Présentez-vous, lors d'un oral de la fonction publique : comment répondre à cette question ? Dans cette vidéo, vous allez découvrir les 7 erreurs à éviter pour réussir votre présentation personnelle. Mon petit doigt me dit que vous allez vous reconnaître dans plusieurs de ces erreurs, mais lesquelles ?
À vous de voir ! Sous cette vidéo, téléchargez le PDF mémo qui synthétise ces 7 erreurs avec, en face, les 7 solutions pour réussir votre présentation, avec en prime trois conseils bonus. Ces cadeaux !
Erreur numéro 1 : Le plan de la présentation est faiblard Le plan de la présentation est capital. Pourquoi ? Parce qu'il montre votre capacité à organiser l'information.
Cas numéro 1 : Je fais un plan chronologique. "Alors voilà, ma formation, mon poste numéro 1, mon poste numéro 2. .
. " Ce plan est très scolaire. Dans les annales de concours, les jurys se plaignent souvent de ce type de plan qui ne montre pas la capacité du candidat à mettre en avant les éléments importants.
Cas numéro 2 : Le plan n'est pas clair. Les temps ne sont pas assez marqués. À un moment, le jury se dit : "Bah, là, on est où ?
Là, on est dans la première partie ? C’est un exemple ? C’est la deuxième partie ?
" Le jury éprouve un sentiment de confusion. Cas numéro 3 : Le plan est déséquilibré. On a, par exemple, une première partie qui est longue, une deuxième partie courte et une troisième partie longue.
Cet effet accordéon peut être déroutant pour le jury. Conclusion : Quand le plan de la présentation est faiblard, c’est difficile de vous suivre. Cela demande de l'énergie au jury, et à un moment, le jury risque de vous le faire payer.
Le conseil : Construire un plan simple qui fait que le jury peut vous suivre sans aucun effort. (Une parenthèse : dans mes programmes oraux de concours, je propose des plans types sous forme de texte à trous à compléter. Lien en description.
) Erreur numéro 2 : Le parcours professionnel est confus Vous devez parler de votre parcours, sinon vous tombez du ciel. Mais quelles sont les erreurs les plus fréquentes ? Cas numéro 1 : Vouloir tout dire.
Là, vous noyez le jury sous une masse d’informations qui se perd dans des détails. Cas numéro 2 : Vous présentez des éléments de votre parcours qui n’ont pas de rapport direct avec votre projet professionnel. Le jury se demande : "À quoi ça sert ?
" Troisième cas : L’erreur du millefeuille. Le candidat va dire, par exemple : "Alors voilà, pendant 3 ans j’ai fait ceci et là, j’ai appris ceci, cela, patin-couffin. Ensuite, pendant 2 ans j’ai fait ceci, et là, j’ai appris ceci, machin, ceci, cela, qualité relationnelle, empathie, proactivité, résilience.
. . " Ça donne une impression extrêmement confuse.
Conclusion : Quand le parcours professionnel est confus, le jury est un petit peu comme dans une brocante, dans un véritable fouillis. Il doit aller chercher les éléments qui l'intéressent, cela le fatigue. Le conseil : Je mets en avant certains éléments de mon parcours pour que le jury ait un schéma clair en tête.
(Hop hop hop, pas encore téléchargé le PDF mémo ? Ce PDF peut vous aider à dégager de votre présentation les erreurs les plus courantes. Lien en description.
) Erreur numéro 3 : L'objectif professionnel est mal choisi Alors, en préambule, dans certains concours, on peut préciser son objectif professionnel ; dans d’autres concours, ce n’est pas la peine. Je prends un exemple : vous passez un concours en interne pour être officier de police. Vous pouvez avoir différents objectifs : exercer en sécurité publique, plutôt dans le domaine des enquêtes, avoir un poste en CRS, etc.
Bon, il y a différentes options qui sont possibles. À contrario, si vous postulez pour être surveillant pénitentiaire, il y a un seul poste : surveillant pénitentiaire. Vous n’allez pas dire : "Mon objectif est d’être surveillant pénitentiaire", c’est évident, hein !
Donc, quand le poste est évident, quand il y a une seule possibilité, pas la peine de préciser son objectif. Maintenant, dans le cas où il y a plusieurs affectations possibles, quelles sont les erreurs les plus fréquentes en matière d’objectif ? Cas numéro 1 : Le candidat n’annonce pas de projet.
On a l’impression que réussir le concours ou l’examen professionnel est un but en soi, et le jury se dit : "Oui, il veut réussir cet examen, ce concours, mais après, qu’est-ce qu’il veut faire ? Quelle est son ambition ? Son ambition est-elle réaliste ?
On n’en sait rien. " Cas numéro 2 : Un objectif est annoncé, mais il est beaucoup trop général, du style : "Bah, j’irai où on me dira d’aller en fonction des opportunités, je vais me décider, etc. " Bon, le candidat ne s’engage sur rien du tout, on ne sait pas vraiment quels sont ses centres d’intérêt.
Troisième cas : Le candidat s’enferme dans un objectif trop précis. "Je veux être affecté dans telle division, tel service, tel bureau, troisième porte à gauche. " Bon, on a l’impression que c’est ça et rien d’autre.
Le jury peut être désarçonné par un objectif trop précis. Conclusion : Quand l’objectif professionnel est mal choisi, cela fausse la lecture de votre présentation par le jury. Le conseil : J’annonce un objectif relativement précis qui donne une direction, mais sans m’enfermer.
(C’est le moment de liker, je compte sur vous pour le pouce ! )Erreur numéro 4 : La motivation est bidon Plus je coache, plus je suis intransigeant sur les motivations. En effet, je sais que le jury va scruter vos motivations au microscope.
Cas numéro 1 : C'est ce que j'appelle la motivation universelle. "Servir l'État, les valeurs du service public, l'intérêt collectif. .
. " Bon, on déballe les grands mots, mais le jury ne sait pas vraiment si ce sont des choses ressenties ou plutôt des propos de circonstance. Deuxième cas : La motivation serpent qui se mord la queue.
"Ma motivation est de continuer dans la logique de mon parcours, ma motivation est de progresser, ma motivation est d'accéder à de nouvelles opportunités. . .
" Bon, tout cela, c’est très évident, hein. Si on passe un concours, c'est qu'on veut plus de quelque chose. Donc, attention à ces motivations serpent qui se mord la queue.
Troisième cas : Les motivations anecdotiques. Par exemple, pour un poste de cadre, le candidat va annoncer comme motivation : "Former mes équipes à tel logiciel. " C'est anecdotique.
Pourquoi ? Parce que cela fait partie de la vie quotidienne d'une équipe. Pour un poste de cadre, on attend plutôt le candidat sur une motivation qui a trait à la stratégie, à l'organisation, à l'innovation, à la prospective.
Conclusion : Quand la motivation est bidon, le jury a du mal à cerner le candidat, et là, le jury commence à se demander : "Mais est-ce que la motivation de ce candidat, ce ne serait pas la sécurité de l'emploi, ou bien de gratter quelques points sur la grille des salaires ? " Le conseil : Je présente ma motivation de façon à montrer mes centres d'intérêt, ce qui me tient à cœur. (Pour ma part, quand je coache des candidats, on arrive souvent à deux voire trois motivations.
Mes programmes de coaching sont en description. ) Erreur numéro 5 : Les compétences ne mettent pas en valeur le candidat Je vois beaucoup d'erreurs sur les compétences, qui constituent le cœur du réacteur. Cas numéro 1, très fréquent : C'est ce que j'appelle les fausses compétences.
"Compétence relationnelle, compétence d'adaptabilité, proactivité, résilience. . .
" Bon, tout ça, ce ne sont pas des compétences, ce sont plus des qualités personnelles. Une compétence, c'est, par exemple : "J'ai une compétence en marchés publics, j'ai une compétence sur le droit de la construction. " Ce ne sont pas des qualités personnelles.
Cas numéro 2 : Le candidat détaille des compétences qui n'ont pas besoin de l’être. Exemple : pour quelqu'un qui a exercé des fonctions de secrétariat : "J'ai une compétence en accueil physique et téléphonique, rédaction de courrier, classement, archivage. " Pas la peine de rentrer dans le détail.
Ce type d'énoncé ne va pas passionner le jury. Cas numéro 3 : Le candidat détaille des compétences qui n'ont aucun rapport avec son projet professionnel. Par exemple, vous prenez quelqu'un qui a été commercial dans les fenêtres et qui souhaite devenir contrôleur des impôts.
Pas la peine de détailler son périple dans le monde du double ou triple vitrage. Conclusion : Quand les compétences sont mal choisies, le jury a le sentiment que le candidat ne sait pas hiérarchiser l'information. Le conseil : Je mets en avant des compétences qui vont étayer mon projet professionnel.
(Hop hop hop, c'est le moment de commenter, votre retour m'intéresse. Vous l'aurez sûrement remarqué, je réponds à beaucoup de commentaires. ) Erreur numéro 6 : Les exemples ne parlent pas Beaucoup de présentations sont assez abstraites, et quand le candidat a fini de parler, le jury ne retient rien de particulier.
Cas numéro 1 : Eh bien, il n'y a pas d'exemple. Il faut croire le candidat sur parole. Cas numéro 2 : Il y a des exemples, mais qui ne sont pas circonstanciés.
On n’a pas de contexte, on n’a pas de chiffres, on n’a pas d'enjeu, on n’a pas de situation avant-après. . .
Bref, on a du mal à juger de l'ampleur de ce qui a été accompli. Cas numéro 3 : Les exemples sont inégaux. Par exemple, à un moment, le candidat va parler de la réorganisation d'un service.
C'est très intéressant, c'est stimulant, on a envie d'en savoir plus. Bon, et après, il va partir sur des compétences relationnelles, qui sont beaucoup plus classiques et plan-plan, hein. Il y a, entre les exemples, une différence de niveau.
Conclusion : Quand il n'y a pas d'exemple parlant, le jury va devoir relancer le candidat, lui demander des précisions. C'est toujours très ennuyeux à faire. Le conseil : Je choisis des exemples typés qui vont étayer les points clés de mon message.
Erreur numéro 7 : La conclusion termine l'exposé sur une note négative La conclusion est bien souvent négligée, et là, le soufflé retombe. Cas numéro 1 : Il n'y a pas de conclusion. Il y a juste une conclusion technique : "J'en ai terminé, je vous remercie, je suis disponible pour répondre à vos questions.
" Mais il n'y a pas de conclusion, hein, c'est juste une ponctuation qui termine l'exposé. Cas numéro 2 : C'est l'envolée lyrique. Le candidat repart sur son parcours, ses motivations, le déclic, les valeurs du service public, le changement climatique.
. . "Vive la République et vive la France !
" Bref, on part sur une espèce de gloubi-boulga géant, qui laisse souvent le jury très étonné. Troisième cas : La conclusion amène des éléments importants, mais trop tard. Je considère qu'apporter son objectif en fin de présentation est une erreur.
Pourquoi ? Parce que les carottes sont cuites. Conclusion : Quand votre exposé se termine par une note négative, le jury est dans la confusion.
Le conseil : Dans ma conclusion, je souligne un élément pour typer ma candidature et ouvrir le débat. (Préparer l'oral de son concours seul, c'est difficile. C'est difficile parce qu'on manque de bons outils.
C'est difficile parce qu'on manque d'un retour objectif sur sa présentation. Je peux vous aider ! Dans mon kit trio, vous découvrirez des outils : plan de présentation, questions-réponses, mise en situation totalement dialoguées.
Attention, ça va décoiffer ! Mon kit trio dispose également d'une option "trois relectures de votre présentation". Je vous fais une relecture honnête, objective, sans concession, et je vous propose des solutions.
Si vous appréhendez particulièrement votre oral, si certaines questions vous mettent très mal à l'aise, je propose également des programmes de coaching avec deux séances, trois séances, et en option, le travail sur votre dossier RAEP. Les liens sont en description. Bonne chance pour votre oral et bonjour chez vous !