Pourquoi certaines personnes nient totalement la réalité alors qu'elle est juste sous leurs yeux ? Pourquoi certains patients ont une vision du monde totalement coupée en deux ? Soit tout est bon, soit tout est mauvais.
Les mécanismes de défense, on en parle souvent pour les névroses, mais finalement, comment fonctionne-t-il pour les patients psychotiques [Musique] ? Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on s'attaque à une nouvelle vidéo que vous m'avez beaucoup demandé et je suis vraiment très heureuse de vous la publier.
Alors, on entend souvent parler des mécanismes de défense névrotique, mais très peu finalement des mécanismes de défense psychotique. Ici, on ne parle pas juste d'un refoulement ou d'une rationalisation pour éviter une émotion désagréable. On parle de mécanismes qui restructurent totalement la perception de la réalité pour éviter un effondrement psychique.
On va donc voir ensemble six mécanismes de défense caractéristiques des structures psychotiques. Mais avant ça, n'oubliez pas de vous abonner à ma chaîne. Plus vous êtes nombreux à vous abonner mais plus moi ça me motive à faire des vidéos.
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Si vous avez déjà regardé ma vidéo sur les 11 mécanismes de défense névrotique, vous savez que chacun d'entre nous met en place des stratégies inconscientes pour éviter l'angoisse, la culpabilité ou l'inconfort émotionnel par exemple. Mais pour les mécanismes de défense psychotique, le fonctionnement est complètement différent. Pourquoi ?
parce que l'enjeu n'est pas juste de gérer un conflit interne, il est d'éviter une désorganisation totale du psychisme. Autrement dit, ces mécanismes ne sont pas juste là pour rendre la réalité plus supportable, ils sont là pour la reconstruire de sorte à éviter l'effondrement psychique. Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais quand même faire un petit détour rapide pour vous expliquer les différences fondamentales entre névrose, psychose et à limite borderline et perversion parce que je sais que beaucoup d'entre vous ne connaissent pas très bien la différence mais au cas où je vous ai fait aussi une petite vidéo sur la différence entre névruse et psychose.
Je vous la mets aussi dans la barre de description. [Applaudissements] Alors, on va évidemment pas faire de cours théorique, c'est pas le but, mais juste poser quelques petits repères pour bien se situer. La névrose, c'est la structure la plus stable.
Il y a un conflit interne chez l'individu, mais il garde contact avec la réalité. Il peut être en souffrance mais il sait que le problème, il vient de lui. Pour les États limites ou Borderline qui est une organisation et non une structure, là on est entre deux mondes si vous voulez.
Il y a une grande instabilité identitaire et relationnelle, une fluctuation entre bah des angoisses psychotiques et des mécanismes de défense névrotique. Donc vous voyez, on en fait entre la structure névrotique et la structure psychotique. Ensuite, il y a la perversion.
Ici l'individu et reconnaître l'existence de la loi, notamment la loi symbolique qui est incarnée par l'interdit de l'inceste et de la castration. Mais il choisit de la transgresser tout en mettant en scène bah cette transgression de manière jouissible. Il manipule l'autre pour éviter sa propre angoisse tout simplement.
Je pourrais vous en faire une vidéo si vous voulez, mettez-le en commentaire. Mais bon, rares sont quand même les patients et une structure perverse qui pousse la porte d'un cabinet de psy, hein. Et enfin, il y a la psychose.
Ici, ce qui est caractéristique, c'est notamment la perte du lien avec la réalité. L'angoisse principale, c'est l'effondrement psychique. Et pour l'éviter, bah l'individu va mettre en place des mécanismes inconscients massifs qui viennent redessiner totalement son monde intérieur.
Vous voyez donc la différence entre les quatre, c'est vraiment pas la même chose. Et si vous voulez vraiment bah comprendre en détail ces structures, j'ai sorti une formation qui s'appelle les bases des structures psychiques. On y voit les caractéristiques de chaque structure, comment elle fonctionne, comment les repérer, leurs mécanismes de défense en détail, mais aussi comment éviter les confusions avec les troubles de la personnalité.
Bref, c'est une formation complète qui est accessible aussi bien au professionnels, hein, psychologue, hypnothérapeute, thérapeute, psychoprate et cetera qu'aux étudiants en psycho. Le lien est dans la barre de description. Mais revenons à nos petits moutons et notamment aussi mécanismes de défense psychotique qu'on va voir en détail [Musique] maintenant.
On commence par le fameux clivage que vous avez dû déjà entendre parler. C'est une vision du monde en tout bon, tout mauvais. Le patient psychotique, il peut pas tolérer l'ambivalence.
Donc il va séparer les choses en deux catégories rigides. Ce qui est parfait et ce qui est absolument mauvais. Grosso modo, dans la pratique, il peut s'agir d'un patient qui un jour considère son psy par exemple comme un sauveur et le lendemain bah un dangereux manipulateur.
Vous voyez, il permet donc de gérer l'angoisse de l'individu en maintenant des parties du mois ou de la réalité strictement séparée. Et le clivage, il peut être soit du mois du patient, soit au mois du patient, soit de l'objet. Il faut aussi faire la différence avec le patient ayant une organisation borderline parce qu'on y retrouve aussi le clivage mais il est pas aussi fixe.
Le patient, il peut alterner très rapidement entre idéalisation et haine dans ce [Musique] cas. Alors passons maintenant à la régression. Comme son nom l'indique, c'est un retour à un stade de développement plus archaïque notamment pour éviter une angoisse insupportable.
Par exemple, ça peut être un patient adulte qui fait face à une situation de stress assez intense et qui se met à parler comme un enfant et sucer son pouce pour se rassurer. Ou par exemple, vous savez Golou dans le Seigneur des Anneaux, il aussi entre un état adulte se met à Gold et un état régressif golum. Et quand il est en détresse ou qu'il est confronté à une angoisse trop forte, et bien il redevient une créature infantile, plurnicharde et dépendante.
Il perd totalement sa capacité à raisonner normalement et régresse à un mode de pensée plus primitif et impulsif. Bon, goulou représente quand même plus la schizophrénie, mais vous voyez ce que je veux dire. Et la régression, elle peut aller jusqu'à une perte totale de ses capacités habituelles avec des comportements bah totalement inadaptés par rapport à l'âge du patient.
[Applaudissements] Ensuite, le déni, c'est un mécanisme de défense qui vient refuser voir effacer une partie de la réalité qui est trop inconfortable, trop douloureuse ou traumatique. On fait comme si finalement ça n'avait jamais existé si vous voulez. Alors, si vous avez vu le film Shutter Island, que je vous recommande d'ailleurs, vous remarquerez que Teddy Daniels qui est incarné par Leonardo DiCaprio et bien son esprit a complètement rejeté une réalité qui est insupportable, que je n'aimerai pas parce que sinon je vais vous spoiler pour ceux qui l'ont pas vu.
Pour lui, cette réalité, elle n'existe tout simplement pas. Et donc pour survivre psychiquement, il s'invente un récit parallèle pour protéger son psychisme de l'effondrement. Il ne doute donc pas, il croit totalement à sa version déformé de la réalité.
Et contrairement au refoulement du mécanisme de défense névrotique où l'information est mise de côté mais peut potentiellement ressurgir, le dénifsque l'a fait complètement disparaître. Alors, j'aimerais maintenant faire une petite apartée sur les dénis de grossesse. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est quand une femme enceinte ne sait pas et ne ressent pas qu'elle est enceinte, parfois jusqu'à l'accouchement.
Et c'est pas qu'une question de faire semblant ou de ne vous pas vouloir voir si vous voulez. Le corps lui-même suit le psychisme et du coup il ne montre pas les signes habituels de la grossesse. Il n'y a donc pas de vente qui grossit, pas de perception du mouvement du bébé et cetera.
Il y a une super interview que je vous recommande qui est sortie sur la chaîne Légend Story d'une femme justement qui raconte son expérience de Denny Grossess. Je l'ai trouvé vraiment hyper intéressante. Je vous invite à la regarder pour mieux comprendre bah comment les patientes le vivent.
Bref, le déni de grossesse, c'est un cas assez particulier. C'est un phénomène assez complexe hein, qui touche bah toutes les structures psychiques, mais qui n'est pas un mécanisme de défense psychotique à proprement parler. La différence avec le déni psychotique, si vous voulez, c'est qu'il n'est pas forcément total.
Certaines femmes peuvent être dans un déni partiel où elles ressentent des signes mais ne l'associent pas à une grossesse. Euh, il peut être levé brutalement lors notamment bah examen médical, lors de l'accouchement et cetera. Et souvent la femme, elle reconnaît la réalité à ce moment-là.
Il peut être aussi lié à un trauma, une angoisse massive ou un rejet inconscient. Alors que le déni psychotique, lui, il est total permanent et il reconstruit la réalité. Voyez la différence.
Et il y a aussi une différence entre le déni de grossesse et un simple refoulement. Dans le refoulement, la vérité, elle reste quelque part dans l'inconscient. Dans le déni, elle est totalement absente du psychisme.
Il n'y a aucune trace de prise de conscience tant que la réalité ne s'impose pas brutalement comme pour l'accouchement. [Applaudissements] La forclusion, c'est un mécanisme de défense centrale dans les structures psychotiques puisqu'elle joue un rôle fondamental dans la manière dont la réalité psychique elle se construit dans la psychose. La forclusion, c'est un processus où un élément fondamental est exclu de l'ordre symbolique de la personne, souvent lié à la fonction du nom du père ou à une loi symbolique.
Donc il y a un élément de la réalité qui n'a jamais été intégré dans le psychisme. C'est vraiment une exclusion radicale qui n'est ni intégrée ni même refoulée par l'inconscient. Par contre, son absence, elle va revenir dans la réalité de manière traumatique et délirante.
C'est ce qui explique certains délires psychotiques notamment où le patient peut entendre des voix extérieures qui prennent le contrôle de sa pensée par exemple. Je me demande d'ailleurs si ça nécessite pas une vidéo dédiée sur la forclusion. Dites-le-moi en commentaire.
[Applaudissements] La projection, c'est attribuer à l'extérieur ce que l'individu ne peut pas tolérer en lui-même. Autrement dit, on va attribuer aux autres nos propres pensées, nos sentiments, nos désirs inconscients ou même nos trait de personnalité. Par exemple, un patient qui est traversé par une forte angoisse peut être convaincu que c'est l'environnement qui est menaçant.
C'est donc assez fréquent dans la psychose paranoïque où justement l'individu pense que tout le monde lui en veut alors qu'en réalité bah c'est son propre monde interne qui est chaotique. Mais bon ça je vous en parle en détail dans la formation les bases des structures psychiques et je vous parle également en détail de la schizophrénie. [Applaudissements] Et enfin, le dernier mécanisme de défense psychotique dont je voulais vous parler, c'est l'identification projective.
Alors, c'est ce qui se produit quand l'individu externalise certains aspects de lui-même, évidemment, la plupart du temps inconscient et qui les attribue à un autre. En gros, c'est faire en sorte que l'autre ressente ce qu'on ne peut pas supporter soi-même. Pour vous donner un exemple, ça peut être un patient qui sans le verbaliser va faire ressentir un profond malaise chez son psi en séance, le pousser à douter de lui-même, à ressentir des émotions qui ne lui appartiennent pas et cetera.
Alors attention quand même hein, il y a une différence avec la projection. Ici, c'est pas juste attribuer quelque chose à l'autre, c'est lui faire vivre. Mais l'identification projective, c'est quand même plus courant.
dans les structures narcissiques ou organisation limite que dans la psychose. Vous voyez donc que ces mécanismes de défense sont assez massifs. Ils ne visent pas juste à atténuer le une angoisse he mais bien à restructurer toute la perception de la réalité.
C'est pour ça que l'une des caractéristiques de la structure psychotique est cette perte de contact avec la réalité. Dans la formation, je vous explique vraiment comment repérer ça et les autres caractéristiques pour savoir bah quelle structure psychique a votre patient. Par contre, rappelez-vous, c'est pas parce que vous repérez un mécanisme de défense psychotique chez votre patient qu'il a automatiquement une structure psychotique.
Pas du tout. C'est bien plus complexe que ça. J'espère que cette vidéo vous a plu.
Si c'est le cas, vous savez quoi faire, mettez un petit pouce, abonnez-vous et partagezla. Posez-moi vos questions également en commentaire, je vous répondrai avec plaisir. N'oubliez pas le lien de la formation, les bases des structures psychiques en description.
Et moi je vous dis à la semaine prochaine pour une toute nouvelle vidéo. Belle journée. Ciao.
Ciao.