C'est l'heure du 5/5 de L. Sénéchal. Les réquisitions se prolongent au procès de M.
Le Pen. - L. Sénéchal: Elle est jugée avec son parti et 24 autres prévenus pour avoir payé avec l'argent de Bruxelles, 4,5 millions d'euros, des assistants parlementaires qui travaillaient exclusivement pour le FN.
La meilleure défense, c'est l'attaque. Elle a battu le rappel. Elle s'est voulue offensive à son arrivée ce matin au tribunal.
- M. Le Pen: Je pense que le parquet va essayer de défendre la cause qu'il a initiée depuis 10 ans, justifier cette procédure qui est apparue plus que branlante. - L.
Sénéchal: Le parquet demande un instant au tribunal d'entrer en condamnation, mais il demande surtout une peine d'inéligibilité pour l'ensemble des prévenus. "Vous devez répondre à ces questions. Ces prévenus vous ont-ils rassurés sur leur capacité à exercer des fonctions publiques?
Vous ont-ils rassurés sur leur capacité à se voir de nouveau confier des fonds publics? Vous répondrez non à ces 2 questions et vous prononcerez pour les prévenus la peine d'inéligibilité. " L'enjeu, c'est donc potentiellement la présidentielle de 2027.
Elle a passé une journée en grande difficulté, décrivent 2 journalistes qui ont suivi le procès. - On l'a sentie assez nerveuse. On la voyait mâchouiller son stylo.
On la voyait dodeliner de la tête. - Il y a un changement entre la M. Le Pen des 1ers jours, qui surjouait un peu la carte de la confiance en la justice.
. . Là, on voit qu'elle a commencé à semer la graine de dire qu'elle s'attend à une condamnation, puisque la présidente n'est pas aussi impartiale, à ses yeux, qu'elle aurait aimé.
- L. Sénéchal: Avec l'enjeu de savoir si l'exécution de la peine sera provisoire. Ca pourrait l'empêcher de participer à la présidentielle.
"A tout effet", vient de dire le parquet, "pour repousser les décisions de justice. Les peines seront prononcées dans un délai raisonnable. " - P.
Cohen: Ca concernera aussi d'éventuelles législatives s'il y a une nouvelle dissolution. - L. Sénéchal: Son père a 96 ans.
Il est hospitalisé de manière régulière. - A. -E.
Lemoine: Les agriculteurs se mobilisent à nouveau. - L. Sénéchal: Un an après l'explosion de leur colère.
. . Ils avaient menacé le marché de Rungis et avaient reçu le soutien de K.
Le Marchand, la présentatrice de "L'amour est dans le pré". Leur mobilisation reprend de plus belle contre l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, qui va être ratifié la semaine prochaine. A.
Rousseau disait ceci ce matin. - A. Rousseau: Cet accord commercial qui lie une partie des Etats d'Amérique du Sud à l'Europe risque d'avoir des conséquences pour l'agriculture.
On veut faire entendre la voix de la France. - L. Sénéchal: FNSEA et Jeunes Agriculteurs promettent des actions pendant un mois, jusqu'à la mi-décembre.
Il y a des élections professionnelles qui approchent pour le Salon de l'agriculture. On a déjà parlé des déboulonnages et des panneaux d'entrée de ville. Vous en voyez toute une collection ce matin en Haute-Marne.
On les voit ici vider un chargement de fumier ou déposer une carcasse de sanglier. A les entendre, rien ne s'est passé depuis l'an dernier. Les agriculteurs réclament plus.
- On revient car, pour nous, on n'a pas été entendus. Ou alors, on a été entendus, mais aucun acte n'a été fait pour nous. C'est un 1er acte pour dire qu'on est encore vivants, encore debout.
S'il faut tenir jusqu'à Noël, jusqu'à juin, on sera présents. - L. Sénéchal: Ce traité avec le Mercosur, la France n'en veut pas.
E. Macron lui-même voudrait repousser la signature de cet accord. M.
Barnier est à Bruxelles aujourd'hui pour porter cette position de la France. - M. Barnier: Le 3e point que je veux évoquer, c'est celui du Mercosur.
Je dirai au président que, dans les conditions actuelles, cet accord n'est pas acceptable par la France et il ne le sera pas. Les préoccupations françaises se sont exprimées par l'impact désastreux que cet accord aurait sur les filières entières, notamment l'agriculture et l'élevage. - L.
Sénéchal: 622 parlementaires de tous bords ont signé une tribune dans le journal "Le Monde" pour dire à l'UE que les conditions d'un accord avec le Mercosur ne sont pas réunies. Mais l'UE devrait pouvoir ratifier l'accord, car la France est seule dans ce dossier. - A.
Genetet: Pas tout à fait. La Pologne également. La France n'est pas toute seule.
D'autres pays pourraient également. . .
L'Allemagne et l'Espagne, la Pologne. . .
La France s'y oppose depuis très longtemps. Le président Macron avait dit qu'à partir du moment où les accords de Paris ne seraient pas respectés, il ne signerait aucun traité. - P.
Cohen: Il n'y a pas de veto. C'est à la majorité qualifiée. - A.
Genetet: Cette exigence, on la doit à nos concitoyens, qui l'attendent. Mes collègues continuent d'aller voir de nombreux pays européens pour leur dire que cet accord n'est pas un bon accord. Ca met l'Europe en danger.
- A. -E. Lemoine: L'Espagne est en passe de revivre le cauchemar d'il y a 2 semaines.
- L. Sénéchal: Avec une nouvelle goutte froide qui apporte des pluies. Des inondations à Malaga.
L'Andalousie placée en vigilance rouge. Il est tombé 100 l par mètre carré. De quoi inonder non seulement les rues, mais aussi le métro de Malaga.
Les messages d'alerte ont été envoyés bien en amont. Cet hôpital a les pieds dans l'eau. Les sols sont saturés.
Hier déjà, ces images, toujours en Andalousie, de murs d'eau qui ont pullulé. Des voitures emportées. Ces inondations sont particulièrement craintes au Nord, avec une poubelle emportée par les eaux qui va frôler de justesse une voiture.
Ca se passe dans la région de Valence. A Paiporta, l'épicentre du drame, les autorités ont déjà alerté la population. - L.
Sénéchal: Le problème, c'est que Valence n'est toujours pas sortie des intempéries. 223 morts, selon un dernier bilan, et 100 000 véhicules emportés par les eaux. Les propriétaires seront dédommagés, a promis le gouvernement espagnol, avec 14 milliards d'euros sur la table pour aider les sinistrés.
Zéro minute de soleil depuis le début du mois dans des villes comme Angers ou Rennes et de la neige en basse montagne. Un choc thermique important. - A.
-E. Lemoine: Normalement, on devait entendre quelque chose? - Normalement, elle arrive plutôt fin octobre, début novembre.
Ca fait plaisir. - La semaine dernière, on était en t-shirt, et là, on se couvre. - Il faut bien que le froid arrive un peu.
- L. Sénéchal: Ce froid est arrivé un peu brutalement. Voici deux exemples.
On est passés de 20 à 9 degrés à Bourges. On a perdu 11 degrés en 2 jours. C'est considérable.
- A. -E. Lemoine: C'est beaucoup.