Venons-en à cet exode à contre-courant. De plus en plus de Sud-Africains récemment installés aux États-Unis font leur valises mais cette fois pour rentrer chez eux. Un mouvement de retour qui vient contredire le récit de Donald Trump qui martelait que les Sud-Africains blancs étaient persécutés dans leur propre pays.
Mais les faits parlent d'eux même. Certains de ces Sud-Africains sont sur le retour. Golnouche Barzegar.
Tout juste arrivé en Afrique du Sud, la famille Safire, parents et enfants, défend leur dernier carton. Immigré aux États-Unis depuis plus de 20 ans, ces Sud-Africains ont décidé de rentrer au pays pour de bon. Parmi nos critères pour décider si ça allait devenir notre lieu de résidence permanent, il y a l'éducation, le coût de la vie, à quel point on apprécie le lieu et jusqu'à présent toutes les cases sont cochées.
Je pense que les gens partent parce qu'ils veulent une vie meilleure pour leurs enfants. Ils veulent se sentir plus en sécurité. Mais vous ne pouvez pas remplacer ce qui compte vraiment dans votre cœur.
On ne peut pas dicter ce qui nous rend heureux. Alors, on part puis on revient parce qu'au final c'est ici qu'on est chez soi. Et cette famille du Cap est loin d'être un cas isolé.
On a constaté une hausse significative du nombre d'expatriés sud-africains vivants à l'étranger qui souhaitent rentrer en Afrique du Sud et continuer à travailler pour leurs employeurs étrangers. On leur a demandé les raisons de leur retour et les réponses sont très diverses. Les plus évidentes sont la famille, les amis et l'ambiance en Afrique du Sud.
Mais le coût de la vie et le niveau de vie sont aussi considérés comme élevés en Afrique du Sud. Des retours au pays qui viennent démentir les accusations de persécution des Sud-Africains blancs proférées par le président américain Donald Trump notamment lors d'une rencontre organisée en mai dernier à la Maison Blanche avec son homologue sud-africain Cyril Ramaposa. Et ce mardi, moins d'un mois après avoir pris ses fonctions à Prétoria, le nouvel ambassadeur américain a ravivé les tensions entre Washington et Pretoria.
On perd patience. Nous n'obtiendrons peut-être jamais de clarification concernant le champ tuer les bourgs que nous considérons comme un discours de haine. Je suis désolé mais qu'importe ce que disent vos tribunaux, c'est un discours de haine.
Nous estimons aussi que l'expropriation est avérée. Le gouvernement sud-africain doit prendre ses responsabilités. Rejet du champ antiappartide, critique des politiques de discrimination positive et accusation de racisme inversé.
La réaction de Prétoria ne s'est pas fait attendre. À cet égard, nous avons convoqué l'ambassadeur des États-Unis, monsieur Bell, afin qu'il s'explique sur ses propos non diplomatiques. Les relations bilatérales entre les deux pays sont fortement dégradées, notamment depuis la plainte pour génocide à Gaza déposée par Prétoria contre Israël devant la justice internationale.