[Musique] l'invité de ce Smart impact c'est Olivier vanstock bonjour bonjour thasug bienvenue vous êtes le directeur associé et fondateur d'Agile Bayer auteur de deux ouvrages sur les achats qui été publiés chez Erol et puis a cette étude chaque année que vous sortiz je crois que c'est la 16e édition sur les tendances et priorités des des départements achat pour 2025 on va beaucoup parler ce impact environnemental mais c'est quoi la la leçon principale de cette étude pour commencer al effectivement c'est la 16e édition de l'étude sur les tendances achat 2025 fait par agile Bayer l CNA
alors il y a plusieurs enseignements les directions achat ont trois piliers l' RSE on va en parler il y a la gestion des risques on est dans un environnement qui bouge de plus en plus d'une façon géopolitique les normes tout bouge on est dans un M dans un monde qui change tout le temps le changement c'est tout le temps et d'une année sur l'aut sur les 16 ans on a vu que ça a bougé systématiquement et le dernier prix le dernier point c'est justement la réduction des prix la réduction des coûts ça reste très fort
en plus de ça cette année on a vu un sujet sur les cartels alors les cartels c'est quoi c'est les ententes illicite qu'est-ce qu'on appelle une ente ilcde c'est quand les fournisseurs se mettent d'accord ensemble sur les prix de vente et on a commencé à regarder ça il y a un an on voyait que ça se chiffrait en dizaines de millions d'euros et l'année dernière les condamnations se sont chiffré en centaines de milli million d'euros je vous prends un cas sur le béton préfabriqué il y a une condamnation à 176 millions d'euros de 11 acteurs
qui se sont mis d'accord depuis des années sur le béton préfabriqué ça veut dire quoi ça veut dire que tous les bâtiments ont été victime de ça les entreprises les particuliers ont été victimes de prix anormalement élevés s'il reste une autre tendance avant de rentrer dans le sujets qui nous intéressent c'est les risques les risques qu'on auxquels font face les entreprises défaillance de fournisseurs c'est ça c'est exactement ce pointl le risque de défaillance pour deux raisons la défaillance financière et des problèmes de cyberattaque juste pour comprendre le sujet le risque de défaillance c'est quand on
a un fournisseur qui est critique un fournisseur critique c'est un fournisseur sans lequel on ne peut pas travailler si jamais vous il ne vous fournit pas vous ne travaillez plus je vous prends un exemple relativement récent il a manqué des puces et donc parce qu'il a manqué des puces il y a des usines automobiles qui se sont arrêté pendant des semaines et bien ça ça pourrait exister encore et de nouveau avoir un effet boule de neige on est à un moment de l'année de l'histoire même ou depuis 15 ans il y a jamais eu autant
de défaillanceces d'entreprise ben si parmi ces défaillances il y a un fournisseur critique c'est un gros risque pour votre entreprise ouais et sur les cyberattaque c'est pas nouveau mais ça fait partie des risques identifiés pour l'année 2025 c'est pas nouveau mais quand on regarde le nombre de cyberattaques en 2024 par rapport à 2023 ça a explosé et le problème c'est que vous pouvez avoir un fournisseur en bonne santé tout va bien tout se passe bien sa que du jour au lendemain il arrête de vous livrer et là c'est un vrai sujet si c'est un fournisseur
critique alors direction des achats et euh impact environnemental c'est c'est totalement lié donc c'est c'est forcément quand on quand on publie une étude comme comme la vôtre un un enjeu important année après année c'est un enjeu un enjeu fondamental alors effectivement comme on est là depuis 16 ans on a regardé le sujet depuis 8 ans et pour être très très clair on même si le Windows Racing existe depuis longtemps nous on a vu un changement des directions achat réel depuis 3 ans avant on disait c'est vrai ou pas vrai mais là depuis 3 ans il
y a un un changement juste pour revenir à votre question pourquoi est-ce que les fournisseurs sont essentiels dans l'impact environnemental la RS en général c'est très simple dans une entreprise qui fait 100 chiffres d'affaires en général il y a 30 de main d'œuvre mais il y a 60 qui vient des fournisseurs donc ce qu'on fait en interne a moins d'impact que ce que font les fournisseurs si on veut travailler sur la RSE il faut travailler avec les fournisseurs d'ailleurs le scope 3 donc et Ben est beaucoup plus fort que les autres scopes c'estd que clairement
les fournisseurs sont beaucoup plus contributeurs d'une façon positive ou négative ouais c'est pour ça que c'est une des questions que je pose le plus souvent à mes invités c'est qu'est-ce que vous faites sur le scope 3 on est bien d'accord que c'est que c'est un un levier majeur et donc ce critère alors on il y a plein de critères évidemment mais si on prend le plus simple qui est peut-être le critère CO2 il est de plus en plus intégré par les directions les départements achat alors effectivement vous c'est le bon point c'est que quand on
travaille sur la RSE dans l'entreprise avec ses fournisseurs c'est le critère décarbonation qui vient en tête le critère CO2 on a grosso modo 3/4 des entreprises qui l'ont mis comme priorité de travailler sur le sujet et donc il y a des plans d'action qui se font il y a un travail qui se fait il y a un travail qui se fait de deux façons d'une part avec les fournisseurs existants on a des fourn existants et qu' on travaille comment est-ce qu'on s'améliore par rapport à ça et d'autre part avec les fournisseurs qui vont être les
nouveaux fournisseurs on voit qu'une façon efficace de mieux travailler sur la décarbonation c'est de mettre des critères dans les appels d'offrees on met des critères dans les appels d'offres et donc on va naturellement choisir des fournisseurs qui sont plus aptes dans ce domaine ouais sauf sis sont plus chers il y a un facteur de coût aussi si la RSE coûte plus cher comment les les départements achat voilà font avec cette contradiction pas seulement apparente parfois très très réelle tout à fait réelle vous mettez le doigt sur sur le sujet ça s'appelle les injonctions contradictoires et
bien effectivement il y a une volonté forte de réduire les coûts il y a une volonté forte d'améliorer l'impact carbone mais il y a de temps en temps des injonctions contradictoires donc il des arbitrages qui se font les arbitrages se font dans un sens ou dans l'autre suivant le l'envie s'il fallait faire un parallèle c'est un petit peu comme la ménagère qui va faire les courses au supermarché et ben il y a des endroits où elle va prendre le moins cher il y a des endroits où elle va prendre le produit le plus sain le
plus bon pour la planète ça nous moi tout le monde l'a vécu quand on va dans un grand magasin et ben les entreprises elles ont le même fonctionnement c'est la réalité à laquelle on fait face et effectivement comme on est dans une situation où la croissance n'est plus là la question c'est qu'est-ce qui va se passer demain mais aujourd'hui la volonté c'est de continuer sur cette voix oui mais alors ça rejoint ce que vous nous disiez tout à l'heure sur l'un des l'une des tendances de l'année 2025 c'est le risque de défaillance d'entreprise on y
est déjà et on y sera sans doute encore plus donc le mod d'ord c'est peut-être un peu plus d'assurer la survie de son entreprise et pas de se coller des je dis pas qu'il faut le faire mais des surcou liés à la RSE vous voyez ce que je veux dire est-ce que ça va pas générer des arbitrages en défaveur finalement de ces enjeux environnementaux ça peut mais pas uniquement parce que vous le savez de temps en temps avoir un produit qui est plus plus plus bio plus biodégradable c'est un argument de vente d'accord donc en
fait comme c'est un bon argument de vente ça peut être une façon de développer le business si vous êtes en avant par rapport aux autres dans ce domaine là et ben vous gagnerez du business plus que les autres donc en fait ça peut être un coût tout à fait rentable dans nombreux situation pas partout mais tout à fait rentable dans de nombreuses situations 2025 c'est évidemment l'année de la montée en puissance de de la CSRD la directive européenne sur le bilan extrafinancier quelles conséquence pour les départements achat c'est un accélérateur de prise de décision notamment
sur ces enjeux RSE alors effectivement c'est ce que j'appellerais un bon prétexte il y a des prétextes qu'il faut avoir et donc à partir du moment où il y a ces contraintes là ben il y a plus le choix il y a plus le choix donc à partir du moment où il y a plus le choix il il faut il faut y aller donc ça peut être un bon prétexte effectivement pour passer la barrière du coup dans dans certains cas mais c'est aussi un sacré travail c'est un sacré travail donc il y a des avantages
il a des inconvénients ça augmente on va dire la partie administrative ça augmente la façon de tout écrire ça augmente voilà donc il y a un coout aussi à la CSRD qu'il faut pas se cacher euh et donc mais alors est-ce que justement c'est aussi un prétexte utilisé par certains fournisseurs pour augmenter les prix c'est exactement ça c'est un une des conclusions de l'étude on avait jamais vu ça avant en fait c'est effectivement un prétexte pour augmenter les prix les fournisseurs vont dire on est beaucoup plus vert on est beaucoup plus RSE mais on coûte
plus cher le problème c'est que c'est difficile de d'une façon rationnelle de dire combien coûte la RSE autant si vous avez un stylo si jamais le prix du plastique augmente et bien pourrait dire ah il y a 30 g de plastique donc le prix du stylo doit augmenter de temps ok maintenant on peut pas faire la même chose avec les RSE si toute l'entreprise a eu des nouvelle démarche plus euh plus plus vertueuse combien ça coûte et donc c'est la faille qui est utilisée par certains fournisseurs en disant ah ça coûte plus cher parce que
donc peut-être que ça leur coûte le prix était là ça leur coûte ça et il est probable qu'il vous metettent des prix ici bon évidemment les directions àchat sont euh on regarde ça de près mais ouais on parle énormément de la CSRD euh dans dans cette émission peut-être un peu moins de la d'une autre euh réglementation européenne sur la déforestation importée là aussi j'imagine que pour les départements dans l'étude et surtout ça concerne une partie plutôt ceux qui seront dans le produit que de qui sont dans le service là j'ai pas on n pas de
réponse dans l'étude cette année ouais mais mais je on sait parce que alors ça a été retardé d'un an à la mise en œuvre de de de cette directive mais elle a forcément des conséquences puisque euh on sera interdit sur le marché européen de vendre des produits qui provoquent de la déforestation à l' de la planète donc on peut imaginer ce que ce que ça veut dire il nous reste un peu moins d'une minute vous l'avez évoqué on on est dans une période de fin de l'inflation euh donc ça c'est ressenti on n'est pas sur
les enjeux RSE mais c'est ça va être une des tendances majeures de l'année effectivement on est sur un début de déflation avant on était sur une inflation qui était de 3 % puis 2 maintenant n alentour de 1 ça veut dire qu'il y a des produits où l'inflation est négative et donc dans ce cas-là effectivement les directions achat font leur boulot pour renégocier pour renégocier on va se dire avant le covid les prix étaient là même chose les prix ont augmenté bon on revenir à un prix plus normal c'est normal c'est sa et ils font
un boulot utile en entreprise dans cette période un peu compliqué merci beaucoup et à bientôt sur bmart for change on passe à notre zoom tout de suite le mesena d'entreprise