Faut-il être intelligent pour réussir dans sa vie, pour devenir riche ? Est-ce que le QI mesure bien l'intelligence ? Ce sont des questions auxquelles on va répondre aujourd'hui.
Dans cette vidéo, on va réagir à une discussion entre Ousama Hamar et Yomi Denzel, qui discutent du QI et de son rôle dans la richesse. C'est une vidéo qui est assez technique, donc accrochez-vous bien, il va falloir rester concentré. Euh, voilà, on est parti.
D'ailleurs, en parlant de ça, euh, là j'ai. . .
il y a un short qui a été posté, mais il y a des sujets comme ça qui trigguent les gens : le QI. Oh, j'ai bien envie d'en parler, mais toi, tu as un avis différent par rapport à ça, je crois, non ? Mais moi, j'ai lu un article de Nassim Taleb que j'adore, et dedans, il explique grosso modo qu'il a fait un truc tout con : il a pris tous les résultats des tests de QI, il a fait une régression linéaire, et il voit qu'en fait ça tend vers.
. . grosso modo, il explique.
Après, il a fait tout un article plein de trucs. Que le QI, c'est juste une mesure qui, un, n'est pas fiable parce qu'elle peut changer dans le temps. Donc, un test que tu refais plusieurs fois, s'il monte, bah est-ce que c'est un vrai test ?
Et deux, que toutes les études qui ont été faites en mode « les gens qui ont plus de QI gagnent plus d'argent, ont une meilleure vie », machin, quand tu regardes les stats et la microéconomie des trucs, il y a souvent des erreurs de méthodologie. Il accuse les psychométriciens et les psychologues, etc. , de ne rien connaître en stats, mais il a un argument purement statistique.
Il a raison, parce que moi, j'ai la position inverse. Donc, on est tous d'accord que le QI est un test qui est approximatif, qui a ses défauts, etc. Mais je trouve que c'est un peu quand même simpliste de dire que du coup c'est un test qui est inutile et qui est complètement faux.
Il y a quand même, je pense, des corrélations importantes entre le test de QI et la capacité cognitive que tu as. Donc, je pense qu'il y a deux choses qui sont importantes à comprendre par rapport à ça. C'est déjà, la première, comment est-ce qu'on fait un test de QI ?
Parce qu'on comprend, on dit : « Ouais, non, t’as pas de QI, ça veut juste dire que tu es fort à faire les tests de QI. » Oui, mais un test de QI, qu'est-ce que c'est ? C'est prendre toutes les manières dont on peut, ou un grand nombre de manières, dont on peut utiliser notre cerveau pour accomplir des tâches.
On met toutes ces choses-là et ensuite on te teste, euh, en termes de rapidité et de compétence sur ces choses-là, et on te donne un score. Et ce qu'on a remarqué, c'est qu'il y a une corrélation, je crois, de 80 %, quelque chose comme ça, entre les différentes tâches. C'est la vérité : en fait, un test de QI, ce qu'on appelle le test de la WISC, en fait, c'est un ensemble d'indices qui vont être mesurés.
Donc, on va mesurer l'indice verbal, l'indice non verbal, votre capacité d'analogie, la richesse de votre vocabulaire, la vitesse de traitement, votre mémoire, vos compétences en arithmétique, vos capacités visio-spatiales. On redéveloppera tout ça. Et ce qu'on a remarqué, effectivement, c'est qu'il existe une corrélation entre toutes ces dimensions-là, exactement comme il vient de le dire.
Et ça s'appelle le facteur G. Voilà, ça s'appelle le facteur G de l'intelligence. C'est un facteur inconnu jusqu'à aujourd'hui.
On ne sait pas vraiment ce que c'est ; on sait juste qu'il y a un dénominateur commun. En fait, encore une fois, le sujet n'est pas là. Le sujet, c'est que si Taleb a raison, il y a un problème parce que, si Taleb a raison, ça veut dire qu'on est full by randomness.
Parce que, toi, ce que tu ne vois pas, ce sont les conséquences de ça. Les conséquences de ça, c'est que tu as une mafia du QI. Tu as des gens qui utilisent ces tests-là pour catégoriser les gens, pour les écarter, pour leur donner un travail ou pas leur donner un travail, pour donner des opportunités ou pas donner des opportunités.
Et si, en fait, ce n'est pas fiable et que ça ne prédit rien, et qu'on supprime des chances à des gens, labelliser les gens, c'est dangereux, c'est tout. Et c'est en fait ça, l'argument de Taleb. L'argument de Taleb, c'est que c'est un truc pseudoscientifique.
Pourquoi pseudoscientifique ? [. .
. ]. L'argument de Nassim Taleb, c'est effectivement déjà pour reprendre Ousama Hamar, de dire qu'il n'y a pas ce qu'on appelle de fidélité test-retest.
Alors, du coup, on va faire un peu de psychométrie. En psychométrie, vous avez trois caractéristiques qui sont nécessaires pour déterminer si un test est ou non pertinent pour être utilisé. Donc, la première caractéristique, vous allez dire : sensibilité, fidélité, validité.
La sensibilité, c'est de dire : « Ok, ce test de QI, il permet bien de discriminer les gens entre eux. » C'est-à-dire qu'on a bien une minorité de gens qui ont de très bonnes notes, on a bien une minorité de gens qui ont de mauvaises notes, et on a une majorité de gens qui se retrouvent au milieu. Si le test n'était pas sensible, alors on verrait beaucoup de gens qui auraient soit de très bonnes notes (et dans ce cas, le test n'est pas assez difficile), soit beaucoup de gens qui auraient de mauvaises notes (et dans ce cas, le test est trop difficile).
Le deuxième indice, c'est la fidélité. La fidélité, c'est donc : est-ce que ce test mesure bien dans le. .
. Temps la même chose, donc c'est ce que disait Ousama Amar, euh, en citant Nassim Taleb. Quand il dit que, lorsque vous faites passer un test de QI à une personne, effectivement, la personne, si elle le passe, il va y avoir une forte variabilité intra-individuelle dans les résultats des tests.
Qu'une personne qui va passer un test aujourd'hui, peut-être aura un autre résultat demain, et peut-être encore un autre après-demain. Et ça, effectivement, c'est quelque chose de vrai dans les tests de QI. Est-ce que c'est un problème ?
Pas forcément, parce qu'une personne, un psychologue rigoureux, si vous lui faites passer un test de QI, il va vous faire passer plusieurs fois, parce qu'on sait très bien que, si vous le passez le matin, par exemple, bah le matin, généralement, on est un peu plus concentré, on a souvent de meilleures performances que le soir, après avoir eu une longue journée à prendre des décisions, à réfléchir, etc. On a moins d'énergie cognitive. Donc c'est normal qu'on ait de meilleurs résultats au test de QI le matin que le soir.
D'ailleurs, c'est pour ça que je pense que, euh, le bac, euh, les épreuves mathématiques sont le matin, parce que ce sont les épreuves les plus difficiles, ce sont les épreuves qui requièrent le plus de concentration. Donc on les fout généralement le matin dès la première heure. Mais après, il y a plein d'autres paramètres qui peuvent venir biaiser vos résultats au test de QI.
Vous pouvez être plus ou moins intelligent, selon, comme je vous dis, au cours de la journée, mais aussi selon les périodes de votre vie. Peut-être qu'il y a des périodes où vous allez être un petit peu dépressif, il y a des périodes où vous allez être, euh, en bonne santé, des périodes où vous dormirez mieux. Si vous avez bien dormi cette nuit, si vous avez fait du sport, euh, si vous avez mangé correctement, si vous n’avez pas mangé un énorme plat avec du sucre.
. . Bref, il y a tellement de paramètres qui peuvent rentrer en jeu, euh, pour expliquer des variations intra-individuelles en ce qui concerne les performances de QI.
Donc cette critique, elle est juste. Néanmoins, euh, dans les faits, c'est quelque chose qu'on arrive plus ou moins à lisser en faisant passer différents tests de QI au cours d'une certaine période pour essayer de jauger, d'estimer à peu près quel est le résultat, quel est le score de cette personne-là. D'ailleurs, je précise, j'en profite pour préciser ici, euh, il n'y a pas, enfin, les psychologues sont généralement très réticents à l'idée de donner un score.
Généralement, ils veulent donner le bilan du test de QI avec différents scores sur différents indices, parce que c'est plus intéressant, plutôt que de donner une sorte de moyenne grossière de ces différentes variables. On en reparlera plus tard. Donc, il y a une troisième qualité psychométrique qui est évaluée dans le cadre, euh, de l'évaluation de la pertinence d'un test, que ce soit un test de personnalité ou un test de QI, c'est ce qu'on appelle la validité.
La validité, c'est : est-ce que ce test mesure bien ce qu'il est censé mesurer, à savoir, en l'occurrence, l'intelligence ? Donc, il y a plein de manières de vérifier ça. Il y a différentes formes de validité, on ne va pas rentrer dans le détail, on va juste en citer une qui est la validité prédictive.
Donc, c'est ce dont parle Nassim Taleb. La validité prédictive, c'est, en gros, on s'intéresse à l'intelligence, on va essayer de voir si votre test de QI est supposé mesurer l'intelligence, est-ce qu'il est corrélé ? Est-ce qu'il nous permet de donner des informations sur une performance, sur une performance du réel ?
On a d'un côté un test théorique. Est-ce que ce test théorique, là, ce test papier-crayon, nous donne des infos sur une performance du réel, quelque chose de tangible, de concret ? Combien vous avez d'argent dans votre compte bancaire ?
Voilà. Et donc, on arrive à établir une corrélation entre votre résultat au test de QI et votre niveau de revenu. Alors effectivement, on dira que ce test de QI a une bonne validité prédictive.
Il nous permet de prédire, en l'occurrence, votre niveau de revenu, ce qui est quand même un plutôt bon indicateur, généralement, de, euh, d'intelligence. Et voilà, après ça se débat, tout ce que vous voulez, mais on le débattra juste après d'ailleurs. Et donc, ce que dit Nassim Taleb, c'est que le test de QI n'a pas une bonne validité prédictive.
Il ne permet pas de prédire le niveau de richesse d'un individu. Il ne permet pas plus largement de prédire le niveau de performance d'un individu au travail. Je vais rentrer un tout petit peu plus dans les détails pour nuancer la position de Nassim Taleb, pour donner plus d'informations sur sa position.
Lui, ce qu'il dit, c'est que finalement, cette corrélation, elle est entre le QI et la performance au travail, ou le niveau de richesse. On va prendre le niveau de richesse. Le QI et le niveau de richesse.
. . Lui, ce qu'il dit, c'est que cette performance-là, elle n'est pas linéaire, comme ce qu'on voudrait voir.
On voudrait voir une courbe qui grimpe comme ça. En fait, la corrélation, elle est linéaire au début, et puis après, elle n'est plus linéaire. C'est-à-dire qu'on peut effectivement prédire le niveau de richesse d'une personne à partir d'un bas QI, mais on a beaucoup plus de mal à mesure que le score du QI augmente.
C'est-à-dire que, pour être très clair, c'est ce qu'il appelle via negativa. C'est-à-dire qu'il dit qu'on arrive à utiliser le QI effectivement pour prédire si quelqu'un va foirer dans son niveau de richesse, dans son travail, parce que, effectivement, s'il a. .
. Un QI trop inférieur, alors effectivement, euh, il sera euh, trop bête pour arriver à travailler correctement. Et donc là, on peut prédire euh, le fait qu'il soit mauvais au travail.
Donc, selon Nassim Taleb, le QI ne permettrait de prédire seulement que l'incompétence et non pas la compétence via negativa, d'accord ? Et donc, il reproche à cette corrélation euh, qui est étudiée entre le QI et le niveau de richesse, d'être non linéaire. Voilà.
Et de s'arrêter à partir d'un certain seuil de QI et de ne plus rien prédire du tout à ce moment-là. L'argument statistique de Nassim Taleb pour dire ça, pour expliquer pourquoi est-ce que plus le QI augmente, moins il a un pouvoir prédictif pour déterminer le niveau de richesse d'une personne, en gros, l'argument, c'est de dire la chose suivante : on va essayer de l'expliquer simplement. Déjà, je vous l'explique en une phrase très simplement : la distribution des scores au test de QI dans la population générale a tendance à suivre une loi de Gauss.
Il a été conçu pour cela d'ailleurs, il suit une courbe de Gauss comme ça, avec une minorité de gens sur les extrêmes et la majorité des gens au milieu. En ce qui concerne une performance dans le monde réel, donc on va prendre la distribution du niveau de richesse dans la population générale. Alors, dans ces cas-là, on n’observe pas une courbe de Gauss.
C'est ça l'argument : c'est que la distribution du niveau de richesse dans la population générale ne suit pas une courbe de Gauss. Le niveau de richesse dans la population générale suit ce qu'on appelle une loi de Pareto, c'est-à-dire qu'on voit peu de gens qui ont 0 €, il y en a, mais il y en a peu. Et ça grimpe très rapidement vers la médiane, qui doit être à peu près, en France, à peu près 1500 € pour le SMIC, et au-delà, ça va lentement diminuer.
Alors, très lentement diminuer, ça grimpe très vite entre zéro et le SMIC, et ensuite, ça diminue très lentement à mesure qu'on avance vers les extrêmes. Et ça, ça tend ensuite vers une sorte d'asymptote. C'est ce que Nassim Taleb appelle une "fat tail".
"Fat tail", ça veut dire littéralement "grosse queue", parce qu'en fait, vous voyez bien que la courbe est asymétrique, elle tend beaucoup plus d'un côté que de l'autre, c'est-à-dire que les scores de richesse, en l'occurrence, peuvent aller très loin, bien plus loin d'un côté que de l'autre, ce qui n'est pas le cas d'un test de QI. Donc, pour revenir à nos statistiques, l'argument de Nassim Taleb est de dire qu'on ne peut finalement pas comparer une performance qui suit une distribution normale dans la population (test de QI) avec une performance qui ne suit pas une distribution normale, c'est-à-dire une performance réelle, tangible, en l'occurrence, les revenus. La vérité, c'est que ce que dit Nassim Taleb est faux.
Nassim Taleb est faux puisque c'est possible de comparer deux courbes, même s'il y en a une qui suit une distribution normale et que l'autre ne le fait pas. Il y a des outils statistiques qui permettent de réajuster, de réadapter les deux courbes pour qu'elles soient comparables, si je puis dire. Voilà, je ne vais pas rentrer dans les détails, ça ne sert à rien, parce que déjà, à mon avis, là, j'ai perdu 90 % de l'audience.
Et parce qu'en fait, encore une fois, son argument à lui, il t'a pris des, je crois que dans son Mathématica, il a pris 10 000 tests de QI, etc. , et il te montre qu'il n'y a pas de corrélation entre le résultat du test et la performance des gens. Et tous les gens qui sont.
. . Pourquoi la performance des gens ?
Parce que si tu prends le QI et la performance universitaire, il y a une corrélation qui est énorme. Euh, alors oui, mais lui, il ne parle pas de ça, il parle de richesse. Oui, bah oui, alors là, on peut parler.
Et moi, je suis complètement d'accord, et c'est pour ça que dans plein de mes vidéos, je dis que tu peux devenir riche sans être spécialement bon à l'école, ni spécialement intelligent, parce que c'est multifactoriel et que l'intelligence n'est pas le critère le plus important. Mais de dire que le QI ne prédit rien. .
. Mais le QI ne prédit pas. Alors, on va reformuler l'article : le QI ne prédit pas le niveau de richesse.
C'est ça, le message, et ça, c'est statistiquement prouvé. Ouais, ouais, ça, c'est statistiquement prouvé. Et à chaque fois que je dis ça dans une vidéo, ouais, je crois qu'il disait que la part de variance expliquée par le QI pour déterminer la richesse, la part de variance, était de 13 à 50 %.
Mais il faut bien se rendre compte d'une chose : être capable d'expliquer 13 % d'un phénomène, c'est énorme. C'est déjà énorme, en fait. Et évidemment qu'il n'y a aucune variable qui va vous prédire 100 % d'une performance.
Et plus on avance dans les hauts niveaux d'intelligence, moins cette intelligence va servir à se démarquer des autres en ce qui concerne l'accès aux ressources. Que vous ayez 120 ou 150 de QI, ça ne va pas changer grand-chose au niveau de richesse que vous allez développer. En revanche, si vous rajoutez un écart type au-dessus de la moyenne en termes de motivation, en termes de capacité de travail, en termes de leadership, alors là, effectivement, vous allez apporter une bien plus grande part de variance.
Mais le fait est que la motivation, euh, c'est probablement l'un des meilleurs critères pour prédire la performance en termes de richesse ou la performance au travail. Ce n'est pas le seul, mais c'est un excellent critère. Il y a le caractère conscience aussi, qu'on retrouve dans le Big Five, l'un des cinq traits de personnalité.
Voici le texte parfaitement ponctué : Traits du néopays, donc le fait d'être travailleur, le fait d'être discipliné, le fait d'être bosseur, ces deux critères-là. Et d'ailleurs, euh, dans le champ du travail, la première chose qu'on dit pour déterminer le niveau de performance d'un individu au travail, les deux choses qu'il faut mesurer, les deux choses les plus importantes, c'est effectivement le test de QI et le caractère consciencieux. Mais moi, j'ai remarqué que le QI, c'est comme tous les labels identitaires : les gens qui ont un haut QI, ils ont besoin de dire aux autres qu'ils ont un bon QI.
D'ailleurs, ça m'a fait rire, genre, dans les commentaires, ils sont tous : "Ouais, mais parce que tu as eu un mauvais score au test de QI. " Ils sont sérieux, les gens ? Il y a des gens qui attachent énormément d'importance à leur score de QI fantasmé, hein, parce qu'il faut le reconnaître, la plupart des gens n'ont pas fait de test de QI, mais ils s'imaginent hyper sens, hyper doués, surdoués, hyper sensibles, zèbres, HP, au potentiel, H2O, etc.
Et euh, parce qu'ils le font, et parce qu'on les flatte, et parce qu'on les prend pour des cons sur Internet en leur expliquant que parce qu'ils sont un peu sensibles, parce qu'ils se sentent un peu différents, alors ça signifie que ce sont des surdoués, que ce sont des hypersensibles, etc. Il y a une confusion énorme entre des traits de personnalité et des traits cognitifs. Le cognitif et le conatif, ce n'est pas la même chose.
Votre personnalité n'est en aucun cas prédictive de vos compétences cognitives. Ça n'est pas la même chose. Être hypersensible ne signifie pas que vous êtes doué pour résoudre des problèmes mathématiques ou pour avoir une bonne capacité visuo-spatiale ou que vous avez plus de vocabulaire que les autres.
C'est faux, c'est totalement faux. Il y a une énorme confusion qui a été faite à ce sujet. Tu connais Mensa, par exemple ?
Ouais, tu as déjà rencontré des gens qui sont membres de Mensa et ils n'ont pas des problèmes psychologiques très profonds. Alors Mensa, c'est un club basé sur le QI. C'est des gens qui, pour rentrer dans le club, doivent passer un test de QI et vous êtes admis si vous avez un certain score, au-delà d'un certain score, je crois que c'est 125 ou 130.
Euh, vous pouvez rentrer dans ce club et puis assister à des conférences et des dîners où vous allez vous vanter autour de votre score de QI. C'est voilà. Si tu labellises les gens à l'entrée et que tu dis : "Bah non, toi, tu n'as pas un bon QI, tu n'as pas le droit à une bonne éducation," c'est faux.
Il faut juste expliquer clairement ce qu'est le test de QI. Mais ce n'est pas parce que. .
. ce n'est pas parce qu'on peut apprendre à quelqu'un à courir plus vite que tout le monde qu'il peut être Usain Bolt. Et Usain Bolt, si tu ne lui apprends jamais à courir, il courra quand même plus vite que le mec qui n'a aucune fibre musculaire.
Ces gens-là n'ont pas besoin d'aide. Les gens du monde, ça va, ils vont bien. Le problème, encore une fois, c'est que je trouve que tu sous-estimes à quel point les labels normatifs ont des conséquences toxiques dans la société.
Ok, donc il faut qu'on mente et qu'on dise que c'est juste. Il faut l'ignorer pendant très longtemps parce que pendant des années et des années. .
. Il peut varier, il peut changer. Pour moi, Osama là, il confond la pertinence du test, c'est-à-dire est-ce qu'il mesure bien ce qu'il est censé mesurer et les conséquences négatives associées à ce test-là, à savoir : oui, mais il y a des gens qui vont l'utiliser pour discriminer, pour dire qu'il y en a qui sont plus cons que d'autres.
Ce n'est pas bien, c'est toxique, etc. Pour moi, ce sont deux choses différentes. C'est pour ça que je rejoins Yomi là-dessus.
Les conséquences, quel est le débat en fait ? Est-ce qu'on cherche à savoir si le test mesure bien l'intelligence ? Est-ce que le QI mesure bien l'intelligence ?
Est-ce qu'il a une valeur prédictive, validité prédictive, etc. ? Est-ce qu'il mesure bien la même chose ?
Etc. Et après, comment des gens utilisent le QI ? Est-ce qu'ils l'utilisent à des fins malveillantes ?
Est-ce qu'ils l'utilisent pour faire du mal ou quoi ? Ça, c'est une autre chose. C'est un autre débat.
Euh, donc ça, c'est le premier point. Maintenant, la deuxième chose que je veux rappeler, c'est qu'à la base, le test de QI, il a une visée sociale, c'est-à-dire que le test de QI a été inventé par Alfred Binet, c'était fin 19e. Il a été inventé pour aider à identifier les enfants qui étaient en retard à l'école, qui avaient des retards à l'école, pour pouvoir les isoler, pour les faire rattraper leur retard, les booster si vous voulez, pour qu'ils puissent rattraper le niveau des autres.
C'est une idée de gauche, c'est une idée sociale, c'est une belle idée sociale qui avait été d'ailleurs, je crois, mandatée par le ministre de l'Éducation de l'époque. Ce n'était pas quelque chose qui était utilisé pour briller individuellement et dire : "Regardez, je suis le meilleur, j'appartiens au club Mensa," etc. Ça avait une visée profondément sociale, et c'est une idée française, ça vient de France.
Et moi, qui vous écoute, je n'ai pas lu l'article, mais en fait, je dis qu'il y a deux écueils. Le premier, c'est de dire : "Si tu fais des efforts, ça ne changera rien parce que ta génétique est pourrie. " Ça met ça dans la tête des gamins, ce qui est le pire truc à faire.
Et leur dire en même temps. . .
Les efforts seront le seul déterminant de ta réussite. C'est aussi le fait de mettre une pression énorme. Moi qui vis en France, les amis, je peux vous dire qu'on est plus menacé par le premier que par le deuxième.
Et c'est pour ça que vous existez, c'est parce que, quand même, vous dites aux gens qu'en fait, avec beaucoup d'efforts, tu vas quand même pas mal augmenter tes chances et que ça, c'est un discours qui est vrai. L'idée de dire, effectivement, et ça, je pense à des fils de sportifs qui doivent avoir ce genre de syndrome, que leur père est tennisman professionnel, ils auront mis la pression. Si tu bosses, si tu bosses, tu es bon, tu vas réussir.
Le mec qui se casse la cheville, tu vois, il y a un côté génétique qui a parlé. Je pense qu'il faut éviter ces deux écueils-là. Enfin, moi, je pense que vous existez parce que le plus gros écueil sur lequel on est en France, c'est qu'on dit aux gens qu'on surestime le déterminisme et puis le « QI », entre guillemets.
Donc, je pense qu'il faut mettre le thermomètre à sa place : il existe, il est un fait, tout faut mettre à sa place. Je suis complètement d'accord avec ce que dit le monsieur là, à savoir qu'il y a deux écueils. En fait, deux écueils : d'un côté, il y a des gens qui disent, qui est peut-être plus la mentalité américaine, que tout est lié à l'effort.
Si vous travaillez, vous aurez tout ce que vous voulez dans votre vie. Il suffit de bosser. L'intelligence ne compte pas, la beauté ne compte pas, tout ça, ces choses-là ne comptent pas, la génétique ne compte pas.
C'est juste hard work and dedication. Et de l'autre côté, peut-être la mentalité plutôt française, qui est de dire, euh, « Ah bah si vous ne venez pas d'une bonne famille, c'est impossible de devenir riche. Si vous n'avez pas hérité ou vendu de la drogue, ce n'est pas possible.
» Euh, pour séduire les femmes, il faut avoir la génétique du chat, il faut faire plus d'un mètre quatre-vingt-dix, sinon c'est mort, il faut faire ci, et cetera. Et c'est vrai que cette mentalité-là, et il le dit, c'est celle qui est la plus dangereuse et la plus nocive. Malheureusement, c'est une mentalité qu'on retrouve beaucoup en France : c'est de toujours trouver un déterminisme sur lequel on n'a aucun contrôle qui viendrait expliquer nos échecs.
Voilà, c'est la faute à la génétique, c'est la faute à l'hypergamie, c'est la faute au féminisme. Si ma vie est de la merde ! Et là, maintenant, ils disent du coup, ça serait la faute au QI.
Je n'ai pas le QI de 230, donc c'est pour ça, tu comprends, que je ne fais pas 7500 € par mois, parce que je n'ai pas le bon QI, etc. Donc je suis d'accord avec cette vision. Et ça m'amène à un débat, qui est le débat du locus de contrôle, que j'aime beaucoup ramener sur cette chaîne YouTube.
J'en parle souvent. C'est de dire qu'il y a deux types de personnes dans le monde. Pour reprendre Clint Eastwood, il y a ceux qui considèrent que tout ce qui leur arrive est du fait de caractéristiques personnelles internes, le locus de contrôle interne.
Ça vient de moi : mes échecs, mes réussites, ça vient de moi. C'est parce que je suis intelligent, c'est parce que j'ai foiré que j'ai échoué. C'est parce que je suis intelligent que j'ai réussi, c'est parce que j'ai merdé, j'ai fait une erreur, c'est pour ça que j'ai échoué.
Euh, je suis en dépression, parce que j'ai des pensées dans ma tête qui me maintiennent dans cet état dépressif. Et puis après, vous avez le locus de contrôle externe qui est, cette fois, d'expliquer, euh, mes échecs, mes réussites, ce qui m'arrive dans la vie, par des causes externes. Voilà, vous avez compris : le féminisme, l'hypergamie, la société Macron, etc.
Et ce qui avait été démontré dans les articles que j'avais commentés sur une vidéo de cette chaîne YouTube, c'était que les gens qui avaient un locus de contrôle interne, généralement, avaient de plus hauts revenus, avaient plus de probabilité d'être heureux dans leur couple. Ces gens-là avaient moins de probabilité de tomber en dépression, etc. Ils avaient moins de risques de maladies coronariennes et la liste était extrêmement longue.
Et donc, ce que je concluais dans cette vidéo-là, que j'avais faite à l'époque, dont je suis assez fier, je l'avais tournée place de la République, c'était que la conclusion, c'était de dire « Mais en fait, on ne sait pas, tu vois, on ne sait pas. Est-ce que ce sont des causes ? Comment expliquer la réussite des gens ?
Est-ce que c'est l'environnement ? Est-ce que c'est la génétique ? À quelle proportion, avec quelle proportion ?
On ne sait pas, on ne saura jamais vraiment puisqu'on ne peut pas distinguer toutes ces variables, il y en a beaucoup trop et c'est tellement complexe. » Et la conclusion, c'est de dire : « Mais finalement, peu importe l'explication, en fait, peu importe. L'important est juste d'être persuadé d'avoir une conviction inébranlable dans sa capacité à changer les choses.
» Pour ceux justement qui sont intéressés à l'idée de reprendre le contrôle sur leur vie amoureuse, allez voir mes emails interdits. Donc je vous envoie cet email parmi mes meilleurs, parmi mon meilleur contenu gratuit. C'est 100 % gratuit pour vous apprendre à rendre une femme amoureuse.
Euh, voilà, je vous donne des anecdotes, je vous explique, on parle de choses dont je ne parle pas sur YouTube, sur la sexualisation, sur le sexe. C'est du bon contenu, je vous le dis sincèrement, c'est entièrement gratuit et vous avez accès immédiatement dès que vous vous inscrivez. À cette sous cette chaîne YouTube.