on est dans un conflit global ou la Corée du Nord devient le petit pays qui menace la superpuissance. - A. de Tarlé: La Russie en profite pour continuer ses frappes - La capitale ukrainienne après une nouvelle nuit d'attaques.
Des missiles ont été envoyés depuis Moscou, blessant et tuant des habitants, à l'est également. Les mots du président sont durs, ce matin. Une fois de plus, il le dit à l'Occident.
Le temps presse. "Malheureusement, les terroristes savent tirer profit du temps que leur accorde l'indécision du monde libre. " Pendant que l'Occident tergiverse sur l'envoi d'armes à longue portée demandé par Kiev, la Russie et son nouvel ami nord-coréen se rapprochent de plus en plus.
Après la promesse d'un partenariat de défense mutuelle en juin. . .
- Un nouvel accord jette les bases de notre relation à long terme. - Une nouvelle étape est imminente, et cela inquiète jusqu'à Washington, jeudi, et après une rencontre avec les autorités de Corée du Sud, le secrétaire américain glisse à la presse des informations venues de ses services services de renseignements. - Nous estimons que près de 10 000 soldats nord-coréens sont arrivés en Russie.
Selon nos dernières informations, 8000 de ces soldats nord-coréens ont été déployés dans la région de Koursk. Nous ne les avons pas encore vus combattre contre l'armée ukrainienne, mais nous attendons cela dans les jours à venir. - Hier, la ministre des Affaires étrangères nord-coréenne, reçue par son homologue à Moscou, réaffirme son engagement et son amitié à la Russie.
- Nous n'avons aucun doute que sous le sage commandement de l'estimé président de Russie, V. Poutine, l'armée russe et son peuple remporteront une grande victoire pour protéger l'ordre souverain et leur sécurité. Jusqu'à ce jour, nous resterons fermement aux côtés de nos camarades russes.
- En Ukraine, ces démonstrations d'amitié et l'envoi dévoilé de soldats nord-coréens en Russie font craindre le pire. Le président ukrainien s'agace de l'absence de réaction de ses alliés. - Poutine teste la réaction de l'Occident, des pays de l'Otan, de la Corée du Sud.
S'il ne se passe rien en retour, et je crois que c'est le cas aujourd'hui, il n'y a aucune réaction en face. Alors le nombre de soldats nord-coréens augmentera sur notre sol. - Pendant ce temps, en Ukraine, les Russes avancent, notamment dans la région de Donetsk, où Moscou revendique la prise de villages jour après jour.
En à peine un mois, notamment sur le front est, Moscou a progressé de 478 km2. Dans la région de Donetsk, les habitants se préparent à affronter leur 3e hiver de guerre. - Nous avons des petits chauffages, un par là et l'autre dans les autres pièces, et quand l'hiver viendra, il faudra aller ailleurs, car sinon, on va mourir de froid.
Au sous-sol, nous n'avons rien pour nous chauffer. - A quelques kilomètres, ceux qui restent tentent, après chaque frappe, de protéger leur maison. - Les murs de la pièce se sont effondrés.
Le toit fuit et il n'y a plus d'ardoises. Dans l'entrée, on répare constamment toutes les fenêtres, mais cela continue à souffler. Où voulez-vous que l'on aille?
- Des Ukrainiens à bout de forces et une Russie toujours plus menaçante. Mardi, Moscou a procédé à de nouveaux exercices militaires, nucléaires. - A.
de Tarlé: Pierre, une question d'Alain. - P. Haski: Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas sur cet accord.
Quel est le deal entre la Russie et la Corée du Nord? Est-ce pour permettre aux Nord-Coréens d'avoir une expérience de combat? L'armée nord-coréenne, qui est très importante, qui mange 40 % du budget nord-coréen, n'a pas fait la guerre depuis 1953.
Elle va se frotter aux réalités d'une zone de combat. 10 000 hommes, pour l'instant, ce n'est pas suffisant pour changer la donne et pour résoudre les problèmes de mobilisation de Poutine. Est-ce que ce n'est qu'un début?
Et dans 2 mois, nous serons à 100 000 hommes? Cela sera un vrai corps expéditionnaire important. Ou est-ce que cela fait partie d'un échange de bons procédés entre les 2 pays, avec beaucoup de clauses que nous ne connaissons pas?
Cela reste mystérieux. Cela a changé la donne politique de manière spectaculaire. - V.
Grantseva: On peut se demander pourquoi Poutine, qui dit qu'il y a une telle mobilisation de la population russe derrière lui avec cette guerre, qu'il y a des volontaires en masse, il doit recourir à l'armée d'un autre pays. Cela est révélateur de la réalité dans le pays de Poutine, avec des problèmes de ressources humaines. Il a besoin de soldats pour continuer à ce rythme la guerre en Ukraine.
- A. de Tarlé: Il ne fera pas de mobilisation générale, car elle sera impopulaire? - V.
Grantseva: Il n'y a pas ce sujet. La 1re vague de mobilisation a provoqué une crise politique importante en Russie. On parle beaucoup des avancées russes sur le terrain, des kilomètres carrés qu'ils ont pris, en comparant avec les autres périodes, mais on oublie à quel prix ces kilomètres carrés sont acquis.
On sait que, par jour, l'armée russe perd 8600 hommes. C'est énorme. Ce sont des personnes aussi qui sont mises hors de combat.
C'est historique. Même au début de la guerre, c'était 500 par jour. Aujourd'hui, c'est 1600.
Comment combler ce manque? Avec la Russie, cela ne se passe pas très bien. Il n'a pas assez de volontaires qui veulent, malgré les montants promis, aller combattre.
Il n'arrive pas à mobiliser. Il n'a pas assez de soutien populaire malgré tout ce qu'il dit. Il a besoin de combler les trous avec les soldats nord-coréens.
- A. de Tarlé: Le président ukrainien dit que les Américains devraient l'autoriser à utiliser des missiles de longue portée car la guerre s'internationalise. A Moscou, on suit de près cette élection américaine.
Dans la tête de V. Poutine, avons-nous une idée des enjeux? Est-ce qu'il a un candidat favori?
Il paraît qu'ils ont des contacts téléphoniques, D. Trump et V. Poutine.
- L. Nardon: On a appris qu'ils avaient eu 7 conversations téléphoniques dans les dernières années, alors même que J. Biden n'avait pas appelé V.
Poutine au téléphone. Et on a appris qu'il lui avait envoyé des tests covid, quand il était président, des tests covid américains, envoyés à V. Poutine de la part de D.
Trump. Ce dernier, de son côté, ne cache pas son admiration pour V. Poutine.
Du côté de V. Poutine, c'est moins explicite. On a V.
Orban qui est moins pro-russe, le Premier ministre de la Hongrie, qui a annoncé que si D. Trump était élu, il déboucherait plusieurs bouteilles de champagne. La Hongrie va tenir la présidence de l'Union européenne jusqu'à la fin de l'année.
Du côté de V. Poutine, il y a cette préférence pour une victoire de D. Trump.
- A. de Tarlé: Il a dit qu'il préférait Harris. - L.
Nardon: De toute évidence, il préfère avoir un Trump, qu'il a plus sous sa coupe, qu'une Harris. Elle ne serait pas prête à aider le président ukrainien. V.
Poutine évite de s'exprimer sur le sujet car il se considère comme un dirigeant d'un grand pays.