Une croyance c'est au fond une sorte de jugement qui s'est enkysté, qui s'est figé. Au départ il y a un premier jugement et puis ça se fige. Prenons par exemple la croyance : "Je suis quelqu'un qui ne sait pas chanter.
" Beaucoup de gens se disent ça : " je suis quelqu'un qui ne sait pas chanter, je chante faux". Assez souvent, cette petite phrase nous l'avons entendu : "tu ne sais pas chanter" ! "Ah bon je ne sais pas chanter !
" et je me l'intègre à moi-même. Si je reste dans cette croyance "je suis quelqu'un qui ne sait pas chanter", je vais passer le restant de mes 250 prochaines années de vie à vérifier que je ne sais pas chanter. Parce que dès que l'on m'invitera à chanter, dans un mariage, dans une fête, dans un anniversaire "Oh non, non, non chanter, moi je ne sais pas chanter" et je vais rester sur ma chaise.
Je vais rester statique. Maintenant, utilisons notre processus pour nous mettre en mouvement. "Émotion", je me mets en mouvement.
Quand une partie de moi se dit "je ne sais pas chanter", comment je me sens ? Je me sens triste et au fond un peu en colère, parce que j'ai pas vérifié. J'ai entendu dire ça.
Mon besoin, c'est de vérifier. Mon besoin, c'est de me faire confiance. Mon besoin, c'est d'apprendre.
J'attends que l'apprentissage tombe du ciel ? Non ! Je rejoins une chorale ou je m'inscris à un cours de chant.
Statique Dynamique Fermé Ouvert Méfiance Confiance Contraction Expansion Solitude Lien Et pour avoir travaillé avec des maîtres de chant, des chanteurs, des maîtres de coeur dans mon travail, dans des ateliers d'art thérapie je peux vous confirmer que les prof de chant disent "tout le monde sait chanter". Mais tout le monde n'a pas une bonne oreille. Et donc il peut se faire que quand on est enfant et qu'on essaie de fredonner les copains s'entendent bien pour dire : "tu chantes faux" !
Oui peut-être qu'à ce moment là, je chantais faux. Le jugement n'est pas faux, mais moi je me le suis enkysté comme une croyance. "Je chante faux" et je peux me couler dans ce moule là.
C'est un enfer. . .
mement. Par rapport à l'immense joie qu'il y a à chanter. Et donc, ce que je vous propose de voir, en décodant la croyance, c'est qu'assez souvent il y a eu un bénéfice.
C'est clair que quand je dis à tout le monde "je ne sais pas chanter, non, non aller chanter tout seul", l'immense bénéfice, vous vous en doutez c'est qu'on me fout la paix. On ne me juge pas, on ne me critique pas. Mais il y a un maléfice, c'est que je n'apprend pas à chanter.
Alors là c'est encore une croyance relativement accessoire sur le choix, mais ça peut nous plomber dans des enjeux beaucoup plus important. Et donc ce que je vous propose, c'est d'aller décoder le bénéfice et le maléfice. Quels sont les besoins qui ont été nourris par la croyance ?
Peut-être me protéger d'une critique, peut-être éviter un harcèlement ou de l'agacement, de la frustration. Mais il y a des besoins qui ont été contraints, limités. Le besoin d'apprendre, le besoin de découvrir, le besoin de m'autoriser à chanter.
Je vous donne un autre exemple. J'ai assez longtemps eu cette croyance "les femmes sont contrôlantes". "Être aimé, c'est être contrôlé" donc bien sûr j'ai envie d'être aimé, j'ai envie d'avoir des relations amoureuses c'est agréable bien sûr et en même temps dès que la relation amoureuse se concrétise un petit peu et pourrait durer, je vivais ça comme très menaçant par peur du contrôle.
Quel est le bénéfice de cette croyance dans mon existence à moi Thomas ? Je pense que ça m'a protégé d'un engagement prématuré. J'ai eu plusieurs relations amoureuses et heureusement je ne me suis pas engagé trop tôt.
J'aurais fait un couple malheureux, avec des enfants malheureux certainement. Et donc il y a eu un bénéfice à cette affaire. Mais à un moment j'avançais en âge, 37, 38 ans j'ai commencé à me dire : "Attends, cette croyance que les femmes sont contrôlantes", il est peut-être temps que je la remette en question.
Que j'aille voir ce qu'il y a derrière, parce que ça m'empêche de faire un couple durable, stable, joyeux et qui permet d'accueillir avec sécurité une famille. Hors, j'ai envie de ça. Et donc j'ai appris à décoder ma croyance en termes de sentiments et besoins, j'ai remercié la partie de moi qui a eu peut-être peur à un moment d'être contrôlé et qui avait besoin de se protéger du contrôle en évitant l'engagement et puis j'ai accueilli l'autre partie de moi qui était fatiguée de cette peur et qui avait besoin d'apprendre à faire confiance que si peut-être jamais vécu un certain contrôle dans le climat familial la première femme de ma vie, comme pour chacun de nous c'est notre maman, que je sentais beaucoup d'amour, mais en même temps un petit peu, je le vivais comme du contrôle, qu'il fallait bien faire les choses tout comme il était prévu.
Cet encodage là, a trait à ma relation avec ma maman, ce n'est pas forcément comme ça que ça va passer avec toutes les femmes et j'ai besoin de m'ouvrir au fait que je peux faire confiance que les femmes peuvent m'aimer sans me contrôler et que moi-même je peux développer assez d'autonomie pour ne plus jamais entrer sous le contrôle de qui que ce soit. Enfermement Liberté Contraction Expansion Fermeture Ouverture Vous aurez vu bien-sûr la différence.