et je l'ai appelé au téléphone je lui raconte un peu ce qui s'est passé en disant bah je crois que j'étais violé par par Maxime et elle me dit tu t'attendais à quoi tu connais Maxime et à ce moment-là je crois que je me suis effondrée parce que c'était tellement violent comme phrase tellement culpabilisant que j'ai même pas enfin de la part de ma meilleure amie c'était la personne à ce moment-là que j'estimais le plus sur terre mon histoire avec le militantisme elle commence au lycée en terminal plusieurs histoires qui commencent à émerger au sujet
de personnes accusées d'agression ou de viol et je me rends compte assez rapidement que personne dans l'établissement l'air ne réagie que ce soit au niveau de l'institution ou des autres élèves et ça me rend ça me rend folle et c'est à ce moment-là où je commence à poster à republier plutôt des post qui traitent des violences sexuelles de manière assez générale à ce moment-là ça n'a pas trop plu et j'ai commencé à voir pas mal de remarques de personnes m'accusant notamment de harcèlement envers ces personnes alors que bah littéralement je je republiais juste des des
posts C ces personnes ont commencé à avoir une une véritable haine en fait envers moi quand je passais dans les couloirs ça me regardait mal j'entendais mon prénom fusé dans les conversations sans savoir ce qui se disait il y a Mme un classement qui a été fait sur moi dans les personnes les plus détesté du L on m'a classé deuxième bah ça étit extrêmement compliqué clairement ma santé mentale elle en appâtié directement sans forcément que je m'en rende compte à ce moment-là j'ai commencé à beaucoup boire en soirée j'ai commencé à fumer j'ai recommencé à
me mutiler et cetera parce que la situation était vraiment très dure à gérer d'autant plus que mes proches à chement là ne réalisait pas forcément en fait ce que je vivais et avait plus tendance à à juger ces comportements de ma part comme de la faiblesse plus que comme on appelle à l'IDE j'avais tendance à beaucoup être boycot des soirées mais mais du coup cette fameuse soirée j'avais réussi à me faire invité parce que ça avait lieu chez le copain d'une amie à moi mais c'était une soirée qui réunissait du coup la plupart des des
gens de mon lycée puisque c'était l'une dernière l'une des dernières soirée qui aurait lieu puisque bah on approchait de la fin de l'année et assez vite le fait de devoir me retrouver confronter en fait à tous ces gens qui bah passaient littéralement leur temps à me harceler et à me juger c'était assez compliqué j'ai commencé à boire pour entre guillemets bah passer passer les choses enfin passer le moment un peu compliqué et me dire que bah si je buvais je profiterai certainement mieux vu que je penserais pas à tout ça et j'ai commencé à me
rapprocher d'un garçon de manière assez innocente on a commencé un peu à se parler à échanger alors que j'avais jamais échangé avec lui jusqu'à présent je savais juste qu'il était dans mon établissement scolaire mais je le connaissait pas du tout mais il était sympa à ce moment-là donc je me suis pas vraiment méfiée commencé du coup à ce moment-là à sortir de la maison pour aller rejoindre d'autres personnes qui étaient dehors dans la ville enfin c'était une toute petite ville du coup on s'est rendu vers l'église et j'ai continué à parler avec avec ces personnesl
le garçon en question avec qui je m'étais un peu rapproché m'a dit W si tu veux on peut aller se promener dans la ville et cetera a commencé à m'emmener du coup dans un dans une sorte de d'endroit boisé un peu style forêt sans être vraiment une forêt alors que moi on m'avait on m'avait dit une promenade en ville quoi pas une promenade en forêt je me rappelle juste qu'il y avait une enfin une une rivière à côté parce que je me rappelle très distinctement le bruit de la rivière il a commencé à m'embrasser donc
bah à ce moment-là je voyais rien de bizarre au fait de l'embrasser c'était vraiment bah juste enfin dans le dans le four de la soirée en fait il a commencé à me mettre au sol et vient le moment fatidique où il me demande si je vais aller plus loin et à ce moment-là je réponds juste je sais pas à cause de l'alcool qui remontait je me sentais pas bien du tout je voyais à moitié ce qui se passait et cetera et tout et enfin je j'étais pas capable de dire non parce que j'avais peur de
C réaction en fait et et je me suis dit bah je sais pas ça va être ça va être clair quoi enfin sur le moment je pense que c'est ce que j'ai pensé du coup il a commencé à me déshabiller je me suis même pas débattu et c'est quelque chose pour lequel j'ai beaucoup culpabilisé après coup j'aV l'impression que mes membres étaient étaient littéralement mou enfin que je pouvais rien faire j'étais incapable de bouger je pense que tout le long je n'ai rien fait je n'ai pas bougé un poil et j'avais l'impression de même pas
être là en fait d'observer la scène de loin comme si comme si j'étais spectatrice de ce qui m'ar il a commencé à me faire toucher ses parties intimes il avait juste pris ma main et il faisavit que tellement je je pouvais pas bouger en fait et après il a commencé à rentrer ses doigts en moi c'est pour ça que on qualifie ce que j'ai vécu de viol quasiment pas souvenir de de ce qui s'est passé j'ai eu l'impression que ça avait duré une éternité et je pense qu'en réalité c'est pas si faut que ça puisque
j'ai disparu pendant 3hures avant que mes amis commencent à s'inquiéter pour mon cas donc il a commencé à s'arrêter seulement au moment où mes amis l'ont appelé son téléphone parce que moi j'avais pas mon téléphone avec moi et du coup à ce moment-là il a dit ouais bon ben je vais rentrer et tout parce que mes amis appelaient parce que je devais rentrer pas du tout parce qu'il s'inquiétait par rapport à ma situation et du coup il est M pas rentré directement il m'a littéralement enfin on a resté par terre sur l'herbe il continu à
me toucher et je faisais que trembler en fait parce que bah j'avais froid déjà et puis je pense qu'au fond de moi j'étais juste terrifiée mais que je réalisais pas encore ce qui m'était arrivé donc on a fini par rentrer je n'ai même pas de bout que c'est lui qui devais me porter donc je suis rentrée chez une amie ce qu's étaient censé dormir et en fait j'ai pas du tout réussi à dormir la nuit ça ça trottait dans ma tête j'avais l'impression que il y avait un problème mais j'étais incapable de mettre les mots
sur ce que j'avais vécu j'arrêtais pas de dé responsabiliser le violeur en me disant bah oui mais bah j'éta bourré donc peut-être qu'il a mal compris enfin je je me disais peut-être que que c'est moi le problème en fait le lendemain du coup je vais rejoindre une amie sur Paris donc je la rejoins et je lui dis direct par message il faut vraiment que je te raconte un truc parce que j'arrive pas du tout à savoir ce que ce qui s'est passé si c'est grave ou pas et j'ai commencé à lui raconter ce que j'avais
vécu puisquà ce moment-là j'avais quand même des souvenirs assez distincts de ce qui s'était passé et direct elle m'a dit c'est pas de ta faute c'est lui qui qui a malagi et en fait cette phrase c'était littéralement la phrase que j'avais sortie à toutes mes amies qui avaient été victimes de violence sexuel donc à ce momentlà en fait j'ai eu un déclic et je me suis dit mais attends je viens de passer de l'autre côté du miroir et et ça a été vraiment la chute aux enfers clairement à ce moment-là assez vite du coup j'ai
souhaité en parler à ma meilleure amie donc cette fameuse meilleure amie qui me reprochait de boire et je l'ai appelé au téléphone je lui raconte un peu ce qui s'est passé en disant bah je crois que j'étais violé par par Maxime donc c'était son prénom et elle me dit tu t'attendais à quoi tu connais Maxime et à ce moment-là je crois que je me suis effondrée parce que c'était tellement violent comme phrase tellement culpabilisant que mais j'ai même pas enfin de la part de ma meilleure amie c'était la personne à ce moment-là que j'estimé le
plus sur terre et ça a été très compliqué en fait il restait qu'une semaine au lycée et heureusement parce que je pense que ça a été la suain le plus compliqué de ma vie dans le sens où à partir du moment où il était à à moins 3 m de moi je me mettais à courir dans tous les sens et c'était même pas réfléchi en fait c'était juste mon cerveau qui automatiquement le voyait à proximité décidé de tuir assez vite j'ai souhaité en parler ça commenca à dire que je faisais ça pour le buzz que
du coup j'avais été totalement consentrante mais juste j'assumais pas du coup d'avoir entre guillemets couché avec lui à ce moment-là j'ai voulu me confier à un une personne avec qui j'avais une histoire auparavant et qui était aussi proche de ce groupe qui était donc l'ami de Maxime et ass vite du coup je lui raconé ce qui s'était passé au début il s'est placé mon mon côté en disant bah c'était pas du tout normal et c'est d'ailleurs grâce à cette personne que j'ai réussi à avoir un message d'excuse de mon violeur s'excusant de m'avoir fait vivre
ça en disant que il aurait dû réfléchir et assez vite bah j'ai réalisé que cette personne continuait de traîner avec Maxime continuait de lui donner son temps et de son énergie donc j'ai fini par le confronter la discussion la plus Nère de ma vie moi j'ai toujours dit que du coup sûement j'avais répondu je sais pas et mon violleur apparemment leur avait dit que j'avais répondu je sais pas fais comme tu veux en parallèle il a commencé à me dire que bah c'était moins grave que ce que je pensais j'abusais clairement sur ce qui sétait
passé que bah si c'était si grave que ça j'avais qu'à porter plainte ça a été de la Culp culpabilisation pendant littéralement 40 minutes et puis à la fin il a fini par dire bah du coup non je resterai pote avec lui et MO que ça te plaise ou pas en fait et assez vite bah on a quitté le lycée heureusement et j'ai pu être accepté dans un vœu qui enfin dans un vu parcours su à Lyon je me suis dit si je pars loin si j'oublie tout bah tout finira par s'arranger les conséquences elles se
elles se sont fait ressentir petit à petit donc déjà j'ai développé un trouble de stress post-traumatique donc je faisais des crises de panique des flashback où je revivais l'événement enfin mes crises banique elles étaient tellement violentes que des fois je me tapais la tête cont ton oriller en mode j'ai envie que ça cesse parce que j'avis l'impression de devenir folle en fait et c'était souvent hyper violent et ça me faisait bah ça quasiment enfin c'est une période ça me faisait ça peut-être trois quatre fois par jour en janvier février 2023 c'est là où j'ai commencé
à à partir vraiment en couille j'ai commencé à développer une grosse hypersxualité j'ai passé bah tout mon temps en fait en boîte de nuit à essayer de de pécho dequ n'importe qui parce que bah j'avais besoin en fait de me réapproprier mon corps par ce moyen là j'avais besoin littéralement de me dire que bah cette fois-ci j'aurais un peu le contrôle malheureusement ça a échoué puisque suite à ça j'ai vécu deux autres viols sur cette période là du coup bah des personnes qui en plus étaient au courant de ce que j'avais vécu et on abusé
très clairement là j'ai commencé à boire seul j'allais en cour bourré ou en gueule de bois j'ai vraiment eu l'impression de de devenir folle en fait de de plus rien contrôler et de de chercher par tous les moyens à oublier à effacer ce que j'avais vécu au risque de le revivre et un moment donné j'ai quand même réalisé que je commencais à déconner totalement que plus rien n'avait de sens et que c'était pas du tout dans ça que je voulais m'engager et j'ai appelé mon père euh d'un coup et je lui ai je lui ai
tout raconté je lui ai dit ce que j'avais vécu je lui dit qu'il fallait j'avoir un psychiatre mon père a super bien réagi euh il m'a dit voilà je suis présent pour toi il a essayé de faire de son mieux en fait après ça il se renseignait sur sur des structures qui pourraient m'aider et cetera et tout il a fait de son mieux franchement quelques semaines après je me suis rendue sur Paris et j'ai décidé de porter plainte sur un coup de tête vraiment c'est c'est venu d'un coup je me suis dit j'ai besoin en
fait pendant quelques jours j'ai essayé de récupérer un peu tout tous mes amis enfin avec qui j'avais un peu gardé contact à cette période pour récupérer des associations de témoins j'ai commencé à à mettre tout en œuvre tous les messages que j'avais pu échanger que ce soit avec son ami avec lui tout ce qui pourrait être une preuve je je l'ai récolté j'ai fait de mon mieux ma déposition a duré super longtemps j'ai attendu super longtemps au commissariat et en sortant du commissariat j'avais beaucoup d'espoir parce que j'ai tombé sur quelqu'un qui m'a dit ouais
on va on va faire appel à la brigade des mineurs parce que du coup au moment des fait j'étais mineur vos dossierers va être transmis enfin ils étaient super super motivés en fait au fait de de s'occuper de ma plainte que je me suis dit bah c'est sûr que ça va avancer c'est sûr qu' va se passer des choses la seule chose qui m'a un peu dégoûté quand même c'est que ils m'ont dit de pas prendre enfin de pas leur donner les preuves que j'avais du coup mon dossier de PRU que j'avais monté parce que
je cite on a peur de le perdre mais je me suis dit bon bah en vrai ils m'ont dit qu'il me rappellerait dans moins de 2 mois donc en soit je l'ai donnerai à ce moment-là pas de souci la police ne m'a jamais rappelé même à l'heure actuelle jamais ça fait bah du coup plus d'un ans en réalité que j'ai porté plainte et on a appris que il y avait personne sur le dossier qu'en fait il y avait aucun enquêteur dessus et assez récemment il y a peut-être 4 mois j'ai ressenti à nouveau ce besoin
en fait que justice soit faite donc j'ai décidé d'envoyer une lettre au procureur directement et et en fait je n'ai jamais eu de réponse alors qu'on m'avait dit une réponse sous un ou de mois et à l'heure actuelle je n'ai toujours pas de rép bah c'est très compliqué à gérer en vrai parce que je pense qu'il y a une part de moi qui a toujours voulu être quand même considéré par les institutions comme une victime déjà pour arrêter de de remettre en directement la faute sur moi de me dire bah peut-être que c'est moi qui
abusé peut-être si parce que même avec beaucoup de recul ça m'arrive toujours à l'heure actuelle de me dire bah pourquoi tu étais bourré pourquoi tu as dit je sais pas et pas non et je continue des fois à culpabiliser par rapport à ce que j'ai vécu et en juillet 2023 après donc un gros travail sur moi-même notamment grâce à la psychothérapie et cetera la thérapie mdr et je me suis dit en fait j'ai plus envie de me taire et j'ai envie d'aider d'autres victimes comme j'aurais aimé être aidé moi et c'est là où j'ai décidé
de lancer à ce moment-là briser la de silence et assez vite du coup j'ai commencé à poster des vidéos sur TikTok et des quelques quelques posts sur insta il traitent des violences sexuelles en fait en dénonçant tout ce que j'avais pu voir dans mon étement scolaire tout ce que je savais j'ai reçu tellement de messages de soutien et cetera et tout c'était incroyable je réalisais pas encore à ce moment-là ce que je vivais et ce que j'allais par ce que ce compte allait devenir et j'avais besoin de de me dire que ce que j'avais vécu
était pas inutile c'est peut-être un peu irrationnel comme pensée mais avait besoin de me dire j'ai envie d'être utile dans cette cause j'ai envie que mon histoire erve de sensibilisation j'ai envie que ça ne se reproduise pas pour d'autres personnes et que les choses changent on reçoit tellement de messages hyper positifs de personnes qui disaient bah gr à compte j'ai j'ai réussi en parler à mes amis j'ai réussi à en parler à ma famille j'ai réussi à les porter plainte c'est c'était incroyable je me suis dit en fait j'ai envie que ce projet aille plus
loin j'ai pas envie justuse qu'on reste un compte sur les réseaux sociaux et du CP pendant des mois j'ai commencé à bosser sur tous les papiers administratifs de l'association enfin c'est moi qui a tout géré de A à Z et du coup en genanvier 2024 on est devenu officiellement une association évidemment notre projet principal ça a été la réalisation d'un documentaire et et on a pu du coup sortir ce documentaire sur notre chaîne YouTube le 8 juin 2024 après avoir fait une avant-première parce qu'on a réussi à faire une avant-première sur Paris le 4 juin
2024 exactement 2 ans jour pour jour après ce que j'ai vécu et c'était super symbolique en fait parce que j'avais besoin de me rapproprier cette date et je me suis dit c'est le moment où jamais on a eu tellement de de retours positif que bah on s'est rendu compte que ça avait vraiment eu un impact on a eu des retours de personnes qui disaient bah je l'ai fait voir à mon copain et il a compris plein de choses sur Pourquoi je réagissais comme ça ou comme ça par rapport à ce que j'ai vécu et c'est
juste incroyable en fait de dire que ça a pu vraiment aider et sensibiliser des gens qu'importe leur genre importe leur râge et surtout la réalité derrière les violences sexuelles à quel point elle touche énormément de personnes et bien plus qu'on que l'on ne pense et que c'est important d'être présent pour ces personnes et de lutter en fait contre ça parce que bah au final qui qui nous dit que la prochaine victime ça sera pas vous quoi je pense qu'on peut pas on peut pas parler de guérison parce que il y a un avant et un
après c'est ce qu'on m'a dit directement quand je l'ai vécu c'est tu pourras pas oublier tu pourras pas passer outre c'est impossible d'oublier en fait mais en fait d'apprendre à vivre avec de faire en sorte que ça n'it plus la même impact sur le quotidien que on est plus ses flashback qu'on est plus c'est ces crises de panique ces problèmes parfois avec la sexualité avec les autres avec l'anxiété et cetera et tout que on prenne un quotidien normal avec cette trace là avec ces choses en nous mais que ça n'est plus cet impact négatif au
même titre que ça l' a eu au début pour moi c'est un processus de résilience un processus un processus dur certes qui va demander beaucoup d'énergie et que beaucoup de personnes ont extrêmement peur d'affronter mais qui est pas impossible je dirais que même si c'est dur il y a un processus dans lequel on est touj obligé de passer c'est le fait d'en parler c'est super important après évidemment on n pas tous la chance d'avoir un entourage une famille des proches qui vont être à notre écoute et c'est là où du coup on peut se tourner
vers des associations vers des collectifs qui sont spécialisés dans ça et qui normemente devrait bien vous accueillir et en fait c'est super important de libérer sa parole et vous devez pas avoir honte c'est pas à vous de culpabiliser c'est pas à vous de vous dire bah j'aurais pas dû faire c j'aurais pas dû faire ça fa faut pas mettre la culpabilité sur nous le seul et le seul coupable sera toujours l'agresseur ou le violeur ou le la violeuse ou l'agresseuse peu importe le genre vous n'illez pas à remettre en question ce que vous avez vécu
parce que vous portiez une tenue courte ou vous aviez bu ou que je ne sais quoi d'autre en fait vraiment il y a rien rien qui qui vous rend coupable de ce que vous avez vécu