[Musique] Bonjour David Lenoc, vous êtes responsable du pôle marketing produit chez GRDF. La recherche et développement joue un rôle clé dans l'évolution des usages du gaz, notamment pour accompagner la transition énergétique et répondre au défis de la décarbonation. GRDF s'investit dans de nombreux projets dans ce sens et au sein de votre direction, vous êtes en charge de l'enjeu RED GRDF qui s'appelle renforcer les performances techniques environnementales des usages du gaz.
Est-ce que vous pourriez nous expliquer en quoi ce program enfin ces programmes de recherche et développement et cet enjeu dont vous avez la charge répond au projet d'entreprise mission décarbonation ? Alors en effet, on travaille sur un certain nombre d'axes d'enjeux de recherche et développement et notamment autour des toutes les actions aval compteur, c'est-à-dire après le compteur, donc plutôt chez les clients. On est sur le 3è axe, 3è pilier de notre projet mission décarbonation de GRDF qui vise à accompagner les projets de décarbonation chez nos clients.
On cherche donc des innovations, des optimisations, des nouveaux concepts pour accompagner nos clients clients dans le bâtiment résidentiel et tertiaire mais également dans l'industrie pour les aider à décarboner leurs usages usage du gaz en cherchant avec eux des nouvelles solutions pour produire de la chaleur et produire de l'eau chaude. Du coup, cet enjeu, il me fait penser à un projet qui est développé, enfin qui est suivi au sein de votre direction, la chaudière bacarbone. Est-ce que vous pourriez déjà nous expliquer en quoi consiste ce projet ?
Alors le petit nom de cette chaudière bacarbone, c'est le projet choc. cette chose d'IRCOC qui est destinée aux industriels qui cherchent bien sûr des nouvelles façons de décarboner leurs usages. Ce projet Choc, c'est un projet multipartenaire qui vise à à concevoir et réaliser un prototype d'une chaudière vapeur qui décarbone en concentrant ses fumées.
On a on sait quand on brûle consomme du gaz, on a du CO2 en sortie de chaudière. Là, tout l'enjeu, c'est d'aller le capter, le capturer ce carbone et de l'utiliser. C'est ce qu'on appelle le CCU carbon capture utilization ou le séquestrer.
CCS carbon capture storage. On on vient dans ce cas-là décarboner, supprimer cette source de pollution euh mondiale qui est le CO2 en en en trouvant une autre utilisation, un autre usage ou en l'enfermant, en le capturant. Et donc ce projet euh ça a réuni consortium de 16 partenaires à la fois des équipementiers, des énergéticiens mais également des clients potentiels qui sont déjà intéressés par le concept qui pourraient installer cette chaudière vapeur.
Et donc sur de années maintenant, on a conçu avec des partenaires équipementiers cette nouvelle chaudière qui qui permet d'abattre finalement le carbone en en sortie en sortie de process. Mais est-ce que vous pourriez peut-être rentrer un peu plus dans les détails techniques de comment elle fonctionne et quels sont les principes que l'on a derrière cette chaudière choc ? Cette chaudière choc s'appuie sur ce qu'on appelle l'oxycombustion.
Un brûleur classique consomme du gaz, un combustible et de l'air. Ici, on a besoin d'avoir en sortie de système du CO2 assez pur, assez concentré en tout cas pour pouvoir ensuite le séquestrer et pouvoir l'utiliser. Euh l'idée, bah c'est c'est de pouvoir euh substituer l'air comburant par de l'oxygène.
Donc on enlève l'azote de l'air pour obtenir cet oxygène. Et donc du gaz avec de l'oxygène donne de la chaleur et du CO2 et du CO2 assez pur donc assez concentré et du coup on arrive avec des fumées avec du CO2 concentré à à 90 95 % qui est beaucoup plus simple en terme de procédé ensuite de capture et de liquéfaction pour pouvoir l'utiliser ou le ou le séquestrer. Donc si je reformule en fait c'est donc une chaudière à l'intention du secteur industriel pour générer de la vapeur.
Mais du coup quels sont les secteurs industriels qui peuvent être intéressés par ce type d'équipement ? Alors il y a différents clients. On pense par exemple au monde de l'agroalimentaire.
Typiquement les boissons gazeuses qui utilisent du CO2 euh vont pouvoir par ces procédés donner une seconde vie finalement au carbone qui aurait été utilisé pour produire la la de la vapeur pour industrielle. Mais c'est aussi le secteur de la chimie. Euh c'est aussi la la le secteur des des producteurs de carburants alternatifs, carburant synthétiquo aussi de cette atome carbone et du CO2 pour produire de nouveaux carburants.
Euh voilà un certain nombre d'industriels et de clients qui pourra avoir un intérêt non seulement parce qu'ils ont un besoin de vapeur d'eau chaude mais aussi de de décarbonation. Donc aujourd'hui cette chaudière bas carbone donc à quelle étape elle est ? Elle est encore en laboratoire ?
Elle est déjà expérimentée chez des clients. Alors, c'est un prototype, c'est-à-dire que là, on est en train de finaliser l'assemblage finalement de différentes briques, des différentes briques. Un brûleur, une chaudière, une partie séquestration capture de carbone sur un site industriel.
C'estàd qu'on est directement dans une chaufferie avec des clients, des clients vapeur euh qui euh ont ce prototype sur leur site et qui va produire une partie de la chaleur en se décarbonant, limite sans le savoir parce que ce ce cette chaudière vient bien sûr euh en adosser à d'autres productions de chaleur et de vapeur pour pas avoir d'impact négatif sur le process industriels en place. Mais voilà, ce prototype est pratiquement en finalisation parce qu'on va inaugurer au mois de juin ce prototype avec l'ensemble des partenaires en attendant une commercialisation qui pourra si la phase de test qui va durer entre 6 mois et 1 an son concluant euh va pouvoir être commercialisé et porté pour remplacer pourquoi pas toutes les chaudières au clients industriel. Donc aujourd'hui, cette chaudière, c'est un projet, cette chaudière bacarbone est un projet qui est suivi au sein de vos équipes de la direction marketing, communication et relation filière de GRDF.
Vous utilisez du coup une méthode aussi de de travail de par recherche et développement orienté hein sur un consortium. Est-ce qu'il y a d'autres méthodes d'innovation que vous utilisez au sein de de vos équipes pour de pour d'autres projets de recherche et de développement ? Là, l'innovation, elle est certes technique, technologique.
C'est l'assemblage de de composants, de compétences euh qui font cette cette nouvelle façon finalement de produire la vapeur des carbonés. L'innovation, c'est aussi euh ici dans le fait de réunir des partenaires. C'est un énorme euh projet multipartenaire avec des compétences très divers.
Je le disais, des fabricants, mais aussi des acteurs de monde de l'énergie, des universitaires aussi. qui travaille et c'est le fait de réunir ces compétences qui sont complémentaires finalement au service d'un objectif qui est qui est la décarbonation de nos clients qui est aussi en soi une innovation et puis un challenge aussi hein. Réunir différents acteurs qui n'ont a priori pas les mêmes objectifs et et pas forcément les mêmes ambitions.
Réussir à les réunir autour d'un projet commun et collectif est également un enjeu. Dans les autres méthodes d'innovation euh que vous utilisez, que vous mettez en œuvre au sein de votre direction, il y a également la méthode des appels à projet euh pour cibler euh des problématiques auprès euh de PME innovantes ou de start-up. Vous avez un un appel à projet qui est en cours.
Est-ce que vous pourriez nous expliquer sur quel type de projet euh vous allez travailler avec ces futurs lauréas ? Alors, je crois d'ailleurs que c'est le 59e appel à projet lancé par GRDF sur cette thématique donc orientée usage. En fait, c'est assez simple pour nous, c'est-à-dire qu'on identifie une problématique quelque part, on la pose sur la table et on appelle nos partenaires, nos clients, aidez-nous à trouver des solutions et aider-nous à résoudre cette problématique.
La problématique que l'on que l'on cherche à résoudre avec cet appel à projet est assez simple. On a aujourd'hui des systèmes qu'on appelle hybrides, des pompes à chaleur hybrides qui viennent combiner de manière intelligente une chaudière gaz et une pompe à chaleur électrique. On le sait tous, une pompe à chaleur électrique a cette particularité d'avoir un équipement à l'intérieur du logement mais également à l'extérieur.
Ces fameux modules qui sont en façade ou posé au sol à l'extérieur. Dès qu'on arrive sur un appartement, un appartement individuel qui a une chaudière et qui souhaiterait évoluer vers une pompe à chaleur hybride, et bien vient la question de où est-ce que je mets ce module extérieur quand je suis dans un appartement en étage, est-ce que je le mets sur le balcon ? Est-ce que je le mets sur ma façade ?
Ça pose forcément des impacts en terme de nuisance sonore visuelle aussi. Euh et du coup là l'idée la problématique qu'on a identifié c'est comment faire pour s'affranchir de ce module extérieur extérieur ? Comment faire pour que les calories qu'on vient chercher avec ce système thermodynamique à l'extérieur comment est-ce qu'on arrive à le mettre à l'intérieur du logement ?
Et c'est tout tout l'enjeu en fait de cet appel à projet et c'est pour ça qu'on a appelé des groupements d'industriel, des fabricants pour nous proposer des dossiers pour nous aider à trouver des solutions techniques pour réunir au sein de l'équivalent d'une chaudière murale. Donc dans une cuisine, on visualise très bien à quoi ressemble une chaudière murale. Et du coup dans cet emplacement pouvoir le remplacer par une pompe à chaleur hybride et du coup mettre à l'intérieur bah tout ce qui fait une pompe à chaleur et une chaudière.
Merci beaucoup David Lenoc d'être intervenu dans notre série de podcast produite par la direction de la recherche et développement et de l'innovation de GRDF. Et du coup, on a hâte de vous réinviter pour suivre les avancées de cet appel à projet qui va bientôt se clôturer. Merci à vous.