et ensuite
on voit bien que l'administration a plutôt bien fonctionné contrairement à ce qu'on dit c'estàdire que c'est un individu qui est arrivé de manière illégale sur notre territoire en 2014 qui a fait l'objet d'une judiciarisation I et qui a fait l'objet d'une condamnation notamment pour apologie du terrorisme et fait quand même assez rare c'estàdire que le le juge l'a interdit définitivement de territoires donc il a été emprisonné et de la prison il a immédiatement été transféré dans un centre de rétension administrative pour être expulsé dans son pays donc à la fois la machine judiciaire et administrative
ont plutôt bien fonctionner c'est un élément extérieur c'està-dire le refus de l'Algérie à 10 reprise de le reprendre qui a à un moment donné conduit inévitablement à effectivement cet attentat absolument inacceptable donc on a ces deux on a ces deux éléments qui sont rentrés en compte on a tradition de dire que justement il y a désormais essentiellement cette menace endogène si j'ose dire venue de l'intérieur et que la menace terroriste venue de l'extérieur n'existerait plus est-ce qu'on va un peu trop vite quand on dit cela ou est-ce que c'est vraiment le cas ah non la
menace endogène elle est encore très présente et elle inquiète d'ailleurs les services exogène exactement la menace exogène est une menace très présente qui inquiète les services de renseignement qui sont par ailleurs très mobilisés on le voit bien effectivement sur la montée en puissance des organisations terroristes que ce soit effectivement en Afghanistan ou dans d'autres et y compris dans le sud Sahel on voit bien qu'il y a une montée en puissance et puis sur la menace endogène avec plus de 5000 individus qui font l'objet d'un suivi particulier des services de renseignement en plus de ces individus
qui sont emprisonnés donc ça fait partie effectivement de ces menaces qui sont prises en compte par l'administration on entend de nombreux responsables politiques dire aujourd'hui que cet attentat est dû à cette cet acte terroriste est dû à l'immigration est-ce que il y a à vos yeux en tant que docteur en droit une multiplication d'actes dû à l'immigration est-ce que ce sont des des fadèes politiques bah moi je je je fais si on prend le profil de l'individu on va forcément dire qu'on a un sujet avec l'immigration moi j'ai plutôt tendance effectivement à séparer un petit
peu les deux on a c'est vrai des ind indid qui reprenons les frères quashi reprenons améie Koulibali reprenons Mohamed Mera ce sont des individus qui ont commis des attentats sanglants pour notre pays et qui sont nés sur le territoire de la République et qui ont fréquenté les écoles de la République donc on peut toujours quelquefois faire un lien entre l'immigration et le terrorisme je suis pas sûr que ce soit de nature à un moment donné alimenter le débat de manière objective sur comment fait-on pour prévenir la menace pour prévenir l'action terroriste sur notre territoire Patrice
Stéphan je vois que ça vous a fait réagir oui parce que j'ai sur vous un privilège dont je me passe serit volontiers qui est le privilège de l'âge et et donc j'étais déjà en fonction au ministère de l'Intérieur dans les années 80 la France n'était pas épargnée par le terrorisme dans les années 80 souvenez-vous des attentats de 86 notamment euh ces attentats ils étaient commis par des terroristes venus de l'étranger qui venaient sur le territoire national commettre des actes terroriste quelal oui euh et euh malheureusement on constate et votre invité l'a dit avec beaucoup de
pertinence on constate qu'aujourd'hui même si la menace exogène n'a pas disparu c'est la menace endogène qui est aujourd'hui la plus importante c'est-à-dire c'est la présence sur notre territoire de ressortissants étrangers qui s'y sont installés soit sous couvert d'un visa soit souscouvert d'un titre de séjour soit de manière clandestine qui malheureusement débouche sur des drames du type de celui que nous avons vécu hier à mulouse alors je crois pas que ce soit particulièrement pertinent sur ce plateau de de vouloir organiser un débat sur le lien entre le le terrorisme et l'immigration ce lien malheureusement il a
été établi à plusieurs reprises au cours des des 20 dernières années ce qu'il faut c'est faire le point sur sur la manière dont la France peut aujourd'hui mieux se protéger contre ces périls et le ministre de l'intérieur dispose d'instruments notamment l'expulsion des étrangers qui présentent une menace grave pour l'ordre public la justice elle-même n'est pas inactive vous avez rappelé à juste titre et je l'avais dit au début de l'émission que l'assaillant d'hier il a fait l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire ce qui pose problème aujourd'hui c'est la mise à exécution des décisions souveraines prises notamment
par la justice au nom du peuple français Bruno jeudi je vous donne la parole dans une secondes juste Dris une question on disait il y a aussi beaucoup de personnes qui vont sortir de préson comment on les gère des personnes qui ont été emprisonnées pour terrorisme est-ce que c'est la menace j'allais dire de demain mais déjà d'aujourd'hui oui c'est une menace d'autant plus que ceux qui vont sortir environ 70 cette année sont des individus condamnés pour des faits de terrorisme donc vous avez d'une par des services de renseignement notamment la DGSI et le renseignement territorial
qui en fonction de la dangerosité de l'individu prendre en charge et puis vous avez l'autorité administratif qui sa'est prononcer ce qu'on appelle des micas des mesures individuelles de contrôle administratif de surveillance qu'il sont obligés d'aller pointer que pointer ou alors rester à leur domicile et cetera et cetera mais qui ne sont pas non plus infaillibles donc on l'a vu l'histoire récente nous a démontré que même avec des mesures administratives de surveillance ilattent y compris hier semble-t-il sous réserve d'avoir plus d'éléments sur l'enquête l'individu se prit dans les rues de de de de mououse en criant
des Allah Akbar semble-t-il donc et euh il a pu continuer quand même un certain temps donc euh la mesure individuelle visiblement n est faillible également dans la façon de de le surveiller ah oui absolument puisque la mesure administrative elle pèse sur vos épaules c'est une charge vous devez aller au commissariat vous devez faire un S de déclaration vous ne devez pas apparaître sur un territoire mais vous pouvez pas parfaitement vous en passz si vous avez décid de vous en passer il allez commettre un attentat donc elle a ses limites mais vous avez des services de
renseignement en fonction de la dangerosité de l'individu il font un travail assez formidable je rappelle qu'on a eu des atlantass des jouets ces dernières années importants neuf l'année dernière don trois qui effectivement préparer des actions violentes contre les jeux olympiqupi et aucun attent voilà donc on en a eu en 2023 au pont de birakem qui a causé un mort donc donc on voit bien que les services de renseignement sont très mobilisés vous avez des individus qui vont sortir qui présentent une menace c'est extrêmement grave pour leur de la sécurité publique certains ont renoncé à organiser
ou en tout cas commettre des attentats sur notre territoire et n'en demeure pas moins que ce sont des individus qui resteront radicalisés et qui posent un véritable problème en matière de séparatisme vous qui connaissez parfaitement cette question est-ce qu'il y a des façons de faire dont la France peut s'inspirer à l'étranger comment font les autres pays qui peuvent être confrontés à ce type de problème ou est-ce que c'est un cas un peu particulier en France non non d'autres pays vivent des moments hélas difficiles nous avons la chance en France France d'avoir dans notre arsenal judiciaire
une infraction que une qualification qui s'appelle association de malfaiteurs terroristes et qui permet de prévenir j'ai envie de dire la commission d'un attentat et dès lors que des individus en concertation de leur propre volonté imaginent même commettre un attentat à ce moment-là le juge judiciaire peut intervenir et voilà donc nous avons des individus pour les questions de rétention d'expulsion ou autres est-ce qu'il y a des pays où ça fonctionne mieux alors vous avez par exemple si on parle de centre de rétention on a 2000 places de dans un LRA donc local de rétention administrative auou
centre de rétention administratif de 1000 plac le ministre de l'Intérieur souhaite faire porter à 3000 d'ici 2027 c'est en Allemagne c'est 12 mois en Italie c'est 18 mois on voit bien que la réflexion en France all est d'augmenter de manière assez légitime finalement la capacité pour l'administ pour l'autorité administrative de conserver des individus dans des centres pour peu que le juge judiciaire en l'occurrence le JLD qui peut donner son mot mais tout ça ça reste évidemment à conditionner à la nature des accords que nous avons à certain nombre de pays parce que si les pays
ne répondent pas ou qu' refusent on peut on peut pas les garder indéfiniment dans un centre de rétention administrative ça c'est pas possible en fait le le sentiment quand on vous écoute tous les deux malheureusement il est celui d'une forme d'impuissance totale c'est-à-dire en tout cas face à ce type d'individu est-ce qu'on est condamné à subir non non parce que je pense qu'on on sousestime quelquefois le poids de l'Europe je pense que à un moment donné quand nous avons quelques difficultés je rappelle qu'il existe des dispositifs européens qui permettent notamment de sentraliser au travers de
systèmes d'information les demandes d'asile dans un nombre de pays de de l'espace Schengen je pense que l'Europe doit c'est le ton elle doit parler d'une voix commune Patrick stéphanini le disait juste ce titre sur les con sur les cours et les longs séjours on n pas du tout la même philosophie avec un nombre de pays européens je pense qu'il faut qu'il y ait une dynamique qui soit commune parler à des pays qui refusent à un moment donné de reprendre des individus que nous ne V que nous ne voulons plus sur notre sur notre territoire je
pense que ça peut marcher que si et seulement si il y a une voix qui est forte au niveau de l'Europe Patrice stéphanini vous avez une minute alors deux pistes de progrès la première c'est d'améliorer l'articulation entre ce que fait le ministre de l'Intérieur et ce que fait la justice car cet individu il est il a d'abord été placé en prison pendant quelques mois c'est pendant sa période d'incarcération qu'il aurait fallu préparer son éloignement vers l'Algérie et et là-dessus je pense que nous avons une vraie piste de progrès à législation constante la deuxième piste de
progrès elle nous vient des États-Unis et et même pas des États-Unis de de Donald Trump elle nous vient des États-Unis depuis plusieurs années aux États-Unis les le contingent des personnes admises au séjour est indexé sur le nombre des clandestins qui sont repris par leur pays d'origine donc on établit un lien entre la délivrance des autorisations de séjour et le nombre de réadmission que l'on obtient dans le pays d'origine voilà une piste qui pourrait alors évidemment il faudrait modifier notre législation mais voilà une piste qui pourrait me semble-t-il être exploré merci beaucoup Patrick stéphanini merci beaucoup
drisf d'avoir été avec nous ce matin merci Amandine merci Bruno vous restez bien sûr sur BFM TV pour suivre cette actualité extrêmement forte ce weekend tout de suite vous retrouverz affaire suivante qui va bien sûr s'intéresser de très près à laaffire Amra