j'en ai super honte dans ma vie quotidienne et dans ma vie personnelle c'est quelque chose que je cache le plus possible et ça me met dans des très grandes difficultés quand quelqu'un me demande ce que je fais dans la vie la réalité c'est que je suis tous les jours à l'hôpital en thérapie un trouble de la personnalité borderline qui m'a été diagnostiqué en décembre 2020 alors le trouble tels que moi je le vis ça va se traduire par une hypersensibilité une très grande impulsivité une hyper émotivité une peur très forte l'abandon dur j'ai l'impression d'être
tout le temps dans les extrêmes donc tout le temps dans quelque chose de tout ou rien j'ai pas de demi mesure ça va passer aussi par une sensation de vide qui est quasi constante qui va créer signalement des comportements très auto destructeur et que je fais très souvent ces jo tôt sa botte mes relations ou aussi ceux des crises de boulimie de l'automutilation et vu que je passe dans des phases d'idéalisation total de ma personnalité en mode je suis un vin si je peux tout réaliser je n'ai aucune limite à d'un coup je suis un
monstre je ne mérite pas de vivre j'avais le sentiment d'être très isolée dans ma souffrance dans ma détresse j'avais beaucoup de pensées noires et de pensée sonde est en fait j'étais arrivé à un stade où il n'y avait pas d'autre option que l'hospitalisation pour ma sécurité et pour ma santé donc c'est presque huit mois passés hospitalisé en psychiatrie au cours de ces deux dernières années l'impression qu'au cours de mon parcours j'ai vraiment vécu le pire comme le meilleur mais j'ai vécu une première hospitalisation dans une structure qui était cruellement en manque de moyens matériels et
humains et en fait c'est une hospitalisation qui a créé des traumas et je n'avais pas le droit de voir mes proches j'étais en pyjama j'avais des doses de médicament très conséquente que les effets secondaires et qui est tellement important que j'avais vraiment cette sensation d'être assommé quotidiennement et continuellement que je me suis retrouvé dans une situation où j'ai eu mes règles et j'ai demandé à avoir accès à des protections périodiques je me suis retrouvé avec une couche personnes âgées qui sur in dessus ça a été très violent pour moi de me retrouver avec ça enfin
je me suis vraiment dit que j'étais plus rien et plus personne et que j'ai trouvé ça très déshumanisante donc quand je suis retourné une deuxième fois à l'hôpital l'un de mes critères pour accepter de retourner d'être hospitalisée malgré mes trauma c'était que ce soit une hospitalisation en hôpital de jour et en thérapie de groupe et là pour le coup j'ai rencontré vraiment des professionnels qui étaient passionnés par leur travail et qui ont fait preuve d'une très grande patience et d'une très grande bienveillance et ça ça m'a permis de renouer le lien avec tout ce système
psychiatrique et de vraiment m'investir dans la thérapie pied de comprendre qu' il ya des solutions qui existent que ça fonctionne je vais vraiment beaucoup mieux pour plusieurs raisons j'ai un traitement médicamenteux qui marche qui fonctionne et ça ça a considérablement amélioré ma qualité de vie et en plus de ça la thérapie de groupe que je suis en train de suivre ma totalement redonner confiance au milieu psychiatrique ina prend finalement la gestion émotionnelle on apprend à communiquer beaucoup mieux et ça c'est quelque chose qui est considérable qui moi me donne énormément d'espoir pour la suite j'en
ai très honte et c'est très difficile pour moi dans mon quotidien d'en parler tout simplement parce que j'ai très peur d'être stigmatisés et d'avoir des réactions qui peuvent être de l'ordre de au mondial et en hôpital psychiatrique ça veut dire qu'il est fou qu'elle est folle et ça pour moi c'est une image qu'il faut absolument casser parce que le souci c'est que si on garde cette image de l'hôpital psychiatrique c'est pour les faux nous qui sommes diagnostic et on va avoir beaucoup plus de mal à se diriger vers ce type de structure c'est quelque chose
qu'on peut pas se permettre parce qu'on a vraiment besoin d'être aidés et on a vraiment besoin d'être accompagné et surtout d'être rassurés sur le fait que l'hôpital psychiatrique tsé-tsé quelque chose au finalement que ce soit une personne qui a une difficulté dans sa vie et qui en train de vivre une dépression soit forcément un diagnostic et de quoi que ce soit a besoin d'avoir d'être sécurisée d'avoir un endroit pour l'accueillir donc l'hôpital psychiatrique ce pas que pour les pathologies c'est aussi pour n'importe qui qui viennent difficultés dans sa vie qui doit avoir accès à ça
moi j'aimerais beaucoup qu'on arrive à ce stade où ou au lieu d'être stigmatisés parce qu'on est à l'hôpital psychiatrique ou qu'on fait des terrains pied au contraire qu'on soit encouragée dans ce travail en disant tu fais une thérapie dite a décidé de travailler sur toi c'est trop bien c'est génial bravo [Musique]