bonjour et bienvenue dans la semaine de l'cho Cognac contre voiture électrique le bras defire commercial entre la Chine et l'Union européenne est relancé à compter du 11 octobre Pékin appliquera des droits de douane alourdis jusqu'à 35 % sur les brandies européen la France et son cognac sont en première ligne faut-il craindre une escalade et avec quelles conséquence l'Europe n'est pas la seule à prendre des mesures dans ce domaine le Canada et surtout les États-Unis ont aussi décidé d'augmenter de 100 % les taxes sur les importations de de véhicules électriques made in China nouvelle hausse dans
la continuité de celle décidé en son temps par Donald Trump démocrate et républicains sont-ils acquis au protectionnisme quelle différence d'approche entre les deux candidats à la Maison Blanche analyse à suivre enfin alors que les tensions s'accumulent entre l'Occident et la Chine qui sont les gagnants et les perdants de la guerre commerciale sinino-américaine les pays émergents et en particulier l'Afrique doivent-ils aussi s'inquiéter peut-elle tirer son épingle du jeu et bien pour répondre à toutes ces questions je suis en compagnie d'elvvire Fab chercheuse seior à l'Institut Jacques deelor Sarah Guillou directrice du département innovation et concurrence à
l'Observatoire français des conjonctures économique Denis Jaquet entrepreneur basé aux États-Unis président de top crime et auteur de pourquoi votre prochain patron sera chinois et enfin Julien marsill chef économiste du cabinet global sverereine advisory bonjour à tous les quatre et merci d'être parmi nous bonjour la réponse chinoise ne s'est pas fait attendre après l'annonce de hausse de taxes sur les voitures électriques chinoises Pékin renforce ses tarifs douigners sur les brandis européens jusqu'à 35 %. mauvaise nouvelle pour les marques françaises qui dominent le marché les explications de Pierre leduf le cognac au cœur de la guerre commerciale
entre la Chine et l'Union européenne 4 jours après à l'adoption d'un projet de droit de douane par Bruxelles sur les véhicules électriques chinois Pékin annonce des mesures anti-dumping sur les brandis européens des droits de douane Alourd à partir du 11 octobre ces mesures pourraient entraîner une hausse du prix de 20 % pour les consommateurs réduisant d'autant les volumes de vente la Chine représente un marché très important de la filière Cognac qui appelle les autorités françaises à ne pas l'abandonner aujourd'hui la Chine c'est notre deuxème marché euh voilà c'est près d'un tiers de nos volumes qui
sont expédiés vers ce pays depuis plus de 200 50 ans et et se voir impliquer une taxe de l'ordre de 40 % de moyenne ou presque c'est potentiellement la disparition du marché et si on perd pour une filière cognque le deuxème marché aujourd'hui de notre débouché les conséquences seront désastreuses pour les négociants qui commercialise mais par effet domino sur tout le reste de la filière que ce soit de la viticulture la ministre française du commerce extérieur Sophie prima a déclaré que ces mesures étaient en contradiction avec les règles du commerce international et avec les intentions
exprimé par shiinping lors de sa visite de mai dernier en France le président chinois avait alors annoncé des accords pour faciliter les exportations de certains produits agricoles français dont des 20 indication géographique protégé et envisageait de suspendre la mise en place de taxes sur les importations de Cognac la rupture est donc consommée sur ce chapitre là en tout cas la Commission européenne a déjà annoncé qu'elle allait contester devant l'Organisation mondiale du commerce ses mesures douanières de Pékin s Guillou on a vu c'est on a entendu le président de la filière cognac on a vu ces
images aussi de sijinping qui faisait des promesses c'était en mai dernier la Chine c'est le deuxième marché pour le cognac derrière les États-Unis une possible hausse des tarifs de 20 % est-ce que c'est grave alors ce sera pas sans conséquence hein puisque une hausse des tarifs ça se traduit par une hausse des prix la question est de savoir si les volumes vont réagir à cette variation des prix donc est-ce que les consommateurs chinois vont réagir à l'augmentation des prix qui sera la répercussion du de la hausse de tarif donc ça c'est pas toujours assuré c'est-à-dire
qu'on n pas en général une répercussion à 100 % du tarif sur les prix d'une part donc ce sera pas forcément une hausse de 20 % des tarifs et ce sera pas forcément exactement la même hausse que celle des tarifs sur les prix et ensuite on n'est pas certain que les volumes vont forcément s'ajuster ça voudrait dire ça prend un petit peu de temps et peut-être que le temps de la négociation permettra justement d'ajuster cette représaille en tout cas de faire en sorte que les Chinois soient plus cléments relativement à cette décision et ça prend
un peu de temps aussi que les volumes s'ajustent que les consommateurs s'ajustent à un changement de prix mais clairement c'est c'est vrai que c'est une manière de de politiquement pour la Chine de de de répondre avec avec violence dans une certaine mesure à la décision européenne qui est le fruit quand même d'une investigation d'une enquête qui a pris un certain nombre de mois et de et de négociation avec les Chinois on va y renir d'abord Denis Jaquet les États-Unis c'est le premier marché du cognac est-ce que on sait que les ventres reculent actuellement aux États-Unis
quelles sont les conséquences pour la filière bon c'est vent tout à fait entre nous puisque on est tous les CIN il a pas de spectateur on sa mais j'ai j'ai passé beaucoup de temps il il y a 15 jours avec Béatrice Cointre qui qui a été d'ailleurs on en parlait tout à l'heure une la première femme et la seule femme à la tête d'une maison de spiritueux de sa génération he puisque aujourd'hui à 70 ans à 25 ou 26 ans il y avait aucune femme qui dirigeait mais qu'est-ce que vous savez en fait sur des
ce qu'elle dit en gros c'est que de toute façon le consommateur de ce type de produit qui est plutôt un produit haut de gamme c'est pas un consommateur qui réagit excessivement aux Hauses de prix quand vous voyez à quel prix il les prennent dans les restaurants dans les clubs et cetera c'est c'est vraiment un non sujet c'estàd que on dirait à Evian sur des sur sur une marque d'eau où on joue à quelques quelques centimes tu cûte à 40 % de plus là vous donnez un coup vraiment mortel à une industrie parce que tout à
coup elle peut juste pas être compétitive et s'adapter sur un produit très haut de gamme qui est de toute façon très demandé par le consommateur qui a des moyens très importants et on sait que le nombre de riches en Chine continue à s'accroître de façon exponentielle je serais pas quand même aussi alarmiste que que que que le président de la Fédération je comprends qu'il criis son désarrois et qu'ils veillent du soutien et un soutien politique visible mais moi je je pense pas que c'est là où ça nous ferait le plus mal pour être alors vous
parlez de Remi cointro c'est un grand groupe peut-être que pour des petits producteurs ce sera plus difficile à assumer B à nouveau ça dépend madame le disait ça dépend du consommateur auquel vous vous adressez c'estàd si vous êtes un produit d'entrée de gamme qui est pas le produit que quelqu'un qui a des moyens veut acheter mais qui doit s'acheter parce que c'est le moins cher là forcément les conséquences sont pas les mêmes mais sur les très belles marques françaises de très haute gamme on l'a vu quand Trump avait augmenté les droits notamment à Miami où
je vivais avant il sont même pas aperçu qu'il y avait une augmentation des prix ouais alors V Fabri cette mesure elle cible un produit emblématique un produit de luxe français vous diriez que c'est une façon pour la Chine de diviser l'Europe oui absolument c'est intéressant de voir quelle est la parquoi les Chinois commencent parce que les les les États-Unis ont pris des mesures très agressives vis-à-is de la Chine et la réponse est restée très prudente très mesuré là ça y est on a une première on a on a une tonalité qui est très claire en
ciblant le brandy le la Chine cible la France puisque la France est essentiellement le grand producteur de brandi et on sait que la France avait beaucoup beaucoup soutenu cette enquête sur les euh sur les les les l'utilisation des subventions ce qui n'est pas le cas de tous les pays européens non et et par ailleurs c'est un signal aussi intéressant parce que ça cible un secteur du luxe donc c'est un signal qui est envoyé à tout le reste du luxe français en disant attention on sait très bien que ce c'est un secteur qui dépend très souvent
de à hauteur de 30 ou voire 40 % de de pour tous ces bénéfices mondiaux de de du marché chinois qui est déjà inquiété par le ralentissement de la consommation chinoise donc c'est une façon de faire pression sur le gouvernement français et la Chine a déjà annoncé qu'elle pourrait cibler les produits laitiers le port le là ça cible la l'espagner étatsmembres donc ça crée des divisions au niveau européen alors uniquement sur sur le brandy sur le cognac la Commission européenne a annoncé qu'elle allait contester ses mesures devant l'Organisation mondiale du commerce a-t-elle des chances d'être
entendu alors certainement parce que là pour la justification là c'est une mesure c'est c'est une plainte antidumping sur le cognac donc il faudra démontrer qu'il y a une une tarification donc précisémentur brand exactement donc ça c'est pas encore démontré parce que c'est pas quand même c'est pas connu comme une industrie qui a qui a qui a tendance à à vendre à perte donc en principe avec des marges qui sont conséquentes on est proche quand même effectivement du luxe pas exactement mais donc c'est clair que on voit mal comment on arriverait à démontrer cette stratégie de
dumping mais ceci étant on a c'est ce que je disais tout à l'heure on a d'un côté on a quand même une enquête et qui essaie de montrer qu'il y a des subventions et qui a démontré qu'il y avait des subventions qui avaient conduit à ce que les véhicules électriques chinois étaient en effet souspricé ou en tout cas avec un prix inférieur en raison du soutien du gouvernement chinois et en face vous avez une on impose le cognac les les brandy européens qui sont une industrie dont on a peu de stratégie de dumping Fari là
l'enquête antiumping c'est c'est un artifice parce que il n a pas de dumping a pas de production aussi de brandy en Chine simplement ça lance une procédure au niveau de de l'OMC qui va prendre du temps le temps que ça fasse mal à la enfin à la filière dans son ensemble quelle que soit la proportion de de de l'impact négatif et et et finalement et et et en plus on a un président chinois qui est revenu sur sur les engagements qu'il avait pris au printemps dernier donc ça dit aussi quelque chose de la façon dont
la Chine prend ses initiatives et et peut est en mesure de de d'utiliser des mesures de de coassion économique vous l'avez dit he les procédures de l'OMC sont longues et en attendant la la filière cognac risque de souffrir la commission d'y étudier des possibilités d'apporter un soutien aux producteurs européens que peu que peut faire la Commission européenne qui ne fausse pas les règles de concurrence bah là c'est important comme signal qui est donné parce que ça veut dire dire qu'on est prêt aussi au nom du respect des règles de l'OMC puisque c'était le principe de
le qui avait motivé l'enquête sur les sur les véhicules électriques qu'on est prêt à encaisser le coût de ces mesures de rétorsion et si il peut y avoir des mesures de soutien affecté de financement affecté à cette filière Junien marsiller Pkin a également ouvert une une enquête antidumping sur les importations de porort et de lait européens on le disait à l'instant elle pourrait aussi viser les automobiles allemandes voir les minerais critiques assiste-t-on à une escalade à ce à ce stade sur le sur sur le cognac disons que la Chine ne pouvait pas faire moins que
ça c'est-à-dire le pays a l'habitude de cibler ce type de produits soit agricooles alimentaires qui qui sont très bien identifiés par le par le grand public donc effectivement comme il a déjà été décrit c'est un problème pour la potentiel pour la filière en tant que telle après d'un point de vue économique c'est pas non plus une filière qui pèse énormément dans dans l'économie européenne cou d's l'automobile Mo moins de 1 % des des exportations totales européennes vers le vers la Chine et même pour la France c'est une toute petite fraction de ses exportations vers vers
la Chine et quelque part si la Chine a retenu ses coûts à ce stade c'est aussi parce que sans doute la mesure européenne sur les voitures électriques chinoises elle était était modérée c'est-à-dire qu'elle était ciblée et elle était plutôt bien calibré voilà c'est pas non plus la mesure punitive qui a été décidée par les par les par les États-Unis et donc donc donc de ce point de vue-là à ce stade ça laisse de la place sans doute des deux côtés pour pour des négociations à venir peut-être un peu à l'image de ce qui s'était passé
il y a une dizaine d'années euh au moment de la la dispute sur le sur les sur les panneaux solaires et donc donc donc oui pour l'instant les deux côtés retiennent leur cût parce que les deux ont quand même plutôt intérêt c'est comparable avec ce qui s'est passé il y a 10 ans sur les panneaux solaires on on a dans on a à l'esprit que l'Europe avait été inondée par des panneaux solaires chinois et que la mesure est peut-être arrivée un peu tard les nouveaux ENF les droit de douan qui avait été augmenté sur les
panneaux solaires en fait avait été très limité parce que l'Allemagne justement s' était opposé et et le le et c'est un secteur qui a été complètement laminé par les importations chinoises qui donne accè qui risque aujourd'hui d'arriver au marché automobile absolument et là on a une industrie à protéger c'est-à-dire que c'est c'est vraiment une industrie ça représente le le l'industrie automobile en Europe c'est quasiment 14 millions de de d'emplois direct ou indirect Sarah Guillou des menaces et des négociation commerciale qui continue en même temps il faut dire que la Chine n'a pas non plus intérêt
à se couper totalement du marché européen alors totalement alors pour deux raisons d'abord parce que le marché européen c'est un gros marché pour la Chine ensuite parce qu'elle est dans une guerre commerciale avec les États-Unis on y reviendra mais qui fait qu'elle a pas intérêt d'avoir d'ouvrir des fronts de guerre commercial avec tout le monde avec des gros partenaires commerciaux ouis et ensuite parce qu'elle a alors c'est vrai que les acteurs européens ont des intérêts en Chine des intérêts en Chine mais les acteurs chinois ont aussi des intérêts des des des des des projets d'investissement
en Europe et les acteurs chinois qui vont investir en Europe pourrai aussi souffrir de de de des représailles donc on est dans un partenariat d'interdépendance qui oblige la Chine quand même alors là c'est politique effectivement il s'agit de montrer ses muscles des de côtés l'Europe elle a changé par rapport à à la période des panneaux solaires et de et de réaction relativement à cette aux exportations chinoises dans le domaine parce qu'elle elle commence à dire elle veut dire au gouvernement chinois ça suffit on comprend très bien que on est moins tolérant à l'égard de votre
politique industrielle de soutien des filières et donc c'est un changement quand même justement voilà les chiffres qui s'affichent on voit que la Chine reste de loin le premier fournisseur de bien de l'Union européenne même si le déficit commercial a tendance à à fléchir légèrement ces derniers dernières années comment vous analysez ces chiffres c'est quoi c'est un un rééquilibrage une rupture mais surtout là euh ce à quoi il faut ce sur quoi il faut se concentrer c'est la la façon dont la Chine continue à soutenir toutes ces filières industriel par des subventions très importantes et le
problème des surcapacités qu'on voit se dessiner dans toute une série de secteurs et elle a encore plus besoin d'accéder au marchés européens donc là ce que l'on voit un petit peu comme léger ralentissement euh ce n'est ce n'est que temporaire et le risque c'est que au-delà des véhicules électriques ce soit d'autres filières des technologies vertes qui soient concerné les panneaux solaires ça y est c'est fini mais le l'industrie des des éoliennes dans lesquelles on a des intérêts à défendre va être va être concerné c'est le secteur de la chimie c'est donc d'une certaine façon l'ajustement
de la stratégie européenne sur les véhicules électriques est une préfiguration de ce que l'Union européenne est prête à faire aussi pour d'autres secteurs peut-être juste Pékin menace de voir ses projets d'investissement sur le vieux continent on pense à des ouvertures d'usines chinoises en Europe est-ce que ça peut vraiment être mis en cause non parce que ils ont en fait ça fait déjà un an les grands constructeurs chinois ont commencé à réajuster leur leur stratégie d'abord parce que l'industrie automobile est une industrie qui est généralement très localisée régionalement on produit là où on va vendre les
voitures les batteries circulent encore moins et là les projets d'investissement sont déjà engagés au contraire ils ont intérêt à rentrer dans le marché européen avant qu'éventuellement il y ait encore un resserrement de de ce marché et moins d'accè Julien mercill et en plus l'Union européenne en a tenu compte en fait dans ces sanctions c'est-à-dire que comme l'a dit saragillou elle a lancé bon nombre d'enquêtes en allant visiter de nombreuses entreprises chinoises en Europe et on a ensuite différencié en fait ses tarifs douaniers en fonction de B de de de du fait que ces entreprises chinoises
étaient ou non implantées en Europe en du fait que elles étaient privées ou détenues par l'État et donc quelque part c'est aussi une incitation à dire si vous continuez d'investir chez nous quelque part on en tiendra compte h pour vous ce sont des mesures qui sont donc bien calibrées est-ce que c'est de nature à à sauvegarder ces millions d'emplois dans l'automobile en Europe alors des estimations indépendantes disent que l'avantage de coût de ces voitures électriques chinoises évidemment varie d'une marque à l'autre mais serait aux alentours de 40 à 50 % peut-être même un peu plus
pour certaines d'entre elles donc en fixant des droits de douanes supplémentaires au maximum aux alentours de 35 % vous voyez que on ne désincite pas non plus complètement les entreprises chinoise à vendre en Europe c'est qu'on est pas dans le cas de figure américain où là d'un coup on dit c'est 100 % pour tout le monde on en parlera dans un instant Denis Jaquet selon vous l'Europe se donne-t-elle les moyens de sauver son industrie automobile alors il y a plusieurs questions alors déjà sur les deux points quand quand on regardait les courbes tout à l'heure
je suis assez d'accord c'est un c'est un mécanisme temporaire parce que déjà on est sur 2019-223 et entre les deux il y a quand même cette période fantastique du du covid qui s'est installé donc plus de super chaîn beaucoup moins de consommation donc cette période elle est quand même relativement peu révélatrice parce qu'elle a été extraordinaire au sens plutôt négatif du terme mais elle a été vraiment hors champ donc du coup on peut pas vraiment la considérer totalement la deuxième chose c'est un peu comme un un un un foyer qui est dans son un couple
qui est dans son lit en en gros quand vous avez un drap qui est long et une couverture qui est longue personne se bat pour pour parce qu'il y en a suffisamment pour couvrir les deux personnes bon mais en plus un ménage à plusieurs et en plus le tout se rétrécit donc à un moment donné cette guerre particulière sur les les tarifs est lié au fait que chacun est en train de chercher des ressorts de croissance l'Europe n'a pas de croissance la Chine bon est un petit peu plombée depuis son redémarrage postcovid est quand même
un peu compliqué viend réinjecter par différents biais des dizaines et des centaines de milliards dans l'économie tout le monde cherche à faire repartir ça donc en fait on a un produit rare qui est la croissance et tout le monde se bat pour récupérer des morceaux de croissance à court terme pour satisfaire ses besoins alors on parle pas de la France qui est juste le plus mauvais élève du monde actuellement mais grosso modo tout le monde a vraiment des gros besoins et puis de l'autre côté la Chine aussi qui a besoin toujours de la même chose
préserver son régime étaufer la Route de la Soie être le vainqueur de l'IA avec les États-Unis et faire en sorte d'avoir une croissance qui est toujours plus forte et de sortir ces 200 ou 300 millions de person qui sont encore sous le seuil de pauvreté donc voilà aujourd'hui l'Europe l'Europe elle est absence à peu près de tous les débats si vous prenez tous les débats technologiques c'est entre la Chine et les États-Unis il y a aucune espèce de discussion qui inclut l'Europe à aucun moyen et l'Europe n'est qu'un outil de régulation aujourd'hui c'est plus c'est
un marché qui va progressivement être asservi et qui n'a aucune espèce d'avenir on voit bien le déclin de l'Europe aujourd'hui il y a pas un chiffre dans les 20 dernières années qui donnne le moins d'espoir enfiniss et on passe à la secondte partie l'Europe aujourd'hui donc elle ne peut que réguler ou se défendre pas capité d' est-ce que cette mesure cette cette surtaxe sur les véhicules électriques chinois arri-t-elle un peu tard alors elle arrive un peu tard dans le sens où en fait les véhicules électriques c'est une autre industrie que les les véhicules à moteur
thermique c'est une autre industrie donc on veut pas perdre notre industrie éomobile qui a toujours été dominante mais c'est il faut reconnaître que c'est quand même une autre manière de de de de produire et donc c'est c'est tard mais en même temps c'est c'est compliqué de de vouloir abandonner aussi et puis les décisions faut le contexte réglementaire en Europe c'est 2035 plus de voitures à moteur thermique et et c'est ça aussi qui contraint l'industrie automobile à effectivement se placer sur sur l'électrique la difficulté aussi c'est que cette industrie c'est une industrie qui est qui a
une une chaîne de valeur assez complexe différent du cognac donc là quand on va émettre la position des tarifs moi je pense que c'est une décision politique qui consiste à dire à la Chine à votre politique industrielle de subvention et de soutien maintenant on est moins tolérant à cet égard mais on on est bien conscient et les industriels aussi que c'est pas cette mesure tarifaire en tout cas de droit douan qui va forcément changer la donne et il va falloir que les industriels soit encore plus innovant et il y a encore c un peu d'espoir
à ce que on on on on se positionne c'est quand même très léger parce que si vous regardez un véhicule automobile électrique aujourd'hui les Chinois le sortent avec 40 % de moins de temps qu'un industriel européen on sait pas aujourd'hui sortir une vitesse d'ailleurs le principal ils ont tout misé sur l'électrique c'estàdire que ils ont un peu sauté le THM princial chantier de Renault aujourd'hui de Lucas Dimeo c'est de faire en sorte de réduire de 20 peut-être 30 % la durée de mise sur le marché d'un véhicule pour l'instant on sait pas le faire donc
ça c'est déjà le premier truc et le deuxième écoutez l'interview de scena il y a quelques temps le le patron de Renault qui disait mais c'est bien gentil de vouloir nous faire en 2035 des véhicules électriques toutes les terres rares le lithum et cetera aucun pays européen n'a investi pour se donner un accès à ces matériaux de la même façon qu'on a aucun accès à toutes ces matériaux RAR dont on a besoin pour nos téléphones mobiles donc aujourd'hui en gros ça se situe chez les bricks soit ils les ont chez eux soit ils ont investi
massivement pour se les procurer on a aucune chance pour l'instant et c'est pas avec des tarifs boigners en tout cas qu'on pourra laisse réagir pass les droit de douan ça n'est que le début d'une stratégie on voit bien qu'il y a des enjeux relancer la demande donc investir dans les infrastructures de charg le soutien à même au consommateurs a toute une série de mesures qui peuvent être prises et qui doivent être prises au niveau européen donc on en est qu'au début d'une stratégie beaucoup beaucoup plus large et alors je seraai moins pessimiste quand même que
vous sur le le zéro avancé au niveau européen les les objectifs sont fixés les investissements sont débloqué simplement ça prend du temps déjà pour tout ce qui est accès aux mines et puis surtout le gros problème que l'on a c'est le raffinage parce que sont des sont des technologie aujourd'hui des process qui sont très polluants donc il faut investir aussi dans la recherche pour avoir des des procédés qui sont qui sont plus propres et développer cette capacité et là c'est vrai qu'on a une dépendance colossale à la Chine et qu'en accélérant notre transition vers l'électrification
on risque d'accroître aussi notre dépendance à sa capacité de raffinage chinois allez on en vient à notre à notre deuxième partie on passe précisément de l'autre côté de l'Atlantique le Canada mais surtout les États-Unis viennent d'imposer des taxes en la dit de 100 % à l'entrée des véhicules électriques chinois sont également concernés les batteries et les cellules de panneaux solaires taxé à 2 5 et a 50 % pour les semi-conducteurs ça sera 50 % à partir du 1er janvier 2025 cette nouvelle série de hausse des droits de douane sur des produits qualifiés de stratégiques c'est
quoi c'est dans la droite ligne de ce qu'avait entamé Donald Trump lorsqu'il était Président saragillou les États-Unis ont on va dire une longue tradition de de protectionnisme euh oui c'est dans la ligne de la tradition protectionniste américain de du protectionnisme de Donald Trump à l'égard précisément euh de la Chine mais il y a quelque chose de nouveau qui est aussi la politique industrielle de l'administration Biden et ça c'est quelque chose que n'a pas fait Donald Trump et donc on a on a quand même aussi un virage qui est de considérer que les énergies vertes c'est
un c'est un une industrie critique et qu'on veut pas dépendre de la Chine enfin les États-Unis ne veulent pas dépendre de la Chine en matière d'énergie verte donc il y a non seulement des tarifs donc ceux qui sont annoncés mais il y a quand même aussi tout un tout un autre protectionnisme des des outils de de protection et de de prê préférence de la production locale qui é Vince évidemment les acteurs chinois tout le long de la filière donc c'est c'est une stratégie globale en fait de découpling vis-à-vis enfin ou de découplage pour le dire
en français relativement à la Chine alors si Donald Trump envisage de taxer tous les produits importés de 10 % contre une moyenne de 3,3 % aujourd'hui pour ceux provenant de la Chine la taxe CR près à 60 %. Cala Haris pr elle la poursuite de mesures ciblées dans la transition énerg ose d'écouter les de candidats écoutez je suis une capitaliste je crois au marchés libres et équitables je crois en des règles cohérentes et transparentes pour créer un environnement d'affaires stable et je connais le pouvoir de l'innovation américaine nous pouvons être le leader mondial des industries
du futur nous devons nous assurer que sont et non la Chine qui gagne la compétition du 21e siècle non seulement nous empêcherons nos entreprises de partir à l'étranger mais sous ma direction nous allons voler les emplois d'autres pays avez-vous déjà entendu cette expression avez-vous déjà entendu dire que nous allons prendre les emplois des autres pays cela n'a jamais été dit auparavant nous allons voler leurs usines et nous l'avons fait il y a 4 ans si vous ne fabriquez pas votre produit ici vous devrez payer des droits de douane très élevés lorsque vous enverrez votre produit
aux États-Unis alors l'objectif de ces hausses de douane de droit de douane c'est de financer les baisses d'impôts que le prétendant à la Maison Blanche entend renouvelé voir amplifié Denis Jaquet Paris risqué bon Trump fait pas toujours ce qu'il dit mais enfin bon comme tout homme politique qui se respecte donc c'est pas vraiment très nouveau l'électorat qu'il suit aujourd'hui est un électorat qui est très sensible à ce discours parce que c'est un électorat du centre des États-Unis pauvre sur des territoires totalement désemparés qui a aucune chance de Job donc cette notion de les États-Unis vont
revenir on va produire sur place je vais retrouver mon job et cetera c'est un discours qui est très peu entend emplois exactement dans les grandes villes périphériques qui sont relativement riches et qui s'en sortent pas trop mal ça va mais le centre des États-Unis c'est comme le centre de la France c'est juste plus rien bon donc du coup c'est ces gens ils croient ils parlent avant tout à son électorat pas forcément un futur programme politique dit que maintenant c'était le premier à s'opposer de la Chine à la Chine pas forcément de façon toujours très habile
et très construite il fallait que quelqu'un le fasse ben le le bilan il est il est il est bon il est mauvais alors c'est une réponse de Normand mais il est bon parce que l'objectif c'était de donner aux Américains le temps de rattraper là où ils étaient en retard musk l'a fait après en disant oh il font un moratoire sur lia en fait rien à faire d'un moratoire sur lia il était en retard il avait besoin de rattraper s'il vous plaît ralentissez un peu pour que je puisse rattraper donc les Américains sont très très fort
là-dessus ils sont très pragmatiques je suis en retard sur un sujet je ralentis l'arrivée des autres je donne le temps à mes acteurs de de se remettre de reprendre un petit peu de vigueur et puis à partir de ce moment-là même Camal Haris dit qu'elle est pour la loi de marché donc tout tout tout peut arriver tout américain tout donc ça ça ça marche bien après le désagrément c'est si vous souvenez de l'affaire Huawei où il avait même fait indirectement enfermer la fille ou la petite fille du fondateur bah Huawei a développé un système d'exploitation
aujourd'hui qui est meilleur que celui d'Android donc le problème à un moment donné quand on protège trop et trop longtemps ces acteurs c'est qu'on donne la capacité la nature areur du vide et Huawei encore moins a mis en place un système d'exploitation qui est capable d'alimenter demain des milliards de de téléphones qui seront presque plus performants parce qu'en plus ils sont très bons sur l'IA donc c'est une mesure de protection elle est toujours à à court terme éventuellement intéressante sur le long terme on est toujours quelque part perdant et puis surtout plus on protège longtemps
son industrie plus on la dans une situation de confort donc elle n'innof plus et donc du coup elle est plus compétitive donc les bénéfices à long terme sont rarement très bons Junien Marci est-ce que vous partagez cette analyse et quel bilan peut-on tirer de ces hausses de droits de douane pris sous le premier mandat sous le mandat de de Donald Trump ont-elles été positifes pour la croissance pour l'emploi américain pour l'emploi industriel notamment c'est toujours de c'est toujours difficile de de faire la part des choses entre ce qui est lié à la l'impact d'une mesure
en tant que telle et puis et puis l'environnement parce que en fait Donald Trump pendant son premier mandat a beaucoup bénéficié aussi d'un environnement international qui était qui était assez porteur donc c'est vrai que quelque part les effets négatifs de ces mesures n'ont pas été très très visibles ceci dit pendant son premier mandat on n'a pas vu de de hausse très nette des investissement direct étranger hein donc ce qui était son son but affiché pendant cette cette période là bon maintenant qu'est-ce qui s'est passé depuis comme le disait Denis Jaquet c'est vrai qu'il parle à
son électorat avec ce type de mesure mais le changement c'est quand même que même côté démocrate quand vous regardez les enquêtes d'opinion désormais il y a une majorité d'électeurs qui sont en faveur du protectionnisme moins large que chez les républicains mais mais mais quand même c'est un c'est un changement d'où le discours aussi de de Kamala Haris sur ce c'est pas le même discours non c'est pas c'est pas le même effectivement on est sur des mesures plus ciblées comme comme sou le disait alors que du point de vue de Donald Trump bon bah on le
sait quand on quand on reprend ses discours ou ses interviews il y a très longtemps même dans les années 1980 il parlait déjà beaucoup de droit de Douine à l'époque il ciblait le Japon donc on sait que c'est dans c'est dans son logiciel il y a une partie de de de doctrine et puis désormais il y a aussi cette cet aspect pragmatique qui est que il a besoin de financer ses mesures très chères notamment de prolongement euh de baisse d'impôts pour les ménages et donc là il y voit aussi une opportunité c'est-à-dire utiliser ces droits
de douane pour compenser en partie ces moindres recettes je dis bien en partie parce que ça ne devrait compenser même dans le meilleur des cas que que la la moitié de ces moindres recettes supplémentaires quelle conséquence c'est le pire favori sur sur l'industrie automobile américaine est-ce qu'elle elle se voit elle aussi inondée de véhicules chinois électriques non parce qu' il y avait déjà 25 % de droit de douane qui était appliqué donc en fait le je dirais que le rideau était déjà assez élevé donc il y a quelques véhicules électriques chinois aux États-Unis mais quasiment
pas vous en voyez pas dans sur les routes là 100 % c'est vraiment une fermeture totale du marché le message est clair mais il est presque plus même au-delà de l'économique politique c'estàd qu'on était quand même dans le contexte d'une campagne américaine où on est à il y a une sorte de de d'escalade de surenchère Biden ne pouvait pas rester les bras croisé alors que Trump annonçait des des des des des des murs de droit de douane sous sous son éventuel présidence maintenant l'approche est très différente parce que euh Trump reste rivé sur le problème
du déficit commercial américain dans le cas de Biden et en continuité Haris c'est une approche qui est plus stratégique comme ça a été dit qui est plus axé sur une politique industrielle euh qui est qui qui est qui a pour objectif de de maintenir les États-Unis en tête dans le leadership technologique et qui peut être très extensive encore une fois parce qu'il s'agit quand on parle de secteur stratégique il y a pas que les technologie verte il y a dès qu'on commence à parler d'intelligence artificielle de super calculateur c'est finalement la nouvelle économie dans son
ensemble qui va être concerné oui par depuis et puis depuis depuis Trump il y a eu ce ce fameux plan lerra américain de financement massif dans la transition énergétique mais aussi d'une certaine façon très protectionniste puisqu'il s'agit de financer des entreprises qui sont basées sur le sur le sol américain est-ce que l'on peut en tirer un bilan de cette ira euh sur le plan du made in America alors on on peut commencer à en tirer un petit bilan en plus ce ce plan de l' redtion Act a été doublé par le chips act and science
Act qui lui a permis aussi deuger oui le le plan chips c'était le plan qui permettait de financer les semiconducteurs et et ces deux plans ont permis une augmentation des investissements qu'on voit bien assez assez clairement mais il faut savoir que l'ambition on va dire ambition verte américaine c'est pas l'ambition européenne on a un un véhicule sur sur 10 aux États-Unis qui est électrique un sur 4 en Chine un sur 7 en Europe donc effectivement et puis c'est vrai qu'ils n'ont pas de véhicules chinois mais ils ont des véhicules asiatiques qui sont électriques et donc
les constructeurs américains ont aussi des difficultés alors le plan américain il est venu effectivement plus globalement protéger la production d'énergie verte aux états États-Unis et sur toutes les dimensions de de de ces industries que ce soit leséoliens les les pompes à chaleur les véhicules électriques les batteries et il y a une vraie protection et une volonté de de cesser la dépendance à la Chine mais comme vous le disiez quand on cherche à être autonome on fait en sorte que les autres ne deviennent aussi plus dépendants de vous-même et donc c'est c'est un retour de boomerang
possible allez on va passer à la troème partie faire un peu de de prospective dans dans la perspective d'une élection de de Donald Trump la généralisation d'une taxe de 10 % aux États-Unis à tous les pays sans distinction le fait d'utiliser le le commerce également comme moyen de pression est-ce que cela peut bouleverser le le commerce international déjà ce qu'on peut dire c'est que bon évidemment cette mesure de 10 % s'il la met en œuvre ce qui n'est pas fait hein parce que c'est vrai que les les les mesures protectiontionniste qui avait été décidé pendant
son premier mandat il avait pu le faire par décret présidentiel essentiellement celle-ci c'est ce n'est pas sûr qu'il puisse le faire de la même manière hein elle pourrait elle s'il le fait très bien s'il le fait déjà s'il le fait c'est parce que il a il a appris de ce qui s'est passé la dernière fois c'est-à-dire que la dernière fois il a essentiellement ciblé la Chine et ensuite euh il s'est aperçu que certains pays avaient réussi à entrer par la porte de derrière entre guillemets notamment le Vietnam le Mexique à contourné et cetera d'où peut-être
son idée euh bonne ou mauvaise mais en tout cas de cette fois-ci cibler toutes les importations et s'il le fait ben les les États-Unis étant la première économie mondiale beaucoup évidemment de pays qui exportent directement vers les États-Unis seront seront ciblés c'est-à-dire que c'est beaucoup plus massif que la dernière fois où c'était l'acier ou des produits électroménagés donc des produits très ciblés qui étai qui avaient été sélectionné donc ça c'est la première chose donc et et ensuite s'il s'il décide d'augmenter massivement les droits de douane sur l'ensemble des importations chinoises il faut quand même se
remémorer que la dernière fois euh c'était sur des niveau qui était beaucoup plus bas ce qu'il avait fait et et cette fois-ci si on était à hauteur de 60 % évidemment ça aurait un impact assez significatif sur la sur la croissance chinoise et qui est déjà pas très bonne qui n'est déjà pas très bonne et là on sait que beaucoup d'autres pays exportent aussi beaucoup et dépendent de la Chine notamment pour des leur vente de matières premières que ce soit énergétique de M exactement donc il y aurait beaucoup d'effets secondaires possibles Fab l'Union européenne est-elle
capable de tirer son épingle du jeu de d'une guerre commerciale sinino-américaine on on est une cible indirecte parce que parce que cette augmentation de drit douan cette fermeture du marché américain fait que la Chine a encore plus besoin de l'accès au marché européens et qu'on risque de d'être encore plus inondé de produits chinois bah on voit bien là que la pression euh la pression de Pékin finalement elle est plus forte vis-à-vis des Européens que vis-à-vis des Américains le découplage est engagé avec les États-Unis nous on parle de de risking limiter les risques et et trouver
une interdépendance équilibré responsable mais c'est vrai que encore une fois toutes ces ces surcapacités que l'on voit déjà se dessiner dans pas mal d'autres secteurs au-delà du du secteur de l'automobile électrique il va bien falloir qu'elle trouve des débouchés alors la Chine actuellement une une une politique une stratégie très ambitieuse aussi vis-à-vis du Sud global et elle veut approvisionner le reste du monde avec ces technologies verte et mais à court terme c'est en Europe la demande est la plus forte et et oui ça va mettre plus de pression alors que peuvent faire les les les
Européens euh il faut revenir au rapport dragy de l'ancien l'ancien président de la Banque centrale européenne c'est ça se euh ça se joue beaucoup sur des questions de capacité d'investissement donc de mutualisation de capacités de stratégie industrielle européenne et rester quand même ouvert pour aller chercher d'autres marchés dans le reste du monde je vous vois her de la tête Denis Jaquet que peut faire que doit faire l'Europe pour ne pas être inondé d'excédents commerciaux chinois et pour que son futur patron ne soit pas chinois non mais c'est c'est amusant parce que le rapport dragy qui
fait je crois 800 pages dans les différents mouvements d'entrepreneurs qu'on a animé pour faire des propositions aux différents gouvernements de ce pays qui a toujours rien compris à l'économie au bout de 20 ans c'est toujours les mêmes et nous il ten'est pas en 800 pages on l'a toujours fait en une page et demi je peux vous le résumer en une page et demi et ça fait 10 ans qu'on le dit donc les mesures sur en quelques secondes ouais voilà alors en quelques secondes donc donc ça dépend de quoi on parle bon déjà Trump aura du
mal à faire ces mesures pour une raison simple c'est qu'il dépend encore énormément de la Chine pour des produits du quotidien qui aujourd'hui sont juste insupportables pour tous ceux qui vivent aux États-Unis enfin venez vivre aux États-Unis moi quand je viens à Paris j'ai l'impression que tout est Lidl c'est c'est excessif les prix qu' vous pouvez pas imaginer les prix qu'on paye au quotidien bon donc augmenter demain tous les prix sans distinction et que ça se retrouve à la caisse du supermarché les gens vont descendre dans la rue et c'est son électorat donc de toute
façon c'est quasiment intenable je pense qu'il pourra pas le faire et même s'il le fait symboliquement il sera obligé de reculer très vite parce que aujourd'hui on dit que l'inflation ralentit mais les prix sont toujours ha ils sont parvenus au stade d'avant c'est juste qu'ils progressent moins enfin on oublie souvent l'inflation a baissé non mais c'est toujours très cher bon et la deuxième chose c'est que nous on sera toujours un produit d'échange bon parce que effectivement aujourd'hui ça dépend de quelle technologie on on parle mais il faut répéter en permanence qu'aujourd'hui dans les investissements tech
on est six fois moins que les États-Unis trois fois moins que la Chine et non tech on fait je égal mais on n pas dans les industries du futur donc on n'est pas en on n'est pas en en position de négocier quoi que ce soit SAR Guillou cette surenchère de taxes peut-elle polariser davantage le monde entre pays amis entre Occident et ce qu'on appelle le grand sud global alors il y a un risque réel mais c'est c'est un risque Trump ne semble pas prendre parce que lui il est béliqueux à l'égard de tout le monde
donc l'idée là ce serait que tout le monde les États-Unis contre les autres donc mais avec même avec Cala Haris on aurait quand quand même une position beaucoup plus atlantiste et et des relations avec l'Europe qui seraiit bien plus apaisé qu'avec Donald Trump dans la manière en tout cas présente sa politique commerciale mais c'est clair qu'il y a un danger qu'on ait une polarisation du commerce entre pays amis et pays c'està-dire pays qui ont les même les mêmes valeurs la même vision du marché de de régulation du marché mais la réalité c'est pas encore elle
ne se elle ne se voit pas dans les chiffre pour le moment elle ne se voit pas pour le moment mais écoutez on on poursuivra on continuera de de suivre cette actualité merci beaucoup à tous les 4 d'avoir participé à ce débat merci à vous d'avoir suivi cette émission l'information continue sur France24 [Musique]