Lundi matin euh en ce lundi matin pour parler empathie des parties prenantes. Voilà, j'ai poser le le thème comme ça dès le démarrage. Donc juste vous redire quelques mots un peu de logistique avant de rentrer dans le fond. Mais donc on vous invite à vous présenter dans le chat euh et à poser vos questions, commentaires. Au fur et à mesure, on va avoir la chance d'avoir trois Témoignages et des interlutes de questions-réponses entre chaque témoignage. Donc n'hésitez pas vraiment à poser vos questions. On aura vraiment du temps dédié pour pour un échange spécifique. Euh du
coup, je voulais juste vous redire quelques mots sur l'exploration systémique. Donc c'est l'association qui organise ce webinaire ce matin. C'est une association que j'ai la chance, la grande chance de coprésider avec Amandine Bartelémi qui S'appuie sur les travaux de Cyril Tassar sur l'approche systémique depuis 4 ans à peu près et qui est piloté avec grand talent par Marion Dourou qui va animer ce webinaire ce matin. Vous redire que cette association, elle a plusieurs missions. La première, c'est de faire de l'action recherche sur l'approche systémique. Ensuite, c'est de d'essayer de coévoluer avec notre écosystème sur les
questions d'approche systémique. bien évidemment aussi d'impulser des Transformations et puis de partager et donc c'est vraiment dans ce cadre là de partager nos apprentissage, nos réflexions mais aussi nos doutes. Si vous nous connaissez un peu, vous savez que au sein de d'exploration systémique, on n'aime pas trop partager des certitudes, mais plutôt partager des questions qu'on se pose sur l'approche systémique et des réflexions qui sont au cœur de nos activités en ce moment. Euh on a fait un un webinaire il y a Quelques mois, en novembre, qu'on avait coproduit avec l'initiative Racine autour de la philanthropie
systémique. On pourra vous renvoyer le lien si ça vous intéresse. L'idée, c'est qu'on puisse organiser comme ça des webinaires de temps en temps. Mais concrètement, aujourd'hui, on va parler d'un thème qui nous tient nous particulièrement à cœur et on pense qu'il est au cœur de l'actualité. Euh c'est le sujet des parties prenantes, comment on se met en Interaction avec des parties prenantes, comment c'est clé quand on pilote un projet d'intérêt général euh de prendre conscience de son écosystème, des interrelations et des interdépendances au sein d'un système et plus largement. Et donc pour prendre conscience de
son écosystème, au-delà d'une slide euh posée où on met différents acteurs juste pour montrer qu'on a compris qu'on n'est pas tout seul, je pense qu'on l'a tous fait. Euh il y a bien évidemment une Question de bien comprendre les parties prenantes euh de savoir qui elles sont vraiment, quels sont leurs enjeux, quelles sont leurs intentions, quelles sont leurs visions du problème, quelles sont leurs bonnes raisons de faire ce qu'elles font, même si parfois on a l'impression qu'elles font exactement l'inverse de ce qu'elles devraient faire. Euh et est-ce qu'elles sont des clientes du changement ? Si
oui, pourquoi ? Quels sont leurs bénéfices du Statut co ? Bref, toutes ces questions qu'on va essayer d'explorer ensemble ce matin. Vous le savez, l'approche systémique est plutôt une ouvre une voie pour être apprenant sur son système, pour mieux comprendre la situation plutôt que de proposer des solutions toutes faites et donc bien évidemment élargir notre vision de la situation et des responsabilités. Et donc en gros ce qu'on va essayer de faire ce matin, c'est essayer de passer d'une situation Où on se dit les autres n'ont rien compris, je vais leur expliquer la vérité à pourquoi
est-ce que ces autres pensent comme ça ? Quelles sont leurs bonnes motivations ? Et comment est-ce que ensemble on peut s'articuler pour proposer une autre vision du problème et donc travailler dessus ensemble ? Comme on est lundi matin 9h20, je voulais finir cette introduction par une conclusion de Claude Lvistros qui dit "Puôt que d'ouvrir les autres à la raison, il importe de s'ouvrir à la raison des autres car l'autre a des raisons que ma raison ignore." Comme il y a beaucoup de fois le mot raison, je vais vous le remettre dans le chat parce que
vraiment ça fait beaucoup de fois le mot raison. Eu donc ça c'est les concepts, la théorie, mais une fois qu'on a dit ça, on sait pas trop par où commencer. Et donc c'est là qu'on va commencer ces trois petits témoignages Sur les questions d'empathie vis-à-vis des parties prenantes. Et Marion, je te laisse piloter la suite des échanges. Merci Lena pour cette introduction. Merci d'avoir convoqué Claude avec nous. On a on a passé quelques jours ensemble dans le cadre de la colo, une autre des propositions que porte l'exploration systémique et on a partagé beaucoup de citations.
Du coup, on est devenu très très fort en citation. On essaiera d'en glisser une ou deux autres si on y Arrive. Du coup, moi Marion, je suis ravie. Je suis la baricentre de l'exploration systémique. Donc c'est moi qui essaie de trouver l'équilibre entre les différentes missions que Lena vient de vient de présenter et je suis ravie de de d'animer ce webinaire avec vous et je suis surtout ravie d'accueillir Elodie Deson et Marellie Arigid d'Insit pour ce premier témoignage. c'est une association qui veut faire Battre le cœur de nos villages en soutenant les initiatives rurales engagées
dans les territoires de grande ruralité pour qu'il puisse répondre au bouleversement de notre temps et puis se lutter aussi contre ce sentiment de d'éclassement qu'ils peuvent vivre. En juillet 2024, Elodie et Marellie ont qui sont copilotes de l'association ont participé à la deuxième colo de l'exploration systémique Et grâce à ça se sont approprié pleinement cette notion d'approche systémique au service des enjeux de ruralité qu'elle qui les préoccupe. Elle nous a déjà fait le plaisir de partager leur expérience et réflexion dans un webinaire avec Cyril Tassar et l'initiative Racine également qui leur avait permis de partager
un premier retour sur ce que l'approche systémique avait pu apporter et comment elle s'appropriait la fameuse Rosace de de l'approche systémique et de l'antiguide et comment effectivement ça avait permis de renforcer des convictions. Elles vont nous en reparler sur la façon dont euh sur un des fondamentaux de leur projet, prendre soin des parties prenantes. Comment ça les avait aussi encouragé à aller travailler avec d'autres sur des leviers qui sont pas forcément de l'impact direct de l'association. Ce nouvel échange, il va nous permettre Euh dans d'aller encore un cran plus loin et de vous entendre sur
la façon dont vous avez ancré dans votre projet, dans votre organisation, l'un des enjeux que qu'évoquen de l'approche systémique, c'est les relations avec les parties prenantes concernées par cette question de la ruralité. Comment on engage ces parties prenantes dans une logique de coresponsabilité, ce que ça veut dire pour les équipes, le projet, ses actions ? Dans ce webinaire, on fait le choix de D'essayer de vous partager la façon dont ces projet ont ont essayé de transformer les concepts partagés dans la cadre de l'approche systémique en action. Peut-être pour commencer et compléter mes propos Marellie, est-ce
que vous pourriez nous redire nous dire euh en quoi l'approche systémique est venue vous interpeller sur ces questions liens avec vos parties prenantes ? Euh merci beaucoup, merci de nous faire Intervenir sur ces sujets-là. Euh donc plusieurs choses notamment sur les la question des intentions de départ. Donc INIT, on est une structure qui a 7 ans maintenant et dans les intentions de départ, il y avait cette question de la place des parties prenantes et quand on a créé la structure de se repositionner quelles étaient leurs places. Donc nous, on a des parties prenantes à la
fois euh qui sont celles auxquelles on a au premier abord pensé, c'est-à-dire les Maires avec lesquelles on travaille des communes rurales et les jeunes qui vont intervenir sur ces actions-là. Donc, on s'est dit bah comment naturellement on a envie de les intégrer dans les réflexions pour pas qu'il y ait trop de décalage entre la manière dont l'organisation, l'association pense en tout cas son développement et ses projets directement pour ces parties prenantes là. Donc, on a d'abord fait un travail d'intégration des maères et des Jeunes dans notre conseil d'administration. Donc ça c'était un peu l'étape 1,
l'intuition de se dire il faut naturellement que nos parties prenantes fassent partie de notre modèle de départ. Et puis la question de comment on pense la place des équipes en interne et particulièrement des salariés et des administrateurs dans la structure et de comment elles ont une modalité de fonctionnement. Donc dans les intuitions de départ, on avait aussi comment la Question de la gouvernance partagée pour nous qui était l'entrée nous permettait de de pouvoir à la fois intégrer les parties prenantes euh bah un peu sur celle sur laquelle on a l'action et puis comment la la
mise en œuvre sur cette action là de départ. Et puis on a vu que très rapidement dans un second temps, on a essayé de structurer ça avec un cercle des mères à proprement dit de comment on les met en dynamique, un cercle des jeunes pour que en tout cas dans cette Intention de la place des parties prenantes, elle puisse être structurée aussi formalisée. Ça c'était aussi dans les intentions de départ et puis et puis celle de fond qui était bah comment on prend on peut prendre soin. Qu'est-ce que ça veut dire le prendre soin ?
Donc ça faisait partie des sujets de départ de dans la manière dans la qualité de la relation, dans la manière dont on a envie de faire les choses, comment on prend en considération ce qu'elles ont à Dire mais comment on soigne aussi les espaces dans lesquels on est. Donc un des sujets aussi chez nous, c'est la question de la convivialité et de faire en sorte que dans ce soin-là, il y a la manière dont on entre en relation ensemble dans des temps formels et plus informel. Donc ça c'était dans les intentions de départ de comment
on se met en tout cas en dynamique sur ce sujet-là des parties prenantes dans l'organisation et de comment ça fait Partie d'un vrai espace de réflexion pour nous et de comment le en tout cas la le dessin de ce qui est une site euh a rapidement la place de ces parties prenantes là dans le paysage. Ça c'était il y a 7 ans et depuis l'approche systémique est passée sur ça et et nous a permis en tout cas de travailler un peu plus profondément sur ces sujets. Euh bonjour à toutes et toutes à toutes et tous
pardon. Euh peut-être en conclusion sur cette première question Euh et ce que viens de dire Elodie en fait la l'approche, elle a pas en soit révolutionné nos activité, elle a surtout permis une prise de conscience euh de comprendre les mécanites qui étaient à l'œuvre, de porter une attention à notre écosystème et aussi à nos effets de bord, même si c'est pas l'objet euh de ce webinaire. Et du coup de chercher des nouveaux leviers pour nous permettre d'amplifier ces intentions de transformation et Clarifier la vision. Et donc c'est de pouvoir redonner du sens au-delà de l'intuition
que que décrivait Elodie et nous permettre de maintenir l'énergie. Donc mais elle a vraiment eu un rôle clé là-dedans pour permettre de transformer du coup un petit peu ses intuitions en une vision et une logique d'action. Marie, peut-être que justement fort de cette conscience et de cette envie de maintenir l'énergie sur sur cette qualité des liens avec les parties Prenantes, est-ce que tu pourrais euh bah nous illustrer la la façon dont cette attention que vous avez se traduit dans votre organisation, dans les la façon de mobiliser ces équipes et ses et ses autres parties prenantes
? Ouais, bien sûr. Euh on a eu une attention très forte avec Ho euh de pouvoir embarquer, c'est-à-dire que on a toutes les deux B on a participer à l'explo, on a toutes les deux été euh euh très convaincu euh par l'intérêt de L'approche systémique, sauf que en fait une structure c'est pas deux personnes. Et donc il y avait un enjeu fort à pouvoir embarquer l'équipe, de pouvoir passer de quelque chose d'un peu méta et dans nos têtes à une quelque chose de conscient de la structure et de l'ensemble de l'équipe parce que en fait
c'est ce que évoquait tout à l'heure les parties prenantes, les salariés, c'est une Échelle clé de parties prenantes. C'est peut-être la première de cette logique de coresponsabilité que vous évoquez souvent dans les dans les questions d'approche systémique. et et donc notre premier levier finalement d'action vis-à-vis des autres parties prenantes. Donc on a on a proposé à Cyril Tassar de nous rejoindre sur un séminaire d'équipe et de pouvoir construire un atelier avec lui de manière à justement pouvoir embarquer. on a eu en terme de Contenu, il y avait un premier temps d'apport parce queen fait c'est
quand même un peu rugueux au premier abord la voque même si en fait on se rend compte que il y a beaucoup de choses qui sont très logiques mais c'est aussi un peu un gros mot. Donc c'est comment on arriver à à rendre ça lisible et compréhensible pour pour tout le monde. Euh donc un premier temps d'apport d'explication, les logiques d'impact direct, de changement systémique et cetera et une Attention très forte à relier ça à notre action concrète. Euh donc aussi à travers le rappel de nos impacts recherchés euh et donc des changements qu'on pouvait
viser et en particulier deux changements qui sont le fait de rendre les territoires ruraux plus résilients et désirables et d'autre part de développer des coopérations entre acteurs actrices de ces territoires pour renforcer le sentiment d'appartenance à une communauté et donc réussir à à Sortir des impacts recherchés par Nit très spécifiquement pour regarder qu'est-ce qui est nécessaire finalement pour que puisse advenir ces ces deux changements. Et donc l'idée de l'atelier dans encore une fois dans cette logique de pouvoir embarquer, c'est de partir des réalités, des métiers de chacun et chacune. Au sein de la structure. Il
y a des métiers qui sont très différents où on vise, on fait des choses différents évidemment au service de la raison D'être de l'association mais mais quand même chacun a des places différentes encore une fois. Euh et du coup on a demandé aux collègues de travailler d'abord en binome pour réfléchir, partager chacun et chacune à son échelle dans son quotidien, ses actions, les parties prenantes qu'il rencontre. Euh donc avec le faibilité, la diversité des acteurs dans un premier temps avec lesquels on parle, on collabore dans le cadre de nos postes. Ensuite, qu'est-ce Que font ces
parties prenante ? En en prenant des différentes les langu c'est pas de les avoir toutes ou d'être exhaustif, c'était vraiment de de pouvoir bah réfléchir autour de parties prenantes lesquelles on avait une appétence particulière. Qu'est-ce qu'elles font de génial de de souhaitable qui qui nourrissent ce changement visé ? Et qu'est-ce que individuellement on fait pour les soutenir et qu'est-ce qu'on pourrait Faire éventuellement de mieux ou de plus ou de nouveau ? pour pouvoir les soutenir davantage, que ce soit dans le discours, dans la posture, les actions ou les ou les projets qu'on porte. Donc une
fois qu'il y avait eu ce premier temps là, on a ramené à nouveau en binome le fait de de venir aller chercher un petit peu plus loin et de creuser sur ben finalement ces parties prenantes, qu'est-ce qu'elles font spécifiquement qui peut gêner les Changements qu'on vise, qu'est-ce qu'elle ne fait pas ou qu'il faudrait qu'elle fasse, comment elle contribue finalement au statut co et euh et ensuite et c'est là où on ramène aussi cette question d'empathie. finalement c'est quoi ces bonnes raisons euh à cette partie prenante à pas contribuer au changement et à le maintenir ce
statut quo et dans quelle mesure est-ce que malgré moi dans mes actions, moi je viens nourrir ça euh par exemple est-ce Que je fais quelque chose qui les pousse à ne pas agir, à pas prendre le responsabilité, est-ce que je nourris certaines croyances et finalement qu'est-ce que je peux faire autrement ? Et donc là, ça a permis vraiment à chacun des chacune des salariés de venir rentrer et de de se considérer comme finalement acteur de de ces logiques. Et on a conclu avec un temps là en individuel où chacun a a abordé ses ces fameux
PP PP. Je sais jamais je sais Jamais où m'arrêter mais c'est bon, il y en a cinq. Donc les les plus petits premiers pas possibles euh pour voir à titre personnel au niveau de son pote, bah qu'est-ce qu'on pourrait qu'est-ce qu'il pourrait faire euh quels engagements il aurait serait prêt à prendre pour soutenir les parties prenantes à contribuer au changement. Là aussi dans les relations, dans la posture, dans le discours, dans les activités ou encore euh la manière de Mener les projets. Et enfin une idée plus ambitieuse plus long terme à l'échelle de la structure
ou qu'est-ce qu'on aimerait explorer. Voilà. Et donc là, ça a vraiment été très puissant. dans ben dans le fait de pouvoir embarquer et de faire en sorte que ben la la première partie prenante de celles et ceux qui font au quotidien ben soit dans cette volonté de changement. Et donc à la fois ça a permis d'acculturer, ça a permis euh pour certains et Certaines qui étaient déjà intéressés de passer de la pétence intellectuelle à l'action, à l'envie, de lever euh pour d'autres parce qu'il y avait quand même beaucoup de scepticisme euh chez nos chez nos
collègues. Euh parfois c'était un peu un gros mot systémique, holistique, bilatéral. Bon, ils ont fait un petit bingo. Donc ça permis aussi de lever euh ce ce scepticisme là euh de en se rendant très concrètement compte de comment ils sont acteurs et actrices. Euh voilà. et et peut-être finalement aussi de de développer une vision de comment les activités actuelles elles peuvent contribuer au changement qu'on vise, qu'on sorte d'une logique de comment on va soutenir la communauté artisan d'idée plutôt aller vers comment la communauté soutient les changements qu'on vis et là on se rend compte que
au lieu d'ajouter un truc de plus finalement on on renforce un potentiel transformateur qui est préexistant donc On vient pas surrajouter et on vient plutôt repenser transformer potentiellement dans pour les changements vidé alors après, on pourra y revenir si ça vous intéresse à travers les journées artisan d'idées qui était un temps de rencontre qui qui existe depuis le début là encore avec cette fameuse intention de réunir avec les plutôt à l'origine l'idée d'un regroupement de volontaires en mission et de leur référents à L'échelle régionale autour du volontariat rural. Donc on a évidemment conservé ce format
mais avec une attention et que les collègues portent désormais beaucoup plus à l'ouvrir aux partenaires, aux élus locaux euh de manière à à croiser les regards et et dépasser la logique d'inspiration et vraiment de provoquer la rencontre finalement. Euh voilà et donc ça permet de redonner du sens et une intention à l'action pour chacun des postes. C'est déjà été longue. Merci. Merci Mareline. C'est c'est super et on retient cette attention que vous avez au fait de vraiment provoquer la rencontre, ce qui est effectivement et et et on y reviendra dans à travers les autres témoignages,
mais c'est intéressant de voir comment vous euh vous mobilisez, vous êtes capable enfin à travers cet engagement des des équipes capables de mobiliser pour être à l'écoute de Des autres dans leurs intentions, dans leur bonne raison à eux et dans dans la façon dont euh on peut les effectivement les soutenir pour qu'ils deviennent euh au service de cette transformation et pas pour les engager pour qu'ils soient au soutien de l'association. Ce qui est un peu enfin de ce qui est un peu forcément ce qui décale un peu même si les deux vont dans le même
sens peut-être. Euh donc là, ça permet de voir un peu Euh ce que tu disais initialement, c'est-à-dire comment cette prise de conscience de l'approche systémique renforce l'énergie sur des choses que vous aviez déjà engagé. Cette attention, ce soit en partie prenante, ce cette capacité à mobiliser les différentes parties prenantes, à à les à les mettre les uns avec les autres et les faire se rencontrer dans les lieux les espaces qui existaient déjà. Euh est-ce que euh pour euh euh ouvrir et et Déjà finir ce premier témoignage, est-ce que vous pouvez également partager si et comment
ça ouvre pour vous d'autres perspectives, d'autres leviers que vous évoquez euh en introduction ? Il y a plusieurs choses, c'est en fait on se rend compte que l'approche systémique après ça vient irriguer euh l'ensemble des travaux qu'on va mener à la fois dans des logiques qui sont plus stratégiques ou dans des logiques opérationnelles. Si on continue sur L'exemple que citait Marellie sur cette question de la communauté artisan d'idée qui est notre communauté de partie prenante élargie qui s'engage sur les questions de ruralité tant à l'échelle des territoires qu'à l'échelle nationale. Là, on va travailler à
l'ouverture d'un poste sur l'animation de la communauté qui sans l'approche systémique, on aurait construit concrètement sur comment on anime la communauté et comment on regarde nos Besoins internes de comment on traite cette questionlà de la communauté en interne chez Insite. Et naturellement, l'approche systémique, elle est venue nous questionner, nous challenger sur bah quelle est la dimension de ce poste là. Est-ce que notre enjeu stratégique, il est pas de le mettre au système de l'écosystème euh plus large d'Insite qui agit sur les questions de ruralité ? On travaille en parallèle de ça sur ces dynamiques-là avec
une coalition rurale Avec d'autres structures. Et donc dans le périmètre de construction de ce poste, l'approche systémique, elle nous a complètement réinterrogé sur c'est quoi la dimension. Est-ce qu'il y a une partie de l'action qui est vraiment très opérationnelle insite pour soutenir par exemple les collègues sur la communauté ? Mais est-ce qu'on a pas la responsabilité d'avoir 50 % du temps de travail qui est à disposition de l'écosystème qui travaille sur les Questions de ruralité et les questions de jeunesse ? C'est clairement jamais une question que je me serais posée sans avoir fait le travail
de fond et de la col mais aussi de la place de l'approche systémique et aussi de la question de la coresponsabilité. On en parlait tout à l'heure, il y a la coresponsabilité de nos parties prenantes, mais aussi quelle est notre coresponsabilité en tant que acteur de notre écosystème dans comment on construit, quel les postes, comment On met aussi à disposition du temps, de l'énergie au service de quelque chose qui nous dépasse. Et clairement pour moi un des enseignements de l'approche systémique c'est comment on arrive à déjà changer les petites choses qu'on met en œuvre avec
cette approche là et comment on l'explique aux équipes quand on a un besoin aussi structurel très fort aux équipes qui nous disent non mais nous on a un besoin et de dire bah que peut-être c'est pas 100 % du poste Qu'on va mettre à cet endroit-là qui est le besoin premier de la structure mais peut-être que 70 % et 30 % qui seront au service d'autres bah il y a comment aussi on argumente ça et le fait d'avoir fait ce travail de fond avec tout le monde bah permet permettre d'être de sortir juste notre besoin
à nous, mais vraiment de réfléchir parti prenante, de réfléchir sur bah notre place aussi dans le système, leur place dans le système et comment en fait c'est un Investissement pour plus tard de quelque chose qui nous dépasse aussi juste dans la construction de de de ce qui est insit en tant qu'organisation, mais plus ce qui est insit en terme de vision et d'ambition, en tout cas de changement. Donc euh très clairement, l'approche systémique, elle nous a permis de nous dire que le poste artisan d'idée qui va sortir dans les prochains mois sera extrêmement différent de
celui que j'aurais construit il y a 7 ans et qu'on Aurait construit collectivement il y a 7 ans. Donc rien que pour ça, ça nous met aussi à une autre place dans plein de petites choses du quotidien euh mais aussi des besoins de la structure et versus ou complémentairement besoin de l'écosystème dans lequel on intervient. Oh waouh ! Merci. Pardon. Merci Elodie. Le temps de retrouver le micro. Merci Elodie. Merci Marélie de ce témoignage. Merci aussi de euh voilà de ce de ce partage. Euh Euh Lena, est-ce qu'il y a des questions euh dans le
chat pour Mais oui, Marie et Elodie, il y a deux questions. Euh du coup, je suis obligé de choisir moi. J'ai cette grande chance de pouvoir choisir la question qui bref qui me fait particulièrement écho ce matin. Et du coup, il y a Lison qui vous demande que vous dites vous dites que c'est important de réussir à Transformer vos intuitions en vision et en logique d'action. Mais concrètement, comment vous avez procédé et est-ce que vous avez des bonnes idées à partager sur ces intuitions de votre juste place dans l'écosystème, de vos relations avec vos parties
prenantes et comment vous le transformez concrètement en opération ou en posture ? Voilà, vous avez 5 minutes. C'était 2h et trois parties. Euh toi, tu peux commencer. Hello et tu complètes. Moi, je un des outils qui a été un peu Clé pour nous sur cette logique de vision et c'est dans le cadre de l'exploration qu'on qu'on l'a qu'on l'a expérimenté, on va dire, c'était alors je sais plus comment t'appeler, mais Lena fait m'aider. il fallait écrire notre lettre d'adieu euh parce que ben donc on avait plus de subvention, donc on était évidemment dans quelque chose
de fictif mais bon qui a qui a eu un goût de vérité quand Même euh où en fait la structure devait fermer, il y avait un RT préfectoral qui nous faisait fermer la structure et donc il fallait écrire notre lettre de bah tout ce qu'on avait fait, on se réjouissait et finalement tout ce qu'on avait pas pu faire. Et et ça pour moi ça a été assez clé dans la construction de la vision euh parce que ça nous a permis vraiment de nous poser la question de ben c'est quoi nos regrets ? C'est quoi qu'on
aura pas réussi à transformer Véritablement ? Parce qu'en fait on a beaucoup tendance à notamment dans le reporting à être dans la mise en valeur de tout ce qu'on a réussi à mettre en place et plutôt dans dans de l'impact direct et de la valorisation de l'impact direct. Et là ça nous mettait un gros projecteur sur tout ce qu'on avait pas transformé. Euh et donc en creux, ça nous a permis de réfléchir euh plus clairement sur euh bah c'est quoi la c'est quoi la vision qu'on a qu'on a Envie de mener, c'est quoi les transformations
sur lesquelles on on a envie de pouvoir appuyer et de là on a pu commencer à construire et à et à se mettre en réflexion. Et après sur le fait de le passer en logique d'action. Là, moi je trouve que c'est vraiment dans le casre du séminaire et dans le fait de le remettre au collectif et au travail avec l'équipe que en fait chacun a son endroit plutôt que partir d'un truc qui serait notre vision euh Descendante, on va dire, repartir sur quelque chose de beaucoup plus ascendant, de chacun dans son métier à son endroit
en fait, qu'est-ce qu'il peut faire et qu'est-ce qu'il peut mettre en œuvre, notamment avec les fameux PPP PPP euh qui était envisagé. Hello, je te je te passe la main. Non, non, j'aurais pas dit mieux. Euh il y a vraiment ce cette logique-là de à quel moment aussi euh la vision elle se nourrit déjà de l'existant et qu'on n' Pas réinventé et qu'en fait la cémie, les collègues ils en font tous les jours, on en fait tous les jours. Il y a aussi de d'arriver à prendre le temps de juste faire la pause. Et c'est
pour ça que le temps et individuel et collectif est important. L'individuel pour se rendre compte se rendre compte de ce que je fais moi concrètement dans de l'action opérationnelle qui contribue à ça et le temps collectif pour entre guillemets arriver à fédérer ça et en Faire de la vision. Et je trouve que c'est ça aussi qui est intéressant. c'est d'avoir pris le temps de formaliser pour que les actions aussi opérationnelles soient euh bah l'ingrédient premier de la question de la vision et pas euh euh aussi on a une vision et après on l'opérationnalise. Je trouve
que c'est ces allers-retours aussi entre les deux, entre de la vision de l'intention de départ et la mise en œuvre opérationnelle et L'opérationnalité réelle qui construit qui fait que ça nous a permis en tout cas de pouvoir intégrer ces concepts là et que ça reste pas juste un concept un peu large mais vraiment de que ça nourrisse en tout cas l'ambition insite 2030 là que qu'on va essayer de faire. Merci. Merci beaucoup. Merci pour cette réponse. Euh, n'hésitez pas à continuer à poser des questions. Lena choisira la question qui lui plaît. Euh, on aura un
autre moment en fin de en fin de Webinaire après les autres témoignages pour euh pour reprendre des questions y compris pour Elodie et Marellie. Du coup, de manière complètement euh arbitraire et subjective, je retiendrai euh de votre échange la les mots qui m'intéressent aussi. Du coup vraiment cette cette intuition, cette conviction de la rencontre, euh ce pouvoir aussi de la convivialité que vous utilisez, euh cette capacité à à mobiliser les équipes et à se dire chacun à son niveau, est-ce Que euh qu'est-ce qu'on fait nous pour soutenir et qu'est-ce qu'on fait qui encourage les gens
à rester les autres parties prenantes à rester dans leur mode de fonctionnement ou au contraire à bouger au service de la transformation du système qu'on veut ? Euh et puis cette cette logique de de de se mettre autant au service de son projet que de son écosystème. Gros défi, on sait bien c'est parce que avec vous, on fait fil rouge, vous pourrez venir faire Un témoignage sur comment on manage un poste qui est autant au service de son projet, de sa communauté que de son écosystème. Euh merci à toutes les deux pour votre temps et
votre partage. On va enchaîner avec un deuxème témoignage euh avec la 27e région. Alors, j'ai je pense que Anne Tavernier et Stéphane Vincent sont là. Oui, on est Vous pouvez ouvrir les micros, c'est votre tour. Merci beaucoup euh euh d'être d'être avec nous. Donc la 27e région euh si pareil si vous connaissez pas, n'hésitez pas à à le à rechercher, mais c'est une association qui est un laboratoire de transformation publique qui expérimente et teste à différents programmes euh de nouvelles méthodes pour améliorer les politiques publiques et le faire en collaboration avec les Collectivités territoriales. Stéphane
donc qui va participer à à ce webinaire et et cfondateur et dirigeant de l'association. Il a également participé à cette colo euh qui débutait en 2024 avec Sylvine. Et ils ont ensemble capté dans l'approche systémique de quoi ouvrir des pistes de travail dans les différents programmes de l'association. Et aujourd'hui euh ils avaient d'ailleurs euh vous pouvez aller voir Fait un retour sur leur participation à cette colo euh sur leur blog, ce qui nous a donné envie de faire la même chose pour la nouvelle colo. Donc on s'est inspiré et c'était très c'est très intéressant de
de lire leur témoignage. Aujourd'hui, c'est Anne qui va nous présenter comment la question, cette question de se mettre en empathie avec avec les parties prenantes à Pricorp Dans un des programmes de la 27e région, le programme Tron Comun qui est une recherche action pour explorer, construire, partager de nouveaux modèles de gouvernance pour des forêts en transition et plus particulièrement, on va parler nous parler du projet de la Vigotte. Vigotlab dans les Vauges euh où il a été question de de voir comment bah travailler sur ses enjeux de gouvernance et de transition Et où à un
moment donné il a été ressenti comme pertinent et nécessaire d'aller avoir une lecture empathique des auprès des d'une partie prenante en particulier les propriétaires forestiers. Euh peut-être Anne pour commencer de raconter euh en fait pourquoi à un moment donné on décide de faire une enquête et d'aller se questionner sur ce que Pensent les propriétaires forestiers. Oui, bonjour à toutes et à tous. Euh alors euh bon, tu as déjà pas mal expliqué ce qui était ce programme, mais peut-être que je peux quand même en dire deux mots très rapidement. Euh Tron Comun, c'est un programme qui
s'intéresse un programme de recherche action, donc le type de programme qu'on mène à la 27e région avec des partenaire publics qui s'intéressent à la gouvernance collective des espaces Forestiers. Considérant le parti prix, c'était enfin l'hypothèse en tout cas qu'on a posé au démarrage, c'était de se dire dans un contexte où les forêts euh sont de plus en plus menacé et fragilisé par le changement climatique, euh peut-être que envisager des formes de gestion et de gouvernance plus collective euh de ces de ces forêts qu'on a un peu appelé des communs forestiers euh pourrait pourrait être une
une hypothèse plus soutenante pour Pour arriver à à à des gestions enfin en tout cas à prendre en charge plus collectivement cette ressource et de manière plus pérenne. Euh et donc on on avait trois trois terrains d'expérimentation un en Gironde, un en Normandie et un dans les Vauges avec chaque fois des partenaires publics embarqués dans la démarche. Et et donc effectivement dans les dans les vauges, le contexte c'est un un contexte de donc la vie C'est un un hameau dans les bases vauges qui qui tente d' d'expérimenter ce que pourrait être une dynamique biorégionale en
fait. Donc comment on utilise euh les les ressources disponibles à l'échelle de la de la biorégion, donc de la vallée en fait pour les besoins des des habitants et comment tout ça s'inscrit dans une gestion durable et de de préservation de la ressource en l'occurrence bois mais Aussi plus largement eux ils s'intéressent aussi à la préservation de l'eau. Enfin voilà dans le temps. et et donc ils sont venus vers nous avec cette cette demande de de construire un enfin de de s'intéresser à comment on met en œuvre une gouvernance collective autour de ce commun forestier
qui essayent d'impulser. Euh la difficulté qu'on a vite rencontré, c'est que euh en fait, il y avait il y a enfin le commun, il est beaucoup dans dans le le La tête des fondateurs enfin ou en tout cas des porteurs de du porteur de de la Vigotlab, du porteur du projet, mais il y a pas vraiment toutes les composantes d'un commun, à savoir la communauté, enfin si la ressource elle est là, mais la communauté elle est quand même pas hyper mobilisée. Enfin, il y a quelques personnes un peu mobilisées mais qui se considèrent pas comme
partie prenante d'ailleurs d'un d'un commun forestier hein, qui sont plutôt des habitants Locaux, enfin ou des voisins euh qui s'intéressent de près ou de loin au projet et puis un peu des chercheurs, enfin voilà, des quelques parties prenantes diverses et puis et puis il y avait ces propriétaires forestiers qui sont donc eux très loin de la dimension de commun forestier hein, qui sont en fait une famille de propriétaires. par le jeu un peu des successions, le le nombre de propriétaires a tendance à s'accroître Euh et euh et donc c'était une propriété familiale au démarrage et
puis et puis aujourd'hui ils sont six ou sept propriétaires quoi avec des morceaux de parcell euh autour de ce enfin sur ce sur ce biohameau euh et donc et donc en fait très vite et puis à côté il y a il y a une forêt communale et donc il y a aussi l'enjeu et c'est aussi pour ça que nous on intervenait sur ce projet hein, il y avait aussi l'enjeu en fait d'essayer de faire commun enfin en tout Cas de d'être dans une d'explorer des formes de gouvernance collective avec les le la propriétaires publics euh
et donc les communes voisines. Euh et donc à ta question, pourquoi ça nous a parut important à un moment donné d'aller d'aller s'intéresser plus précisément à la posture des propriétaires et à leur préoccupation ? parce qu'en fait c'était ça notre notre angle notre angle ça a été de d'essayer D'interroger euh quelles étaient les préoccupations des des propriétaires parce qu'il nous semblait que dans le projet, il y avait l'envie en tout cas de l'association La Vicotlab qui pilote euh bah de créer cette communauté de parties prenantes autour du commun sans forcément trop embarquer les propriétaires justement
qui qui étaient un peu extérieurs à cette à cette histoire de commun forestier et qui et qui fondamentalement était pas hyper Enthousiaste, enfin en tout cas euh soit un peu dubitatif, soit plutôt neutre de de prime à bord. Et euh et en fait, on s'est rendu compte que c'était un frein hyper fort, quoi, puisque en fait, c'est quand même ces propriétaires forestiers qui ont le euh la responsabilité infinée euh de de la gestion de de ces parcelles forestières euh qui mènent des actions de de gestion au quotidien, de donc d'entretien, de coupe de bois et
cetera et que du coup cette communauté Balbuciante de parties prenantes, habitants, chercheurs et cetera qui constituent à ce qui commence constitué, elle avait pas vraiment de légitimité en fait à intervenir. Donc donc nous est paru quand même hyper stratégique de de d'aller chercher ses propriétaires forestiers, même si c'était des parties prenantes qui étaient très éloignées et et pas et pas forcément si facilement mobilisable que ça. Et donc effectivement le prisme ça a été de S'intéresser à leur d'essayer de comprendre quelles étaient leurs préoccupations. Et pour ce c'est ça que tu peux pardon. Oui, j'allais pour
ce soir, on a on a engagé un travail bah en fait d'enquête auprès d'eux hein qui était qui qui a pris la forme d'un d'un questionnaire donc avec des questions euh pour essayer de comprendre en fait quel quelle était leur perception euh enfin quel rapport Ils entretenaient à la forêt dont ils étaient propriétaires. en sachant que c'est une propriété familiale, donc ils ont aussi des enjeux affectifs euh euh liés au fait que c'était c'était de la propriété de leur de leur leurs leur famille quoi, de leurs aînés. Euh euh enfin des voilà de cétait c'est
c'était une sorte de questionnaire semidirectif, donc d'entretien téléphonique en fait avec chacun ou euh ou euh voilà, les questions c'était Enfin je peux vous en citer deux trois peut-être si si tu veux que je sois très concret. Oui. Allez, allons-y. Soyons très concret. Euh quel quel lien entretenez-vous aujourd'hui avec votre forêt d'un point de vue émotionnel ? Quel sentiment vous traverse ? Euh qu'est-ce qui est le plus important euh euh pour vous concernant cette forêt ? Comment vous l'imaginez dans 50 ans, dans 100 ans ? Euh alors après, on a Essayé de les emmener quand
même sur la question de commun. Qu'est-ce que vous mettez derrière le terme de commun ? Euh on leur a posé des questions sur le les compétences pour essayer de de comprendre à quel endroit ils se sentaient aussi en difficulté dans la gestion de leur forêt. Donc comment avez-vous fait pour accueillir les compétences liées à l'entretien et la gestion de la forêt ? Qu'est-ce qui vous intéresse précisément dans votre rôle de Propriétaire forestier ? Euh euh est-ce que est-ce qu'à un moment donné parce que vous y allez avec euh en connexion avec ce projet de de
transition de commun forestier euh enfin ce que j'avais trouvé intéressant dans notre échange en préparation, c'est c'est de se dire dans cette enquête euh on voit bien dans les premières questions que tu poses, on on va pas directement au sujet, c'est-à-dire Frontalement, on leur dit pas euh est-ce que vous êtes d'accord, comment on pourrait aller vers un vers plus de commun ou quelle est votre place dans un commun forestier ? Donc vraiment vous vous prenez partie à ce moment-là de questionner sur en évitant un maximum un maximum de biais lié à l'intention du projet. Oui,
ben ce qu'on ce qu'on cherchait à comprendre c'était effectivement quels Étaient leur leur positionnement à eux et leur préoccupation. Enfin, on l'a beaucoup formulé comme ça. Euh euh quels sont vosos vos préoccupations à vous en tant que propriétaire ? Euh est-ce que vous vous sentez en difficulté dans votre rôle de de gestionnaire forestier ? Est-ce que vous vous sentez à l'aise ? Euh quel lien vous entretenez avec cette forêt ? Euh est-ce que ça génère de la complexité Pour vous ? Est-ce que vous vous sentez plutôt là il y avait une question, quel propriétaire êtes-vous
? Investi, proche, détaché, exploitant euh laissant libre coup plutôt envie de laisser libre la forêt en libre évolution. Enfin, en fait, l'enjeu c'était aussi de comprendre leur posture de propriétaire. Donc effectivement, on avait un peu en toile de fond cette idée de se dire euh en partant de leur préoccupation euh on va peut-être pouvoir s'appuyer Là-dessus pour euh essayer de mieux qualifier euh qu'est-ce qu'on pourrait leur proposer en fait pour les embarquer possiblement dans une dynamique plus collective. Euh euh enfin voilà, on avait pas spécialement enfin euh je crois que du côté de l'équipe de
la Vigotte, ils avaient déjà tenté pas mal l'approche d'essayer de les convaincre. que ça allait être super chouette de faire commun et ça n'avait Pas vraiment marché. Donc nous on était nourri aussi pas mal d'une d'une formation qu'on avait fait récemment, enfin la formation que Stéphane et Sylvie avaient fait avec vous et puis on avait fait une autre formation à la maturité coopérative donc sur les questions de coopération et donc comment euh on on va chercher les euh les bah les motivations intrinsèques à chaque à chaque partie prenante pour faire ensemble. Et donc on a
essayé D'explorer ça à travers ce travail avec les propriétaires. Et du coup comment euh euh comment ensuite ben qu'est-ce comment vous partagez comment vous rendez lisible visible ces ces ces retours des propriétaires euh et qu'est-ce que ça permet de faire ensuite pour le projet peut-être rapidement ? Alors ouais tu veux que je partage le document là qu'on a produit Si tu veux. Oui. Euh alors, je vais essayer de vous le partager peut-être rapidement, mais pour que vous voyez un peu ce que ce que ça donne. Euh ça. Alors, est-ce que ça marche ? Moi je
vois, vous voyez un document qui s'appelle qui est un peu long à charger, mais celui-là, livret d'exploration de la propriété forestière. Donc ça c'est un Document qu'on a produit à l'issue du coup de ce travail avec les propriétaires. Tout le l'enjeu, il était un peu d'arriver à leur restituer ce travail là parce que une fois qu'il y a une fois qu'on a eu fait ces ces ces entretiens individuels, il y avait un enjeu de mise en commun et de comment on on on tentait de de rendre visible en fait leurs préoccupations respectives auprès des uns
des autres. Considérant Que en fait le constat qu'on avait fait c'est qu'ils avaient beaucoup de relations informelles. Enfin c'est une famille avec des liens plus ou moins proches mais en tout cas c'est quand même une famille donc avec un mode d'organisation qui qui est beaucoup sur l'informel et mais mais euh mais où en fait les les ces questionsl quelles étaient leurs préoccupations en tant que propriétaire non n'était pas forcément posé sur la table quoi entre eux. Euh et Donc euh et donc on avait notre notre réflexion c'était comment on arrive à leur retransmettre ça de
manière un peu sensible, enfin tout en gardant en fait la dimension sensible qui était ressortie des entretiens. Euh et donc bon là c'est la présentation du je peut-être ça je vous le raconte rapidement. Donc je vais vous montrer plus précisément mais en gros on a restitué l'enquête sous la forme d'artefact qui sont des représentations Visuelles de certains verbas à team qui nous semblaient particulièrement inspirant issu des entretiens pour garder justement cette dimension sensible et pas et pas transformer leur leur leur propos. On a traduit ça, on a regroupé en fait ces ces artefacts en en
un ensemble de préoccupations. Et l'enjeu c'était aussi qu'il puisse se rendre compte qu'il y avait des préoccupations finalement Assez communes. Alors pas toujours mais qu'en tout cas certains avaient des préoccupations communes les uns avec les autres et que c'était peut-être là-dessus qu'on allait s'appuyer pour essayer d'identifier un ensemble de défis euh euh donc qui sont le des sortes de de de grands Oui. de grands défi issu des des pré défis à relever au regard des préoccupations identifiées et puis ensuite un quelques leviers d'action et Outils juridique qui pouvait apporter des réponses ou des choses à
explorer autour de ces défis. Donc là on a le temps le temps fil Anne peut-être tu peux nous présenter effectivement c'est quoi un artefact comment on présente de manière un peu sensible et puis après on on laissera compléter avec des questions. Et ben un artefact c'est ça par exemple. Donc là, c'est une pomme de pain. Donc on a on en avait fait plein et puis on Les avait découpé, on les avait un peu suspendu dans l'espace. Enf on avait fait une petite mise en scène, mais il y a aussi ce livret qui les reprend tous
ou par exemple il y a une une voilà une verbe à team issue d'un entretien. La forêt, j'y allais très souvent quand j'étais enfant. C'était un vrai terrain de jeu. On y faisait des cabanes ou des batailles avec des pommes de pain avec les cousins. Aujourd'hui, c'est toujours le un lieu de promenade. J'y reviens Quand j'ai l'occasion, notamment pendant les vacances. Voilà. Donc en gros, un artefact, c'est un une sorte de de d'objet symbolique euh qui va venir faire écho à la au verbime qui est qui qui est retenu et euh et euh voilà qui
qui est une façon en fait de restituer. Donc on en a on en a on en a identifié plein bien. Donc là on explique le mécanisme et à la fin on a on a effectivement remis tous les artefacts. Donc il y en a Il y en a une trentaine peut-être. Et puis euh et puis on s'est amusé un peu avec les propriétaires à les classer par thématique. Bah voilà, ce qui a permis effectivement de faire émerger des des grands des grands axes de préoccupation autour leur attachement à la forêt, des enjeux de transmission de patrimoine
et de gouvernance, des enjeux de connaissance, légitimité, asymétrie d'information pour arriver à Prendre en charge la gestion de leur forêt et puis euh plutôt des préoccupations autour des la vision euh et des enjeux de préservation de leur forêt. Merci Anne pour cette présentation. Donc partir enfin si je si je reformule, c'est partir un peu des préoccupations de leur propre rapport y compris sensible à cet objet. essayer de repérer comme tu le disais des des enjeux, des intérêts communs et et plutôt que de les D'essayer de les convaincre, voir à partir de leur préoccupation à eux
ce qu'on ce que pourrait ce qu'on pourrait leur proposer dans un projet de commun qui répondent aussi à ces préoccupations. Je laisserai peut-être des questions émerger. Euh merci pour ce pour cette cet exemple très concret. Euh peut-être pour euh en transition pour finir sur ce témoignage euh ça c'était la façon dont dont du coup vous vous avez euh Construit cette dynamique d'empathie, d'écoute des parties prenantes sur un projet particulier. Je crois que Stéphane est également présent. Est-ce que Stéphane, tu peux euh partager avec nous d'autres perspectives que que ça ouvre cette question du de l'écoute,
de l'empathie avec les parties prenantes dans au sein de la fin de 7e région et des différents programmes ? Avec plaisir. Euh moi, je voulais citer un autre exemple concret Sur lequel on travaille depuis un an qui est la question de la coopération entre la communauté de la recherche et les collectivités locales. Euh en fait, c'est un sujet qui a pas mal d'années. C'est que les universités signent des accords, les présidents d'université signent des accords avec la métropole. C'est pas l'université de Renn signe un accord avec le président de la métropole de Rennes et on
imagine que ça va créer des tas de coopérations entre les agents Publics, les élus, les chercheurs et en fait c'est plus compliqué que ça. C'estàd que il y a pas mal de programmes qui naissent de ces coopérations. Il y a pas mal de doctorants. Maintenant, il y a un dispositif qui permet qui s'appelle les chiffres qui permet à des doctorants de travailler en collectivité avec une partie de du financement pris en charge par la collectivité. Donc en apparence, tout va bien. Mais en fait depuis plusieurs années, on se questionne sur Les effets réels que ça
produit. C'est-à-dire que euh il y a des programmes qui naissent, il y a des recherches qui naissent, mais en fait il y a un peu un une boîte noire sur ce que sur sur les effets réellement produits. Euh or nous, on pense que c'est très important que dans les mois et les années qui viennent et vu le contexte pour protéger la science, pour parce qu'on joue, on pense que ça joue aussi à l'échelle des territoires, il faut que Ces formes de coopération se renforcent mais il faut qu'elle se fasse dans une coopération. Aujourd'hui, on est
un peu dans un stade de collaboration. Euh chacun trouve un peu ses petits euh chacun y trouve un peu son compte plus ou moins. Mais euh il faudrait faire œuvre commune quoi. Il faudrait qu'on soit dans des formes de coopération beaucoup plus sincères, euh qui partent beaucoup plus de de du réel. Et donc, on a lancé une première enquête un peu Comme on l'a fait dans Tron Comun. On a réuni à deux reprises d'abord un groupe de chercheurs réputés pour avoir des collaborations fréquentes avec les collectivités. Et donc, on a eu 2 heures en Zoom
avec eux. Euh on a eu la même session à l'inverse avec des collectivités, des agents de collectivité ou des élus qui avaient une habitude de travail plus ou moins grande avec les agents et en fait on les a interrogé sur les problèmes Enfin on s'est rapidement aperçu que ce dont ils avaient envie de parler c'était les problèmes de ces coopérations. Et ces problèmes, ils sont nombreux. On s'aperçoit qu'en fait il y a une méconnaissance complète de ce qu'est la recherche. En tout cas, il y a derrière le mot recherche par exemple, les collectivités mettent pas
la même chose que les chercheurs eux-mêmes. Entre deux chercheurs, il y a pas nécessairement non plus la même vision de ce qu'est la Recherche. Les chercheurs, ils regardent un peu le monde à travers leur discipline. Euh les questions de gouvernance et d'intendance dont on voit bien dans un programme comme Tron commun qu'elles sont essentielles. Les chercheurs, ils ont tendance à considérer que c'est de l'intendance, que ça peu importe qui prendra. En tout cas, si du moment que c'est eux qui prennent les décisions, ça leur va bien. Du côté des collectivités, Ils sont pas prêts, ils
ont pas une culture expérimentale. Donc eux, faire des hypothèses, les tester et cetera, c'est quand même une culture qui qui est pas celle de ce qu'on appelle le New Public Management, qui est quand même encore la culture dominante. Donc, il y a vraiment beaucoup d'incompréhension, beaucoup de confusion. et beaucoup de souffrance euh de part et d'autre en réalité. Et euh et du coup, on a sur la base de ces deux Entretiens euh d'abord, c'est le début d'une d'un programme de recherche qu'on veut mener maintenant euh avec l'ADEM notamment hein parce que c'est un enjeu national
hein, la question de la coopération entre acteurs public et et recherche. C'est on a voulu quand même livrer tout de suite quelque chose et on a livré, je vais envoyer un des articles, on a livré une sorte de on a livré deux autodiagnostics, un pour les chercheurs Et un pour les collectivités en disant voilà fort de ce qu'on a compris, voilà sept conseils un peu genre trousse de secours kit d'urgence que vous collectivités vous pourriez adopter pour mieux travailler avec la recherche d'une part et un autre kit pour les chercheurs qui des fois pense que
c'est le problème, il est du côté des collectivités et en fait c'est eux chercheurs qui ont pas du tout compris comment fonctionner une collectivité. Donc voilà, ça a permis moi je dirais que cet exercice pour temps, il a permis de poser davantage, moi je dis des fois on les a aidé à ranger leur chambre, c'està-dire que ils ont identifié quel problème il avait. Il y a des problèmes de gouvernance, il y a des problèmes de culture, il y a des problèmes de rémunération, il y a des problèmes de il y a tout un tas de
problèmes qu'on a que ce travail a commencé à permettre un peu de d'étaler, hein. On y on y voit plus Clair, les choses sont un peu les problèmes sont un petit peu mieux identifiés et et révélés d'une certaine manière. Et puis on s'aperçu aussi que en fait, il se voit souvent dans un h closer et agent ou élus. En fait, c'est tout un écosystème euh dans lequel les agents, les les chercheurs, ils savent que leur ils seront pas jugés sur le fait qu'ils travaillent bien dans l'intérêt général ou pour les collectivités, mais sur le nombre
D'articles euh qu'ils vont publier au cours de leur carrière. Euh donc comment on fait sur des à partir de problèmes comme ça euh que du côté des collectivités euh elles peuvent pas se contenter d'avoir euh des recommandations enfin des des rapports de recherche. Euh donc il faut plutôt que ça soit des démarches de recherche action ou de recherche et développement pour qu'il y ait des solutions à la fin. Ben voilà, ça ça a permis de de Densifier un peu la la question de cette de cette coopération mais c'est que le début. Euh là, ce qu'on
compte, c'est appliquer un des exercices qui nous a bien plu dans la formation euh sur la la systémique, c'est euh ce que ce qu'on appelle la cartographie systémique des parties prenantes. et on est en train de prendre un ou deux programmes de recherche et quand même des programmes de recherche qui durent 10 ans avec pas Mal d'argent mais peut-être si ces programmes démarrent par faire un travail de de représentation de leur écosystème en comprenant mieux ce que chacun fait là, avec quel problème il est là et comment ces ces questions peuvent interagir entre eux. Donc,
on va sans doute euh essayer d'appliquer cette cette cartographie euh à un ou deux programmes existants et euh et euh d'une certaine manière, on les aide à adopter eux-mêmes ces euh cette Pensée euh plus euh plus systémique parce que euh tout chercheur et collectivité qui sont, ils sont très dans des silos, ils voient le monde un peu à leur à leur prisme. Donc voilà, on pense que ça va être un vrai un vrai plus. Donc voilà un des champs sur lequel on on voudrait l'appliquer. Merci du coup. Très intéressant de voir bah déjà comment concrètement
à travers votre exemple, l'exemple de Anne, on on Part en enquête et comment on restitue et comment on essaie plus de convaincre mais de partir des des intérêts propres à chacun. Et puis euh et puis aussi euh euh là ce que à travers ce que tu nous disais Stéphane, comment effectivement on prend on on aide aussi le on aime bien dire on aide le système à prendre conscience de lui-même et comment on aide les chercheurs et les collectivités à prendre conscience de la façon dont il contribuent aussi à des difficultés au Sein de ces coopérations.
Chacun à leur place. On reviendra peut-être en fin de session de webinaire sur des questions. Euh je voulais vous présenter le 3è témoignage et du coup je m'autointroduis. C'est génial. C'est comme ça je suis sûre je suis sûre de moi. On voulait vous on voulait revenir avec vous sur une journée qu'on a organisé les murmures euh en juin dernier et c'est une journée où dans laquelle on a essayé de faire faire Vivre un peu cette cette dynamique empathique et du coup on voulait bah on voulait revenir avec vous et vous le et et vous et
vous le présenter. Cette journée des murmurs, c'est une journée qui réunissait à peu près 70 personnes du secteur avec l'ambition pour nous de mieux faire comprendre cette approche systémique et de pouvoir effectivement vivre ensemble une réflexion systémique Autour de notre propre écosystème. Lena, est-ce que je te laisse rejeter ? Oui, bien sûr. Mais vas-y, commence du coup. Jo, voilà. Euh du coup euh on a euh mis au travail ces parties prenante euh donc issu euh avec des profils variés, plus variés que ceux qu'on trouverait dans au sein d'une seule association, pas encore assez variée pour
représenter tout l'écosystème bien entendu. Des Associations, des des méanthropes, des accompagnateurs, évaluateurs. et on a voulu travailler ensemble sur sur la prise de conscience de notre propre fonctionnement en tant qu'écosystème. On a invité des gens avec qui on était en lien, dont on savait qu'ils étaient déjà engagés sur ces dynamiques là et on a commencé par vouloir par partager autour de ce qui fait symptômes dans notre écosystème. On a pour repérer un peu les sources de problèmes de Fonction de dysfonctionnement, on est allé chercher les symptômes. On a parlé et fait témoigner euh des acteurs
qui travaillent sur les enjeux de santé mentale, des dirigeants de l'ESS avec le programme Inspire. On a parlé de ce qui empêche de mettre son énergie au bon endroit. Euh on en faisant témoigner ben justement euh Elodie sur euh sur la lettre d'adieux, mais en essayant aussi de se dire est-ce que si on met pas nous association notre énergie au bon Endroit, c'est ce serait pas la faute des des messenes. Euh on a fait témoigner euh des messenes qui nous ont expliqué de la leur façon de voir les choses. Du coup, après on s'est dit
que ça devait être la faute des évaluateurs. On les a fait témoigner aussi pour qu'on comprenne que c'était pas forcément ça. Et puis on a essayé de dégager à partir de là un modèle, ce qu'on a appelé nous un logiciel qui donne une lecture de la manière dont Notre système fonctionne très très bien et en fonctionnant très très bien génère aussi ses symptômes et font émerger ses problèmes. Nous, on l'a appelé le logiciel de la fuite en avant solutionniste. C'est un logiciel où on attend des associations qu'elles trouvent des solutions à des problèmes sociétaux et
si possible en les rendant suffisamment clair et simple pour que leur partie prenante comprenne de quoi elle parle et facilement solutionnable. Donc en évitant de rentrer dans la complexité des 10 problèmes qu'on comprend pas forcément si bien, euh on est plutôt très au fait de la façon des besoins sociaux qui émergent de ces problèmes plus que de la situation qui génère ces problèmes. On a aussi bah c'est un logiciel dans lequel il faut avoir beaucoup d'assurance sur la dit solution, pouvoir dire qu'elle est si possible qu'elle est innovante, qu'elle Produit des résultats tangibles, mesurables et
que on a juste besoin entre guillemets bien entendu de de la déployer à grande échelle pour avoir un maximum d'impact. Euh donc ça c'était une façon de de d'exprimer euh quelque chose qui nous semblait euh faire problème à la fois montrer le fonctionnement actuel et un fonctionnement qui peut faire problème. Et pour comprendre ce qui faisait tenir ce modèle, pourquoi on est on est tous Engagés bonhommant dans ce dans cette fuite en avant solutionniste, on a voulu comprendre un peu mieux justement comme comme c'était évoqué au-dessus la coresponsabilité précédemment la coresponsabilité des différents acteurs à
à au fait que ce système fonctionne si bien de cette manière-là. et on a utilisé un un un outil d'intelligence collective qu'on connaît bien euh en général qui est le Word Café et euh euh où pour se mettre au service de cette meilleure compréhension. Euh du coup, dans ce Word Café, ça se passe comment ? On a créé trois euh trois groupes composés de personnes de tous les profils et on les a amené à se à prendre la place, à mettre le chapeau soit des associations, soit des messes, soit d'une autre partie prenante, évaluateur, évaluatrice,
acteur public et et accompagnateur. Et euh dans un premier temps, on leur a Posé trois grandes questions et à chaque question, on leur a demandé de changer de rôle, c'est-à-dire de te mettre encore à la place de quelqu'un d'autre. Au départ, on a voulu euh euh que qu'il s'interroge sur la façon dont on est coresponsable du fait que ce système existe. Donc comment euh en tant que bah si je suis sur la table des associations, en tant qu'association, je contribue à renforcer ce logiciel de fuite en avant solutionniste, Même s'il me plaît pas. Euh en
quoi dans mes pratiques, mes postures, mon mode de fonctionnement, je soutiens le fonctionnement de ce système, en quoi je suis pas pris, je ne suis pas que pris malgré moi et à cause des autres dans le système, mais j'y contribue. Et puis quelles sont les bonnes raisons pour ça ? En quoi cette c'est logique pour moi de faire ça, voire même quel bénéfice je retire à ce fonctionnement, même si Encore une fois il il peut être source de de problème. Parce que l'idée c'était vraiment de de se dire que même si on a l'impression que
c'est pas ça qu'il faut faire, il y a une logique derrière qui est la logique propre de chacune des parties prenantes. et puis aussi pour reconnaître finalement les avantages à une forme de statut qu qu'on a déjà évoqué. Et pour finir cet cet atelier, on a on leur a demandé de se dire de se demander si quelle Pourrait être la juste place de cette partie prenante, quels sont les changements qu'elle pourrait amener pour faire évoluer ce logiciel à son échelle à elle, individuelle d'organisation, à une échelle collective euh de paire, voire à l'échelle de l'écosystème.
Euh et ça permettait là aussi de mettre le doigt sur cet effort de coresponsabilité. L'intérêt c'était que les dans le Word Café si vous avez déjà participé on tourne de table et du coup Au moment de cette troisème question on est une troisème partie prenante mais on a déjà entend on a déjà réfléchi à la place des deux autres parties prenantes et du coup on peut un peu mieux euh ne pas faire la liste à la préver de il faudrait que les autres changent mais se mettre effectivement en situation de se dire qu'est-ce que moi
je peux changer pour aider les autres aussi à changer euh on a conclu cet atelier en demandant c'est en collectif en demandant à chacun De faire atterrir cette réflexion à son à son propre niveau d'action un peu dans la logique et inspiré d'ailleurs de du travail qui avait été fait avec Insit en se disant comment une fois qu'on a visualisé un peu les enjeux de l'écosystème comment je peux le à ma place moi contribuer au changement quel peut être mon plus petit prochain pas possible pour faire en sorte de trans de faire bouger ce ce
logiciel qu'est-ce que je peux faire pour quelqu'un D'autre, qu'est-ce que je peux avec quel adversaire accidentel éventuellement je peux retourner échanger et dans une dans des logiques aussi plus collectives. Euh qu'est-ce que ça a permis de faire de faire cette méthode de Word Café ? C'est pas le lieu là de vous présenter toutes les tous les résultats sur le fond de comment on transforme le logiciel solutionniste. Mais c'est euh On avait fait des enregistrements de de ces débriefs, de ces engagements que j'ai réécouté avec un peu de distance. Ce qui était intéressant, c'est ce que
j'ai trouvé intéressant, c'est qu'en partant d'une définition d'un problème, alors euh on on est capable, on est plus facilement capable et d'un problème sur lequel on est à peu près d'accord, on est plus facilement capable de requestionner ses pratiques et de se Remettre en perspective de dire comment moi aussi je contribue à ça. On voit aussi qu'il y a énormément de bonnes raisons de le faire et que ça génère aussi beaucoup d'idées. Et en terme d'effet sur les parties prenantes, bah peut-être que certains et certaines d'entre vous étaient présents dans cet atelier et peuvent dans
le chat partager. Nous, ce qu'on a vu, c'est que et il faudrait qu'on aille réinterroger les gens pour voir comment ça s'est Transformé. Mais ce qu'on a vu, c'est que ça donnait à une certaine personnes qui étaient présentes l'envie d'ouvrir d'autres espaces d'échange et de confrontation en vérité avec leurs partie prenantes. Comment on va euh par exemple soumettre des reportings, des outils de reporting de fondation aux associations pour leur demander ce qu'il faut changer ? Comment on va questionner, challenger les partenaires financiers sur leur posture ? Comment on Va ouvrir des discussions avec des partenaires
opérationnels pour plus parler du problème et moins parler de la solution. Ça a ouvert aussi l'envie de créer de nouvelles expériences empathiques, de prendre soin des relations euh comment des organiser des vie ma vie pour dans un collectif euh mieux comprendre les contextes et les enjeux des autres partenaires de ce collectif. Ça a donné pour certains envie de Prendre sa propre responsabilité et de pas attendre que les autres changent. Et ça c'était très intéressant de de repérer ça, c'est-à-dire de se dire comment effectivement moi en tant qu'association, je peux être à l'origine d'une discussion différente
avec mes partenaires financiers. Comment en tant que fondation je peux prendre sur moi de réfléchir à mes pratiques et de me poser ces questions en terme d'introspection sans attendre D'être sollicité ? comment en tant que prestataire aussi accompagnateur ou évaluateur, je m'autorise à mettre dans mes dans mes prestations d'accompagnement des choses qui ne sont pas demandées comme de travailler sur ces effets de bord, de travailler sur de laisser plus de place aux doutes, de mieux prendre en compte les autres parties prenantes avec lesquelles on on on navigue et enfin Comment euh certains on sont repartis
avec l'idée de mettre au travail ce qu'ils avaient entendu et reçu des autres parties prenantes puisqu'ils avaient donc euh au travail chez eux en transmettant et en voyant ce qui frottait dans leur pratique, en luttant contre un mouvement un peu d'autourance aussi, d'autatisfaction qui empêche de questionner les effets de bord. Et puis euh donc en en en conclusion, on voit moi ce que je je me suis dit qu'est-ce Que ça nous a apporté ça ? Je suis pas sûre que on ait appris sur le front beaucoup de choses. Peut-être on a déjoué certains certaines appréciations,
certains stéréotypes, mais c'est vraiment le fait de construire ensemble cette lecture en collectif avec les parties prenantes qui croisent leur regard au sens propre comme au sens figuré parce qu'on était dans la même salle, dans les mêmes groupes. Du coup, quand on disait ben Là, moi je fais ça, peut-être que je devrais pas faire ça, ben on le disait pour soi et on le disait aux autres. Donc ça donne beaucoup plus de poids et d'intérêt à l'exercice. Ça nous donne du commun. Euh et on est capable de on sait qu'on est capable de créer ces
espaces où on peut un peu ensemble s'ouvrir à la complexité, faire euh euh et puis faire tomber euh moi ce que j'avais trouvé excellent, c'est de voir qu'on pouvait faire tomber les masques un peu de de la Posture qu'on doit adopter habituellement dans ces dans ces rencontres interparti prenantes et engager des des discussions sur des sujets difficiles ensemble en ouvrant des espaces de vulnérabilité. Voilà ce qu'on pouvait vous partager à ce stade. Moi aussi, j'ai étais un peu longue, désolé mais c'était l'occasion de vous d'échanger ça. Peut-être Lena, tu as vu passer des questions euh
pour conclure, il nous reste un quart un bon Quart d'heure euh des questions qui pouvaient s'adresser à Elodie, Marellie, Stéphane, Anne ou à nous l'exploration systémique à travers ce cet exemple des murmurs. Oui, bien sûr. Il y avait notamment une première question pour Insit euh de Fanny euh sur euh je la lis, ce sera plus simple, mais dans cette dynamique systémique et gouvernance partagée, est-ce que la création de cercles/collège n'a pas réduit L'interconnaissance entre acteurs de différents univers ? La coopération entre les parties prenantes. Dans notre expérience, les cercles par univers peuvent créer aussi des
silos. Comment est-ce que vous avez fait pour éviter cet effet et favoriser les coopérations transversales ? Marélie Elodie, tu veux y aller ? Non. OK. Euh alors il y a plusieurs éléments de réponse. Je comprends le le l'inquiétude entre Guillemets ou le retour d'expérience sur le fait que ça peut favoriser les silos. Nous, c'est intégré dans une logique. Donc il y a évidemment des cercles mais en fait chaque cercle se retrouve dans des cercles englobants. Donc par exemple le cercle maire, le cercle jeune, le cercle partenaire. Euh mais il y a un représentant de chacun
de ces cercles au conseil d'administration. Donc en fait, il y a un espace englobant, on va dire, où l'ensemble se retrouve, échange et Peut et peu partager. Euh l'avantage de de ces silos entre guillemets, c'est que ça quand même permet de d'être entre paè de faire de la de l'interconnaissance forte, d'aller plus loin avec des objectifs communs et cetera tout en ayant une attention en fait à permettre des temps d'échange intersect soit au niveau d'un cercle glob comme ça pourrait être le cas au niveau du conseil d'administration soit et surtout en fait avec des temps
de rencontre. Par Exemple, là en 2025, on a organisé des rencontres au Sénat sur la question vie et voile d'ultrarité. Mais en fait là, c'est des moments où on a une attention justement à ce que la rencontre, elle puisse opérer avec des animations notamment à travers des outils d'éducation populaire euh qui permettent, on avait par exemple des interviews croisées, des jeunes auprès des élus, des partenaires auprès des jeunes et des élus et cetera. Et euh Hello l'a dit tout à l'heure et peut-être que tu vas revenir là-dessus sur la question de la convivialité. En fait
euh c'est c'est un élément et c'est un ingrédient clé euh pour pouvoir faire commun euh les uns et les unes avec les autres et et où ces espaces de rencontre non seulement ça est en échange, on va dire euh autour de l'objet qui nous réunit mais en fait de de connaissance et de et de rencontre. l' si tu veux je te je te passe. Ouioui non je pense que la convivialité elle est l'ingrédient qui permet de ne pas tout formaliser en fait je crois pas je je crois que naturellement si on positionne même des cercles,
on voit bien qu'il y a des périmètres et qu'il y a des choses qui sont fermées. Et en fait c'est comment on amène les individus et par ce moment-là dans cette rencontre là à dépasser aussi juste l'action qu'ils ont à l'intérieur de leur cercle. Et la convivialité pour moi Elle permet ça. Elle permet de la confiance, elle permet à un moment donné de mieux comprendre les enjeux. Elle permet aussi du débat contradictoire. Euh et je pense que c'est ce qui manque et et peut-être que c'est plutôt à se dire on a nous un une sorte
de fonctionnement de la gouvernance et et des règles qu'on s'est mise qui est très organisée, très formalisé, qu'on essaie de plus en plus avec en tout cas une photo d'incite Qui ressemble plus à un cours de biologie avec des cellules dans des cellules. Mais à se dire en dehors de ça, qu'est-ce qui fait que ça marche ? et et ce qui marche c'est l'ensemble des événements qu'on organise quand on fait les journées artisan d'idé c'est parce qu'il y a toutes les parties prenantes qui sont là. Ça c'est la vision entre guillemets, j'ai envie de dire
théorique. Mais ce qui marche c'est quand les gens sont en même temps au Même endroit au même moment et qu'il se passe quelque chose qu'on est incapable d'écrire en fait. Et et nous on est juste on va juste essayer de formaliser l'intention en donnant un peu un cadre obligatoire avec plutôt des angles un peu sécurisés ou directifs de qu'est-ce qu'on pourrait y faire. Mais en vrai, je veux pas dire que c'est une excuse à la à refaire commun, mais quelque part oui. Et il y a plein d'échelles de la structure. Ça va dans les villages
comme Ça l' quand on fait un événement au Sénat ou quand on va faire une un comité de pilotage ou autre. C'est à quel moment nous on a la responsabilité de quand Insit prend la parole euh ou rencontre ou euh réfléchit, elle doit le faire avec l'ensemble des parties prenantes. Et je pense que c'est une des choses qu'on s'impose pour s'éviter qu'à un moment donné, il y ait cette réflexion par silo. Après la réflexion par silo, elle amène de l'expertise, Elle amène plein de choses. par contre, de manière à faire commun, je pense que c'est
l'attention à se dire cet espace de convivialité, il est nécessaire un parce qu'il nous fait plaisir et qu' fait du bien, mais aussi parce qu'on pense que c'est celui qui permet aux gens de s'investir et d'aller aussi un peu plus loin pour eux-mêmes et pour ce qu'il portent. Et je trouve que ça enfin ce que tu viens de dire, ça répond aussi à une Autre question qui a été posée dans le chat de la question des échelles du de l'agricultrice du coin au national, c'est en fait comment tu crées des espaces à ces différentes échelles.
En fait, c'est comment chacun dans son métier en fonction de là où il intervient, ben il intervient des échelles différentes et d'autre part comment tu crées ces espaces de rencontre à travers des journées artisan d'idée à l'échelle ultra locale ou à Travers des espaces au national. citer un autre exemple, on a fait un café de campagne qui est un webinaire qu'on fait tous les mois, celui des vœux qu'on a fait là avec le ministre, ceux qui étaient interviewers, c'était des maires directement qui ont posé des questions au ministres. c'est comment nous on a cette responsabilité
de recréer le lien entre notre partie prenante et d'autres parties prenantes qui sont les nôtres à des échelles très différentes. Et en Fait, je pense que l'approche systémique, elle nous a aussi systématisé ça. on avait l'intention de le faire dans la participation et autres mais à se dire en fait ils ont cette place là et et nous notre métier c'est de faire en sorte que des maires d'un tout petit village puissent poser la question au ministre de la réalité sur des sujets qui lui incombrent et auquel nous avant on était un peu une sorte de
facilitateur mais on était acteur, on L'est toujours mais maintenant je trouve qu'on a plus cette phase de facilitation de organiser la rencontre entre nos parties prenantes et d'autres parties prenantes décideurs à différentes échelles et de recréer en tout cas le dialogue avec l'ensemble des actions romaines. Et on a fait exactement la même chose d'un café de campagne organisé par les jeunes du cercle jeune et toujours à destination de l'ensemble des acteurs de La communauté. Pardon Lena, je vois que je Non, génial. Merci beaucoup. La secret sauce de la convivialité, on adore. Euh c'est top. Du
coup, dans dans ce sens-là, il y a une autre question peut-être Stéphane Anne, si vous avez des retours plutôt sur comment est-ce qu'on on assure la pérennité de cette discussion avec les parties prenantes. On voit qu'au moment où on monte un projet, au moment où on l'initie, c'est Un réflexe d'aller associer différentes parties prenantes très différentes pour construire un projet. Et après, comment est-ce qu'on s'assure dans la durée que on reste bien euh dans une dans une démarche partager sur du long cours aussi quand il peut y avoir des enjeux d'essoufflement ? Anne, tu je
tu je j'y vais. Tu me complètes. Ouais, ouais, vas-y. En fait, euh c'est un peu la raison pour lequelle nous on essaie d'avoir nous on Fonctionne par programme, hein. On a des programmes de 2 ans. Euh quand on quand il y avait encore des moyens dans le circuit, nos programmes pouvaient durer 3 ans ou 4 ans. Et donc, ça être sûr d'avoir avec les partenaires, les protagonistes, une coopération sur le temps long. Euh et pour nous, un des euh on s'est noté que un des un des éléments importants de ces programmes, c'est leur rythme en
fait, c'est d'arriver à trouver euh des rythmes où euh ils sont Associés au bon moment. Euh faut comprendre quand même que faire coopérer des des agents publics, des élus, enfin c'est compliqué. des chercheurs, je parlais tout à l'heure, c'est compliqué partout hein, mais c'est quand même des publics quand même qui ont pas l'habitude de de coopérer. Donc nous, il faut c'est toute une alchimie où il faut trouver des temps de coopération en ligne, en présentiel, enfin quel est le bon on essaie de pas User du présentiel pour des trucs qui nous paraissent pas enfin pouvoir
être fait en ligne. On documente beaucoup ce qu'on fait, c'est qu'on garde aussi une preuve d'existence, un peu comme une preuve d'amour de ce qu'on a fait. C'est que tout est documenté avec eux. souvent, ils coécrivent avec nous nos productions. Donc voilà, c'est tout un boulot de euh de de alors et et par ailleurs, j'ajoute que quand on rentre dans nos programmes, On doit accepter de consacrer de participer à ce programme à hauteur de 2 à 3 jours minimum par mois, par exemple. c'est conventionné avec nos partenaires. Donc la participation, elle fait partie c'est une
condition en fait nous on refuse les coopérations euh les propositions où on est mis en mode prestat parce qu'on n'est pas du tout une structure commerciale mais on pose d'emblé les conditions. On demande même que les agents et des lettres de mission Qui les protègent pour participer avec nous. Donc il y a tout un boulot pour protéger cette coopération, la rendre possible. On donne des instructions au cadre pour qu'ils expliquent en comité de direction pourquoi tels et tels agents participent à la démarse. Donc effectivement, il y a tout un cadre à à poser euh et
il est il fait partie de la convention des routines de voilà et donc du coup ils sont ils savent dès le début que si on travaille ensemble pendant 2 Ans, bah on va avoir cette il va y avoir cette implication de leur part et cetera. Donc c'est le genre de chos qu'on essaie de faire. Ça résout pas tout pour autant, mais c'est quand même une façon de d'inscrire euh l'idée que la coopération, c'est la philosophie dans lequelle on va s'inscrire. En fait, c'est pas juste un truc additionnel et sympathique. Ça fait partie de la du
travail quand on quand les gens travaillent avec nous, quoi. Peut-être on peut répondre aussi au au titre de de l'explo et de la suite de ces de ces murmures. Par exemple, nous c'est vraiment une question qu'on qu'on vous partage. Lena disait en introduction, on préfère partager nos questions que des affirmations. Nous, on a euh beaucoup d'échanges en en petit cercle, en bilatéral, en petit groupe avec des parties prenantes et la et et avec lesquels on avance, on coévolue comme dit comme le rappel Lena, on a Fait cette première journée de rencontre multiacteur où on a
créé cet espace, c on a besoin d'échanger plus les uns avec les autres, on le sait. Euh et c'est toute la question de savoir qu'est-ce qu'on donne comme suite. Euh donc et là on est vraiment dans la réflexion de est-ce que on fait la même rencontre mais en amenant un + 1 à chaque fois. Donc on élargit on élargit le cercle. Est-ce que on au contraire on on garde les liens qu'on a pu créer avec ces Premiers acteurs et on creuse avec eux ou est-ce qu'on aide des participants de de ces premières rencontres à à
créer des espaces de rencontrre dans leur propre cercle ? Du coup, c'est c'est une question une question sans fin et sur lesquelles on va beaucoup se pencher dans les prochains mois de savoir comment on continue et qu'est-ce pour continuer à mobiliser les parties prenantes dans cette logique de d'empathie de discours En vérité et de et de coresponsabilité. Merci Marian. Quel beau programme. Du coup, une dernière question peut-être pour tous les trois mais rapidement. C'est une question de pierre donc plutôt sur ce qui est plus difficile parce que on a beaucoup parlé aussi de ce qui
a bien réussi mais ce qui est plus difficile donc comment l'approche systémique réussit à embarquer certaines parties prenantes réticentes au départ notamment parce qu'elles ont beaucoup à Perdre dans une démarche collective en terme de pouvoir ou de privilège économique. Et une fois embarqué, comment éviter que les comportements naturels ne reviennent to galo ? OK. Non, moi j'ai trou peut-être sinon vas-y. Euh non, vas-y Marion, vas-y. Ben moi, j'ai trouvé euh je on va pas parler pour pour l'exploit Inspirant ce que vous avez fait à la 27e région avec Liv Gotlab, c'est-à-dire d'aller de se rendre
plutôt que de dans les démarches classiques, on se dit euh on repère ses perties prenantes et puis on a ceux qui sont à fond d'accord avec nous, ceux qui sont à fond pas d'accord et puis le centre mou là qu'on essaie d'embarquer, mais de se dire ben plutôt que d'éviter d'aller se confronter à ceux dont on pense qu' sont essentiels au changement mais dont on sent bien Qu'ils sont pas super investis comme pouvait l'être les propriétaires sur le Vigotlab d'aller vraiment prendre du temps pour échanger avec eux euh et de créer du lien par une
meilleure écoute euh sur ce qui les préoccupe. C'est quand même une une voix clé. Euh ça ça demande de prendre sur soi, j'imagine, selon les contextes, mais euh mais ça c'est quand même c'est quand même très intéressant. Et je pense que euh en tout cas nous C'est le paris aussi qu'on fait qu'on a fait dans les murmures. Je pense qu'une fois qu'on a tombé les masques euh on les remet pas si facilement si on si on continue à créer du lien de la convivialité et de l'échange. Mais c'est une hypothèse. Moi, c'est peut-être le fait
de me dire aussi il y a les endroits où nous on est moteur et dans lequel on a plutôt des gens qui viennent dans notre démarche collective. Et là, c'est je trouve que Parfois c'est complexe quand il y a ces freins et souvent je me dis à quel endroit je peux les rencontrer dans un autre système dans lequel je suis invité, dans lequel il faut que j'aille dans une démarche collective qui est différente, qui est peut-être pas dans mon intérêt premier pour les rencontrer autrement dans une zone dans lequelle ils sont pas dans le conflit
et dans lequel la manière dont moi j'investis ça a un effet miroir et qui permet de faire Bouger des lignes à d'autres endroits et que le jour où moi je les ramène, c'est aussi parce que j'ai pris le temps de la rencontre de la convivialité dans un endroit qui est moins en pression pour eux pour les ramener ensuite chez moi et potentiellement avoir une marge de manœuvre un peu plus forte pour faire bouger le les comportements euh là-dessus. C'est mais ça pose aussi la question de quel temps on a à investir parfois dans des systèmes
qui sont plus Éloignés des nôtres. Euh et je trouve que ça aussi c'est hyper intéressant et la Systémie, elle nous a appris ça, c'est comment on jette une pierre bien plus loin que l'intérêt premier qu'on a au départ parce que demain elle aura un retour euh pour investissement et de regarder le la question de manière plus large et de où sont les gens. Et je trouve qu'il y a aussi la dimension de de revenir au problème, c'est-à-dire que a priori on est là Parce qu'on essaie de répondre à un problème commun et donc de réussir
à l'identifier déjà quel est ce problème commun et c'est quoi la souffrance qui est qui est générée par le problème, c'est quoi la vision que chacun a et ça permet aussi de se repositionner peut-être plus facilement. ajout l'animation que vous aviez fait peut-être juste sur la question de la cartographieque des parties prenantes. Je trouve que ça serait intéressant si Vous le partagez du côté de l'explo parce que ça ça vient nourrir ses réflexions et repositionner les uns et les autres aussi. Peut-être peut-être aussi euh un élément de doctrine entre guillemets. Nous, on a épousé un
peu les principes de la théorie de l'enquête dans lequel en fait on essaie de mettre tout le monde en mode enquête en fait, y compris ceux qui ont l'impression déjà de tirer leur marron du feu euh euh d'avoir des problèmes budgétaires et Cetera. Comment on est tous un peu invité à comprendre ce qui se passe et à et à faire travailler cette dimension réflexive. Après euh et je veux pas terminer sur cette note, mais euh tout ce qu'on dit est quand même de plus en plus compliqué dans la période qui s'ouvre, hein. C'est-à-dire qu'on a
quand même des gens moins disponible, euh des espaces de plus en plus contraints, euh nous des agents de collectivité moins disponibles avec Moins de bandes passantes et de psychisme prêt à faire tout ça. Enfin, je pense que si on est honnête, il faut aussi qu'on se raconte qu'en ce moment, c'est particulièrement compliqué quand même hein. Je je pense que par moment, on se parle comme si on était il y a 2 ans ou 3 ans. Là, on est dans un moment très particulier. Désolé de rappeler ça quand même en fin de webinaire, mais la disponibilité,
l'empathie et cetera dans Cette période, c'est quand même un truc il y a on parle aussi de monté de l'égoïsme. Enfin, donc tout ça n'est pas c'est vraiment important qu'on ait des temps comme ça et et qu'on défende collectivement ce trucl. Il n'empêche que en ce moment, c'est quand même c'est quand même pas simple. Merci Stéphane pour ce J'ai cassé l'ambiance, c'est bon. Non, pas du tout, pas du tout. Je crois qu'on le sait que ça nous fait du bien De réatterrir dans du concret, dans ce qui se passe vraiment au quotidien, dans nos organisations,
dans nos interactions avec d'autres parties prenantes, plutôt que de de de parler uniquement du bref d' 3 ans, tu as raison. En tout cas, c'était aussi le le mot de conclusion qu'on voulait partager ce matin, c'est de se dire que les temps sont plus difficiles, notamment pour cultiver l'empathie. qu'on le sait qu'en temps de crise, on a plutôt une tendance à à se Replier sur soi et donc peut-être une invitation collective à redoubler d'efforts, à cultiver l'empathie, à essayer de mieux comprendre les parties prenantes, enfin tout ce que vous nous avez expliqué à la fois
en vision macro politique pour notre écosystème mais aussi à l'échelle très pratico-pratique de concrètement comment on fait pour essayer de penser que tous les autres sont des cons parce que quand même ça fait partie aussi des questions de base Quand on cultive l'empathie avec les parties prenantes. Donc merci beaucoup à la fois pour cette vision globale, ces atterrissages très opérationnels pour vos témoignages. Merci pour toutes vos questions. C'est génial d'avoir ces ces discussions par chat. On a très envie de continuer à discuter avec vous. Donc vous avez nos mails, n'hésitez pas à nous écrire. On
adore cultiver le dialogue. Marion Dourou, est-ce que tu veux conclure ce Webinaire avec 2 minutes d'avance ? Ah, je cherchais une citation pour Mais euh mais non, je voulais vraiment vous vous remercier pour votre participation et effectivement rappeler que c'est un effort qu'on qu'on se doit. Ça m'a fait beaucoup penser aussi et et du coup c'est peut-être une ouverture on en reparlera bientôt mais au travail qu'on fait au sein de l'exploration systémique sur les polarités à un moment Donné et sur ces parties prenantes de se dire il y a des moments où on doit choisir
entre peut-être des fois faire avec et faire contre. Euh il y a des des des réflexions qu'on doit avoir sur à quel endroit on se place aussi en fonction des euh en fonction des contextes mais toujours euh dans l'idée effectivement de pouvoir euh euh comprendre euh ce qui se passe le mieux possible. C'est ça que nous apporte l'approche systémique, c'est d'essayer De comprendre. Et pour comprendre, il faut être curieux et écouter. Du coup, beaucoup de curiosité à vous pour cette année 2026. On reviendra prochainement avec d'autres propositions d'échange et et de webinaire et on sera
ravi de poursuivre les échanges avec vous. Merci d'avoir été là ce matin et d'avoir commencé cette semaine avec nous et à très bientôt. Merci. Bonne journée. Bonne journée. N'oubliez pas d'aller écouter Sylvestre juste après. Merci. Merci à vous. Au revoir.