La planète manque déjà d'eau douce dans de nombreuses régions. Selon les Nations-Unies, le monde est entré, je cite, dans une ère de faillite mondiale de l'eau avec certaines conséquences irréversibles. Mais alors, qu'est-ce que cela implique concrètement ?
Quels sont les risques et comment y remédier ? Salut, c'est Hugo et c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes. Depuis plusieurs années, les scientifiques alerte sur une crise mondiale de l'eau.
Et cette crise, elle ne concerne pas l'eau de mer mais bien l'eau douce qui est issue des montagnes, rivières, lacs ou nappes fréatiques. L'eau douce très peu salée, elle est indispensable à la vie humaine contrairement à l'eau salée des océans. Le problème c'est que d'un côté les besoins en eau douce augmentent en raison notamment de la population qui augmente ce qui a un impact notamment sur l'alimentation et sur l'agriculture mais pas que.
Et de l'autre côté et bien les ressources en eau diminuent et se dégradent. Parmi les causes principales, il y a le changement climatique qui accentue les sécheresses qui sont de plus en plus fréquentes et intenses. Et d'autres activités humaines comme la déforestation ou la pollution des sols ont créé des dommages irréversibles à l'approvisionnement en eau.
Alors en soit, tout ça c'est pas nouveau, à un détail tout de même de près et selon un nouveau rapport qui a été publié ce mardi par le directeur de l'Université des Nations- Unies pour l'eau, l'environnement et la santé. Et bien en fait selon eux le terme de crise de l'eau et bien il n'est plus adapté à la situation aujourd'hui dans de très nombreuses régions. En effet, si on parle de crise de l'eau et donc ici de crise, ça pourrait souligner ou faire comprendre que c'est un choc temporaire avant finalement un rétablissement.
Par exemple, après une sécheresse, un retour à l'équilibre pourrait être possible via les pluies. Mais aujourd'hui et bien il y a de nombreux écosystèmes d'eau qui s'aenuisent et qui ne parviennent plus à retrouver leur état initial en atteignant donc des points de non retour. Et là donc c'est pas une crise passagère, c'est un problème durable.
Et en fait les chercheurs de l'étude viennent même jusqu'à comparer etth bien la situation actuelle à la question de la finance. En fait, ils comparent les lacs, les rivières ou encore les glaciers à une sorte de compte en banque. Le problème, c'est que les humains prélèvent trop dans ses comptes qui ne se régénèrent donc plus comme avant.
et sans pouvoir compenser ses prélèvements. Le monde fait donc face à une faillite. Une faillite pas en argent donc, mais en eau.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette faillite, elle n'est pas uniforme partout sur la planète, mais que de nombreuses sociétés ont déjà franchi un seuil critique. Selon le rapport, la moitié de l'humanité fait face à une grave pénurie d'eau au moins 1 mois par an et 75 % de la population vit dans des pays en situation d'insécurité hydrique. Ce que ça veut dire concrètement, c'est que des situations où l'eau n'est donc pas garantie de manière sûre ou suffisante.
Et aujourd'hui, les régions les plus affectées par ces pénurides d'eau ou par ces sécheresses, c'est le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, l'Asie du Sud ou encore le Sud-Ouest des États-Unis. Mais c'est loin d'être exhaustif et en France aussi, on a été évidemment extrêmement touché. L'étude soulligne d'ailleurs la disparition à grande échelle des zones humides, donc des zones où l'eau est présente en surface ou dans le sol de façon permanente ou temporaire.
Environ 410 millions d'hectares ont disparus au cours des 50 dernières années. Rendez-vous compte, c'est presque l'équivalent de la superficie de l'Union européenne. Autre point par ailleurs qui est très peu connu, mais c'est le fait que un/art de la population mondiale réside sur des sols qui s'affessent en raison notamment de la surexploitation de l'eau souterraine.
En effet, l'eau qui est utilisée, elle est souvent récoltée dans les nappes fréatiques qui sont donc des réserves d'eau souterraines naturelles qui se rechargent notamment en théorie par la pluie lorsqu'il n'y a pas de sécheresse. Mais je vous le disais, avec les sécheresses qui sont causées par le changement climatique, causé lui-même par l'homme et en parallèle et bien l'humain qui utilise trop d'eau, et bien on se retrouve avec des poches souterraines qui s'effondrent sur elles-même, ce qui les empêche encore plus de se recharger et ce qui contribue donc à l'affaissement des sols sur de nombreux territoires du monde. Et dans certaines villes, par exemple Jakarta en Indonésie ou encore Mexico au Mexique, parfois le sol, il s'affesse d'environ 25 cm par an et ça peut d'ailleurs avoir un impact sur les habitations et sur les infrastructures.
Alors, on a déjà eu l'occasion d'en parler à de très nombreuses reprises sur la chaîne. Tout ça, ça a évidemment des conséquences environnementales, des conséquences après à tout point de vue et bien en matière de biodiversité, en matière de santé, on a déjà eu l'occasion d'en parler. Ça a aussi des conséquences importantes d'un point de vue géopolitique.
Il y a des tensions déjà dans de nombreuses régions du monde sur la captation et l'utilisation de l'eau avec parfois des conflits entre certains pays. On peut penser par exemple au conflits entre l'Inde et le Bangladesh qu'on avait déjà analysé sur la chaîne. Alors maintenant, vous l'aurez compris, il y a une responsabilité humaine qui est immense dans cette situation.
Selon le directeur de l'Université des Nations- Unies pour l'eau, il faut, je cite, stopper l'hémorragie. Il appelle par exemple à repenser le secteur agricole qui est à l'origine de près de 70 % des prélèvements d'eau sur la planète. Dans le secteur de l'alimentation, il y a aussi évidemment certaines choses qui consomment davantage, notamment l'élevage.
Il y a aussi un enjeu selon le rapport, je cite, de reconstruction active des systèmes naturels qui stockent et régulent l'eau. Là, on peut penser par exemple aux forêts. Et évidemment, au-delà de tout ça, il y a une question très claire qui se pose sur la question de nos modes de vie, d'autant que notre mode de vie a évidemment un impact sur l'utilisation de ressources avec notamment une corrélation très forte entre niveau de richesse et impact sur la planète.
Tout ça, on a déjà eu l'occasion de l'analyser à partir de travaux scientifiques sur la chaîne. Bref, l'eau douce est absolument vital et à une époque où un président des États-Unis dont on parle beaucoup ces derniers jours ni en bloque l'impact de l'homme sur le changement climatique à rebour du consensus scientifique sur le sujet et dit que c'est une arnaque. Ça me semblait intéressant de se pencher sur les travaux de scientifique sur un sujet aussi crucial pour l'humanité.
On continuera évidemment à vous informer sur le sujet. Je vous laisse avec Sami pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous.
On commence avec cette première actu. Le président des États-Unis, Donald Trump, s'est exprimé en Suisse ce mercredi au forum économique de Davos. Une réunion annuelle entre patron de multinational, banquier, milliardaires, intellectuel et chef d'état.
Alors, sa parole était très attendue surtout depuis ses déclarations sur le Groenland et ses menaces de surtaxe aux pays qui ne le soutiennent pas. Je vais pas pouvoir tout résumer car il s'est exprimé sur de nombreux sujets. Mais concernant le Groenland, il a affirmé qu'il n'avait, je cite, pas envie d'avoir recours à la force pour mettre la main sur le territoire.
En revanche, il a ajouté que si les États-Unis devaient y recourir, il serait inarrêtable, tout en répétant qu'il ne souhaitait pas le faire. Le président américain a aussi estimé que le Groenland ne représenterait pas une menace pour l'OTAN, cette alliance politico-militaire des pays occidentaux. Mais au contraire, qu'un contrôle américain renforcerait la sécurité de l'alliance.
Selon lui, aucun pays ne serait aujourd'hui capable de protéger le Groenland, à l'exception des États-Unis. Je vous mets des liens en description si vous voulez savoir tout ce qu'il a dit. Et au passage, vu qu'on parle de Donald Trump, dans le cadre des tensions entre l'Europe et les États-Unis autour du Groenland, la France a demandé un exercice de l'OTAN sur le territoire et c'est dites prêt, je cite, à y participer.
Selon un communiqué de l'Élysée. On ne sait pas exactement en quoi consisterait cet exercice. Plusieurs pays européens dont la France, l'Allemagne ou encore le Royaume-Uni ont déjà envoyé des troupes au Groenland pour un exercice militaire.
L'objectif affiché est de s'entraîner à opérer dans des conditions climatiques extrêmes et renforcer la capacité à défendre le Groenland. Un exercice qui est lui donc organisé en dehors du cadre de l'OTAN. Deuxième actu et c'est une première victoire pour les opposants à l'accord de libre échange entre l'UE et les pays sud-américain du Mercosur.
Le Parlement européen a approuvé ce mercredi la saisie de la Cour de justice de l'Union européenne, le plus haut tribunal de l'UE. Pour que vous compreniez bien, l'accord a bien été signé officiellement au Paraguay, mais il n'est pas encore appliqué. Pour entrer en vigueur, il doit d'abord être approuvé par le Parlement européen.
Sauf qu'avant de voter sur le fond de l'accord, les eurodéputés ont débattu ce mercredi sur une autre question. Faut-il demander l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier que le texte respecte bien les traités européens ? Et ils ont donc voté à majorité oui et cette démarche a surtout été soutenue par des élus opposés à l'accord notamment en France et en Pologne.
Alors maintenant, quelle est la suite ? Et bien la Commission européenne peut tout de même appliquer le traité à titre provisoire si elle le souhaite et si la Cour de justice de Lieu accepte d'examiner le texte, tout le processus sera mis en pause le temps qu'elle rende son avis. Concrètement, ça pourrait repousser le vote final de 12 à 18 mois.
Et si la Cour juge l'accord incompatible avec le droit européen, il ne pourra pas entrer en vigueur, sauf s'il est modifié. 3è actu, un nouvel accident de train a fait au moins un mort et 37 blessés dont cinq pour des blessures graves ce mardi au nord-est de l'Espagne. Le bilan est encore provisoire.
Selon les médias locaux, la personne décédée serait le conducteur du train. En fait, à la suite d'une tempête dans la région, un mur de soutenement qui sert à maintenir la terre aux abords de la voie ferrée s'est effondré sur celle-ci. Le train est alors entré en collision avec.
Cet accident intervient 2 jours seulement après la collision entre deux trains à grande vitesse au sud de l'Espagne qui a fait 43 morts et 150 blessés. L'Espagne est encore en période de deuil national. 4e actu, une proposition de loi visant à mettre fin à la notion de devoir conjugal a été examinée ce mercredi par l'Assemblée nationale.
Elle a été déposée par la députée écologiste Marie-Charlotte Garin et le député du groupe Horizon Paul Christophe. Le devoir conjugal, c'est une ambiguïté juridique qui signifie qu'il y aurait une obligation d'avoir des relations sexuelles au sein d'un couple marié. Et donc cette proposition de loi fait suite à une condamnation de la France en 2024 par la Cour européenne des droits de l'homme qui est la plus haute juridiction européenne.
Elle a condamné la France pour avoir estimé qu'une femme qui refusait des rapports sexuels était fautive en cas de divorce. En fait, en 2019, la cour d'appel de Versailles avait prononcé un divorce pour je cite, violation grave et renouvelée des devoirs et obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune après que l'épouse du couple a refusé des relations sexuelles à son mari. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la notion de devoir conjugal n'est pas inscrite directement dans la loi.
Elle découle en fait de l'interprétation de la loi par certains juges et cette proposition à l'Assemblée nationale permettrait donc de s'assurer que cette lecture de la loi soit interdite. La notion de consentement sera alors inscrite au cœur du mariage. 5e actu, 100 millions de Français de plus de 15 ans adhèrent à une forme de sexisme hostile selon le rapport 2026 sur l'état des lieux du sexisme en France, axé notamment sur la menace du masculinisme.
Masculinisme, c'est un mouvement réactionnaire antiféministe qui tend à banaliser les violences envers les femmes et qui veut réaffirmer des valeurs masculines. Selon le rapport, 39 % des hommes pensent que le féminisme menace leur place dans la société. Et le rapport note aussi que les réseaux où se trouvent de nombreux contenus masculinistes représentent une grande partie de la diffusion de cette idéologie.
Le rapport pointe par ailleurs le cybersisme, les messages ou les contenus humiliants publiés sur les réseaux sociaux dont 84 % des victimes sont des femmes. Le Haut Conseil à l'égalité, un observatoire indépendant de la parité entre les femmes et les hommes, appelle donc l'État à réagir. Il a formulé 25 recommandations dont un renforcement des contrôles par l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel et du numérique en France.
Et il évoque aussi la création d'un observatoire national du masculinisme pour centraliser et cartographier les réseaux masculinistes, produire des rapports au gouvernement et améliorer la collaboration avec la justice, la police ou encore l'éducation nationale. Et on termine avec cette actu et c'est une bonne nouvelle, un laboratoire français a mis au point un système basé sur l'intelligence artificielle pour aider les personnes atteintes de la maladie de Charco à communiquer. La maladie de Charco, c'est une maladie neurodégénérative grave qui entraîne une paralysie progressive des muscles.
Concrètement, il y a analyse des signaux du patient comme de très légers mouvements ou des signaux cérébraux ou musculaires pour les traduire en mot, en texte ou en voix de synthèse. Ça permet donc à des patients totalement paralysés de dialoguer à nouveau avec leurs proches ou les soignants de manière beaucoup plus fluide qu'avec les outils classiques, donc les tableaux de lettres ou le clignement des yeux par exemple. La particularité de ce projet, c'est en fait qu'il est en open source, donc son code est librement accessible.
Autrement dit, des chercheurs, hôpitaux ou développeurs du monde entier peuvent l'utiliser, l'améliorer et l'adapter à d'autres pathologies neurologiques. L'objectif affiché, c'est donc d'accélérer la recherche médicale et de rendre cette technologie accessible au plus grand nombre. Merci beaucoup Sami.
Alors encore beaucoup de sujets, vous le voyez ces derniers jours dans l'actualité. On continue à vous informer au quotidien, notamment vous le savez sur Instagram mais je le dis pour tous les nouveaux parce que c'est de plus en plus nombreux ces derniers jours. N'hésitez pas à nous suivre sur Instagram pour suivre l'actualité différemment.
Le nom du compte, c'est Hugo Descrypt. Vous êtes plus de 5 millions là-bas. Ce format est aussi disponible en version podcast, ce qui peut être pas mal quand en plus je n'ai pas la caméra comme aujourd'hui.