À quelle vitesse vivez-vous ? Nous ne vivons pas tous à la même vitesse. Certains vivent, ou tout du moins nous donnent l’impression de vivre plus de choses en moins de temps.
Beaumarchais, le célèbre dramaturge du XVIIIe siècle, l’auteur de la devise du quotidien Le Figaro — Beaumarchais qui était aussi un aventurier, a dit : « Si le temps se mesure par les événements qui le remplissent, j'ai vécu deux cents ans. » Idriss Aberkane lui aussi, semble-t-il, ne vit pas à la même vitesse que nous. Alors qu’il a seulement la trentaine, il a déjà multiplié les diplômes, les jobs, les projets entrepreneuriaux ou humanitaires, les apparitions médiatiques, les œuvres (et je ne connais pas sa vie amoureuse).
Il a vécu dans plusieurs pays ; donné des centaines de conférences ; publié plus d’une centaine de vidéos sur YouTube ; écrit des essais, des poèmes, et des chansons de rap. À moins de la moitié de sa vie, il a déjà appris et accompli ce que l’homme ordinaire ne pourrait apprendre ni accomplir, lui, en plusieurs vies. Il nous donne l’impression d’être, pour reprendre l’expression de Beaumarchais, un homme de deux cents ans… tout particulièrement sur le plan de la culture générale.
En la matière, comme pour le reste, on peut estimer qu’il triche. Ou bien on peut penser qu’il a des secrets… Idriss Aberkane est un personnage controversé, donc je commence par un disclaimer. Cette vidéo n’est pas un éloge d’Idriss Aberkane, donc si vous ne l’aimez pas, écoutez-moi jusqu’au bout ; cette vidéo n’est pas non plus une critique d’Idriss Aberkane, donc si vous l’aimez bien, écoutez-moi jusqu’au bout.
Mon but n’est pas de déterminer si Idriss Aberkane est honnête ou malhonnête, s’il a tort ou raison (ou plutôt dans quelle mesure il a tort ou raison). Mon but est de découvrir comment il s’y est pris pour développer si rapidement une si grande culture générale, et de vous aider à vous inspirer de ses méthodes pour enrichir efficacement votre propre culture générale, et ainsi mieux comprendre le monde. Cela vous sera utile quelle que soit votre opinion d’Idriss Aberkane (c’était déjà vrai pour Jacques Attali, le modèle de ma précédente vidéo).
Vous pouvez me dire ce que vous pensez d’Idriss Aberkane dans les commentaires, mais s’il vous plaît, gardez en tête l’objet de la vidéo, et ne cherchez pas à me ranger dans le camp des partisans ni dans celui des détracteurs — ce n’est pas ma guerre, comme a dit Rambo. Qui est Idriss Aberkane ? C’est un Français qui aura 36 ans dans quelques jours.
Comme je vous l’ai dit, il a fait beaucoup de choses et il a plusieurs casquettes — mais pour faire simple, il est surtout connu comme conférencier et écrivain. Il a émergé dans l’espace médiatique français grâce au succès de son essai Libérez votre cerveau ! (sorti fin 2016).
Il a lancé sa chaîne YouTube il y a 2 ans, et elle a connu un succès qui me paraît rapide — je ne suis pas un expert de YouTube — jusqu’à dépasser le demi million d’abonnés. Après, Idriss Aberkane suscite la controverse — et cela essentiellement pour deux raisons. Tout d’abord, on l’accuse d’avoir gonflé son CV ; et ensuite, il a pris position contre les politiques de gestion de la pandémie de Covid-19.
Je n’évoquerai pas ces controverses, car ce n’est pas le sujet de la vidéo. Si j’ai choisi de m’intéresser à Idriss Aberkane, c’est parce que, comme il l’affirme lui-même sur son site, « il est passionné par le savoir et la manière dont il se transmet ». Étant donné qu’il est jeune — et donc qu’il n’existe pas de biographie d’Idriss Aberkane — et étant donné que je ne le connais pas personnellement, j’ai fait de la « rétro-ingénierie » pour trouver les principes qui lui ont permis d’acquérir sa grande culture générale : j’ai lu ses trois livres ; j’ai regardé la plupart de ses vidéos YouTube, la plupart de ses conférences, de ses interviews, et également sa masterclass sur MentorShow (dont le titre me laissait penser que je pourrais y trouver des informations intéressantes pour mon script).
Vous, vous allez économiser tout ce travail, parce que je vais vous révéler les 3 secrets de la culture générale d’Idriss Aberkane. Et puis pour chaque secret, je vous dirai également comment vous pouvez l’appliquer concrètement. Regardez donc attentivement cette vidéo jusqu’au bout, et vous saurez enrichir votre cuture générale bien plus efficacement.
Faut-il se doper pour se cultiver ? On peut être tenté, parce que rester concentré, accorder durablement son attention — par exemple à un livre ou à un conférencier — cela n’a rien de naturel. On ne nous en parle pas à l’école, mais la stimulation des performances intellectuelles est une pratique ancienne chez les artistes et les écrivains.
Au XXe siècle, les progrès de la chimie ont multiplié les solutions, et depuis la fin des Trente Glorieuses, l’usage de certains stimulants s’est banalisé dans des milieux professionnels compétitifs comme la finance, la télévision, ou… la politique. Le film Limitless a popularisé le fantasme d’une superintelligence artificielle. Une petite pilule de NZT, et nous nous souvenons de tout ce que que nous avons lu ; nous réfléchissons à 100 à l’heure ; nous apprenons des langues en faisant notre footing ; et nous pouvons écrire un roman à succès en une nuit.
Idriss Aberkane a des petites pilules magiques, c’est ça son secret ? Non non, ce n’est pas ça. Son 1er secret découle de son analyse de la stimulation artificielle des performances intellectuelles dans un milieu particulier : pas chez les financiers ni chez les stars du show-biz — mais à l’école et à l’université.
En effet, depuis la fin du XXe siècle, des adolescents, et même des enfants se font diagnostiquer des troubles de l’attention, puis prescrire — souvent avec l’aval, voire à l’initiative des parents — des psychostimulants comme de l’Adderall ou de la Ritaline, qui permettent de rester concentrés de longues heures. C’est un phénomène préoccupant aux États-Unis, comme le montre le documentaire Take Your Pills : Intelligence sur ordonnance (disponible sur Netflix). Dans Libérez votre cerveau, Idriss Aberkane propose de retourner le problème dans l’autre sens.
L’hypothèse qui fonde la prescription des psychostimulants, c’est que les élèves ne sont pas capables — en tout cas pas assez capables d’accorder leur attention. Et si c’était, au contraire, l’école qui ne savait pas capter l’attention ? Et si c’étaient le système académique et ses méthodes qui étaient impuissants à intéresser les élèves ?
C’est en tout cas l’avis d’Idriss Aberkane : « Selon moi, administrer de la ritaline à nos enfants, sous prétexte qu’ils ne sont pas suffisamment attentifs à l’école, est une gigantesque erreur, par laquelle on soigne des bien-portants, alors qu’on devrait soigner l’école. » Or, vous pouvez vous aussi retourner le problème dans l’autre sens à propos de votre culture générale : est-ce forcément de votre faute si vous n’arrivez pas à aller au bout du livre que vous vous étiez juré de finir ? Est-ce vraiment parce que vous avez un déficit de l’attention, un problème médical qui nécessite un traitement, que vous avez presque tout oublié de la conférence à laquelle vous avez assisté hier ?
En fait, c’est bien de votre faute — mais la faute n’est pas celle que vous pensez. Vous êtes fautif parce que vous n’avez pas appliqué le 1er secret d’Idriss Aberkane : STIMULER L’INTÉRÊT. Si vous accordez votre temps et votre énergie à des choses qui ne vous intéressent pas, vous aurez du mal à vous concentrer ; vous n’avancerez pas ; et vous ne retiendrez rien.
En revanche, c’est presque sans effort que vous développerez votre culture générale en appliquant votre esprit à des choses qui vous intéressent. Alors, vous vous dites peut-être que c’est évident. D’accord, mais si c’est si évident, pourquoi ne le faites-vous pas ?
Pourquoi ne le faites-vous pas autant que vous le devriez ? Et puis j’imagine un second type d’objections : « si je creuse uniquement les sujets qui m’intéressent, je ne serai jamais cultivé ! » Vous vous dites que les choses qui ont leur place dans une bonne culture générale — disons un roman de Balzac ou un tableau de Picasso — vous vous dites que ce genre de choses sont forcément chiantes.
Eh bien c’est un préjugé. Ce sont en réalité les personnes qui transmettent les savoirs classiques qui, la plupart du temps, les rendent chiants. Et donc si vous voulez les intégrer pour enrichir votre culture générale, vous devez apprendre à stimuler votre propre intérêt.
Mais comment faire en pratique ? Le principe est simple : vous devez faire pour vous-même ce que quelqu’un d’autre ferait pour capter votre attention. Et pour trouver des techniques précises, nous pouvons regarder… Idriss Aberkane.
Eh bien oui, s’il y a bien une chose qu’il sait faire, c’est capter, et conserver l’attention des personnes auxquelles il s’adresse — à l’écrit, et encore plus à l’oral, puisqu’il a donné des centaines de conférences. On ne peut pas lui reprocher de ne pas appliquer ce qu’il prêche. C’est grâce à son exceptionnel talent pour stimuler l’intérêt de son auditoire qu’il a conquis si rapidement un public si large.
Même ses adversaires les plus virulents lui reconnaissent cette aptitude, qui est un mélange d’éloquence et de charisme. Maintenant, si vous voulez stimuler votre propre intérêt comme Idriss Aberkane stimule celui de son audience, vous pouvez faire deux choses. Tout d’abord, privilégiez les histoires.
Eh oui, nous adorons les histoires ; et du coup, présenter du savoir sous la forme du récit du parcours d’un être humain, avec des rebondissements, avec des dilemmes et des émotions auxquelles nous pouvons nous identifier — cette manière de faire est très efficace pour stimuler l’intérêt d’autrui comme le nôtre. Je vous donne un exemple : si, comme moi, vous êtes loin d’être un fan de peinture, mais que vous souhaitez tout de même comprendre l’apport de Picasso à l’histoire de l’art occidental — eh bien, dans ce cas, ne vous embarquez pas dans un essai théorique d’analyse des œuvres de Picasso ; ne vous rendez pas à la conférence d’un universitaire spécialiste du peintre espagnol. Non, contentez-vous de lire la biographie réputée la plus vivante de Picasso.
Et de manière générale, lire des biographies est un moyen efficace pour développer sa culture générale. La seconde chose que vous pouvez faire pour stimuler votre propre intérêt comme Idriss Aberkane stimule celui de son audience, c’est de vous intéresser aux anecdotes. Qu’est-ce qu’une anecdote, précisément ?
C’est un fait étonnant, inédit, qui excite notre curiosité tant il sort de l’ordinaire. Les conférences et les livres d’Idriss Aberkane en sont bourrés. On peut même souvent lui faire le reproche, sans être malhonnête, d’empiler les anecdotes — certes bien choisies et racontées — au détriment de l’argumentation.
Mais sur le plan de l’attention, c’est redoutablement efficace. À la fin des années 1980, l’entreprise américaine Pepsi-Cola possédait des sous-marins soviétiques (j’ai bien dit « des sous-marins soviétiques ») : vous avez envie de décrocher si je vous dis ça ? L’inventeur Nikola Tesla, qui était un bel homme, a renoncé à toute relation sexuelle : je m’arrête de parler, ou je continue ?
Nous adorons les anecdotes. C’est pour ça qu’elles sont une formidable porte d’entrée vers le savoir. Non seulement le caractère insolite du fait capte notre attention, mais il crée aussi une fixation dans notre mémoire — au point que bien souvent il nous suffit d’entendre l’anecdote une seule et unique fois pour nous en souvenir pendant longtemps.
Ainsi, quel que soit le domaine dans lequel vous désirez améliorer votre culture générale, commencez par découvrir les faits étonnants. Vous en trouverez dans les biographies, dans des recueils d’anecdotes, dans les livres d’Idriss Aberkane (bien sûr), et… sur YouTube. Connaissez-vous ce petit homme ?
Il s’agit de Vasyl Lomachenko, un boxeur ukrainien (qui a le même âge que moi, 34 ans) — et sur cette photo, il annonce son engagement dans l’armée pour défendre son pays (il est même retourné en Ukraine pour prendre les armes). Je suis fan de ce boxeur, parce qu’il est certainement le plus technique de tous les temps. Quand j’en parle à mes amis, je leur explique que c’est comme si Peter Parker montait sur un ring : impossible de le toucher, il est trop rapide.
D’ailleurs, Lomachenko est tellement au dessus du lot techniquement que ses adversaires abandonnent de découragement, pour mettre fin à l’humiliation (ce qui lui a valu le surnom de Nomaschenko, à partir de l’espagnol no mas qui signifie « pas plus, fini »). À mes yeux, Lomachenko était évidemment le meilleur boxeur de tous les temps… jusqu’à ce que je trouve de solides arguments contre cette opinion dans la vidéo d’Idriss Aberkane sur Mohamed Ali. Mais bon, ce débat ne vous intéresse pas.
Si je vous parle de cette vidéo, c’est parce qu’elle m’a fait découvrir autre chose. En lisant la description, je suis tombé sur les sources. Et elles sont intéressantes à deux égards.
La 1ère chose intéressante, c’est que pour établir sa hiérarchie des boxeurs, Idriss Aberkane s’appuie notamment sur des posts d’un coach de boxe, John McGlothlin, sur le forum Quora (c’est le forum qui a rendu célèbre Jordan Peterson). À première vue, on se dit : des posts sur un forum, ce n’est pas super sérieux — mais après avoir parcouru les posts, je me suis rendu compte que le propos du coach de boxe est en réalité très rationnel et très étayé. On comprend même, à lire la description de son profil, qu’il a « la religion du fait ».
La 2nde chose intéressante à propos des sources de la vidéo d’Idriss Aberkane, c’est, comme vous vous en êtes rendu compte, que tout cela est en anglais. Or, en France, seule une minorité de gens sont capables de se servir de sources en anglais (environ un quart des Français déclaraient maîtriser l’anglais en 2021, mais comme il s’agit de déclarer une compétence associée au statut social, c’est probablement moins que ça…). Je résume ma découverte : Idriss Aberkane a enrichi sa culture générale en lisant des analyses techniques en anglais non seulement inédites, mais très qualitatives, publiées dans les posts d’un coach de boxe américain sur un forum.
Vous vous cultivez comme ça, vous ? Le 2ème secret d’Idriss Aberkane, c’est donc de MULTIPLIER LES FORMATS. Bien sûr que vous vous cultiverez en lisant des livres, mais ne confondez pas le contenu et le contenant !
Comme Idriss Aberkane l’écrit dans Libérez votre cerveau : « La valeur d’un livre n’est pas dans son papier mais dans ses lettres. » « Si vous confiez des livres, écrit Idriss Aberkane dans L'Âge de la connaissance, de la même taille, de la même couleur, de la même odeur, à des chimpanzés, ils ne feront pas de différence entre eux, parce qu’ils verront dans les livres des objets physiques, pas des objets immatériels, ils ne verront pas la nuance décisive des lettres. » Ne soyons donc pas des chimpanzés : c’est la connaissance qui nous importe, pas l’objet qui la contient.
Et je dirais, encore plus fondamentalement, c’est la connaissance qui nous importe, pas LE FORMAT dans lequel elle est exprimée. Or, à notre époque, le savoir est disponible dans de multiples formats : articles et livres bien sûr, mais aussi toutes les plateformes où l’on peut publier du contenu écrit (comme Quora) ; il y a également l’audio, la vidéo. Et enfin n’oublions pas, nous qui avons parfois tendance, surtout depuis les confinements, à vivre dans le digital — n’oublions pas la transmission directe, qu’il s’agisse du cours d’un prof ou d’une discussion avec un ami.
Si vous vous servez dans tous les formats disponibles, vous avez accès à un patrimoine culturel bien plus riche — et si vous parlez anglais, votre « buffet de connaissance », pour parler comme Idriss Aberkane, est encore bien plus vaste. L’autre avantage de varier les formats, c’est que vous vous fatiguerez moins qu’en vous vous contentant d’un seul. Pour passer 4 heures dans un bouquin, il faut déjà être motivé ; mais il est moins difficile, en 4 heures, d’ouvrir le bouquin pendant une heure ou deux, de parcourir un forum, de regarder une vidéo YouTube, et d’écouter un podcast.
Maintenant, que pouvez-vous faire pour mettre en pratique ce 2ème secret ? Pour ce qui est de varier les formats — l’écrit, l’audio, la vidéo, etc. — je n’ai pas grand chose à vous dire, puisque c’est déjà du concret.
Lorsque vous vous intéressez à un sujet — l’histoire de la boxe, par exemple — ne vous contentez pas du premier livre que vous trouvez, mais cherchez la connaissance partout où elle est disponible. Concernant l’anglais, ensuite, si vous ne maîtrisez pas cette langue qui est un peu devenue la langue universelle de l’Occident, je vous encourage très très fortement à vous y mettre. Si votre temps est limité, vous pouvez vous inspirer du programme simple que j’ai suivi pour apprendre le russe : * une session sur l’application Duolingo chaque jour sans exception (de préférence le matin pour ne pas oublier) ; * parler 2 heures par semaine (plus c’est mieux) avec un prof (pas de grammaire ni de théorie, uniquement une conversation amicale) ; * écouter des podcasts (par exemple, à la salle de sport, comme moi) ; * regarder des séries avec les sous-titres (pour l’anglais, vous êtes servi [tandis que pour le russe c’était galère] !
). Enfin, il y a un outil génial pour lire en anglais, c’est le Kindle d’Amazon. Vous ignorez le sens d’un mot ?
Posez le doigt dessus, et vous avez la réponse. Et cela marche aussi avec les articles que vous trouvez sur internet et que vous envoyez à votre Kindle. J’insiste une dernière fois avant de passer au secret suivant : si vous voulez avoir accès au meilleur contenu sur à peu près n’importe quel sujet, vous DEVEZ maîtriser l’anglais.
Croyez-vous en l’existence des anges gardiens ? Les anges gardiens, ce sont, dans plusieurs religions, des êtres divins de second ordre qui, comme l’adjectif l’indique, ont pour mission de guider et de protéger certaines personnes. Pas mal de fictions se sont déjà emparées du sujet, et je m’y étais intéressé au début de la vingtaine, après avoir écouté le témoignage d’un homme qui prétendait avoir échappé à un attentat dans un aéroport grâce à son ange gardien, qui lui avait dit — par télépathie, j’imagine — de sortir des toilettes quelques instants avant que la bombe n’y explose.
J’étais rapidement tombé sur le livre de référence qui documente le phénomène, Enquête sur l'existence des anges gardiens de Pierre Jovanovic. Je n’étais pas allé au bout des 500 pages, mais j’avais découvert des histoires étonnantes, à commencer par celle de l’auteur lui-même, qui, en se jetant spontanément sur la gauche sans l’avoir voulu, a miraculeusement esquivé une balle perdue qui a pulvérisé le pare-brise de sa voiture. Je me souviens également du fait divers d’un bébé indemne après une chute de plusieurs étages.
Mais Pierre Jovanovic n’était pas très branché paranormal avant d’échapper à la mort. Il était journaliste spécialisé des questions scientifiques et technologiques au très sérieux Quotidien de Paris. C’est près avoir été sauvé par son ange gardien qu’il a pris un tournant « spirituel ».
Il s’est mis à écrire des livres avec un angle original, et surtout déconcertant pour l’homme ordinaire : pour le dire grossièrement, il mêle la finance et le surnaturel ; il donne des explications religieuses et spirituelles aux phénomènes économiques. Pourquoi vous avoir expliqué tout ça ? Quel est le rapport avec Idriss Aberkane ?
Eh bien j’ai été étonné d’entendre Idriss Aberkane faire référence à Pierre Jovanovic Je ne dis pas que c’est mal, je ne dis pas que c’est bien ; je ne dis pas que c’est faux, je ne dis pas que c’est vrai — je m’étonne qu’Idriss Aberkane se serve des idées de Pierre Jovanovic pour penser le monde, car Jovanovic est un écrivain très hétérodoxe — c’est le moins qu’on puisse dire — et controversé. Peu d’intellectuels oseraient faire référence à ce genre d’auteurs — mais Idriss Aberkane, lui, assume de s’intéresser à ce que dit Jovanovic. Idriss Aberkane lui-même a pris des positions controversées récemment — par exemple en doutant du résultat de l’élection américaine — donc on pourrait croire que c’est parce qu’il évolue dans la dissidence qu’il assume de citer Pierre Jovanovic.
Mais la vraie raison, c’est qu’Idriss Aberkane s’intéresse à tout le monde — peu importe l’idéologie, la religion, le bord politique. La diversité des invitations auxquelles il a répondu, la diversité des intervenants qu’il a invités sur sa chaîne YouTube ainsi que son idée d’une alliance entre Mélenchon et Marine Le Pen pour battre Macron au second tour — tout cela atteste qu’il n’est pas l’homme d’un camp. D’ailleurs, dans ses livres comme dans ses vidéos, ses références sont d’une grande variété idéologique.
Et même si ces dernières années, il faut bien l’admettre, il s’est surtout exprimé sur des médias et avec des personnes critiques à l’égard des opinions dominantes, il reste capable d’échanger avec des partisans des opinions qu’il critique, de les écouter — et il ne les diabolise pas. Par exemple — si j’ai bien compris — il est toujours animé par un sentiment de sympathie à l’égard de Jacques Attali, qui passe pourtant, lui, pour un des grands prêtres de l’idéologie dominante en France (comme le montrent d’ailleurs les commentaires sous ma précédente vidéo, qui lui était consacrée). Après la multiplication des formats (qui était le 2ème secret), le 3ème secret d’Idriss Aberkane est donc de MULTIPLIER LES POINTS DE VUE.
Vous voulez que votre culture générale soit vraiment générale ? Alors refusez le dogmatisme ; acceptez de sortir de la doxa ; prenez le risque de penser contre vous-même. Ne cherchez pas, même si c’est le penchant naturel de l’esprit humain, à confirmer vos croyances ; intéressez-vous aux idées des pensées qui vous déplaisent spontanément — et alors vous vous rendrez peut-être compte qu’elles ne sont pas toutes stupides… Les opinions dominantes ne sont pas forcément fausses ; elles ne sont pas forcément vraies non plus — mais en vous intéressant à d’autres opinions, même controversées, vous vous constituez un « buffet de connaissance » bien plus riche.
Comment faire en pratique ? Alors, je ne vous dis pas de vous plonger dans des manuels de théorie de la terre plate. Vous n’avez même pas besoin d’aller aussi loin qu’Idriss Aberkane, de vous intéresser à des auteurs qui expliquent les mouvements financiers à partir de la Bible.
Non, il y a plus simple : écoutez vos adversaires. Vous pensez que les keynésiens sont de faux économistes, des irrationalistes qui ne sont bons qu’à balancer l’argent public par les fenêtres ? Écoutez-les quand même ; essayez de comprendre leur logique.
Lisez la biographie de Keynes, par exemple — pour appliquer les deux premiers conseils — et vous verrez que tout n’est pas à jeter, même pour vous. Vous pensez que les libéraux sont les prêtres des milliardaires ? Écoutez-les quand même ; essayez de comprendre leur logique.
Lisez par exemple les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat, et j’espère que vous apprécierez la justesse de certaines idées. Vous n’êtes pas convaincu, comme moi, que le communisme est la solution aux malheurs de l’humanité ? Intéressez-vous quand même aux idées de Marx.
Et alors vous reconnaîtrez, j’espère, que certaines de ces idées, telle l’importance des rapports de force économiques, nous permettent de mieux comprendre le monde. Vous n’êtes pas convaincu, comme moi, que le capitalisme libéral est le meilleur système ? Ne vous arrêtez pas à cette conviction, et acceptez d’écouter les défenseurs du capitalisme libéral.
Vous pouvez par exemple lire Capitalisme et liberté de Milton Friedman. Bref, sortez de votre zone de confort idéologique. Je ne dis pas que c’est facile.
Je suis comme vous : mon sang bout lorsque j’entends certaines choses. Mais ce n’est pas à mieux comprendre le monde que servent de telles réactions. En synthèse, les trois secrets de la culture générale d’Idriss Aberkane, ce sont de stimuler votre propre intérêt, de multiplier les formats, et de multiplier les points de vue.
Si vous mettez en pratique ces secrets, vous vous cultiverez bien plus efficacement. Voilà voilà, j’espère que cette vidéo vous a plu, et puis qu’elle vous sera utile. Si c’est le cas, donnez-lui un pouce bleu, et puis laissez un commentaire, pour améliorer le référencement de la vidéo — ce n’est pas grand chose, et ça m’aide vraiment.
Vous étiez sur 1000 idées de culture générale. Rappelez-vous que vous n’avez PAS BESOIN de vous prendre la tête pour vous intéresser au meilleur de la pensée. Alors, la vidéo vous a plu ?
J’espère que oui. J’ai une question à vous poser : vous croyez VRAIMENT que les gens ont lu tous les livres dont ils parlent ? Bien sûr que non.
— sinon on ne pourrait pas parler de grand-chose. Eh oui, il y a vingt-quatre heures dans une journée, et il faut travailler, manger, dormir, et sortir le chien. Donc le secret de la culture générale, ce n’est PAS de lire des livres.
C’est quoi alors ? Eh bien en fait, il n’y a pas qu’un seul secret, il y en a CINQ. Les étudiants et les personnes les plus cultivés, les profs, et les intellectuels CONNAISSENT ces cinq secrets, mais ils se gardent bien d’en parler… Les gens qui les découvrent réussissent à développer RAPIDEMENT et FACILEMENT leur culture générale, parce que leur rapport au savoir A CHANGÉ.
Et une fois qu’ils APPLIQUENT les cinq secrets, ils comprennent toutes les références des personnes cultivées ; ils savent s’exprimer avec profondeur sur n’importe quel sujet ; ils brillent par leur culture dans les conversations et dans les débats ; et ils ont le recul nécessaire pour faire preuve d’esprit critique. Ça vous intéresse ? Eh bien je vous révèle les cinq secrets, et je vous explique comment les appliquer DÈS AUJOURD’HUI pour vous cultiver DIX FOIS PLUS RAPIDEMENT SANS VOUS PRENDRE LA TÊTE.
Pour recevoir les cinq secrets, inscrivez-vous simplement soit en cliquant sur le lien qui apparaît maintenant en haut à droite de la vidéo, soit en cliquant sur celui qui est dans la description de la vidéo. Croyez-moi : faites-le, et vous me remercierez.