[Musique] jusqu'à récemment les entreprises n'ont pas constitué un objet d'étude pour les économistes les économistes se sont concentrés sur l'équilibre sur les marchés le fonctionnement des marchés plus précisément ils ont supposé que l'équilibre sur les marchés provenait soit de la main invisible du marché dont vous avez tous entendu parler soit de l'existence d'un commissaire priseur centralisateur bénévoles qui assuraient l'équilibre sur les marchés en trouvant les prix d'équilibre de manière bénévole c'est-à-dire sans être payés d'ailleurs dès lors l'entreprise était simplement vue comme un entrepreneur qui externalisait l'ensemble des activités dont il avait besoin et qui passait
par le marché puisque sur le marché la coordination se faisait sans coup par un commissaire-priseur bénévole il faudra attendre les années 30 et plus précisément l'article de Ronald cohes en 1937 sur la nature de la firme pour qu'un économiste essaie de répondre à des questions simples comme pourquoi les entreprises existent-elles qu'est-ce qu'une entreprise quelle définition peut-on en donner quels sont les frontières optimales de l'entreprise Ronald Coze répond à ces trois questions et il obtiendra le prix Nobel en 1991 en partie pour ses travaux pourquoi les entreprises existent-elles la réponse de Ronald Coz est claire et
sans ambiguïté les entreprises existent parce qu'il y a des coups de fonctionnement sur le marché ce qu'on appelle les coûts de transaction ou les coûts de contractualisation si vous décidez d’externaliser le prix n'est pas donné bénévolement et gratuitement vous devez sélectionner votre partenaire négocier avec lui contracter avec lui tout cela constitue des coûts de contractualisation ou des coûts de transaction dès lors qu'il y a un coût à passer par le marché cela laisse une place théoriquement à un autre mode d'organisation en interne dans l'entreprise qui peut être moins coûteux que l'organisation sur les marchés à
la deuxième question quelle définition donner de l'entreprise la réponse de Ronald Cozes est la suivante l'entreprise et le lieu où on se coordonne par l'autorité en effet dans l'entreprise vous signez un contrat de travail qui laisse la latitude à votre patron de vous donner des ordres quant à votre travail qui laisse la latitude à votre patron de coordonner votre activité alors que si vous êtes dans une relation commerciale vous êtes en freelance si vous êtes on compare on s'intéresse à la relation contractuelle entre entreprises clientes et fournisseurs l'entreprise cliente n'a pas la même latitude pour
donner des ordres à son fournisseur dès lors qu'on reçoit des ordres on est dans une relation de firme à la troisième question quelles sont les limites de la firme quelles sont les activités que l'affirme n'intégrera pas la réponse de Ronal cause est la suivante les limites de la firme s'expliquent par les limites cognitives du manager le manager devient un manager coordinateur il dirige l'activité de ses employés il peut leur donner des ordres mais il a des limites cognitives un temps de travail limité qui fait qu'au bout d'un certain nombre de transactions intégrées dans l'entreprise il
va être amené à faire des erreurs cette dernière réponse est peu crédible car le top management peut déléguer avec les problèmes d'agence qui vont avec à des managers de Business Unit mais à l'époque dans les années 30 on était encore à l'époque où on avait des entreprises monoproduites pas encore de d'entreprises multinationales ce qui fait que la réponse de Ronald Cruze pouvait être acceptée en définitive on n'a pas de théorie des coûts de transaction avec l'article de Rhône alcoes mais on a une avancée Ronald cause et le premier à parler de la notion de coût
de transaction il est le premier à faire remarquer aux économistes que l'hypothèse qui consiste à dire que sur les marchés il n'y a pas de coût de transaction qu'il y a un commissaire priseur bénévole qui trouve les prix empêche de réfléchir empêche d'analyser ce qu'est l'entreprise et quelle est la fonction de l'entreprise il faudra attendre plus de 30 ans pour qu'un économiste prenne Ronald Coz au sérieux et baptise une véritable théorie des coups de transaction avec les travaux d'Oliver Williamson