Allez hop, on enchaîne directement ! Courage, il y a encore un chapitre de loi, et après, on reprend le fil narratif. Vous allez voir, c'est extraordinairement beau.
Exode 23 [Musique] 24 : tu ne répandras pas de vaines rumeurs, tu ne prêteras pas main forte au méchant en lui servant de témoin à charge, tu ne suivras pas la foule pour faire le mal ; et quand tu déposeras dans un procès, tu ne t'aligneras pas sur son opinion pour faire dévier le droit. Tu ne favorisera pas un faible dans son procès. Quand tu rencontreras égaré le bœuf ou l'âne de ton ennemi, tu devras le lui ramener.
Si tu vois l'âne de celui qui te déteste crouler sous la charge, tu ne le laisseras pas à l'abandon, mais tu lui viendras en aide. Tu ne feras pas dévier le droit du malheureux qui s'adresse à toi lors de son procès. Tu te tiendras éloigné d'une cause mensongère.
Ne tue pas l'innocent ni le juste, car je ne justifie pas le méchant. Tu n'accepteras pas de présent, car le présent aveugle les clairvoyants et compromet la cause des justes. Tu n'opprimeras pas l'immigré ; vous savez bien ce qu'est sa vie, car vous avez été vous aussi des immigrés au pays d'Égypte.
Pendant six ans, tu en semenceras la terre et tu en récolteras son produit ; mais la septième année, tu la laisseras en jachère et tu abandonneras son produit. Les malheureux de ton peuple le mangeront, et ce qu'ils auront laissé, les bêtes sauvages le mangeront. Tu feras de même pour ta vigne et ton olivier.
Pendant six jours, tu feras ce que tu as à faire ; mais le septième jour, tu chômeras, afin que ton bœuf et ton âne se reposent, et que le fils de ta servante et l'immigré reprennent souffle. Vous prendrez bien garde à tout ce que je vous ai dit. Vous ne prononcerez pas le nom d'autres dieux ; on ne l'entendra pas sortir de ta bouche.
Tu me fêteras trois fois par an : tu observeras la fête des Pains sans le vin, comme je te l'ai ordonné. Tu mangeras des pains sans levain pendant sept jours au temps fixé du mois des épis, car c'est alors que tu es sorti d'Égypte. On ne paraîtra pas devant ma face les mains vides.
Tu observeras aussi la fête de la moisson, celle des premiers fruits de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs ; et tu observeras la fête de la récolte en fin d'année, quand tu récoltes dans le champ le fruit de ton travail. Trois fois par an, tous les hommes paraîtront devant la face du Maître, le Seigneur. Tu ne présenteras pas le sacrifice sanglant avec du pain levé, et tu ne laisseras pas jusqu'au lendemain matin la graisse offerte pour me fêter.
Tu apporteras les tout premiers fruits de ton sol à la maison du Seigneur, ton Dieu. Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé.
Respecte sa présence, écoute sa voix, ne lui résiste pas ; il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon nom est en lui. Mais si tu écoutes parfaitement sa voix, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi, te fera rencontrer de nombreux peuples : l'Amorite, le Hittite, le Périsite et le Cananéen, le Hivite et le Gébuséen ; je vais tous les anéantir.
Tu ne te prosterneras pas devant leur dieu, tu ne les serviras pas, tu ne te conduiras pas comme ces peuples, mais tu détruiras leur dieu et tu briseras leur stèle. Vous servirez le Seigneur votre Dieu ; il bénira ton pain et ton eau, et j'écarterai de toi la maladie. Aucune femme de ton pays n'aura de fausse couche ou ne sera stérile, et je laisserai s'accomplir le nombre de tes jours.
Devant toi, j'enverrai ma terreur ; je frapperai de panique tout peuple chez qui tu entreras. Devant toi, je ferai tourner le dos à tous tes ennemis. Devant toi, j'enverrai des frelons ; ils chasseront le Hivite, le Cananéen et le Hittite.
Je ne les chasserai pas devant toi en une seule année, car le pays deviendrait une terre désolée où les bêtes sauvages se multiplieraient à tes dépens. Je les chasserai devant toi peu à peu, jusqu'à ce que ton peuple soit assez nombreux pour hériter du pays. Je fixerai les frontières ainsi : de la mer des Roseaux à la Méditerranée et du désert jusqu'au fleuve.
Je livrerai entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne concluras pas d'alliance avec eux ni avec leurs dieux ; ils n'habiteront pas ton pays, de peur qu'il ne te fasse pécher contre moi. Tu pourrais alors servir leur dieu, et ce serait pour toi un piège.
Le Seigneur avait dit à Moïse : monte vers le Seigneur et prends avec toi Aaron, ses deux fils, Nadab et Abihu, et soixante-dix des anciens d'Israël. Vous vous prosternerez à distance ; Moïse seul s'approchera du Seigneur. Les autres ne s'approcheront pas, et le peuple ne montera pas avec lui.
Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances. Tout le peuple répondit d'une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. » Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur ; il se leva de bon matin et il bâtit un hôtel au pied de la montagne et il dressa douze pierres pour les douze tribus d'Israël.
Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d'Israël d'offrir des holocaustes et d'imoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix. Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ; puis il en aspergea l'hôtel avec le reste du sang. Il prit le livre de l'Alliance et en.
. . Fit la lecture au peuple.
Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique et nous y obéirons. » Moïse prit le sang, en aspergea le peuple et dit : « Voici le sang de l'alliance que le Seigneur a conclu avec vous sur la base de toutes ces paroles. » Moïse gravit la montagne avec Aaron, Nadab, Abihu et soixante-dix des anciens d'Israël.
Ils virent le Dieu d'Israël ; il avait sous les pieds comme un pavement de saphir, limpide comme le fond du ciel. Sur ses privilégiés parmi les fils d'Israël, il ne porta pas la main. Ils contemplèrent Dieu, puis ils mangèrent et burent.
Le Seigneur dit à Moïse : « Monte vers moi sur la montagne et reste là, je vais te donner les tables de pierre, la loi et le commandement que j'ai écrits pour qu'on les enseigne. » Moïse se leva avec Josué, son auxiliaire, et il gravit la montagne de Dieu. Auparavant, il avait dit aux anciens : « Attendez-nous ici jusqu'à notre retour.
Aaron et Hour sont avec nous. Celui qui a une affaire à régler qu'il s'adresse à eux. » Moïse gravit donc la montagne et là, une nuée recouvrit la montagne.
La gloire du Seigneur demeura sur la montagne du Sinaï ; la nuée recouvrit la montagne pendant six jours. Le septième jour, le Seigneur appela Moïse du milieu de la nuée. La gloire du Seigneur apparaissait aux fils d'Israël comme un feu dévorant au sommet de la montagne.
Moïse entra dans la nuée et gravit la montagne. Moïse resta sur la montagne quarante jours et quarante nuits. Ce commentaire, hein, vous l'avez attendu, hein, mais vous sentez la différence entre le Décalogue, qui était des lois universelles représentant déjà un certain idéal par leur universalité, et comment maintenant ici, vous êtes dans ce qu'il faut bien appeler de la casuistique.
On pense tout de suite aux cas concrets ; PRCI, c'est important, mais vous sentez que ce n'est pas le même souffle non plus. Les dix commandements, en fait, c’étaient une manière de gérer la sainteté de Dieu. Vous savez que Dieu est tellement saint qu'on ne peut pas s'approcher de lui, car sinon, on brûlerait.
La Torah, la loi, c'étaient une manière de délimiter la sainteté de Dieu pour pouvoir s'approcher de lui de manière prudente, respectueuse de son mystère. Celui qui accomplit le Décalogue pouvait alors entrer dans la nuée lumineuse ; c'était ça le but. Ici, on est dans la rubrique où il ne s'agit plus de rentrer dans la nuée lumineuse, il s'agit de vivre en bon voisinage avec ce Dieu qui nous fait peur en haut de la montagne.
Bon, avant de critiquer, hein, regardons d'abord notre vie spirituelle. Comment est-ce que nous la menons ? Parce que parfois, c'est quand même ce qu'on fait : à défaut d'avoir un idéal, on a des règles.
Et puis, une fois qu'on a donné toutes ces règles de compromis, eh bien, après, Dieu retourne au Décalogue. Il le fait en envoyant un ange. Écoutez ce qu'il dit : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé.
Mon ange marchera devant toi. Il te fera rencontrer de nombreux peuples : l'Amoréen, le Hittite, le Périzien, le Cananéen, le Hivite, le Gébúséen ; je vais tous les anéantir. Tu ne te prosterneras pas devant leur dieu, tu ne les serviras pas, tu ne te conduiras pas comme ces peuples, etc.
» En fait, là maintenant, on est en train de retourner au Décalogue. C'est Dieu qui rappelle l'idéal, mais cette fois-ci, maintenant, il rappelle, puisque le peuple a été hésitant, qu'il va y avoir des tentations, qu'il va y avoir ces peuples qui vont l'entourer. Il va envoyer son ange pour les détruire ; mais attention, il ne faudra pas les suivre.
Commence à y avoir des avertissements plus prononcés. Là, c'est Dieu qui vous dit : « Moi, je veux bien, mes petits bichons, qu'on discute le bout de gras, si je puis me permettre, mais ne l'oubliez pas, ce Décalogue ! » Et évidemment, tout le monde sait que ce Décalogue ne sera pas appliqué.
En fait, le passage que vous venez d'entendre a une pointe de nostalgie dans le rédacteur qui l'a écrit. Alors on pourrait trouver ça dommage, triste ; on pourrait aussi se dire que Dieu était au courant, qu'il savait que ce peuple ne serait pas fidèle à la loi, mais ça ne l'a pas empêché de lui donner sa loi et de l'aimer. Dieu avait prévu le péché de son peuple ; il avait déjà prévu de lui pardonner parce qu'il voulait jouir de sa présence.
Voilà que moi, je t'ai amené jusqu'à moi ! C'est Dieu qui, malgré tout ce qu'on peut faire, veut que nous vivions avec lui. Et vous avez vu après comment nous sommes redescendus avec Moïse de la montagne pour conclure l'alliance entre Dieu et le peuple.
Vous avez entendu ce peuple qui disait : « Nous mettrons en pratique toutes ces paroles ! » Et Moïse qui prenait ses douze pierres témoins, et ensuite comment est-ce qu'il a fait un sacrifice des taureaux, qu'il a pris du sang pour en asperger le peuple. Et donc, vous avez un nouveau testament, un nouveau pacte.
Vous retrouvez les mêmes éléments que lors de Noé, lors d'Abraham. Vous avez un sacrifice, un engagement de la part de Dieu de venir bénir et protéger, un engagement de la part de l'homme ici, le Décalogue. Vous avez un signe.
Alors le signe qui sera donné ici, il est à venir ; c'est l'arche de l'alliance, avec quelque chose de très beau. Vous avez entendu cette contemplation : Moïse gravit la montagne avec Aaron, Nadab, Abihu et soixante-dix des anciens d'Israël. Donc ce n'est peut-être pas tout le peuple qui était le plan initial, mais il y a au moins des anciens qui viennent pour le coup voir.
Une fois, Dieu, ils virent le Dieu d'Israël. Il avait sous ses pieds comme un pavement de saphir, limpide comme le fond du ciel. C'est extraordinaire, en une phrase tout est dit là.
Malgré tous les avertissements, malgré toutes les déceptions, ça reste quand même un instant d'éternité où Dieu se laisse voir. Vous êtes en haut du mont Sinaï, et alors il faut imaginer que ce mont Sinaï est comme à plusieurs étages : vous avez la base où il y a le peuple, vous avez la montagne dans laquelle il y a les anciens qui peuvent monter, et en haut de la montagne vous avez encore un compartiment séparé par un plafond, planché et transparent, au-dessus de la tête des anciens. C'est un plafond, en dessous de Dieu, c'est un plancher.
Les anciens lèvent la tête et ils voient encore un autre compartiment, la demeure de Dieu, le Saint des Saints. Et en fait, ça, c'est là où vous apercevez que ce mont Sinaï, c'est ce qui va donner naissance plus tard au Temple de Jérusalem : les trois espaces, le parvis où il y a le peuple, le bas de la montagne là où il y a les prêtres, le Saint, et en haut de la montagne, le trône de Dieu, le Saint des Saints. Ah, étonnant !
Petite prière : au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, Amen. D'après le psaume, mon cœur m'a redit ta parole : « Cherchez ma face. » C'est ta face, Seigneur, que je cherche.
Ne me cache pas ta face. J'ai demandé une seule chose au Seigneur : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie pour m'attacher à son temple et admirer sa beauté. Et vous, que le Seigneur vous bénisse et vous garde, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.