Bonjour à toutes et à tous merci beaucoup d'être présent aujourd'hui à la citecho dans le magnifique hôtel gaillard je vous invite d'ailleurs à poursuivre votre visite après la conférence pour ceux qui n'ont pas la chance de connaître encore le le musée de de l'économie la sitecho aujourd'hui euh nous allons parler du marché du travail et des mythes et réalités sur le marché du travail dans le marché du Travail alors pour me présenter brement je suis Pierre Rousseau je suis doctorant au Crest au centre de recherche en Économie et Statistique de l'École Polytechnique et de lenae
et je suis président fondateur de la revue economicus qui vise à vulgariser les la recherche en économie l'analyse économique et qui est partenaire de la citeco dans le cadre de cette saison travail mais également dans le cadre d'autres projets et notamment nous avons Essayé d'élaborer quelques conférences pour vous donner un un état des lieux du marché du travail sous différentes dimensions dont l'une aujourd'hui qui va traiter de beaucoup de sujets on va essayer de les rendre les plus accessibles plus accessibles les un les autres pour pour discuter de ces myes et réalités du marché du
travail avec moi trois intervenants qui sont spécialistes du marché du travail ça tombe bien par parodre alphabétique donc nous Avons Thomas Breda au centre vous êtes chercheur au CNRS chercheur associé à la Paris School of Economics et vous êtes directeur du pôle travail à l'Institut des politiques publiques euh vos domaines de recherche donc inclu l'économie du travail les relations d'emploi la fiscalité et les inégalités de genre ensuite à votre droite Gilbert 7 vous êtes professeur à la Neoma Business School où vous enseignez notamment la politique économique vous Êtes également vous aviez été vous étiez pardon
président du groupe d'experts du SMIC entre 2017 et 2024 et actuellement vous présidez le Conseil d'orientation des recherches et des retraités pardon je beaucoup de recherches en tout cas sur le sur le plateau pardon Conseil d'orientation des retraites et euh et vous êtes membres du Conseil national de la productivité et enfin michaell Michael aurant vous êtes administrateur de l'INC chef de mission de la mission D'analyse économique à la DARES qui est le service statistique et de Recherche du Ministère du travail où vous êtes notamment chargé des questions de conjoncture économique et de prévision et vos
travaux pent principalement sur les questions de salaire de coût du travail d'adéquation entre l'offre et la demande de travail et vous vous avez notamment été rapporteur dans le groupe d'experts sur le SPE donc avec Gilbert qui le présidait donc vous avez compris On a beaucoup de thématiques qui vont être abordées aujourd'hui et notamment quatre dans un premier temps on va parler d'emploi puis euh du coup du travail du salaire des dynamiques salariales en France ensuite on va aborder les questions de conditions de travail de qualité du travail d'organisation aussi du travail et enfin on on
on on essaiera d'esquisser un tableau des inégalités dans le travail donc on va essayer de de de comprendre Ce qui tient du myth et des réalités dans chacune de ces de ces thématiques et de les rendre les plus vulgarisé accessibles possible et n'hésitez pas également un temps sera prévu à la fin de la conférence où vous pourrez poser vos questions avant d'enchaîner sur une autre conférence donc je parlerai à la fin fin de celle-ci donc sans plus attendre on va pouvoir plonger dans la première thématique autour de l'emploi euh et Mel tourne vers vous donc
vous Travaillez à la dars sur beaucoup de séries temporelles beaucoup de d'analyse de prévision et si on regarde ce qui revient beaucoup dans le débat public on on voit que hors période covid le taux de chômage a beaucoup baissé depuis 2015 drastiquement même pour atteindre dans les 7 7,5 % au 3e trimestre de 2024 et du coup beaucoup assimulé cet indicateur à une très grande performance du marché du travail j'imagine que c'est pas le seul le seul indicateur qu'il faut avoir En compte et euh donc déjà est-ce que c'est un myth ou une réalité cet
aspect de performance du marché du travail et si vous pouvez nous éclairer sur les dynamiques de ces dernières années sur le marché du travail euh donc effectivement ce qu'on constate on a une dynamique qui est en cours depuis 2015 à peu près euh c'était le fameux retournement de la courbe du chômage qui avait été annoncé par François Hollande et il a eu lieu en 2015- 2016 à peu près Euh après deux périodes de crise quand même majeur la crise financière de 2008 et puis la crise des qu'on a on appelle maintenant des dettes souveraines européennes
au début des années 2010 euh et euh vraiment au milieu des des années 2010 le le la conjoncture économique s'est retourné d' d'un côté favorable pour l'ensemble des pays européens et pour la France alors ça se traduit comment ça se traduit euh effectivement par une baisse du taux de chômage qui Est notable hein euh on est passé de largement au-dessus de 10 % à aujourd'hui 7 et5 % euh ces dernier trimestre on connaît une plutôt une stagnation du taux de chômage la baisse a été quand même euh rapide et importante euh 7 et5 % c'est
un niveau historiquement bas la dernière fois qu'on avait eu ce niveau c'était vraiment juste avant la crise de 2008 mais quelques trimestres euh mais quand on regarde depuis les années 70 c'est un Des niveaux les plus bas que euh que la France est connu ce qui d'ailleurs posera des questions par rapport euh à nos voisins européens euh on est dans une situation qui est bonne historiquement pour la France mais avec un niveau de chômage qui reste relativement haut ça se traduit aussi cette amélioration du marché du travail par euh une augmentation notable de deux taux
nous qui nous intéressent particulièrement le taux d'emploi c'est Le nombre de personnes qui travaillent dans l'ensemble de la population et le taux d'activité c'est-à-dire le nombre de personnes qui souhaiteraient travailler ou travaill donc dans le taux d'activité on inclut également les chômeurs que des gens qui sont actifs qui participent au marché du travail qu'elles a en emploi ou pas et ces deux taux ont également augmenté vraiment rapidement ces dernières années depuis Depuis 2015 il y a deux deux faits majeurs quand même qui est qui soutendent cette cette progression il y a d'une part le le
taux d'emploi des seniors donc les plus de 55 ans qui a augmenté sous l'effet des des réformes des retraites successives qui ont reculé l'âge de de départ et d'ouverture des droits et donc du coup les gens restent un peu plus longtemps qu'avant sur le marché du travail donc forcément le nombre de gens En emploi augmente euh et l'autre partie c'est chez les jeunes mais là vraiment c'est les les toutes dernières années où le la réforme de l'apprentissage a contribué à faire augmenter le taux d'emploi des jeunes puisque les jeunes qui sont apprentis ont un contrat
de travail et donc et donc travaill même si c'est souvent un temps partiel c'est forcément un temps partiel en alternance euh donc ce qu'on on voit cette tendance Comme je disais dans à peu près tous les pays européens à la fois la la hausse de l'activité et de l'emploi et celle du chômage là-dessus on se distingue pas beaucoup des des des autres pays et voilà on est à des niveaux historiquement haut pour l'activité et le chômage ce qui est vraiment un effet positif et puis un niveau bas sur le pardon un niveau haut sur l'activité
et l'emploi et un niveau bas sur le taux de chômage vraiment des niveaux historiques Quand on regarde au moins sur les 40 dernières années donc si je comprends bien pardon il y a un peu deux facteurs explicatifs dans ces dans ces évolutions il y en a un qui tend qui touche à des des des réformes donc les jeunes et les et les plus âgés mais il y a aussi des facteurs structurels qui font que que on a été on a eu un choc donc c'est c'est les crises dont vous parliez et finalement on converge vers
notre niveau d'avant par dissipation de ces chocs ou Les aut pays ou plutô plutôt conjoncturel du coup que que structurel je dirais c'est vraiment on a on a connu de crises une période de récession et voilà on on est rentré dans la période plus favorable du cycle économique un retour de la croissance euh et donc une croissance qui se traduit Infiné par aussi par de l'emploi euh mais vraiment plutôt un sujet conjoncturel un sujet conjoncturel qui est pas uniquement franco-français qui Est une conjoncture européenne qui s'est qui a été favorable à partir de dès qu'on
est sorti des crises en fait notamment grec et puis portugaise espagnol quoi merci beaucoup Gilbert je vais passer je vais enchaîner sur vous puisquon est sur des questions on a abordé Michel aborder les questions du taux d'emploi et notamment je sais pas si c'est possible d'afficher euh une slide en particulier qu'elle va arriver mais par rapport à la Question du taux d'emploi parce qu'on a parlé du taux de chômage mais également d'autres indicateurs en quoi le taux d'emploi est majeur dans oui dans l'explication de la situation française on présenter un graphique avec beaucoup de couleurs
qui illustre le niveau de produit intérieur brut par habitant pour différents pays avancés et le petit losange noir ici pour chaque pays montre la distance de chacun de ces pays par rapport aux États-Unis voyez ce que vous Voyez tout de suite c'est que la France est à - 33 % en termees de PIP par habitant par rapport aux États-Unis quand euh un pays par exemple comme comme les Pays-Bas ici est à - 9 % seulement donc la France à ce titre-là est un pays pauvre hein non seulement par rapport aux États-Unis mais par rapport à
d'autres pays européens et je me comparer ici simplement aux pays européens qui qui sont plus proches à tout point de vue euh par rapport à D'autres pays européens donc on on est assez pauvre et les zones de différentes couleurs ben décomposent l'écart par rapport aux États-Unis du produit intérieur brut par habitant en différentes composantes nombre d'heures travaillés par travailleurs le tau d'emploi de la population âgée de 15 à 64 ans la démographie c'est-à-dire l'importance le pourcentage de la population en âge de travailler dans la population totale L'intensité capitalistique et la produc tivité globale des facteurs
c'estes deux termes décomposants la productivité horaire du travail alors si si on se compare et je me limiterai à ça parce que sinon on pourrait commenter ce graphique pendant des heures mais si on se compare nous la France aux Pays-Bas on voit que - 33 par rapport aux États-Unis quand les Pays-Bas sont à - 9 nous sommes un pays pauvre par rapport au Pays-Bas on est à à 22 23 24 % à peu Près en dessous des Pays-Bas en terme de produit intérieur brut par habitant et quand on essaie de voir quels sont les facteurs
qui expliquent le plus cette pauvreté de la France par rapport aux Pays-Bas bien on voit que c'est la zone orange ici vous voyez que la zone orange joue négativement par rapport aux États-Unis alors qu'aux Pays-Bas elle joue positivement et la zone orange qui est le premier facteur explicatif c'est le taux d'emploi le taux d'emploi au au Pays-Bas est de 82 % quand il est de 69 % en France ce qui est un point haut hein comme comme l'a rappelé tout à l'heure Michell donc nous on a l'impression déjà d'être en situation exceptionnel si on regarde
dans le rétroviseur mais par rapport à d'autres pays on n'est pas du tout en situation exceptionnelle on est très bas en terme de taux d'emploi et ça ça nous appauvr et les trois segments de la population sur lesqueles on est bas par rapport aux Autres pays c'est les moins qualifiés hein les personnes qui ont pas de diplôme ou le diplôme le le plus faible les jeunes et les jeunes malgré déjà la progression favorable qu'on qu'on a eu grâce à la réforme de l'apprentissage l'augmentation fantastique du du taux d'emploi des des jeunes et puis les seniors
malgré également l'effet des réformes précédentes dont la réforme vert de de 2010 là évidemment on n'a pas encore les les effets de de la réforme En cours voyez c'est ça qui nous appauvrié juste pour pour vous donner une conséquence de cette situation de pauvreté relative de de la France par rapport au au Pays-Bas on parle beaucoup en ce moment de de finances publiques les finances publiques françaises sont en mauvais état hein ça ne vous a pas échappé c'est difficile de passer à côté de cette cette actualité et bien l'une des raisons de la chose c'est
la faiblesse du taux d'emploi de la France Par rapport à d'autres pays si les Pays-Bas ont des finances publiques florissantes je rappelle qu'aux Pays-Bas le ratio d'endettement sur PIB il est inférieur à 50 %. alors qu'en France vous savez il dépasse largement 110 % bien si nous avions d'un coup de baguette magique le taux d'emploi des Pays-Bas même sous des hypothèses vraiment très prudente consistant à dire que les nouvelles personnes en emploi seraient moitié moins productives que Les personnes déjà en emploi bien le produit intérieur brut français augmenterait de plus de 10 % et et
10 % d'augmentation du produit intérieur brut produit intérieur brute arrondissons-le à 3000 milliards il y a un taux de prélèvement obligatoire en France de 45,3 % mais ça ferait ça environ 140 milliards en plus par an de recette publique donc vous voyez no nos difficultés seraiit différent 140 milliards pour vous donner un ordre de Grandeur c'est la somme des deux plus gros budgets éducation nationale et défense hein éducation nationale et défense les deux les deux plus gros budgets donc vous voyez qu'avec ça on aurait plus les difficultés qu'on a en ce moment pour financer la
transition climatique le désendettement public et et tout toutes les politiques structurelles qu'on qu'on veut financer donc notre situation est bien plus favorable qu'elle l'était dans le passé Comme le comme le dit michaell par l'augmentation du taux d'emploi des seniors et et des jeunes néanmoins la route est longue pour devenir un pays qui peut prétendre avoir les moyens de financer ses ambitions pour l'instant on a beaucoup d'ambition un système social très développé on a l'ambition d'avoir une éducation nationale ou en tout cas on aimerait tous avoir une éducation nationale d'une autre d'une d'une autre ambition restaurer
l'ambition qu'on a pu Avoir dans le passé un système de santé et cetera pour l'instant on a beaucoup d'ambition mais on n' pas les moyens de les financer l'augmentation des taux d'emploi c'est évidemment la la réponse à ça et ça ça signifie des réformes pour augmenter le taux d'emploi des peu qualifiés des réformes pour augmenter le taux d'emploi des jeunes des réformes pour augmenter le taux d'emploi des seniors et pour les seniors bon en tant que président du Conseil d'orientation Des retraites évidemment je ne peux pas ne pas mentionner la la récente forme des des
retraites qui devrai augmenter la population en emploi à long terme de 1,5 % c'est déjà quelque chose de considérable 450000 personnes à peu près merci beaucoup juste avant de passer à vous Thomas euh il y a quelque chose qui est assez flagrant dans ce graphique c'est comme vous disiez on se considère souvent comme un pays riche en fin de compte Avec des ressources d'un pays riche vous avez montré que c'était pas le cas en plus avec l'actualité brûlante on le sait mais ce qui est flagrant c'est qu'on voit qu'on appartient finalement les pays du Sud
de l'Europe qu'on associe généralement au pays pauvres un peu à la traain en Europe par exemple si on regarde on a l'Italie l'Espagne qui sont dans des situations assez similaires à la nôutre avec aussi un un un déficit de taux d'emploi important Oui d'autres pays sont dans une situation alors il y a toujours des différences hein situation un petit peu comparable par exemple le taux d'emploi qui est bas en Espagne en Italie c'est plus qu'en France un taux d'emploi le taux d'emploi des femmes qui qui qui est bas les femmes sont peu sur le marché
du travail en Italie en Espagne contrairement au Portugal d'ailleurs où elles sont beaucoup sur le marché du travail et par contre là je dépare la Retraite les seigors hommes sont beaucoup plus en emploi je rappelle que là départ la retraite en Italie c'est 67 et ça va passer à à 70 ans il y a une réforme qui est envisagé mais il y a d'autres pays qui sont intéressants à à signaler un pays comme la belgiqueez un pays comme la Belgique dans le débat public est souvent pris en en exemple d'un pays qui semblerait réussir parce
que le taux de chômage est de 5,5 %. presque la cible de plein emploi que Avait évoqué Emmanuel Macron il y a quelques années mais la performance en fait de la Belgique n'est pas n'est pas bonne la Belgique est un pays comme la France il y a un faible tau de chômage pourquoi parce qu'il y a un comportement d'activité qui est faible il y a un comportement d'activité qui est plus faible qu'en France donc leur performance en terme de taux de chômage n'est pas une réelle performance sur le marché du travail et la Belgique est
Pauvre comme la France avec des difficultés de finances publiques comme la France euh difficulté très très forte de de finances publiqu et la principale raison c'est la faiblesse de son produit intérieur brut par habitant que vous voyez ici dans la position du losange noir de la Belgique B qui évidemment réduit les les recettes de de finances publiques merci beaucoup et on en reviendra on reviendra sur le point des des des des solutions possib pour Augmenter ceutau d'emploi mais qui va sûrement toucher à à à des politiques de d'éducation de formation transition Thomas maintenant je je
m'adresse à vous sortez-vous libre de compléter aussi le diagnostic de chacun je j'ai envie de de mettre en avant une dynamique qui se ressem beaucoup ces derniers temps sur le marché du travail la dynamique des conditions de travail on entend souvent que les conditions de travail en France sont très mauvaises est-ce que c'est un Myth quel comment peut-on démêler le myth de la réalité sur cette thématique merci je pensais qu'on en parlait à la fin mais mais mais ça me va ça me va euh non peut-être deux éléments un peu de de rebond donc enfin
Michel disait à la fois que on avait pas eu de taux de chômage Chiba depuis le début la fin des années 70 he je crois à part très brièvement peut-être en 2007 mais disait tu disais aussi à la fin que c'était c'était la reprise était en partie Conjoncturelle mais il y a quand même du coup quelque chose de structurel c'est-à-dire je suis pas sûr enfin peut-être que mes voisins sont capables d'expliquer totalement ça mais il y a un ensemble de facteurs qui a qui fait qu'aujourd'hui on est revenu à des taux de chômage qu'on avait
pas eu en France depuis depuis 40 5 ans presque 50 ans un demi-siècle donc c'est quand même bien malin qui pourra expliquer exactement quelles sont les Les causes on en voit plusieurs on peut en citer plusieurs mais c'est c'est c'est quelque chose qui moi continue de m'interroger en partie qui peut être vu comme une bonne nouvelle même si on a des pays bah la Belgique par exemple il y a plein de pays qui pour qui 7,5 % de chômeurs va pas être une très bonne performance donc on est nous qui étions parmi les pays développés
vraiment parmi les plus Mauvais sur les questions de taux de chômage taux d'activité on a beaucoup progressé mais on reste un pays où l'activité est limitée alors après peut-être un peu plus une réaction un peu plus politique à ce que disait Gilbert c'està-dire que il y a une question quand même de quel est le choix politique l'objectif qu'on souhaite avoir pour notre pays et donc si on veut effectivement financer plein de bien public l'éducation et cetera être le Plus riche possible il faut travailler plus mais la question peut quand même se poser et ça va
me permettre de parler des conditions de travail parce que je pense que c'est il y a un lien qui qui est assez direct donc il a il y a pas mal de travaux qui sont faits par des économistes qui sont peut-être pas les plus visibles ou les plus connu euh pour aussi des raisons de structuration de la discipline c'est-à-dire que c'est des travaux assez simples finalement c'est Des grandes enquêtes européennes ou international où on va regarder les conditions de travail on va comparer les pays alors tous les les économistes qui sont des champions de de
la technique et cetera on faire des choses beaucoup plus compliqué puis ils vont ignorer ça et je trouve que il y a quand même un petit sujet parce que c'est des questions très importantes quand même quand on veut penser au marché du travail c'est bien de penser à l'emploi au salairirees aux Inégalités de salaire bien sûr c'est important d'avoir ces euh ces indicateurs objectifs euh mais euh mais tous les aspects quand même de qualité du travail euh donc les chercheur euh qui s'intéresse à ces questions on parler de qualité du travail qui est une dimension
très globale qui va inclure à la fois euh la rémunération de salaire les conditions d'emploi le fait d'avoir un CDD un CDI euh euh du temps partiel du temps plein euh les conditions de Travail au sens de risque professionnel la capacité à concilier vie familiale et vie professionnelle donc un indicateur beaucoup plus large qui prend en compte très multifactoriel six dimensions en tout et quand on regarde cet indicateur la la la France est effectivement très mauvais sur les questions de conditions de travail par exemple on a plus de 600000 accidents du travail par an 600
morts d'accidents du travail par an euh et si on compare ça à d'autres d'autres Pays on n'est pas bon sur les questions de risque professionnel d'intensité du travail de conciliation vie personnelle vie professionnelle on est aussi euh assez mauvais et si on faisait des groupes de pays bah on serait aussi plutôt comme les pays du Sud comme l'Espagne ou l'Italie et on est très loin des pays du Nord ou des pays comme l'Allemagne ou ou du coup les la qualité de l'emploi ou même l'aspect juste condition de Travail va être meilleur doncon après je pourrais
en parler longuement mais mais il me semble que sur la question de augmenter le taux d'emploi via des réformes et aussi dans une situation plus récente où on a eu des pénuries de main d'œuvre dans plein d'emplois avec des difficultés pour les employeurs à recruter euh des jeunes qui peut-être ne veulent pas travailler je pense que c'est bien d'avoir cette cette Perspective là aussi sur les conditions de travail les conditions d'emploi on voilà on pourir parler plus tard de qu'est-ce qu'on pourrait faire aussi sur ces dimensions là mais mais il SEM qu'on a un sujet
qui est peut-être pas suffisamment regardé en France aussi sur ces aspects là oui exactement c'est on cherche plus d'emploi mais dans quelles conditions on créerait cet emploi si je comprends oui c'est ça C'est ça ma ma perspective sur ce sur cette sur cette question là il y a plein de manières de créer des emplois mais si ensuite les gens sont malheureux au travail on a un grand paradoxe français qui est mise en en avant par sociologue Dominique ma depuis des décenniesz que les Français dans les enquêtes déclar que le travail c'est très important pour eux
donc le myth du français oisif qui veut pas travailler tombe un peu quand même quand on regarde les enquêtes les Français déclarent que c'est une partie très importante de leur de leur réalisation de soi de enfin c'est important pour eux le travail mais pour autant la satisfaction au travail est très mauvaise donc on a on a quand même ce problème là qui date pas d'aujourd'hui et qu'on a besoin de régler je peux rentrer dans les causes et cetera mais peut-être qu'on peut-être garder ça pour la prochaine partie mais on va voir en Fonction du débat
nousême mais je justement pour rebondir avec ces conditions de travail Michel il y a il y a il y a une dynamique qui semble peut-être qu'elle date d'avant mais j'ai l'impression qu' est beaucoup ressortie après la crise du covid toutes ces questions de de de tension de marché justement est-ce que dans ces dans ces dans dans dans des dans des secteurs par exemple on pense beaucoup au transport il y avait à l'époque euh les les les Les boulanger d'autres d'autres métiers qui étaient en tension est-ce qu'ils sont en tension c'estàd qu'il y il y a
beaucoup de de demandes deand d'offre pour finalement peu d'offre est-ce que c'est lié à ces conditions aussi qui donent qui n'attirent pas finalement alors qu'il y a une demande forte ouais tout à l'heure j'ai dressé un portrait assez positif de de la période 2015 à aujourd'hui de l'évolution du marché du travail euh cette amélioration sur le Front emploi chômage elle s'est quand même accompagnée de nuag un peu plus sombre et effectivement les les tensions les difficultés de recrutement ça a fait partie des euh des indicateurs qui eux se sont plutôt ont évolué plutôt négativement donc
ils ont augmenté on a les tensions ont augmenté euh au cours de la période alors en fait il y a deux choses euh il y a un effet qui est un peu purement conjoncturel c'està-dire que bah quand on a une économie qui crée De l'emploi euh qui est dynamique où on a besoin de ben justement de de recruter de plus en plus plus vous recrutez plus les les tensions deviennent perceptibles et plus effectivement vous allez être enclin à dire que c'est difficile de recruter parce que vous êtes en train de recruter aujourd'hui et puis vous
avez du mal parce qu'en fait votre voisin il est aussi en train de recruter donc il a une espèce de concurrence des indicateur voilà de de de tension qui qui augmente Un peu conjoncturellement donc ils sont dans le quand l'emploi va mieux quand le chômage baisse on a toujours des tensions qui augmente un peu en parallèle et d'ailleurs c'est un de nos indicateurs qu'on regarde très attentivement aujourd'hui parce que les tensions diminuent les tensions diminuent et donc on se dit B peut-être qu'il y a un risque que le chômage lui se remette à repartir à
la hausse alors c'est pas le cas aujourd'hui d'ailleurs C'est une des énigmes on parlait de des questions structurelles on est en train de regarder alors je vais rentrer dans des des outils un peu techniques mais on a on a remis à jour là dans une publication de la semaine dernière la courbe de Beveridge pour la France donc c'est la courbe de Beveridge qui regarde l'évolution du chômage et l'évolution des tensions et ce qu'on essaie de mesurer c'est un peu la qualité de l'appareillement du marché du Travail donc à quel point c'est facile pour un employeur
et pour un demandeur d'emploi de se trouver l'un l'autre et de un peu voilà la qualité de de du fonctionnement du marché du travail mais vraiment marché au sens j'ai de l'offre et de la demande et comment les deux s'ajuste quoi et en fait sur les derniers mois sur les derniers trimestres on a une un chômage qui stagne et des tensions qui baisse très très vite et donc il a plutôt tendance à À dire que on serait sur une un appareillement qui s'améliore alors que en fait on avait plutôt constaté justement au moment de des
crisees de la dette souveraine et cetera on avait constaté un plutôt une dégradation de cet appareillement qui a pu aussi expliquer pourquoi le le chômage est resté haut très longtemps euh et donc voilà sur sur des effets structurels en fait on a une amélioration du marché du travail un Moment où on avait un appareillement qui était plutôt dégradé par rapport à à ce qu'on au vu euh dans le passé et là ces derniers trimestrees plutôt une amélioration des raisons structurelles alors est-ce que c'est lié par exemple aux réformes de récent de l'assurance chômage qui ont
quand même durci beaucoup les conditions d'indemnisation donc qui ont des incitations aujourd'hui plus fortes pour reprendre des emplois des choses comme ça c'est c'est possible Quoi mais donc une fois qu'on a qu'on a traité de de ces questions un peu conjoncturelles sur sur les tensions il reste des problèmes euh qui eux sont liés à des problèmes de de qualification à des problèmes d'attractivité des métiers donc tu as évoqué les transports mais on peut aussi citer l'hôtellerie hôtellerie restauration qui fait partie des des secteurs o les tensions sont très élevées la construction le bâtiment c'est un
secteur pour lequel le niveau De tension est toujours tris quatre fois plus élevé que dans les autres secteurs historiquement et là aujourd'hui où tout le monde baisse la construction ça baisse un petit peu mais ça reste à des niveaux assez stratosphériques là on sent qu'il y a des questions quandême de qualification d'inactivité des métiers qui restent mais qui n'ont pas drivé à mon sens majoritairement l'évolution récente où c'était plutôt un effet conjoncturel qui qui était majeur Pour pour aller dans dans votre sens sur la question des conditions de travail sur ces marchés enention en fait
il y a des études par des collègues qui regardent qui regardent sur des sites de de publication d'offre que ça soit France travail ou des des entreprises un peu plus ciblées sur certains métiers comme la restauration qui font des analyses pour voir comment va réagir le nombre de candidatures à une offre si on change Des paramètres de cette offre par exemple si je passe dans la restauration une offre de chef de rang si je change le contrat de CDD à CDI de combien je vais augmenter mon nombre de candidats si j'augmente de 10 % mon
salaire de combien j'augmente et ce qu'on voit typiquement c'est que quand on a fait ces analyses sur le à France travail on voit que dans les métiers en tension on a vu des des des des augmentations de candidature lorsqu'on Changeait des paramètres qui étaient comme le salaire ou le type d'horaire qui passait à des horaires de nuit à des horaires plus traditionnels un CDD un CDI mais paradoxalement dans certains métiers il y avait plus de réactivité à un contrat plus court qu'un contrat long un peu moins de salaire parce que des des des des des
par exemple boulanger il y avait plus de réaction pour davantage de CDD pour être peut-être plus flexible c'est des raisons inhérentes à la Profession en tout cas on voit que dans la majorité de ces de ces enfin même dans la totalité de ces métiers en tension lorsqu'on change un paramètre pour aller dans un degré plus avec des meilleures conditions de travail et une augmentation du nombre de candidature ce qui va peut-être dire du coup quelque chose dans ce sens Gilbert je me tourne vers vous sur sur ces questions est-ce que vous partagez aussi si c'est
c'estes euh c'estes constats sur les tensions Euh les tensions sur le marché du travail je vrais juste revenir d'abord sur un petit point puis ensuite je viendrai sur les tensions euh c'est vrai que ces derniers temps on se gargarisait beaucoup en France sur le fait que le taux d'emploi était à à des niveaux qu'on avait pas connu depuis 1975 he depuis que Linc a initialisé ses ses séries donc on se dit bravo bravo quand on regarde les le taux d'emploi par par genre on voit que du côté des des femmes On est très largement au-dessus
du côté des hommes on reste en dessous en dessous des niveaux qu'on avait au début enfin dans dans la décennie 70 donc l'augmentation vraiment la la belle réussite de de cette augmentation du taux d'emploi et de ce niveau des taux d'emploi plus plus fort que tout ce qu'on a observé sur les 50 dernières années euh certes euh elle est belle cette réussite mais elle doit beaucoup à à l'aspiration à la volonté des des des Des des femmes d'une forte présence sur le marché du travail d'une autonomie professionnelle et et et financière donc c'est quelque chose
qui doit pas laisser évidemment indifférent alors sur les tensions complètement d'accord avec ce que vient de dire Michel quand on trace ce qu'on appelle les courbes de Beveridge effectivement qui mett en relation le le taux de chômage avec les les tensions sur le marché du travail pourcentage pour faire simple de de Postes qui ne trouvent pas de euh de de de candidats euh ce qu'on observe c'est que la France connaît des for forte tension sur le marché du travail c'est des postes non pourvu pour pour parler simplement pour un taux de chômage à partir d'un
taux de chômage beaucoup plus haut c'est-à-dire que nous le quand le taux de chômage est encore haut on connaît déjà des tensions sur le marché du travail alors même que ces tensions n'aaraissent dans certains pays comme L'Allemagne ou les Pays-Bas qu'à partir d'un taux de chômage assez assez bas donc on comprend davantage les tensions donc la France est un pays qui connaît des tensions assez forte comme les les les Pays-Bas ou l'Allemagne mais pour un taux de chômage plus élevé comme d'autres pays comme l'Italie et l'Espagne qui connaissent des tensions eux plus faibles mais qui
ont aussi un un taux de chômage plus élevé et ça ce constat ça signifie que Il y a des problèmes de fonctionnement du marché du travail un petit peu spécifique à la France on avait montré ça dans un papier avec Antonin Antonin Bergeot il y a un an et demi de ça donc il y a des tensions du travail des des un fonction du marché du travail qui est un peu moins efficace en France que dans d'autres pays qui nous entourent même les pays d'Europe du Sud dans lesquels les les les les les forts niveaux
de taux de chômage s'accompagnent pas de Niveau de tension comme ce qu'on a pu connaître en France sur les 3 qu dernières années on a des tensions de pays à bateau de chômage alors que nous sommes un pays à relativement fort tau de chômage comme les pays d'Europe du Sud et c'est là où il y a un problème il faut améliorer évidemment le fonctionnement du du marché du travail ce qui n'empêche pas évidemment d'avoir une réflexion sur l'attractivité des des postes sur l'attractivité des conditions De travail parce que l'attractivité des postes c'est pas simplement une
question salariale bien sûr et est-ce que vous avez pu escequisser des des pistes de réflexion pour justement améliorer ces ces tensions évidemment il y a il y a toute une bon d'abord les branches professionnelles elles-mêmes se sont pas mal mobilisé quand elles constatent ces situations de tension par exemple dans le les HCR les hôtels café restaurants Il y a eu toute une réflexion au niveau de la branche pour savoir comment élever l'attractivité des des postes mais par le fait de garantir au aux employés dans dans cette branche de de bénéficier davantage de soirées de libre
de jours de weekend de libre pour avoir leur vie familiale et et et amicale et personnel quoi davantage prise en compte donc il y a une réflexion au niveau de cette branche réflexion d'ailleurs qui est toujours en toujours en cours pour Augmenter l'attractivité parce que on évidemment en dehors des questions salariales on se rend bien compte que pour quelqu'un en particulier quelqu'un de jeune avoir éventuellement CIN ou six soirées de prise par semaine donc sans vie familiale et sans vie personnelle euh pas mal de de de journées dans dans le weekend c'est quelque chose qui
qui réduit l'attractivité surtout en en 2024 bientôt de 2025 donc la branche elle-même déjà apporte des des éléments De réponse à cela et puis bien sûr du côté des des pouvoirs publics il y a des politiques de formation mais il faut pas se leurer quand même les deux les secteurs qui quantitativement quantitativement connaissaient le plus de tension sont pas des secteurs dans lesquels le le besoin de formation parler deshcr besoin de formation initiale est le plus le plus pointu le plus fort donc il a il y a vraiment un problème d'attractivité mais L'attractivité c'est pas
simplement une question de demande de travail les conditions la demande de travail c'est aussi une question d'offre de travail euh B dans quelles conditions on je dirais on on met les les les les personnes face à à la nécessité d'avoir une recherche très active d'emploi sur le marché du travail comme ce qui se fait dans d'autres pays par exemple les pays nordiques et et scandinav c'est un peu le je dirais la logique de la Réforme en France du RSA la logique de certaines composantes de la réforme de l'indemnisation chômage de pousser de stimuler d'inciter davantage
l'offre de travail à à être très active euh dans dans sa recherche d'emploi donc c'est quelque chose de de complexe hein ça veut pas dire que tous les chômeurs euh sont euh bien sûr des des des des personnes qui refusent de travailler mais de la même façon qu'on ne considère pas tous les conducteurs d'automobiles Comme des chauffards on fait quand même des des contrôles de vitesse on ne considère pas tous les foyers fiscaux comme des resquilleurs mais il y a quand même des contrôles fiscaux bien de la même façon il faut du côté de de
l'offre de travail être très attentif à ce que les les recherches d'emploi soient les plus dynamiques et effectives poss possible et on a encore du chemin à faire en France merci je je serais tenté de continuer dans dans la direction des Conditions de travail parce qu'on est bien lancé euh Thomas est-ce que vous voulez ajouter des éléments à ce que disait Michel et et Gilbert ou oui ouais jeux bien j'en ai plein en tête alors restructure mais euh non sur les conditions de travail a aussi de manière un peu adjacente la montée en puissance de
du travail indépendant des micro-entreprises du travail des Plateformes donc ça fait partie des grandes mutations avec tout un tas de questions aussi sur la protection sociale qui est attachée voilà la création de statuts qui sont pas du salariat mais qu'en fait c'est souvent requalifié comme comme salariat dans les dans les procès qui pose beaucoup de questions aussi sur lesquelles il va falloir plancher beaucoup et puis il y a des grandes mutations aussi avec l'intelligence artificielle Big Data J'était une conférence à Bruxelles avec des des Think Tank des des gens de la Commission européenne ils sont
vraiment complètement obsédés par ça avec eux une vision plutôt qu'on dira nous chumpéterrien c'est-à-dire qu'il pens que tout ça ça va détruire plein d'emplois mais c'est pas grave ça crée d'autres besoins donc il faut pour requalifier les gens les reformer puis voilà mutation du marché du travail avec un besoin de formation en compétenence Lié au métier du Big Data de l'intelligence artificielle euh bon alors ça peut marcher c'est sans doute vrai mais mais quand même il va y avoir beaucoup d'emplois détruit il en a eu déjà hein par les les transformations technologiques et et révolution
technologique on a eu déjà depuis 20 30 ans euh mais il y a aussi ces questions là bon là je rebondis sur les questions des temp tenstion euh mais pour le coup il y a deux sujets il y a effectivement Les tensions sur les métiers très qualifiés euh peut-être lié à des à des domaines émergents comme ça euh et alors après peut-être pour rebondir sur le sujet des tensions dans les métiers comme hôtellerlerie restauration bon euh la logique économique elle reste très simple donc il y a l'offre et la demande donc une question peut-être que
la protection sociale ou euh le RSA le chômage en France sont trop généreux donc les gens veulent pas travailler Pour le salaire qu'on leur promet donc l'offre de travail hein c'est les gens qui offrent leur travail pour euh pour rappeler ça c'est c'est du côté des gens qui veulent travailler ou non euh et la demande bah c'est du côté des entreprises qui euh qui qui veulent emboucher ou pas les les individus donc il y a plusieurs manières d'agir sur l'offre il y a euh rendre plus difficile euh les conditions de la protection sociale ou forcer
les gens à retrouver Des emplois et puis euh il y a jouer de l'autre côté sur l'attractivité des métiers et les salaires euh et là je voudrais quand même mentionner des beaucoup de travaux récents sur marché du travail en France et ailleurs qui montre en fait que les salaires s'ajustent assez mal à la hausse c'est-à-dire donc on dit que les entreprises ont du pouvoir de marché ou du pouvoir de monopson c'est au lieu d'être un monopole sur ce qu'elles Vendent elles ont une sorte de monopole sur leur leurs leurs employés euh ce qui fait qu'un
marché fonctionne bien c'est qu'il doit être très fluide c'est-à-dire pour que le prix des pommes reflète effectivement le coût de production des pommes il faut que les gens qui achètent les pommes puissent très facilement aller au marchands de pommes d'à côté acheter les pommes si vous les vendez trop cher euh et qu'il soient au courant qu'ils aient l'information que voilà ils Puisse ça c'est ce qui fait qu' un marché concurrentiel va bien fonctionner ça va pas du tout pour le marché du travail c'est ça ne fonctionne pas comme ça le marché du travail donc les
les gens sont captifs de leur entreprise ont des familles ils ont des cûpts ils peuvent pas bouger très facilement et ça ça donne du pouvoir de marché aux entreprises et je le dis pas comme juste un argument théorique c'est-à-dire qu'il y a eu des dizaines des centaines même De travaux empiriques récents qui le montrent donc les économistes du travail appliquer redécouvre ça un peu soudainement euh que le le salaire s' justuste pas beaucoup à la hausse et quand il y avait les pénuries de main-dœuvre aux États-Unis je me rappelle a Joe Biden avait rencontré le
patronat américain et leur avait dit ben payez les plus vous voulez que les gens travaillent payer les plus c'était avant enfin je pense que c'tait avant qu'il Ait complètement perdu la tête vous pouvez vous faire votre propre opinion mais mais en tout cas voilà il y a il y a des difficultés aussi qui sont par le salaire ou les conditions de travail ou l'attractivité des métiers sur plein de dimensions où le marché fonctionne pas totalement correctement donc voilà il y a plusieurs choix politiques à nouveau d'agir sur les chômeurs les accompagner mieux les forcer éventuellement
à prendre des emplois et cetera on peut Faire ça mais on peut aussi réfléchir au au moyens d'améliorer les conditions de travail l'organisation de travail et aussi les salaires par exemple avec des syndicats plus puissants plus représentatifs qui vont être CAPAES de négocier d'augmenter les salaires dans des entreprises condérantes et cetera et et cetera euh voilà donc il y a bon c'est pour nuancer un peu qu'on peut agir à la fois du côté de ce qu'on fait du côté RSA à loocation chômage mais Aussi du côté de l'attractivité des métiers où là le marché joue
pas son rôle tout seul non plus merci beaucoup avant de de rebondir sur cette question des salaires avec michaell j'aimerais apporter aussi des il existe des études euh si on revient sur la question tout à l'heure dont je parlais avec la réactivité des caractéristiques des offres par rapport au nombre de candidats on voit que justement je je crois que c'était peut-être la DARES qui Avait sorti une étude ou alors d'autres études je pas MRE en partfo non plus nickel mais euh qui montre justement que dans des marchés en tension il y a très peu de
de de changement de caractéristiques des HES c'estàdire que si une entreprise a du mal à recruter elle ne va elle va il va y avoir très peu d'ajustement de ces caractéristiques des offres pour attirer les les candidats donc ça prouve que on parle souvent en France de la responsabilité Enfin de des politiques publiques de la responsabilité de l'État pour pour pour pour Pier les problèmes de de de l'offre de la demande mais il y a quand même un un un un une marge de manœuvre dans les entreprises de pouvoir euh adapter les critères des offres
pour attirer davantage de candidats ma parenthèse est terminée et michaell pour rebondir sur les points de de Thomas au sujet des salaires euh on parle souvent de deux types de marchés sur le marché du Travail euh le marché primaire et et secondaire qui définissent deux types d'emploi deux types de salaires différents et justement est-ce que il y a une une donc l'un avec des salaires plus faibles des qualités plus des temps partiels plus de CDD de contrat d'intérêt mais d'autres et le primaire avec plus de des dynamiques salarial plus importantes est-ce que c'est compliqué de
passer de l'un à l'autre est-ce que les dynamiques salariales Sont sont fortes quand on compare les deux euh oui effectivement je pense que c'est un un un angle d'attaque pour comprendre le marché du travail la question de de la dualité du marché du travail avec euh donc ce marché primaire qui est un peu le ce que ce que vend l'économie capitaliste de la carrière professionnelle genre rentre dans une carrière je suis formé pour un métier je rentre dans ce métier j'ai une Progression salariale euh et de et fonctionnel qui m'attend jusqu'à la retraite ça c'est
vraiment le modèle principal de voilà d'une trajectoire professionnelle et à côté un marché donc ce qu'on appelle nous secondaire qui est plutôt le marché de la précarité donc qui cumule souvent avec euh euh les les indices de précarité donc des mauvais salaires des temps partiels des conditions de travail contraignantes euh et euh donc c'est une bonne façon de Regarder le marché du travail parce qu'en fait on peut se poser des questions un peu différemment on peut se poser la question de c'est quoi l'intensité de la précarité sur le marché secondaire est-ce que elle augmente est-ce
qu'elle diminue euh c'est quoi effectivement la la la façon de passer d'un marché à l'autre est-ce qu'on est sur deux choses très étanches avec un marché protégé euh et puis un marché euh euh secondairire plutôt euh Euh où on est condamné à des trajectoires compliquées euh et donc ça ça amène vraiment des réflexions très intéressantes il y a aussi l'idée que le marché secondaire peut servir de de poids pour après aussi peser sur le marché primaire pour justement des questions de ah ben on va pas augmenter les salaires regardez ceux d'à côté ils sont moins
bien traités que vous donc on peut pas enfin voilà la question de la pression du chômage aussi du risque du Chômage sur le sur l'emploi Thomas l'a un peu évoqué euh dans les les les les études qui permettent un peu de documenter ce ce lien entre les deux les deux marchés euh elles se fondent souvent sur on regarde les trajectoires salariales donc en gros on va considérer que ce qui est pas tout à fait vrai mais on va considérer que les le marché secondaire conscentent les gens qui sont à bas salaire euh surtout à partir
de de 30 ans parce que en début de carrière on Commence bas mais on progresse très vite euh mais donc les gens qui sont un peu durablement euh à bas salaire et on regarde ce qu' deviennent en fait on on constate deux choses on constate la première c'est que il y a beaucoup de gens qui sortent très vite euh donc des gens qui sont rémunérés au SMIC ou pas loin en fait il y en a plus de la moitié l'année d'après ils sont plus du tout rémunérés au SMIC ils sont à des niveaux de salaire
euh nettement supérieur voir Très nettement supérieurs euh et euh donc il y a une forte mobilité on reste pas trop en fait dans dans le marché secondaire on le voit aussi quand on regarde les gens qui sont dans des contrats courts des contrats de moins de moins d'un mois en fait la majorité des des gens dans cette situation sur une année ils ont eu un ou deux contrat courts et puis après ils ont eu un contrat un peu plus long don il y a vraiment une c'est un endroit où On passe mais on y reste
pas forcément très longtemps la deuxième chose qu'on constate c'est qu'en fait on y revient les gens qui sont passés par le marché secondaire à un moment même s'ils en sortent assez vite on voit quand même beaucoup de trajectoire d'aller-retour donc je au SMIC puis un peu audessus mais après je reviens assez vite au SMIC et donc les les gens qui sont passés par le marché secondaire voilà ont plutôt tendance à y plus y revenir que les Autres et puis enfin on constate qu'il y a des gens qui restent très longtemps il y a des trajectoires
durables de personnes qui sont dans les métiers C souvent des métiers qui sont dans cette situation alors on les connaît c'est les agents de nettoyage l'hôtellerie l'hôtellerie restauration c'est des métiers où durablement on est sur des des conditions de travail compliquées des des bas salaires des temps partiels voilà des temps partiel souvent subi Hein c'est des choses comme ça et des et des trajectoires salariales qui qui sont pas du tout favoraable contrairement et peut-être juste un dernier point qui est important aussi pour le pour le contexte c'est qu' aujourd'hui le marché primaire c'est ça représente
quand même 90 % ou en gros du du salariat donc c'est quand même une situation nettement majoritaire euh en France aujourd'hui je pense que c'est important de le rappeler faut pas du Tout ça veut pas dire du tout qu'il faut négliger des inégalités qu'il y aurait au sein de ce marché par exemple des inégalités de gens des choses comme ça mais globalement ce cette partieelà du marché fonctionne à peu près et les promettes sont réalisé et le donc le marché précaire c'est en gros 10 % ça augmente un peu voilà c'est c'est c'est c'est fluctuant
mais mais ça reste quand même une partie marginale du marché du travail quand on regarde de loin quoi Pour rebondir donc cette question des salaires de de ces deux marchés et de la porosité entre les deux justement vous disez qu'il y a des allers-retour des gens qui y restent est-ce que ça rejoint un peu le débat de de débat assez récent dans dans dans dans le débat politique économique actuel des exonérations et du coût du travail donc les exonérations de cotisation sociale c'estàd que on un certain niveau de salaire notamment à partir du il y
a des exonérations de Cotisation sociale et est-ce que ce dont vous parlez ces aller-retours dans le marché secondaire du marché primaire ou secondaire est-ce que ça montre qu'il y a des trappes à bas salairire c'est-à-dire que peut-être que c'est un raccourci qui est trop trop rapide mais dans le sens qu'ass ces niveau de salaire bas du fait de ces exonérations qui incitent à l'embauche de ces de ces travailleurs à ces salaires est-ce que ça ça concorde avec ce don vous parlez De cet aller-retour ou de cette de de de de cette stagnation du marché de
de de certains emplois à ces niveaux et à ce marché secondaire alors il y a il y a deux choses je crois que aujourd'hui quand on parle trap B salaire on a un angle en tout cas sur les les les débats des derniers mois et notamment les travaux autour du rapport B vasmer auquel j'ai eu le la chance de de pouvoir participer on a pris un angle assez particulier de des trappes à bas Salaire qui était plutôt l'idée que les barê d'allègement en fait vont plutôt ralentir la progression donc c'est plutôt pour des gens qui
sont dans le marché primaire euh où en fait ça coûte plus cher d'augmenter le salaire net de quelqu'un qui est qui bénéficie des allègements parce que en fait quand vous augmentez son salaire vous avez moins d'allègement aussi donc il y a un espèce de surcût et les employeurs les les organisations D'employeurs ont dit ben il y a quand même un problème à cet endroit-là et donc on a regardé vraiment ce ce ce cet angle là qui du coup regarde a pas forcément de lien avec le les questions de marché primaire marché secondairire euh sur les
questions de salaire d'embauche ça fait pour le en fait c'est c'est assez rigolo quand on a fait aussi le le rapport sous le sous la mission de d'Antoine BO et d'Étienne vasmer on a Aussi refait un peu d'historique des questions de Tra B salaire on voit que c'est aussi très cyclique l'économie est cyclique partout euh de temps en temps on parle des salaires d'embauche de temps en temps on parle de la progression salariale de temps en temps on parle des des seuils des effets de seuil et cetera euh pour être honnête la question des salaires
d'embauche était pas trop dans le débat ces dernières années on s'en est rendu compte on Travaille dessus actuellement euh et pour essayer de voir mais je pense que ça rejoint aussi tout le débat autour des des modopson et et du pouvoir de marché des entreprises et si les entreprises sont capables de fixer le niveau de salaire où est-ce qu'ell le fixent et est-ce qu'elles le fixent notamment en optimisant certains dispositifs je pense que c'est des questions importantes euh malheureusement pour l'instant on reste Encore un peu dans le flou euh euh sur ces questions Thomas justement
il me semble que vous avez travaillé sur ces questions de de dynamique d'inégalité salariale en lien avec les exonérations euh une cotisation social euh euh ces niveau est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur ces dynamique oui oui donc c'est c'est vrai que donc c'est un dispositif si on revient sur l'historique du chômage massif en France début des années 90 il y a vraiment trop De chômage donc les gouvernement successif se disent il faut faire quelque chose et il y a le il y a le donc un un coupable un peu désigné c'est le
coût du travail et le salaire minimum qui est assez élevé en France donc mais politiquement touché au au salaire minimum c'est difficile euh donc la France se met à dire bon bah on va on a des niveaux de cotisation social très élevé hein donc on ajà un salaire minimum élevé puis après il y a beaucoup De cotisations sociales euh aujourd'hui par exemple sans les exonérations là les cotisations sociales c'est tel que si l'employeur paye 100 une fois qu'on a pris les cotisations employeurs et salariés vous avez plus que 55 environ c'est quasiment la moitié hein
du coût du travail ça part en en cotisation donc on se met à au niveau du du salaire minimum à baisser les cotisations mais avant ça on avait fait autre chose et c'est assez intéressant c'est que que la Le système de protection sociale français et d'inspiration bismarkienne au sens où euh les cotisations sont censé donner lieu à des bénéfices on cotise pour sa retraite puis on va voir à la retraite quelque chose qui est proportionnel globalement proportionnel à ce qu'on a cotisé je vais très vite je simplifie un peu mais c'est c'est l'idée et et
de fait de ce principe en fait les cotisations étaient plafonnées c'est-à-dire que les gens qui avaient Les plus hauts revenus payaient très peu de cotisation presque pas parce qu'au-udelà d'un plafond on payait plus de cotisation donc voyz que sur le une fraction de de ces de ces rémunérations et on a enlevé alors pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale on a renflouer ces on a enlevé ces ces plafonds pardon de sorte que les gens très bien rémunérés se sont mis à payer de plus en plus de de cotisation alors que historiquement ils ont payé
très peu Et puis après donc ça c'est les années 70 80 puis les années 90 jusqu'à maintenant on a enlever des cotisations en bas donc on en a rajouté beaucoup en haut puis on en a enlevé beaucoup en bas et donc on a fait une sorte de redistribution massive hein parce que c'est des cotisations qui donnent pas lieu à des bénéfices c'est c'est c'est quantitativement gigantesque en fait la France s'est mis à redistribuer massivement avec les cotisations Sociales on en un travail ça avec Antoine bosot et Malka guot o on regarde ça et du fait
de cette redistribution qui se fait pas par l'impôt sur le revenu euh mais par ce système de protection sociale qui est pas censé être pour ça qui est du coup un peu caché hein c'est quelque chose qui a été très peu vu les syndicats par exemple pensent que les les les baisses de cotisation c'est des des cadeaux qu'on fait au aux entreprises aux patron alors Que en fait on fait ces baisses en bas de la distribution pour les gens peu qualifiés et puis avant on avait augmenté en haut et donc de ce fait la France
est l'un des seuls pays développés où depuis 40 50 ans les inégalités de salaire ont pas augmenté et ont même baissé donc on a euh réussi on parle beaucoup des cotisation du point de vue de l'emploi et maintenant on en parle du point de vue des des des carrières des progressions salariales Qui sont limités parce qu'évidemment quand on augmente commeexpliquait Michel on perd tous ces bénéfices d'exo de cotisation mais malgré tout on a une sorte de succès quand même qui est que on a réussi à juguler la hausse des inégalités de salaire par ces transferts
qu'on a fait avec les cotisations patronal donc il y a des inégalités de coût du travail qu' on augmenté c'est-à-dire ce que paye un un une entreprise pour quelqu'un de très Diplômé par rapport à quelqu'un de peu diplômé ça ça a augmenté comme dans tous les pays développés en fait hein du fait transformation de progrès technique de transformation que jeis peut-être pas avoir le temps de bien décrire mais avec c'est ce qu'on a fait avec les cotisations pour les salaires on a réussi à limiter cette hausse qu'on voit partout dans les pays développés et la
France ne l'a pas connu on a même une petite baisse des inégalités de salaire Merci beaucoup pour rebondir et donner la parole à Gilbert pour recontextualiser aussi ces histoires de de cotisation sociale il y a il y a à la fois il y avait un problème dans les années 80 une volonté de de d'embaucher plus de travailleurs moins qualifiés et comment ins le travail Mo qualifié à à à augmenter dans les embauches des entreprises en diminuant les exonération mais il y avait aussi un problème de compétitivité une volonté de de D'exporter à moindre coût que
les voisins et quel levier bah il y a soit le levier de la qualité de l'innovation donc qui passe par l'éducation la formation qui prend du temps qui coûte aussi énormément avec des effets à discuter mais il y a aussi il y avait le levier de de baisse des coûts comment je peux être plus compétitif par rapport à l'Allemagne si j'exporte le même bien je baisse les coûps et ça se voit dans les prix c'était aussi à l'époque les Réformes Balad dur et cetera années 80 c'était une des des dynamiques pour passer à vous Gilbert
dans cette dans ce ce débat des des des exonérations avec le rapport bosioasmer est-ce que bah déjà quel est votre avis sur cette sur ces ces politiques est-ce que ces politiques on doit aller plus loin parce qu'il y a encore un problème de de de taux de taux d'emploi chez les moins qualifiés est-ce qu'on doit aller plus loin quels sont leurs effets est-ce que Vous avez pu constater des trappes à bas salaire dans à ce niveau-là de de Smic déjà quand on quand on s'intéresse à l'équilibre marché du travail faut bien considérer que la diversité
le contraste est énorme dans un pays comme la France je vais l'illustrer par juste une remarque quand on regarde les bassins d'emploi et taux de chômage dans les bassins d'emploi en France bassins d'emploi je sais pas combien il Y en a il doit avir 400 quelque chose comme ça 400 bassins bassin d'emploi donc c'est quelque chose d'assez d'assez fin on voit que il y a des bassins d'emploi avec un fort taux de chômage relatif plus plus élevé que la moyenne française et puis des bassin un emploi avec des faibles taux de chôumage relatif et parfois
ces situations très contrastées sont géographiquement très proches un bassin d'emploi avec un fort taux de chômage relatif et juste à côté D'un bassin d'emploi avec un faible taux de chômage relatif ça interroge bien sûr et l'interrogation est encore décuplée quand on compare une carte de ce type là avec les taux de chômage relatif des différents bassins d'emploi avec la même carte il y a 20 ou 30 ans et ce qu'on voit c'est que ce sont les mêmes bassins je caricature un peu mais c'est quand même grandement ça c'est les mêmes bassins d'emploi qui ont un
taux de chômage relatif élevé 30 ans après et Les mêmes bassins d'emploi qui a un taux de chômage relatif faible les l'offre de travail en 20 ou 30 ans ne s'est pas déplacer à 30 40 50 km pour aller vers là où il y avait moins de tension enin moins MOS un taux de chômage plus bas et et des situation sur un équilibre sur le marché du travail qui était plus favorable bien sûr pour trouver un emploi alors ce genre de chose interroge ça signifie qu'il peut y avoir des des freins à la Mobilité en
terme de transport collectif bien sûr en terme de transport individuel aussi les difficultés pour des jeunes avoir le permis de conduire en France qui sont particulièrement élevés ça peut être un élément d'explication puis il peut y avoir aussi des désincitations à la mobilité qui sont lié à à à une organisation fiscale he les droits de mutation en France quand on se compare à d'autres pays sont sont très élevés donc bouger d'un Appartement qu'on possède à un autre appartement qu'on pourrait posséder quelle que soit la distance d'ailleurs et quelque chose qui est fortement taxé ce qu'on
appelle droit notario c'est c'est c'est pas les notaires he c'est c'est c'est l'état enfin les les administrations publiques au sens large qui qui taxent à cet égard donc quand on réfléchit au aux équilibres sur le marché du travail et que ce soit pour les peu qualifiés mais principalement Parce que pour eux ces coûpsl peuvent être assez dirément mais aussi pour d'autres segments de la force de travail en particulier pour les jeunes il faut s'interroger non seulement sur les questions de formation faut non seulement s'interroger sur des questions de d'activer euh les les les recherches d'emploi
de donner les bons signaux financiers mais il y a aussi euh d'autres questions massives qu'il faut envisager comme les freins à la mobilité Qui peuvent être liés à à des dispositions fiscales à un manque de un manque de moyens de transport à à des conditions d'obtention du permis de conduire on a un collègue Francis cramars qui avait beaucoup écrit là-dessus conditions d'obtention de permis de conduire le coût du permis de conduire en France est est très élevé par rapport à à d'autres pays je veux dire ce que je veux dire par là c'est qu'il y
a pas une réponse à à à à ce Problème très très important il y a une constellation de de répones de politique économique qui doivent être envisagé pour poursuivre euh le mouvement qu'on observe en moyenne en France d'augmentation des des des taux d'emploi et puis la deuxième remarque que je voulais les faire on parle beaucoup des allègements de charges le rapport vem était très focalisé là-dessus faut aussi parler des prestations des prestations qui sont données au au bas revenu et au Bas revenu du travail également et ces prestations que ce soit la prime d'activité que
ce soit les aides au logement les APL et cetera sont évidemment dégressives avec le revenu et ces dégressivité s'en pile s'ajoute à celle des exonérations sociales les l'adresse euh nous avait fourni un un chiffre édifiant édifiant euh à la fin de l'année à la fin de l'année 2023 hein pour une augmentation du revenu net une fois qu'on prend en compte L'imposition et les prestations du revenu net de 100 € d' d'un salarié à temps plein os SMIC célibataire bien il en coûte près de 500 € à à son employeur 480 et quelques mais je CIS
je CIS que le chiffre a changé récemment oui çaétait mis à jour le mois dernier par l'adresse je crois que le chiffre a changé donc mais près entre 450 et 500 € ouais mais entre 450 et 500 € donc vous voyez ça signifie quoi ça signifie qu'un un chef d'entreprise qui a l'impression De de gratifier d'une façon correcte l'effort d'un d'un salarié parce que ça lui en coûte près de 500 € par mois et bien rencontre la déception de ce salarié qui lui en terme d'augmentation son revenu net ne bénéficie que de 100 € par
mois on est au bout du rouleau en France sur les transferts sur les pas revenus avec nécessairement une dégressivité parce que sinon ça coûterait un argent de dingue comme comme disait certains et puis les notre Système d'exonération sociale qui est évidemment dégressive donc là il faut envisager une rationalisation de ces choses-là du côté des allèigements de cotisation sociale il y a des propositions qui sont faites dans le rapport bio vasem qui rejoint d'ailleurs ce qu'on pouvait évoquer dans le casre du groupe d'experts sur le SMIC pour atténuer la dégressivité de ces exonérations à cou nul
pour les les finances publiques du côté des Prestations c'est complexe c'est complexe parce que à coup nul ça signifie des gagnants et des perdants pour réduire la dégressivité et les perdants c'est pas des lentill donc c'est quelque chose de socialement je parle même pas de l'aspect politique mais de socialement assez dur parce que ça ça signifie retirer certaines prestations à des personnes qui sont pas des denties pour les donner à d'autres et essayer en cela de réduire la Dégressivité des prestations sociales primes d'activité de logement et cetera merci beaucoup alors malheureusement il nous reste très
peu de temps on est même en train de dépasser comme vous voyez les thématiques sont très larges on aimerait en aborder beaucoup et j'aimerais très rapidement qu'on puisse parler des changements technologique sur le marché du travail qui sont quand même assez importants et et on se demande bah est-ce que tout bêtement est-ce que L'intelligence artificielle ça va changer des choses sur le marché du travail est-ce que les nouvelles organisations du travail tel que le télétravail vont changer des choses et j'en profite Thomas vous avez travaillé sur télétravail on se demande le télétravail est-ce que c'est
une réponse à la conciliation Vie privée vie professionnelle est-ce que ça augmente la productivité du travailleur est-ce que est-ce que c'est le cas ou non c'est On change vraiment de sujet mais c'est pour essayer d'aborder le plus possible ce qu'on voulait aborder ouais effectivement il reste pas beaucoup de temps donc c'est un énorme sujet en soi télétravail donc je sais pas exactement comment me lancer sur télétravail bah Gilbert il me semble que tu vas travailler aussi je je vais je peux commencer mais télétravail et productivité il y a pas de consensus très clair me semble-t-il
il y a eu Quelques expérimentations qui montraient dans certains cas ça augmenté la productivité dans il y en a eu d'autres plus récentes qui montrent qu'en fait non euh donc ça a l'air d'être quand même très lié au contexte au type de travail à la façon dont s'est mis en place àel sont les personnes qui vont télétravailler alors je peux parler plus pour rester dans la veine sur laquelle j'ai commencé des conditions de travail de de conciliation vie personnelle vie Professionnelle c'est pas pour l'instant un outil qui a l'air de de permettre très bien ces
objectifs là euh dans les enquêtes on a plutôt l'impression que Al peut-être quand même une chose avant c'est-à-dire que depuis le covid en France on est on est assez stable sur le télétravail c'est-à-dire que ça n'a pas continué d'augmenter mais contrairement à ce qu'on peut peut-être lire récemment avec plein d'entreprises Amazon et cetera qui demandent à leur salariés de Revenir 100 % dans les locaux de l'entreprise euh on n pas alors peut-être que ça c'est un mouvement très récent qu'on verra dans les statistiques dans quelques mois mais on a plutôt une stabilité autour de 25
% je crois de télétravailleurs mais c'est aussi quelque chose qui limite la déconnexion les temps de travail versus les temps de vie personnelle si vous demandez aux femmes si ça les aide à conilier on pouvez demander aux hommes aussi mais Que comme la charge des enfants in comp plus aux femmes c'est pour ça que je parle des femmes à à concilier ça avec avec le le travail de la vie vie de famille elles vont pas vous dire massivement oui mais là aussi c'est des il me semble des des questions de la manière dont on le
met en place de s'y familiariser de d'apprendre à vivre dans un monde où on télétravaille en fait où je pense que c'est pas juste ttavail oui ou non euh si c'est oui on Va voir ses effets il y a tout un tas de de mécanismes de manière de le concevoir de l'articuler avec les temps où on télétravaille pas mais où on travaille quand même pour son entreprise et les temps où on télétravaille pas et où on est chez soi qui sont qui sont assez fondamentaux peut-être deux derniers points une étude qui montre que ça peut
avoir des effets d'Éric main un collèg qui montre ça peut avoir des effets négatifs sur la santé Quand même euh notamment du fait de moins se déplacer en fait plus SD ant voilà les gens se déplacent moins il a il a l'air de trouver ça et d'autres travaux que j'ai fait moi avec des collègues on regarde les inégalités donc là ça rentre dans tout ce que je disais sur les conditions de travail on sait que le télétravail c'est quelque chose pour les cadres donc il y a des inégalités assez fortes d'accès mais on avait tendance
à penser que c'est Quelque chose pour les cadres parce que les ouvriers peuvent pas télétravailler mais en fait il y a beaucoup de métiers non qualifiés employés de bureau ils sont grande part de l'économie he des millions de personnes qui ont toutes les caractéristiques d'emploi télétravaillable et pour autant ces métierslà ils étaient déjà plus télétravaillables que les métiers de cadre des années 90 au tout début on a regardé ça historiquement c'est des Métiers où depuis très longtemps en fait les gens sont devant des ordinateurs toute la journée ils peuvent télétravailler et le taux de télétravail
parmi ces métiersl peu qualifi il est très faible il demeure très faible aussi euh donc là dans la réflexion sur les conditions de travail à qui on offre le télétravail je pense qu'il y a des points aussi à à creuser merci beaucoup est-ce que Michael vous voulez rapidement rajouter des éléments Sur non je suis d'accord avec tout on a on a des travaux en cours également on a publié deux deux publications d'arests au début du mois sur le sur le sujet avec une enquête qui s'appelle trakov donc qui a été initiée au moment de la
crise covid et qui regarde comment le marché du travail a été transformé durablement ou pas par la la crise sanitaire effectivement ben le télétravail c'est quand même le grand tax et peut-être Peut-être le seul finalement reste de la crise sanitaire qu'on voit aujourd'hui et voilà ENF ça rejoint exactement les résultats que que que donnait Thomas et on travaille actuellement pour essayer de d'approfondir ces questions aussi sur la productivité qui est qui sont très très complexes merci beaucoup Gilbert ouais oui télétravail c'est on a fait une gros enfin une grosse étude avec Antoon Bergeot et Simon
drapala qui qui est PS d'ailleurs égal euh sur la Question sur des données individuelles pour voir les effets de télétravail sur la productivité et en fait nos résultats euh allaient dans le sens aussi d'autres résultats qui étaient obtenus par des études de de de l'OCDE pour montrer qu'il y avait une courbe en U c'est-à-dire que quand on faisit un peu de télétravail ça augmentait la productivité et quand on en faisait beaucoup ça réduisait la productivité pourquoi bah parce que tous les T tous Les effets favorables sur la productivité de de discussion informell éventuellement d' autour
de la machine à café de de ce genre de chos n'existait plus si on était à 100 % en en télétravail donc il y avait un isolement des des travailleurs qui étaient en en soi très négatif sur la productivité mais en tout cas un télétravail dans nos évaluations entre 1 et 3 jours par semaine était favorable à la productivité ça rejoignait des des Études dans des grands magitou des la recherche sur le télétravail Nick Bloom qui qui nous montrait plusieurs choses les gains de productivité qu'on obtient son sont liés à trois trois éléments plus de
satisfaction parce que quand même pour certains pour beaucoup de gens et d'ailleurs c'est pour ça qu'il y a une aspiration des travailleurs au télétravail une meilleure conciliation vie professionnelle vie vie vie personnelle donc les gens étant un petit Peu plus heureux bah travailler un petit peu plus le temps économisé en transport est en partie spontanément dédié à davantage de travail de la part des télétravailleurs c'est ce que montrait Nick Bloom et puis quand le télétravail est bien organisé dans l'entreprise il y a une économie de de locaux donc d'immobilisation qui a un facteur d'augmentation de
la productivité globale des des facteurs c'est trois éléments qui étaient en jeu Et d'un point de vue salarial ce qui était intéressant c'est que Nick Bloom avait montré par des enquêtes massives qui ont été faites dans différents pays que les salariés étaient prêts à payer pour télétravailler c'est si on quand on leur demande combien vous seriez prêt à à payer en terme salarial pour télétravailler entre 1 et 3 jours par semaine bien la médiane était à à peu près 5 % 5 % la médiane Des gens 50 % des gens en moyenne étaaiit prêt à
mettre plus 50 % des gens à mettre moins mais en tout cas les gens étaient prêts pour la médiane à mettre à faire un sacrifice salarial de 5 % pour télétravailler ce qui signifie quand même que le télétravail est un enfin répond à certaines attentes hein peut être très mal organisé peut être et cetera enfin les conditions locales évidemment sont éminidemment importantes mais peu peuvent répondre à une certaine Attente et puis dernier point beaucoup de gens disent ça peut être la réponse au problème climatique bah non ça peut pas être la réponse au problème climatique
peut pas être la réponse au problème climatique il y a un excellent travail de laadem qui avait montré que quand les gens se déplacent moins souvent pour aller travailler souvent ils se déplacent de plus loin ils vont habiter plus loin pour avoir le charme de vivre dans la Nature pourir il y a des gens qui travaillent à Paris maintenant qui habitent à Bordeaux parce qu'il viennent à Paris 2 jours ou 3 jours par semaine donc en terme de de de de gain climatique euh gros point d'interrogation mais faut faut pas attendre en tout cas du
télétravail d'être une réponse à ces à l'urgence climatique on chauffe plus chez soi aussi je crois qu'ils avaient montré ça aussi merci beaucoup bon comme vous L'avez vu on pourrait continuer nos discussions pendant des heures mais malheureusement le temps qui nous est imparti c'est écoulé donc peut-être qu'on peut passer rapidement s'il y a quelques questions dans la salle sinon je vous donne rendez-vous à 16h30 pour une discussion avec Gilbert sur le livre les travailleurs travailleurs m pauvres qui vient de sortir y a-t-il des questions n'hésitez pas c'est l'occasion aussi de d'aborder d'autres thématiques Dont on
n pas avander oui bonjour eu dans la question me tout réalité je voulais savoir si dans vos différents travaux vous avez constaté on lit ou j'ai lu dans différentes statistiques que notamment les plus jeunes mais pas queux avaient une volonté d'avoir plus d'autonomie dans leur mode de travail et j'avais le sentiment qui se dirigeait vers plutôt l'entrepreneuriat c'est le travail non salarié et je parle pas nécessairement Des plateformes et où effectivement on peut discuter des statuts des de ces de ces travailleurs là mais voilà une volonté de de de travailler de s'inscrire dans le marché
du travail mais en indépendant et donc je pense que je sais pas si ça rentre dans vos statistiques ou pas ce développement cette forme là de de travail je peux je peux prendre la question ce qu'on alors le le le besoin d'autonomie je crois que il est Effectivement assez par partager les enquêtes conditions de travail que qui sont faites par la Dares montrent que c'est ça a plutôt tendance à stagner chez les salariés ces questions d'autonomie au travail la liberté un peu individuelle des salariés ça a tendance à stagner alors que en fait si on
regarde depuis 40 ans on est sur une une économie qui s'est beaucoup qualifiée qui s'est cadrisé aujourd'hui on a un/art des des salariés qui sont cadre Profession intellectuel supérieur donc on pourrait se dire au contraire c'est des métiers où l'autonomie est valorisée et puis un peu plus peu plus forte et en fait quand on regarde en moyenne l'autonomie est pas donc peut-être que le le le le l'auto-entreprise le statut d'indépendant est une réponse pour échapper justement à ces ces sujets sur le le salariat euh aujourd'hui dans les statistiques on voit des frémissements Mais rien de
massif même l'ubérisation les choses comme ça ça touche quand même des des secteur relativement petit donc on voit pas grand-chose au niveau statistique euh sachant que en parallèle on a quand même une énorme en fait c'est pas forcément trèu mais on a encore une baisse du nombre d'indépendants jusqu'en jusqu'au début des années 2000 alors qui qui est lié beaucoup de facteurs notamment la baisse du nombre d'agriculteur des choses comme ça mais Donc là on est arrivé à une stabilité à peu près à 10 % d'indépendant sur l'ensemble des gens qui travaillent et on on est
à 11 % aujourd'hui donc ça frémit tout doucement mais rien de massif donc c'est et c'est par ailleurs des des euh des personnes qui sont beaucoup plus difficiles à analyser dans les statistiques un revenu indépendant est-ce que c'est du salaire de l'activité c'est beaucoup beaucoup plus compliqué donc c'est des travaux qui Demandent plus de temps aussi pour pour être concrétisé pour pour compléter donc les une situation caractérisée de malêtre au travail ou en tout cas de conditions de travail difficile il y a y a un sociologue carass qui a fait une grille d'analyse où ça
va pas quand on a pas d'autonomie dans son de travail et beaucoup de demande euh ça c'est une situation voilà de tension au travail donc on peut mesurer ça avec des Enquêtes et puis ça a été valider parce qu'on voit qu'effectivement euh les les salariés qui sont dans cette situation avec pas d'autonomie mais des fortes demandes une forte intensité du travail ont plus de maladies professionnell burnout et cetera euh et là euh c'est aussi une dimension sur laquelle la France est pas euh très bonne avec souvent des organisations très verticales assez hiérarchiques du travail euh
qui font que on a assez peu De d'autonomie euh mais il y a moyen de changer ça donc je peux peut-être juste donner un mini exemple euh qu'on quelque chose qu'on est en train d'évaluer par une expérimentation dans le secteur des services à la personne où l'organisation est très top d' donc service à la personne vous savez vous allez faire les ménages les toilettes et cetera et puis vous avez du travail très morcelé qui est un des autres problèmes des grands problèmes contemporains euh d'horaire Très morcelés très atypiqu euh et là l'organisation topd bah vous
avez un responsable qui fait les plannings pour tout le monde euh et puis vous avez planning puis il y a des trous et cetera et là ce qu'on évalue c'est on organise le travail par équipe autonome on s'appelle birzorg C petites équipes de ça vient de des soins infirmiers au pays des petites équipes de 10 personnes qui gèent de manière autonome les plannings des des éventuels Remplacements et bon on a les premiers résultats je pourrais en parler très longtemps mais le temps tourne mais mais on a les premiers résultats qui montre que les salariés sont
globalement plus satisfaits euh les coûps diminuent plutôt hein parce que en fait on a moins besoin en plus d'un planificateur ou d'un manager donc le manager VI une personne en soutien les personnes ces personnes peu qualifié gagnent aussi en compétence Parce que elle gère au lieu d'aller juste suivre le chemin des interventions avec des trous partout tout le temps VO donc il y a moins de trous évidemment ça c'était l'objectif dans les dans les plannings mais elle gagne aussi en compétenence l'organisation plus collective et cetera et cetera euh c'était pour montrer que effectivement même au
sein du salariat de la il y a moyen il y a quand même un peu d'espoir de trouver des organisations qui Permettent de gagner en autonomie et et d'avoir un peu plus d'émancipation dans son travail j'ai bien juste un point de complément je me souviens d'une session qui avait qui sétait tenue aux journé de l'économie où cette question était abordée et il y avait un résultat absolument frappant qui était donné euh on voyeit les les jeunes sembleraient avoir une aspiration plus forte que les moins jeunes euh au travail indépendant et la question qui se pose
c'est est-ce Que c'est un effet d'âge ou est-ce que c'est un effet de génération euh est-ce que vraiment maintenant les les personne voudrait où est-ce que c'est simplement et la réponse à cette question était que c'était surtout un effet d'âge qu'à partir du moment où des enfants arrivaient où les gens avaient la charge d'enfant euh avaient pris des emprunt pour payer un l'achat d'un d'un logement mais la recherche de sécurité euh et des Sécurités de l'emploi salarié et de l'emploi en CDI augmenta considérablement dans les aspirations des des des de l'offre de travail donc voyez
dans ce cas-là c'est c'est plus un effet d'âge et d'état civil d'une certaine façon qu'un qu'un réel effet de génération mais les résultats étaient très frappant donc quand on voit ces différen d'aspiration entre des jeunes qui sortent du système éducatif et puis des moins jeunes qui on sont sortis à Longtemps faut faire attention c'est pas forcément un effet de génération euh ces jeunes là pourront peut-être changer quand ils auront la charge financière en particulier dans d'enfant et puis aussi la charge financière du remboursement de crédit immobilier par exemple j'ai eu merci c'est très intéressant euh
la ma question c'est que on ne on entend souvent dans la presse notamment de la part du patronat qui sont extrêmement taxés que les taux de Cotisation sont euh très élevé enfin qu'on est euh et euh vous avez rappelé c'est depuis les années 90 depuis Alain Jupé je crois on n'arrête pas de on n pas en tout cas est-ce que c'est un my qu'on n' pas cessé de supprimer faire des abattements de cotisation et ça a encore continué la la politique de l'offre c'est c'est bien de diminuer le coût du travail donc j'ai l'impression qu'on
a un discours qu'on qu'on entende il faut le travail coûte cher et d'un Autre côté on a 30 ans de baisse de cotisation donc j'rive arrive pas à faire le la Corre de faire le point sur ces deux ces deux discours qui m'ont l'air parallèles merci beaucoup juste très vite après je te laisse Thomas compléter euh déjà dans le constat effectivement depuis milieu des années 90 il y a eu des des empilements successifs de dispositifs d'exonération on est on a jamais reculé on a toujours Augmenté les exonérations de cotisation donc en pratique on a baissé
les les cotisations pas partout plutôt pour les bas salaires euh puis euh euh à partir de du cice pour des salaires qui sont un peu moins bas donc c'est jusquà 2,5 SMIC 2,5 SMIC c'est 90 % des salariés qui sont en dessous quand même euh et après avec le PACT c'est 3,5 mil et là on a 97 % des salariés donc on est plus sur des des des bas salaires même si euh les les niveau d'exonération sont sont Dégressifs et en fait peut-être ce qu'il faut avoir en tête c'est que ces politiquesl elles ont considérablement
déconnecté aussi le salaire et le coût du travail et du coup il y a des questions un peu de ben en fait euh les salaires sont haut mais le coût du travail est bas quand on regarde dans les comparaisons internationales en France aujourd'hui au niveau quand on compare le le le SMIC euh avec les autres pays le revenu des gens qui sont Rémunérés au SMIC est parmi les plus élevés des économies développées euh et par contre le coût du travail des gens qui sont payés au SMIC est parmi les plus faibles et donc il peut-être
que cette déconnexion là aussi euh euh fait que pour les agents économiques que ce soit les employeurs ouou les salariés il y a y a des questions compliquées effectivement ben ça paraît étonnant de se dire ben aujourd'hui il y a quasiment plus de cotisation au niveau du SMIC et C'est maintenant identifier comme un problème quand on veut augmenter les salaires voilà et donc c'est peut-être aussi ce ce yatus entre les deux les deux notions qui qui s'expriment là-dedans est-ce que vous souhaitiez compléter oui le point de vue est est tout à fait juste alors d'ailleurs
il est un peu abordé dans le rapport Bodio vasmer mais il avait été abordé dans dans des travaux antérieurs également euh la protection sociale est fortement Financé en France euh par des alourdissements du du coût du travail quand on regarde les pays nordiques et scandinaves on se dit mais ces pays-là ont des taux de prélèvement très largement inférieurs à la France et pourtant euh des taux de TVA qui peuvent être très supérieurs à la France sont souvent au taqués hein au maximum de de 25 %. comment on peut expliquer ça bien on pe expliquer ça
par le fait que dans ces pays la protection sociale non Contributive hein c'est-à-dire tout ce qui est santé en dehors des indemnités journalières tout ce qui est famille et cetera est prélevé sur des assiettes très larges l'ensemble des revenus par des choses comme la CSG en France ou l'ensemble de la consommation par des prélévants du type de la TVA et ne sont pr ne s'ajoute ne sont des composantes du coût du travail que pour ce qui est contributif en France on n'a pas cette logique là et le Fait de ne pas avoir cette logique là
bien ça abouti à faire reposer sur le facteur travail effectivement des éléments de Fort une part forte du financement de la protection sociale non non contributive on se retrouve dans une situation un peu un peu nuancée un peu contrastée avec ces pays nordiques et scandinaves s'exlique en bonne partie un coup du travail sur lequel repose énormément de choses alors c'est c'est une question qui est bien abordée hein Dans le rapport Vass m qui avait été abordé dans des travaux antérieurs changer ça ça serait un un bouleversement fiscal d'une ampleur phénoménal hein faut voilà faut être
prêt ça ferait ça ferait du débat hein parce que en France voyez par exemple quand on parle d'augmenter la TVA tout de suite ah c'est entiistributif ah non ça n'est pas tant que ça et enfin voilà ça ça serait du lourd en quelque sorte mais tôt ou tard faudra sans doute Passer par là parce que l'exemple de ces pays-là nous montre que ça marche assez bien d'une part et puis la deuxième raison c'est que c'est quand même une logique euh assez assez évidente quoi que que ce qui est non contributif dans la protection social devrait
être financé soit sur l'ensemble des revenus soit sur une assiette également très large comme la consommation via via la TVA ce qui permet de faire payer les touristes en particulier voz donc voilà Il y a une réflexion à avoir là-dessus on n'est pas encore en situation de l'avoir parce que je dirais que le le le pays n'est pas prêt à l'avir quoi ça bouleverserait tellement le système fiscal et social en France que faut sentir fort hein pour s'engager là merci beaucoup y a-t-il d'autres questions avant peut-être de je pense passer à à la prochaine conférence
on a beaucoup débordé alors ma question c'est est-ce Que le niveau des salaires représente une juste productivité des personnes dans l'entreprise dans le sens où dans le marché primaire on va avir salaire qui augmente avec l'âge on acquierre de l'expérience mais par rapport à des des personnes qui sortent d'études on perd peut-être aussi en compétence sur les nouvelles technologies par exemple et du coup est-ce que ce salaire là est juste par rapport à la productivité et en deuxème question imbriqué à l'intérieur Il y a une loi sur la transparence des salaires qui va arriver en
2026 est-ce que çavoir est-ce que ça va avoir une incidence sur les salaires je vrais avoir votre avis sur sur la question juste sur le premier point de façon globale hein Thomas connaît beaucoup Thomas et Michel connaissent beaucoup mieux les choses que moi après en terme de enfin de façon plus granulaire de façon globale la France est un pays dans lequel le partage salaire profit partage La Vale valeur ajoutée entre les ce qui le coût du travail et et ce qui revient aux entreprises est relativement stable depuis la fin des années 80 contrairement à beaucoup
de pays où on a observé une déformation en faveur des profits en France ça fluctue autour d'un niveau qui est relativement stable on avait montré ça dans un dans un dans les travaux avec Philippon et et avec K une jeune économiste de Linc on avait montré ça c'est c'est un contraste fort donc Voilà les salaires le coût salarial semble en bonne relation avec les évolutions de la productivité dans un pays comme la France maintenant derrière ce constat global il y a beaucoup de diversité euh voilà qu'il faut pas oublier au niveau individuel enfin il y
a pas de c'est c'est très dur de répondre à cette question euh peut-être je peux rappeler que quand même dans beaucoup de de cas la production reste collective donc le travail est collectif Et chacun vient mettre sa sa part à l'édifice d'un édifice complexe et collectif c'est même la raison euh d'exister des entreprises parce qu'il y a une dimension collective qui demeure dans beaucoup de travaux de production et dans ce cadre là est-ce que le marché fonctionne suffisamment bien pour que chacun soit rémunéré à sa contribution à la production collective sa productivité marginale c'est ça
qui devrait fonctionner moi je ne pense pas je pense Qu'il y a aussi beaucoup de rapport de force de normes d'institution mais c'est une très grande question et on est tous un peu divisés là-dessus et donc dans quelle mesure on est proche de un salaire qui reflète la productivité via le marché ou bien d'un partage de gâteau produit collectivement avec plein de modalités de partage différents euh bon on n'est pas tous complètement d'accord là-dessus on est entre les deux mais voilà c'est aussi ça Qui fait la peut-être une spécificité et une complexité du marché du
travail c'est que on on n pas très immédiatement des mécanismes qui font que au niveau individuel on est capable du fait de cette complexité qu'on peut pas voir très bien quelle est la contribution de chacun la production collective et cetera c'est pas évident que le marché puisse rémunérer ça correctement sur sur la Transparence je peux vous dire ce qu'on sait sur le les effets de la transparence salariale sur les inégalités hommes-femmes ça a des effets globalement positifs ça réduit un peu les inégalités hommes-femmes pour les pays qui ont mis en place la transparence salarial plutôt
en baissant les salaires des hommes donc une convergence on augmente moins les hommes du coup les femmes rattrapent euh voilà donc ça ça baisse les les mieux payés je Sais pas si on aura ça on verra euh peut-être très vite sur la la rémunération le salaire et la productivité individuelle je pense que la réponse est non euh mais ce qui est intéressant c'est de comprendre pourquoi donc comme le dit Thomas il y a plein d'institution qui euh qui jouent dans ce sens et typiquement on parlait des allègements de charge euh il y a aujourd' du
coup il y a un écart très important si on regarde en coût du Travail puis qu'en fait la produc le le la rémunération c'est plutôt le coût du travail qui doit être égal à la productivité individuel et le le caractère désormais redistributif des cotisations sociales et cetera fait que en fait le salaire que voit le salarié il est plus du tout le reflet de sa propre productivité puisqueil y a tout un tas de choses qui viennent s'ajouter et j'ai pour alimenter aussi la réflexion une des questions qu'on avait Sur les questions d'emploi des seniors notamment
c'était la question de la productivité en fin de vie que vous avez un peu en fin de carrière plutôt pardon euh ouais la productivité en fin de vie est très très faible non la productivité en fin de carrière quand on regarde d'autres pays où on constate que via les salaires justement les salaires diminuent en fin de carrière notamment une très belle étude qui compare le Royaume-Uni et la France alors qu'en France on est plutôt stabl les salaires stables en fin de carrière donc est-ce que il faudrait que les salaires reflètent mieux cette baisse de la
productivité en fin de carrière ou pas est-ce que ça ça peut inciter justement à à l'emploi des seineors qui sont parce qu'on sait que pour pour les seigors le problème du chômage est relativement faible en masse il y a peu de seigneors au chômage par Contre ils ont beaucoup de mal à retrouver du travail une fois qu'ils sont au chômage donc peut-être que des questions de comment on fait pour euh avoir une meilleure adéquation entre à ce moment-là de de la carrière professionnelle la productivité individuelle et le salaire ça fait partie des pistes qui peuvent
permettre de de résoudre certains problèmes euh bien identifiés merci beaucoup merci d'être Venu et n'hésitez pas à venir à la prochaine conférence