les politiques conjoncturelles dans la zone euro à l'issue de cette vidéo vous devrez comprendre comment la politique monétaire et la politique budgétaire agissent sur la conjoncture mais aussi savoir que la politique monétaire est centralisé alors que les politiques budgétaires sont discrétionnaires commençons par préciser que les politiques conjoncturelles sont des politiques économiques qui produisent des effets à court terme sur les variables de la conjoncture autrement dit elles s'infléchissent les variables de la conjoncture dans un délai de 12 à 18 mois les principales variables conjoncturelles sont la croissance économique que l'on mesure par l'intermédiaire du pib l'équilibré
extérieur qui correspond au solde extérieur qui renvoie la différence entre les importations et les exportations le solde est excédentaire lorsque les exportations sont supérieures aux importations et déficitaire dans le cas contraire la stabilité des prix l'inflation qui correspond à la hausse du niveau général des prix il peut aussi s'agir ici de déflation ce qui est plus rare et finalement le niveau de l'emploi que l'on entré rendent souvent par le taux de chômage dans la zone euro les pouvoirs publics peuvent alors mettre en place des politiques conjoncturelles pour infléchir ces variables on distingue deux types de
politique conjoncturelle les politiques budgétaires d'un côté sur lesquels nous reviendrons dans un premier temps la politique monétaire de l'autre que nous étudierons ensuite commençons donc par les politiques budgétaires la politique budgétaire sont des politiques discrétionnaire ce qui signifie qu'elles sont à la discrétion des états membres autrement dit chaque état membre regarde la souveraineté de sa politique budgétaire une politique budgétaire est une politique qu un etat mail à partir de son budget rappelons que le budget de l'état retrace l'ensemble des recettes publiques comme la tva l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés un style que
l'ensemble des dépenses publiques dans des domaines tels que l'éducation la santé ou des politiques de grands travaux l'étape donc agir sur ces deux leviers pour conduire soit une politique de relance budgétaire soit une politique de rigueur budgétaire une politique de relance consiste à diminuer les recettes publiques en allégeant les prélèvements obligatoires les impôts les cotisations et ou à augmenter les dépenses publiques en menant par exemple une politique de grands travaux en subventionnant des activités ou encore en augmentant le niveau des aides sociales ce type de politique a donc des conséquences favorables sur la consommation et
l'investissement donc sur la demande globale est estimée ainsi la croissance économique et politique de rigueur budgétaire quand à elle consiste à augmenter les recettes publiques par une hausse des prélèvements obligatoires et ou à diminuer les dépenses publiques en réduisant par exemple le nombre de fonctionnaires ou en rabotant les prestations sociales ce type de politique pénalise la consommation et l'investissement pénalise donc la demande globale et pénalise ainsi la croissance économique quelles sont alors les objectifs et les limites de ces deux types de politique budgétaire tout d'abord la politique de relance budgétaire encore appelée politique de relance
keynésienne en raison des travaux de l'économiste britannique john maynard keynes poursuit comme principal objectif de stimuler la demande globale c'est-à-dire de stimuler la consommation et l'investissement ainsi une politique de relance doit permettre de relancer la croissance économique et de lutter contre le chômage mais ces politiques de relance keynésienne ont aussi des limites elles peuvent provoquer un déficit public c'est à dire un écart entre les dépenses publiques et les recettes publiques lorsque les dépenses publiques sont supérieures aux recettes il faut alors financer ce déficit public par l' endettement ce qui alimente la dette publique les politiques
de relance ont aussi pour conséquence d'entraîner un effet d'éviction ce qui signifie que l'augmentation des dépenses publiques entraîne une diminution des dépenses privées finalement si la demande augmente plus rapidement que l'offre est bien une politique de relance peut tout simplement générer de l'inflation par la demande les politiques de rigueur quant à elle encore appelée politique d'austérité poursuivre d'autres objectifs il s'agit dans ce cas de lutter contre le déficit public et l'endettement mais aussi d'éviter la surchauffe de l'économie c'est à dire à un emballement de l'économie ayant des conséquences négatives à moyen terme les politiques de
rigueur ont aussi leurs limites elle pénalise la croissance économique alimente le chômage et peuvent être à l'origine d'un risque déflationniste c'est à dire d'un risque de baisse des prix abordons maintenant la question de la politique monétaire c'est une politique centralisée unique dans la zone euro c'est la banque centrale européenne autonome et indépendante qui en a la charge la mission principale de la banque centrale européenne est d'assurer la stabilité des prix dans la zone euro à un niveau d'inflation inférieur mais proche de 2% elle est mandatée pour cela si cet objectif est atteint elle doit alors
contribuer à soutenir l'activité économique pour cela la banque centrale européenne dispose de plusieurs instruments elle dispose du taux de réserves obligatoires que les banques de second rang doivent conserver sur leurs comptes auprès de la banque centrale elle dispose du taux de rémunération des dépôts encore appelé taux des facilités de dépôts et finalement elle dispose du taux d'intérêt directeur qui est son principal instrument la banque centrale européenne peut alors mené deux types de politique monétaire elle peut mener une politique monétaire expansive qui consiste à diminuer le taux d'intérêt directeur et ou à diminuer le taux de
réserves obligatoires et ou à diminuer le taux de rémunération des dépôts ce type de politique facilite l'accès au crédit et par conséquent soutient la demande globale mais la banque centrale européenne peut aussi mener une politique monétaire restrictive de différentes façons en augmentant le taux d'intérêt directeur et ou en augmentant le taux de réserves obligatoires et ou en augmentant le taux des dépôts ce type de politique pénalise l'accès au crédit et par conséquent pénalise la demande globale à cette politique monétaire conventionnelle qui repose sur les instruments traditionnels que sont le taux de réserves obligatoires le taux
de rémunération des dépôts et le taux directeur se sont récemment ajoutés des politiques dites non conventionnelles il s'agit de politique d'assouplissement quantitatif encore appelée quantitative easing qui ont vu le jour à la suite de la crise des subprimes de 2008 c'est politique consiste à injecter des liquidités dans l'économie c'est-à-dire à créer de la monnaie en rachetant des actifs aux banques principalement des titres de dette publique des bons du trésor ou des obligations par exemple on dit dans ce cas que la banque centrale monétise la dette elle crée de la monnaie à partir de la dette
des états quelles sont alors les objectifs et les limites de sa politique monétaire la banque centrale européenne peut mener une politique monétaire expansive dans différents cas de figure soit lorsqu'elle souhaite éloigner un risque déflationniste soit lorsque son objectif d'inflation cible à 2 pour ce temps n'est pas menacée pour soutenir la croissance économique mais politique monétaire expansive a des limites elle a des conséquences en effet elle peut provoquer de l'inflation monétaire par la croissance de la masse monétaire qu'elle provoque par l'augmentation de la quantité de monnaie en circulation dans l'économie elle entraîne aussi un endettement des
agents économiques qui peuvent alors s'endetter à des taux d'intérêts plus faibles la politique monétaire restrictive quant à elle poursuit des objectifs différents la banque centrale européenne utilise cette politique pour lutter contre l'inflation et atteindre son objectif d'inflation cible à 2 % ou alors pour éviter un risque de surchauffe de l'économie c'est à dire un risque d' emballement de l'économie qui pourrait avoir des conséquences négatives à moyen terme mais ces politiques monétaires restrictives ont également des limites elle pénalise la croissance économique et elle entraîne un risque de déflation c'est-à-dire de baisse des prix