Sur Gaza, comment avons-nous fait pour accepter ce que l'on qualifier nous-même d'inacable ? D'habitude dans les conflits lorsqu'il y a de morts de destruction d'horreur les opinions se mobilisent font pression sur les gouvernements qui font pression sur les protagonistes et il y a une limite il y a un arrêt des combats et des bombardements. Ça a été le cas de nombreuses fois au Liban sur Gaza lorsque les Israéliens ripostait à des attaques du Esbola ou du Hamas qu'il faisait un nombre de morts important du côté libanais et palestinien mais que au bout d'un temps, il y avait des pressions occidentales qui conduisaient le vent israélien à mettre fin au combat.
Comment expliquer que ce ne fut pas le cas après le 7 octobre qui bien sûr a été unanimement condamné comme étant un attentat atroce inacceptable ? Comment expliquer que 27 mois après le 7 octobre, des populations, des centaines de milliers de gens sont toujours traités de façon inhumaine et que nous ne faisons rien ? Des bombardements incessants sur les populations civiles qui sont par ailleurs soumises à un blocus qui ont fait des dizaines de milliers de morts autant de blessés autant de mutilés.
L'interdiction acceptée de fait par le reste du monde de la présence de journalistes étrangers pour témoigner de ce qui se passe le nombre le plus important dans les conflits récent du nombre d'enfants tués ou blessés du nombre de journalistes tués ou blessés du nombre de travailleurs immunitaires tués ou blessés et si nous étions habitués à des bombardances civiles jamais il avait fait autant de morts et jamais il avait concerné une population qui par ailleurs était soumise un blocus à un tel point que le nettoyage ethnique a pu apparaître pour certains comme étant un moindre mal des personnes sont tuées dans leur sommeil sont démembrés, sont brû et vifs. Il y a eu des dizaines, des centaines d'amputations sans anesthésie. Il y a un blocus de l'aide humanitaire, de l'aide alimentaire, de l'aide médicale et il faut donc ajouter au à ceux qui sont morts par les bombardements ceux qui sont morts de faim, de froid, faute de soin, faute d'aliments, par absence de soins ou tout seulement par épuisement.
On saura un jour le nombre exact de morts. Il risque d'être beaucoup plus important que les chiffres qui circulent actuellement qui pourtant sont déjà tout à fait inadmissibles. Destruction des habitations, destruction des infrastructures scolaires et médicales.
Il n'y a plus rien sur Gaza. Les images que l'on peut voir malgré l'interdiction à la presse de s'y rendre sont disent l'ampleur des destructions. Pour compléter le tableau si j'ose dire, il y a la violence déchaînée des militaires israéliens et des colons qui est toujours impuni en Sdananie.
l'usage généralisé de la torture en prison qui a fait plus de 100 morts, plus les blessés et mutilés. Et bien sûr, ce qui reste incalculable, c'est les traumacistes psychiques dont va souffrir la population palestinienne qui va survivre sans parler bah de l'absence d'éducation sur une aussi longue période par rapport à une population qui était parmi les plus éduqués de la région auparavant. Malgré l'interdiction de la présence de journalistes étrangers à Gaza, malgré l'absence d'imagraux, nous savons ce qui se passe euh sur les réseaux sociaux par l'envoi de gens courageux, de journalistes qui risquent leur vie à Gaza et qui nous envoient des images qui sont proprement insoutenables.
Et cela continue. On nous a dit libéré les otages et tout s'arrêtera. Tous les otages ont été libérés, il y a eu un cesser le feu.
430 morts depuis ce cesser le feu. Et la situation humanitaire ne s'est toujours pas arrangée. Vous avez probablement vu ces images d'enfant sous la pluie, ces tentes qui s'envolent, ces inondations.
La vie à Gaza en plein hiver est proprement insupportable. Ceci devrait normalement créer une mobilisation générale des responsables politiques, des intellectuels, des médias qui devraient s'ofusquer d'une telle situation. Il n'en est rien.
C'est même l'inverse. C'est ceux qui essayent d'élater l'opinion qui sont critiqués que l'on accuse de vouloir alimenter l'antisémitisme, que l'on accuse de vouloir importer le conflit en France, que l'on accuse de vouloir euh diviser la société française. Plus l'horreur s'étend là-bas, plus difficile d'en parler, plus ceux qui veulent en parler sont mis une accusation.
Ça fait très longtemps que je travaille sur le proche Orient. Bien, finalement, il était plus facile de critiquer Sharon il y a 25 ans que Netano aujourd'hui. Et pourtant, le degré de souffrance que Sharon a imposé aux palestiniens était nettement moins important que celui que Netianou a imposé aux Palestiniens depuis le 7 octobre.
Ceux qui essayent d'attirer l'attention de dire que ce qui se passe là-bas inacceptable sont accusés. On les exclut de l'espace médiatique, on les accuse d'antisémitisme. Ils sont pourchassés sur les eaux sociaux.
Ils sont soumis à des critiques permanentes. On les accuse d'avoir un agenda politique et de vouloir mettre de l'huile sur le feu. Par contre, ceux qui se taisent, ceux qui ne protestent pas et ben en fait tant mieux pour eux parce qu'ils sont très tranquilles et personne ne leur fait aucun reproche.
Ceux qui justifient une situation inhumaine, ceux qui justifient l'inacceptable, ceux qui trouvent des justifications au crime de guerre, au crime contre l'humanité ou qui en la réalité, sans parler de génocide qui est bien sûr interdit, mais dont on doit assurer la prévention. Donc s'il y a un riche génocidaire, on doit agir. Et bien en fait ceux qui dit tout cela bah au contraire sont promus, décorés, choyés, mis en avant, ont table ouverte dans tous les médias et leur parole n'est jamais mis en cause, n'est jamais contestée.
Ils peuvent dérouler des fake news sans avoir le moindre problème. Comment ne pas voir la différence du traitement médiatique et politique entre l'Ukraine et Gaza ? Condamnation, sanction de la Russie.
Et en fait, dès qu'il y a un bombardement en Ukraine, on en parle. Cela fait la une des journaux, il y a des bombadants tellement quotidiens à Gaza qu'on en parle pas. On ne connaît pas l'identité de ceux qui sont tués à Gaza.
Dans la classe politique française, le soutien Israël est quasi unanime à l'extrême droite, à droite, dans le bloc central et dans une grande partie du Parti socialiste. Le narratif pro-isélien est développé sans problème par la plupart des intervenants dans les débats télévisés. On demande à des gens qui n'ont aucune compétence géopolitique de pouvoir s'exprimer tout à fait librement sur le sujet et donc qui viennent accusés, si tu en parle, d'être des militants proammas, d'être des idiots utiles du Hamas et eux peuvent tout à fait dérouler les mêmes arguments que Netaniaahu sans avoir jamais le moindre problème et sans la plupart du temps avoir jamais la moindre contradiction par ceux qui les interview.
Par contre, ceux qui veulent évoquer ce qui se passe là-bas, bah soit on les invite plus, comme ça c'est plus radical, soit si pour des questions d'équilib politique on leur donne la parole, et bien ils sont mis en question, ils sont harcelés, on leur demande tout d'abord de condamner le Hamas avant la moindre expression sur le reste du conflit. Le mensonge, la reprise de la propagande israélienne sont considérés comme des éléments parmi d'autres. Journalistes, humanitaires, responsables d'ONG qui attirent l'attention là-bas sont accusés d'être des relais de la propagande du Hamas.
Alors que ceux qui euh de but en blanc euh relaéli invités à s'exprimer à chaque fois en majesté très souvent dans les médias et bien sont tout à fait libres de s'exprimer sans être contredit. Je ne crois pas qu'il y ait d'exemples de personnes qui pour avoir repris l'argumentaire, le narratif israélien, pour avoir repris euh les mensonges israélien pour avoir en fait euh fait un travail de Hasbara, euh aucun de ceux-là n'ont été sanctionnés, écartés ou non subi euh de contre-coup professionnel. Au contraire, ils ont été choyés, même décorés parfois et ils sont souvent à l'antenne.
Par contre, ceux qui simplement décrivent la réalité de ce qui se passe à Gaza ont été eux marginalisés et ont souvent très subi des avanies personnelles ou professionnelles extrêmement importantes. On peut à minima parler de risque géocissaire ou de guerre génocidaires. Elle a été filmée en direct et en fait on n rien dit.
On ne pourra pas dire nous ne savions pas. On pourra dire je savais mais je me suis tu par l'acheter pour faciliter pour ne pas avoir de soucis et j'ai préféré me taire pour rester tranquille. C'est le triomphe du silence coupable, de la lâcheté tranquille et de l'indifférence heureuse.
J'ai vraiment du mal à supporter cette séquence. Et tout ceci s'est déroulé sous nos yeux. On en était conscient et nous n'avons collectivement rien fait.