Eh Ben, tu veux te branler comme un mâle alpha ? Reste jusqu'au bout de cette vidéo. Tu seras, après avoir visionné des vidéos de mâles alphas torse nu, vous expliquant avec des mots clés américains que la masturbation était une activité de mâle bêta.
Peut-être en êtes-vous venu à culpabiliser et à vous dire qu'il fallait cesser cette activité. Dans cette vidéo, on va parler d'abord des bienfaits de la masturbation, ensuite des inconvénients liés à une pratique excessive de la masturbation et enfin on parlera des dangers psychologiques et surtout physiologiques liés à cet état d'esprit. Donc, pour les femmes, et je veux vraiment que tu restes jusqu'à la fin, parce que c'est peut-être la partie la plus importante.
[Musique] Vous regardez le terme "no fap" ? C'est un mot qu'on voit beaucoup sur internet. Il faut faire du "no fap".
"No fap", c'est de l'anglais, ça veut dire "pas de masturbation". Ça signifie j'arrête de me masturber. Il y a une confusion immense là-dessus entre la pornographie et la masturbation.
Sans pornographie, quand vous encouragez des gens à faire du "no fap", c'est-à-dire à arrêter de se masturber, c'est aussi débile que d'encourager des gens à ne pas manger de fruits parce qu'ils veulent limiter leur consommation de sucre. On n'a pas réalisé qu'il y avait, pour énormément de jeunes aujourd'hui, une triste corrélation qui existe — et aujourd'hui, c'est une corrélation parfaite — entre masturbation et contenus pornographiques. Des jeunes aujourd'hui, à partir de ma génération, en fait, qui, dès la première branlette, ont appris à associer automatiquement masturbation et écran avec de la pornographie devant soi.
Ce qui fait que, quand vous parlez des dangers de la pornographie, les gens font de mauvaises associations. Ils pensent que c'est aussi lié à la masturbation, mais c'est faux. Les gars, je vous rassure tout de suite, c'est faux.
La masturbation n'est pas mauvaise pour la santé, au contraire, et c'est ce que je vais vous démontrer. La masturbation est bonne pour la santé. Quand je dis masturbation, je veux dire l'imagination, d'accord ?
La masturbation, c'est bon parce que, déjà, ça développe, comme on dit, l'imagination. Mais ça sécrète un nombre important d'hormones, un cocktail hormonal : vous savez, de la dopamine, évidemment, de l'endorphine, de la prolactine, de la testostérone, de l'ocytocine et toutes ces hormones. À elles seules, elles font baisser la pression sanguine et le taux de cortisol, ce qui fait que ça vous détend, ça relâche la pression.
Ça facilite l'endormissement, aide à améliorer la qualité du sommeil, et à s'endormir plus facilement. Ça fait que vous avez un sentiment de bien-être, et ça, on va en reparler tout à l'heure. Mais ça permettrait aussi d'éliminer des toxines pouvant jouer un rôle dans le cancer.
Ce qui fait que tout ce qu'il y a en dessous de la pornographie devient extrêmement fade. La masturbation, elle est bonne pour la santé, mais sauf si vous passez toute la journée à vous masturber chez vous, que vous ne sortez plus, que vous ne pensez qu'à ça et que vous ne faites plus que ça, et que ça entrave votre vie sociale et professionnelle. Oui, mais là, le problème, ce n'est pas la masturbation, c'est son caractère addictif.
Toute pratique aussi bénéfique soit-elle pour la santé, à outrance, peut devenir malsaine. Pratiquée à outrance, elle devient malsaine. On peut devenir accro, mais dans le sens clinique du terme, à la sexualité ou au sport.
Or, ce sont des activités qui sont extrêmement bonnes pour la santé, mais parce que cela devient des pensées obsessionnelles, parce que ça entrave votre vie sociale et professionnelle. Vous n'allez plus au boulot, vous perdez des amis, des relations amicales. Ça vient entraver votre fonctionnement normal.
Vous vous nourrissez moins bien, et c'est ça qui est mauvais. Mais ce n'est pas la pratique en soi. On ne jette pas le bébé avec l'eau du bain.
Si on pousse la nuance un peu plus loin, on peut jusqu'à dire que le porno, en soi, en théorie, n'est pas mauvais s'il est consommé avec une grande modération. Exactement comme le Coca-Cola. Voilà, si on prend un Coca par mois, ce n'est pas la fin du monde.
Mais le problème, c'est qu'en pratique, chez ces jeunes-là, il n'est jamais consommé avec modération. Pourquoi ? Parce que la plupart des jeunes ont appris — et j'en fais partie — à associer automatiquement, dès la première branlette, masturbation et pornographie, par un renforcement positif ultra puissant, avec une explosion dopaminergique comme jamais plus on n'en aura.
Ce qui fait que tout ce qu'il y a en dessous de la pornographie devient extrêmement fade. [Musique] Le seul inconvénient inhérent à la pratique de la masturbation, si je puis dire, c'est la perte d'énergie à court terme. Oui, c'est sûr que si vous avez un événement sportif où il faut vous montrer un peu agressif une heure après, ce n'est pas malin.
Ou une compétition, ce n'est pas malin de se masturber une heure avant, est-ce que vous allez perdre de l'énergie ? Mais cette énergie-là, les gars, vous la retrouverez très rapidement. Surtout que la plupart d'entre vous, ceux qui se posent beaucoup de questions sur le "no fap", la plupart d'entre vous, vous êtes assez jeunes.
Or, voilà que vous, en principe, vous, quelques heures après, vous gambadez comme des lapins. Il n'y a pas un vrai souci lié à cela. Ce n'est pas une question d'énergie, vous perdez vos avis.
Et j'entends souvent des jeunes me dire : "Grâce au 'no fap', grâce à l'abstinence masturbatoire, j'ai beaucoup plus d'énergie dans d'autres activités. Je fais plein d'autres choses. " En fait, c'est le problème.
C'est l'inverse. Ce qu'il faut voir, c'est que quand tu fais plein de choses, quand tu as plein d'activités, que tu es tout le temps dehors, tu fais plein de choses, et là. .
. temps de penser à la masturbation, tu n'y penses plus, donc tu le fais. Moi, parce que si vous restez toute la journée chez vous à tourner en rond devant votre ordinateur, qui vous appelle, et qui vous dit "bien", et puis que vous pensez "nos femmes, nos femmes, nos femmes, nos femmes", alors là, oui, mais c'est sur les gars.
Mais c'est bien, mais c'est suicidaire. Vous allez devenir complètement cinglé. Le pire moyen d'arrêter de vous masturber, c'est de se dire toute la journée "no face, no face, no fab".
Vous ne faites que penser à ça, ça devient une obsession. Ça même, ça encourage et ça alimente le processus de l'addiction. En fait, c'est un principe de pensées obsessionnelles qu'on se répète toute la journée.
Vous savez, ça me fait penser un peu à cet archétype de la femme qui veut maigrir et qui passe ses journées à parler de bouffe et de calories en bouffant des gâteaux. Elle, si non, et en regardant des assiettes méditerranéennes sur Instagram. Non, ce n'est pas comme ça qu'on fait.
Et ça, c'est un point qui est extrêmement important et qu'on a vraiment bien développé dans l'ebook qu'on a rédigé avec mon ami psychologue sur l'abstinence pornographique, pour vous aider à vaincre votre addiction à la pornographie. Et ce n'est surtout pas en vous répétant toute la journée "ne te masturbe pas sur la pornographie, ne va pas regarder de la pornographie". Ce n'est pas comme ça que vous allez vous libérer de cette addiction.
Et là, du coup, je vais vous expliquer en quoi cette pratique du "no fap" peut être dangereuse, déjà d'un point de vue psychologique, mais aussi et surtout sur le plan physiologique. Le véritable ennemi de la pratique et de l'état d'esprit "nos femmes", c'est la culpabilisation. C'est le fait que lorsque vous cédez, ce qui arrivera inévitablement lorsque vous cédez, vous culpabilisez, et cette culpabilisation augmente votre taux de cortisol.
Elle vous rend plus anxieux, elle vous fait naître en vous des émotions négatives. Et quel est le meilleur moyen de réduire l'état de tension ? C'est de se précipiter sur l'objet même de votre addiction.
C'est l'habitude que vous avez construite au fur et à mesure des mois, des années, des semaines. Peu importe : pour réduire l'état de tension, vous avez pris l'habitude de vous masturber, pour certains d'aller sur du contenu pornographique, de bouffer pour les nanas qui font des régimes ou de fumer une clope pour les fumeurs. Et c'est là que c'est vraiment très paradoxal, parce que vous cédez à votre addiction, vous n'êtes plus anxieux, donc vous cédez encore plus pour réduire cette état de tension.
Vous voyez le côté malsain ? Et cette culpabilisation, elle est renforcée aujourd'hui par des vidéos de mâles alphas californiens qui, bon, jusqu'à vous engueuler sur internet parce que vous avez craqué ! Vous avez ces vidéos : "Ne craque pas, no fap, tu ne dois pas craquer, sinon tu es un mâle bêta, un vrai loser.
" Mais d'un point de vue psychologique, ces gars-là ne font que rajouter une couche d'anxiété, de cortisol, à un sac à dos déjà bien rempli de culpabilité. Il n'y a rien de pire pour arriver à vous libérer d'une addiction, quelle qu'elle soit. Et ces vidéos-là, ce sont un poison issus de la culture anglo-saxonne, d'une "open to game" qu'on retrouve beaucoup aujourd'hui dans le milieu francophone, où il faudrait absolument souffrir pour s'améliorer, pour devenir meilleur.
Il faut souffrir. Voilà, vous avez une addiction, vous devez souffrir pour arriver à ne plus. .
. Votre libido n'est pas votre ennemi. On n'est pas à l'époque victorienne puritaine où il faut taper sur son cil et qu'on a un sentiment de plaisir, ou quoi que ce soit.
[Musique] Maintenant, dans la dernière partie, on va parler des dangers physiologiques liés à l'abstinence masturbatoire. Il y a des études américaines et australiennes, notamment une immense étude menée sur trente-deux mille hommes, qui montre qu'il existe une corrélation négative entre le nombre d'éjaculations par mois chez les hommes et la probabilité de choper un cancer de la prostate. Ce n'est pas rien, parce que le cancer de la prostate, c'est le cancer qui touche le plus les hommes.
Ces résultats, ils ont été confirmés par d'autres études australiennes dont je cite les mots : "Les hommes qui éjaculent plus de cinq fois par semaine durant la vingtaine réduisent d'un tiers le risque de développer un cancer de la prostate au cours de leur vie. " Donc là, on voit une corrélation, et les chercheurs vont essayer d'établir une causalité. Ou plutôt, ils émettent des hypothèses.
Ce ne sont pour l'instant que des hypothèses. Une hypothèse avancée par les chercheurs, c'est que l'éjaculation permettrait d'éliminer les toxines nocives. Ça limiterait l'accumulation du liquide séminal, d'une certaine manière, et l'accumulation de certains composés du sperme comme le potassium, le zinc, le fructose et l'acide citrique, qui pourraient avoir des propriétés cancérigènes en cas de stagnation dans les canaux de la prostate.
Donc, en gros, c'est comme la plomberie : plus le flot dans les tuyaux est important, moins il y a de risque que ces composés restent accrochés et puissent venir endommager les cellules qui le constituent. Voilà, là je ne fais que paraphraser ce que j'ai retrouvé dans des articles scientifiques sur le sujet, que je vous mettrai évidemment en barre de description. Je reviens sur les hypothèses des chercheurs : il s'agit là simplement d'hypothèses pour l'instant, mettant en lumière un lien de causalité entre la pratique des éjaculations et le cancer de la prostate.
Donc, plus il semblerait que plus on a d'éjaculations durant la vingtaine, moins cette probabilité de choper le cancer des années plus tard augmente. Il s'agit là d'hypothèses, mais comme je le dis souvent, je préfère écouter les. Hypothèses des chercheurs plutôt que des convictions des YouTubers n’allait pas dans l’extrême opposé à vous dire : « Il faut que je me masturbe toute la journée.
» Surtout pas ! Par contre, juste dites-vous bien que ces pratiques américaines, d'une part, et le fait de vous retenir d’éjaculer lorsque vous en avez envie, ce n’est pas forcément quelque chose de sain pour la santé. La pratique de la rétention séminale, c'est probablement très chouette d'un point de vue tahoua ouest, mais un petit peu moins intéressant d'un point de vue scientifique.
En conclusion, soyez un peu moins obsédés par votre gueule, laissez-le faire sa vie comme un grand, si je puis dire. Non mais sérieusement, tous les principes négatifs, les effets négatifs sur le cerveau dont j'avais parlé dans une précédente vidéo sur la pornographie, gars, tout ça, c'est lié à une utilisation excessive de la masturbation sur du contenu pornographique. Donc, la masturbation en soi n'est pas dangereuse ; elle est même fortement recommandée et plutôt bonne pour la santé.
Maintenant, si vous souhaitez travailler sur votre dépendance à la pornographie avec des outils sérieux et éprouvés scientifiquement, eh bien, vous pouvez aller commander l'e-book que j'ai écrit avec un psychologue, ça s'appelle « Abstinence pornographique ». Et si vous souhaitez rester sur du contenu gratuit, vous pouvez vous inscrire sur la Gazette Illogique, en bas, qui sera encore une fois en lien dans le premier commentaire et la barre de description, ce qui vous permettra d'acquérir l'e-book gratuit : « 10 Copines, dix étapes pour trouver une copine ». Je le fais même pas exprès !
Et qui vous permettra de recevoir régulièrement, de temps en temps, un e-mail de ma part. C'est vraiment pas plus qu'une fois par semaine et, très souvent, c'est plutôt une fois toutes les deux semaines. Voilà, j'espère que cette vidéo vous a plu et vous a détendu, et je vous dis à bientôt pour une nouvelle vidéo sur la psychologie et/ou la séduction.