Quand on dit que les Parisiens sont froids et arrogants, à part peut-être d'une certaine forme de réalité, puisque derrière tout stéréotype se cache une forme de vérité, si vous regardez un peu mes vidéos. Vous savez, la triade noire, ce sont trois traits de personnalité en lien avec la personnalité antisociale, donc narcissisme, psychopathie, machiavélisme, qui ne sont pas considérés comme des pathologies, mais plutôt comme des traits aversifs pour les autres. Mais on n'est pas dans la clinique, au final c'est inclus dans le DSM, mais ce n'est pas considéré comme, voilà, comme des pathologies.
Le narcissisme, par exemple, c'est un besoin inconsidéré d'être admiré et une absence d'empathie pour les autres. Le machiavélisme, c'est cette tendance à manipuler les autres pour arriver à ses fins, cette tendance à avoir une vision cynique et amorale du monde, une vision très froide. Ces trois traits de personnalité antisociale sont représentés par une minorité de la population, heureusement, probablement 1%.
On pourrait aussi voir ça non pas comme un trait de personnalité, mais comme une stratégie d'adaptation. J'ai tendance à penser que notre société banalise les caractéristiques de la triade noire et, voire même, on pourrait dire que celles-ci sont des stratégies d'adaptation à notre société actuelle et plus particulièrement dans les villes. C'est pour ça que je parlais de Paris au début de la vidéo.
À la base, le narcissisme répond à un besoin humain primaire, qui est d'être aimé par les autres, de tisser des liens solides avec les autres pour ne pas finir seul et crever. Mais bien les autres, mais bien de l'entraide, avait donc une certaine fonction de survie. Le marketing vise à exploiter nos besoins primaires pour mieux vendre.
Durant la préhistoire, les personnes qui avaient cette appétence pour le sucre avaient plus de probabilités de survivre parce que le sucre avait des fonctions et permettait, par exemple, de stocker de l'énergie. Donc ça avait une réelle fonction adaptative, mais c'en est devenu, avec le marketing, une folie morbide. Et pour faire un clin d'œil à Chesterton, on pourrait dire que la ville est remplie de vertus évolutionnistes devenues totalement folles, puisque le marketing a su, tout comme avec le sucre, caricaturer notre besoin d'être aimé par les autres avec des slogans bien connus comme celui de L’Oréal : « Parce que vous le valez bien » ou alors même plein de slogans dans le développement personnel comme « Sois ce que tu as envie d'être, tant que tu es heureux, c'est ce qui compte ; n'écoute pas les autres, ne rentre pas dans le moule de la société, fais-toi plaisir, apprends à t'aimer tel que tu es, ne pense pas au regard des gens, etc.
» N'écoutez pas les autres, mais malgré leur apparente superficialité, ces phrases-là ont une réelle fonction d'adaptation, au final, à notre société actuelle. Nous consommons pour nous faire bien voir, pour avoir l'air plus beau, pour avoir l'air plus cool et pour afficher notre statut social. La consommation est un moyen mis à la portée de tous pour pouvoir épater, pour pouvoir briller, pour pouvoir être aimé des autres.
Et ça fonctionne, puisque aujourd'hui, il y a des gens qui arrivent à gagner leur vie en montrant leur vie, en montrant ce qu'ils consomment. Un certain mode de vie que l'on filme, que l'on montre aux autres sur les réseaux sociaux, peut nous faire obtenir l'amour des gens, leur attention déjà, du moins, mais leur admiration, leur amour. Pensez par exemple aux gens qui font des blogs, qui commencent leur chaîne YouTube en faisant des blogs montrant leur quotidien, aux chaînes Instagram où ils étalent leur consommation, leurs voyages, leurs produits de beauté, leur maquillage, leurs produits de fitness, leurs compléments alimentaires, etc.
Tout ça, ça rapporte de l'argent. Ça rapporte de l'argent, donc le narcissisme paye. La consommation se nourrit du narcissisme, mais le narcissisme permet de mieux s'adapter à cette société de consommation.
Si la consommation est donc un moyen, mis à la portée de tous, pour pouvoir briller, se singulariser, se démarquer des autres et obtenir l'attention, l'amour, l'admiration des autres, enfin, certains peuvent aussi se faire remarquer en se victimisant ou en se singularisant avec leurs origines, avec leur orientation sexuelle, avec un auto-diagnostic sur Internet d'une certaine pathologie mentale. Voilà, la victimisation est un mécanisme typique du narcissisme qui permet d'obtenir l'attention et l'amour des autres, et ça fonctionne. Regardez aujourd'hui, vous pouvez très bien vendre des bouquins, gagner votre vie et être invité sur des plateaux télé en affirmant aux autres que vous êtes un pansexuel androgyne Asperger, et vous expliquer à quel point c'est difficile.
Il faut comprendre que dans la ville ou sur Internet, dans les milieux de danse de populations où, paradoxalement, nous sommes tous isolés, tous mis les uns contre les autres en concurrence pour l'argent et pour l'accès au sexe, eh bien, dans ces milieux hyper concurrentiels, ce qui arrive le mieux à percer, ce sont ceux qui arrivent le mieux à se singulariser. Et du coup, les narcissiques, ils parviennent bien mieux que les autres. Les narcissiques arrivent mieux à se singulariser, mieux à parler d'eux, à se vendre, à se montrer comme étant uniques.
Alors je dis des narcissiques encore une fois, les narcissiques, cela concerne très peu de gens, les vrais narcissiques au sens psychiatrique du terme. Ce que je veux dire, c'est que plus vous tendez, plus les gens tendent vers le narcissisme, plus ils arriveront à percer dans ce milieu concurrentiel. Et Tyler Durden, personnage de Fight Club que vous connaissez maintenant très probablement s'ils ont regardé ma chaîne, juste pour lui faire un petit clin d'œil pour me permettre de faire ma transition, donc Tyler Durden dénonce ce narcissisme tout le long du film.
Il va ironiquement proposer une vision machiavélique du monde, c'est-à-dire qu'il va utiliser le mécanisme pour vendre, entre guillemets, sa vision du monde. Pour apprendre à se libérer du narcissisme, tous les moyens sont bons, y compris la violence. Il y a une phrase dans le film, je ne vais pas tout citer de Tyler Durden, mais il y en a une qui résume plutôt bien sa pensée : "Quand tu veux faire une omelette, tu dois casser des œufs.
" Cela veut dire que tous les moyens sont bons pour y arriver, la fin justifie les moyens. C'est typiquement machiavélique comme vision. Peu importe si des gens doivent mourir, seul le résultat compte, peu importe comment il a obtenu cela.
Le machiavélisme, on l'a vu, peut être considéré comme un trait de personnalité référencé dans le DSM et touchant une minorité de la population, mais cela peut aussi être vu comme une stratégie encouragée par notre société. Le machiavélisme serait un mécanisme d'adaptation à une société tertiarisée, et comme les entreprises se situent en ville, c'est dans les villes que les gens entendront le plus parler de machiavélisme. Cette tendance vers le machiavélisme se ressent à travers une liste de principes que l'on retrouve très souvent dans l'entreprise : réussir à prendre, à se valoriser en entretien, à mentir un petit peu, à s'inventer des qualités, à traficoter sur le CV, à faire semblant de travailler, à sociabiliser d'une certaine manière, puisque l'on se rend compte que les gens qui restent plus tard le soir seront mieux vus que ceux qui partent plus tôt, même s'ils ont fini leur boulot.
Il faut savoir se faire passer pour ce que l'on n'est pas, se montrer flatteur avec les patrons, cacher ses intentions, prévoir le prochain coup de son adversaire. Bref, toutes ces lois, tous ces principes que l'on retrouve dans beaucoup d'excellents livres, d'ailleurs, comme "L'Art de la guerre", Robert Cialdini "Influence et Manipulation", Robert Greene "Pouvoir" ; mais qui, au final, sont une forme d'introduction au machiavélisme. La théorie des jeux est un concept clé à comprendre si l'on veut percer dans le milieu de l'entreprise.
Or, pourtant, la théorie des jeux c'est de coopérer quand c'est rentable, puisque l'autre doit coopérer. Si l'autre ne coopère pas, là on sera tous les deux dans la merde. Par contre, si l'on est sûr que l'on peut gagner gros en trahissant, alors on le fera.
Cela justifie le fait qu'un salarié puisse trahir un collègue pour grimper socialement, qu'un État puisse poignarder son père dans le dos pour acquérir du pouvoir. Prenons la sphère de Carlos Ghosn pour avoir un exemple plus actuel. On pourrait dire qu'on banalise le machiavélisme, en l'érigeant en ligne de conduite à adopter pour réussir en entreprise.
Mais plus que cela, il y a une certaine fascination qui s'exerce sur les foules aujourd'hui pour les gens qui réussissent, pour les plus machiavéliques d'entre nous. Je pense que le phénomène autour de "Game of Thrones" et de "House of Cards" n'est pas anodin. Si les gens adorent tellement "Game of Thrones", ce n'est pas pour l'univers médiéval, sinon tout le monde lirait les bouquins de la Black Library de Warhammer, par exemple.
Outre les scènes de sexe, évidemment, c'est parce que les gens regardent "Game of Thrones" pour le machiavélisme. Les gens sont fascinés par le machiavélisme qui transpire de cette série. À l'instar de la séduction, comme on l'a vu dans la dernière vidéo où je parlais des romans érotiques, il semblerait que le narcissisme et le machiavélisme paient dans le milieu professionnel.
Il y a une étude, que vous mettrez à l'écran, qui montre que le trait narcissique est corrélé aux salaires et que le trait machiavélisme est corrélé à la position hiérarchique et à la satisfaction au travail. Voilà, donc le narcissisme, le machiavélisme, tendent à être considérés comme des stratégies gagnantes en ville, à contrario des villages où l'entraide et l'empathie cimentent le groupe, et où le moindre comportement parasitaire, narcissique ou machiavélique serait très rapidement perçu. À personne serait étudiée dans la ville ou sur Internet, cela passe inaperçu.
L'anonymat des grandes villes vous permet de changer de boulot régulièrement sans que votre réputation vous suive, par exemple. Globalement, il y a plein de particularités dans la ville qui vont attirer les machiavéliques. Il y a plein de particularités comme l'anonymat, l'hédonisme, un mode de vie accéléré, plus d'opportunités, parce qu'il y a plus de monde, plus d'opportunités sexuelles, plus d'opportunités en termes de travail.
Car si le Parisien est dit froid et arrogant, il est peut-être un peu plus machiavélique, un peu plus narcissique que les autres. Peut-on parler d'une construction sociale du Parisien ? Je rappelle que je suis psychologue et je propose des formations dans le domaine de la séduction pour développer notamment la créativité.
La créativité que je considère comme la base de la tchatche, la base quand on va, par exemple, parler à une inconnue. Quand on va aborder une fille, que ce soit dans les bars, dans les parcs, dans un café, dans la rue, par exemple, ce que je fais dans mes vidéos YouTube, simuler des séances avec moi. Eh bien, n'hésitez pas à me contacter sur le site internet.