862 millions volatilisés. C'est ce qu'a perdu Junia, l'une des startups qu'on su nommé l'Amazon africain, la fierté du continent africain. Sauf que ces créateurs n'avaient jamais mis pied sur le continent africain.
Deux consultants parisiens, zéro expérience du terrain, mais une idée folle conquérir un marché de plus d'un milliard de personnes. 1 milliard. Comme quoi, les limites, c'est nous-mêmes qui les mettons.
Le plus fou, c'est que ça marche. En quelques années, il lève plus d'un milliard de dollars. Les plus gros investisseurs se battent pour mettre l'argent dedans.
Et en 2019, c'est la consécration. Dumia entre New York en bourse. C'est la première start-up africaine à atteindre Wall Street du jamais vu.
Ils entrent dans la cour des grass. Sauf que 3 semaines plus tard, tout s'effondre. L'action perd 70 % de sa valeur.
Des chiffres qui ne collent pas, des cfondateurs qui disparaissent mystérieusement et surtout 862 millions de pertes que personne ne peut expliquer jusqu'ici. Comment deux consultants parisiens ont réussi à faire croire au monde entier qu'ils avaient créé l'Amazon africain et surtout que s'est-il réellement passé ? Voici l'histoire du plus gros flop de la première licorne africaine.
Pour comprendre cette histoire, il faut remonter en 2012. À cette époque, l'Afrique tout le monde s'en fichait, les investisseurs, il regardait la Chine, l'Inde, l'Asie du Sud-Est, l'Afrique. Trop risqué.
C'est l'idée perçue jusqu'aujourd'hui. Sauf que deux mecs ne voient pas les choses de cette façon. Sacha Poignonek et Jérémy Odara, deux français, la trentaine, tous les deux sortis de des grandes écoles parisienne passé par Miné le cabinet de conseil le plus prestigieux du monde, le genre de type à qui on promet des carrières fulgurantes dans la finance ou dans le consulting et qui aurait pu rester à Paris tranquillement conseiller des millions de patrons dans leur bureau à Paris et des centaines de patrons dans le cas 40.
Le 40, c'est la bourse française. Mais alors, ils ont eu une autre idée en tête, une obsession même. Il regardent l'Afrique et il voi ce que personne ne voit ou alors ce que personne ne veut voir.
Un continent d'un milliard de personnes, une classe moyenne qui explose, des téléphones un peu partout et zéro concurrence. Amazon n'y est pas, Alibaba n'y est pas, Ciskunt n'y est pas. Alors le terrain est complètement vide.
Leur raisonnement est simple, presque mathématique. Arriver à créer l'Amazon africain avant tout le monde et enfin devenir millionaire. Mais il y a un problème, un énorme problème même.
Ils n'ont jamais mis les pieds en Afrique. Ils ne connaissent pas le terrain. Ils ne parlent aucune langue locale.
Ils n'ont aucune idée de comment fonctionne le e-commerce là-bas et surtout ils n'ont pas assez d'argent pour se lancer. C'est bien le prisme de tous les entrepreneurs. Ils vont voir roquet internet et vous allez comprendre le rôle de Rocket Internet dans cette histoire.
Rocket Internet est une boîte allemande fondée par trois frères les Samuel Olivier, Marc et Alexander. Et ces mecs-là sont connu pour un truc en particulier. Copier les modèles américains qui marchent et les implanter dans des différents marchés où ça n'existe pas encore.
Leur recette est simple. Il regarde ce qui marche et cartonne aux États-Unis et il le copie très pourit. Ils injectent des millions, ils écrasent la concurrence et le revendent totalement quelques années plus tard avec une plusvalue énorme qui vont se faire au passage.
Parfois même ils le revendent aux entreprises américaines qu'ils ont copié. Ils ont fait ça avec Zalando en Europe, une copie de Zapost. Ils ont fait ça avec l'Azanda en Asie, une copie d'Amazon.
Vu leur expertise, Rocket Internet dit oui, on y va pour l'Afrique. En 2012, Dumia se lance à Legos, au Nigéria, le pays le plus peuplé d'Afrique. 200 millions d'habitants, un marché gigantesque, un paris énorme, un paris fou selon certains.
Mais dès le départ, il y a un truc bizarre, un truc qui aurait dû alerter tout le monde parce que quand Jumia se présente au monde, ce ne sont pas Sacha et Jérémy qui sont mis en avant. Les visages de Jumia, ce qu'on voit dans les médias, ceux qui font des interviews, ce sont ceux de deux africains. Tunde Keinde, un nigérien diplômé de Harvard et Raphaël Affaedor, un gagnien.
Sur le papier, ce sont eux qui incarnent la success story africaine. C'est pratique pour l'image, c'est pratique pour vendre le rêve, c'est pratique pour dire "Regardez, c'est une vraie start-up africaine fondée par des africains pour des Africains. Pourtant, les fondateurs sont dans l'ombre.
" Sauf que quelques années plus tard, ces deux Africains-là vont disparaître de façon bizarre dans les histoires officielles comme s'ils n'ont jamais existé. Effacés mais on y reviendra pour l'instant. Concentrons-nous sur l'ascension de Jumia parce que là l'histoire devient vraiment croustillante.
Au début Jumia galère, c'est normal parce que faire du e-commerce en Afrique, c'est un cauchemar logistique. Rien à voir avec Amazon aux États-Unis ou ses discours en France. Nous connaissons tous les réalités de nos pays.
Les routes ne sont pas en bon état. Les adresses postales n'existent quasiment pas. Tu commandes un colis, le livreur doit t'appeler pour savoir tu habites où, quel est le numéro de la rue, pas de code postal.
La plupart des gens n'ont pas de carte bancaire et la connexion à internet quand elle existe, elle est très instable. Jumia trouve quand même une solution. C'est là que il faut quand même leur reconnaître un certain génie, une vraie capacité d'adaptation.
Pas de carte bancaire, pas grave, on invente une solution de paiement, le paiement à la livraison. Le livreur arrive devant chez vous et tu lui donnes les biais, il te donne le colis. Simple, efficace, adapté au terrain.
Pas d'adresse postale, le livreur t'appelle. Tu es à quel niveau ? Tu es séparé de quel marché ?
Je viens te livrer internet trop lent, on optimise le site pour qu'il marche même avec une connexion 2G totalement pourri. Petit à petit, contre toute attente, la mayonnaise prend quand même. Jumi a 7 ans au Nigéria d'abord, puis en Égypte, puis au Maroc, puis au Kenya, puis en Côte d'Ivoire, en Tunisie, puis l'Algérie.
En quelques années, la startup s'est implantée dans 14 pays africains, une expansion fulgurante et les investisseurs commencent à affluer d'abord tout doucement puis massivement. Orange met de l'argent dedans. AXA qui est fait dans les assurances met de l'argent dedans.
Goldman Sax met de l'argent dedans. Le géant MTN met de l'argent dedans. Même Per Ricard investit.
Tout le monde veut la part du gâteau. Tout le monde veut le prochain Amazon africain. Au total du mi lève plus d'un milliard de dollars.
1 milliard c'est du jamais vu pour une start-up africaine. Personne n'avait fait cela avant. Je dis bien personne.
Et les médias adorent cette histoire. L'Amazon africain, la licorne africaine, le réveil de tout un continent. La preuve que l'Afrique peut jouer dans la cour des grands.
Les gros titres s'enchaînent. Forbs, Bloomberg, Financial Times, le monde, tout le monde en parle. Jumia devient le symbole d'une Afrique moderne connectée qui rattrape son retard technologique.
C'est une belle histoire. C'est l'histoire que tout le monde a envie d'entendre. C'est l'histoire que tout le monde a envie de croire.
Sauf que en 2016, Dumia dépasse le milliard de dollars de valorisation. C'est officiel, c'est la première licorne africaine de l'histoire. Un moment historique pour tout le continent.
Mais derrière les gros titres, derrière les levet de fond au record, derrière les sourires des fondateurs sur les photos de presse, il y a une réalité que personne ne veut voir ou alors personne ne regarde en face. du Mia perd de l'argent, beaucoup d'argent, énormément d'argent même. Chaque année, les pertes s'accumulent 100 millions d'euros parci, 150 millions d'euros par là, 200 millions d'euros l'année suivante.
Le modèle économique ne fonctionne pas vraiment. Les marges sont trop faibles, la logistique coûte beaucoup trop cher, les clients ne reviennent pas assez et la concurrence locale commence à émerger. Mais personne ne s'inquiète réellement de ça parce que c'est la règle dans la tech.
On brûle du cash pour conquérir le marché et on devient rentable plus tard. Amazon l'a fait pendant plusieurs années avant de devenir le monstre qu'on connaît aujourd'hui. Jeff Bezos a perdu beaucoup d'argent pendant presque 20 ans avant de devenir l'un des hommes les plus riches du monde.
Sauf que Jumia ce n'est pas Amazon et l'Afrique ce n'est pas les États-Unis. Ça personne ne veut le voir, du moins pas encore. On est en avril 2019 et c'est le grand jour.
Jumia entre en bourse à New York sur la NYS, la bourse la plus prestigieuse du monde. Celle où les entreprises les plus grandes sur la planète sont côté, Apple, Google, Amazon et maintenant Jumia. C'est la première startup africaine à atteindre le monde de Wall Street du jamais vu.
Aucune boîte africaine n'avait atteint cela. C'est historique. L'action proposée était de 14,50 et dès l'ouverture des marchés, c'est la folie totale, la frinésie.
Le cours explose, les ordres d'achat affluent de partout. En quelques jours à peine, l'action grimpe jusqu'à 46 dollars. Jumia est valorisé à 1,9 milliards de dollars, presque 2 milliards de dollars.
Les fondateurs sont des héros, des visionnaires, des génies. Les médias du monde entier parlent du miracle africain. Les investisseurs qui avaient mis de l'argent au début se félicitaient d'avoir eu le flair.
Tout le monde était en joie, en extase. On a fait la bonne affaire. C'est la consécration, l'apothéose, le sommet de la montagne.
Sauf que 3 semaines plus tard, tout bascule. Un fond d'investissement africain, Citroon Research publie un rapport, un rapport de quelques pages, rien de plus. Mais ce qui révèle dedans fait l'effet d'une bombe dans le petit monde de la tech africaine.
Selon eux, Jumia a menti sur le nombre de clients actifs annoncés aux investisseurs étaient gonflés artificiellement. Les chiffres auraient été manipulés pour paraître plus impressionnants qu'il ne l'était vraiment. Les transactions sur la plateforme beaucoup seraient tout simplement fictives.
Des commandes passées par des employés de Jumia eux-mêmes pour gonfler les statistiques. C'est quand même fou. Certains vendeurs présents sur le site n'existeraient même pas du tout.
Ce serait des fantômes, des coquilles créés pour donner l'illusion d'un catalogue bien fourni. En gros, Citon Research accuse Jumia d'avoir fabriqué les chiffres de toute pièce pour séduire les investisseurs et faire monter l'action en bourse. De la fraude pure et simple selon eux.
La réaction des marchés a été immédiate, brutale. L'action s'effondre tout de suite. En 3 semaines, elle perd jusqu'à 70 % de sa valeur.
Les investisseurs qui avaient acheté au sommet panique et vendent en catastrophe. C'est la débandade totale. Sauf qu'il peut.
Dumi se défend comme elle peut. La direction parle d'erreurs isolées de quelques employés malhonnêtes qui auraient comploté dans leur coin sans que personne ne soit au courant. Pas de problème systémique, disent-il, juste quelques brebis galeuses.
Mais le mal fait, la confiance est brisée et quand la confiance est brisée sur les marchés financiers, elle ne revient plus. Les pertes commencent à s'accumuler 200 millions d'euros par an, 250 millions par la suite puis 300 millions. Au total, depuis sa création, Jumia a perdu 862 millions d'euros, presque 1 milliard parties en fumée.
Mais il y a un autre élément qui fait débat, la structure même de Jumia. Quand on regarde les faits, le siège est à Berlin. L'entreprise est enregistrée en Allemagne.
La cotation se fait à New York. Les fondateurs vivent à Paris et à Dubaï et les condateurs africains qu'on mettait en avant au début, Tunde et Raphaël ont quitté l'entreprise il y a longtemps, effacé de l'histoire complètement. Tunde qui d'ailleurs pour parler de lui a fondé sa propre boîte de logistique après son départ de Jumia comme s'il avait compris quelque chose.
Oui, 99 % des employés travaillent en Afrique. Les clients sont africains, les entrepôts sont à Legos, auer à Casablanca. Jumia a cré d'emplois et a développé des infrastructures là où il y en avait pas.
Certes, on peut leur concéder cela. Mais l'histoire qu'on nous a vendu pendant des années, celle de la startup africaine qui a conquéri le monde, cette histoire là était arrangée en béli pour du marketing. Et ce storytelling, des millions de personnes y ont cru.
Des investisseurs ont mis beaucoup d'argent dedans, parti en fumée et des rêves ont été brisés. Avril 2024, 5 ans pour jour après l'entrée en bourse à New York. L'action du MIA vaut aujourd'hui 4 dollars, pas 46 comme elle était au sommet, pas 30, pas 20, pas 10.
Je vous parle de 4 dollars. Pour ceux qui avaient acheté au plus haut calcul 10000 € investis en avril 2019, il reste moins de 900 € 90 % parti en fumé. Et le pire, c'est que personne ne les avait prévenu.
Au départ quand Jumia est entré en bourse, les analyses de Wall Street étaient unanime. L'Amazon africain, le paris du siècle, l'opportunité d'une génération. Goldman Sax recommandait même l'achat.
Les médias financiers s'enflammaient sur Jumia. 3 semaines plus tard, le rapport de Citron Research sortait et tout s'effondrait. Aujourd'hui, l'entreprise existe toujours.
Elle n'a pas fait faillite mais elle a dû tout restructurer. Duumi à food fermé, la Tanzanie abandonné, le Cameroun abandonné, des centaines de licenciements. L'entreprise qui voulait conquérir un continent s'accroche maintenant à une petite poignée de marché.
En 2024, la première fois de sa création, Jumia annonce que ses pertes diminuent. La direction parle d'un chemin vers la rentabilité. Certaines analyses recommencent à s'intéresser au dossier.
L'action remonte légèrement de 4 dollars puis 5 puis 6 dollars. Pour ceux qui ont acheter à 46, c'est trop tard, l'argent est parti, il ne reviendra jamais. Sacha et Jérémy eux sont toujours aux commande, toujours à Berlin.
Ils ont traversé la tempête. L'entreprise a survécu. Leur réputation aussi plus ou moins entaché, plus ou moins elle a survécu.
Mais cette histoire pose une question que tout investisseur devrait se poser avant même de mettre son argent quelque part. 862 millions d'euros de perdus, une action qui s'effonde à 95 %. des acquisitions frauduleuses, des chiffres gonflés, des identités fabriquées et pourtant des années tout le monde applaudit, les médias, les analystes, les plus grands de banques d'investissement, tout le monde.
Personne n'a posé la bonne question, voir les bonnes questions. Personne n'a vérifié les chiffres. Personne n'a regardé où était vraiment le siège, qui contrôlait réellement l'entreprise, d'où venaient vraiment les fondateurs, avaient-il compris de quoi le métier avait besoin ?
Où allez-vous mettre vraiment votre argent ? Tout le monde voulait croire à la belle histoire, l'Amazone de l'Afrique, la licorne africain, le rêve. Et quand le rêve s'est effondré, ce sont des milliers d'investisseurs qui ont payé le prix fort.
862 millions d'euros volatilisés. C'est l'histoire de la première licône africaine, d'un rêve vendu au monde entier et d'une question que personne n'a osé poser dans le temps. Est-ce que c'était un rêve ou un mensonge ?
Peut-être les deux. C'est justement pour éviter ce genre d'erreur qu'il faut se former. Il faut savoir dans quoi on met son argent.
Avant de vous lancer dans un business quelconque, il faut comprendre le business et puis venir mettre son argent dedans. Les marchés financiers, ça existe en Afrique. Il y a plusieurs places boursières en Afrique.
Mais avant de vous lancer, formez-vous. La BRVM aujourd'hui, la bourse régionale des valeurs mobilières, c'est une place boursière africaine qui est précisément dans l'Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui, elle regroupe h pays.
Vous pouvez aussi venir investir dans cette bourse et gagner de l'argent. Je propose une formation complète et un accompagnement personnalisé pour vous aider à faire vos premiers pas dans la BVM. commencer à placer votre argent de façon sereine afin que vous aussi vous pouviez commencer à profiter des bénéfices de ces entreprises là qui sont côté sur le marché west-africain.
Si tu veux en savoir plus, le lien est dans la bio de cette vidéo. On se dit à bientôt pour la prochaine vidéo.