Bonjour à tous pour cette nouvelle vidéo mythologique. Aujourd'hui, je vous emmène en Afrique du Nord à la découverte de la culture et la tradition berbère. Eux-mêmes se font appeler les Amazig, le peuple libre.
Cette mythologie a côtoyé la mythologie grecque, égyptienne, phénicienne ou encore cartaginoise. C'est une religion très peu connue mais qui mérite notre intérêt. [Musique] Les berbères, appelés les Libyens par Hérodote occupèrent le nord de l'Afrique septentrionale, de la Méditerranée au Soudan, de l'Atlantique à l'Égypte.
Ils étaient liés par leur langue et leur religion. Et au cours de l'histoire, ils ont incorporé à leur panthéon des déités venant d'autres cultures et dans beaucoup d'autres cas, ils ont influencé d'autres civilisations à travers le monde antique. De la même manière que beaucoup d'autres civilisations à travers le monde, beaucoup d'éléments caractérisent leur identité et leur culture.
Chez les Amaziges, le peuple libre, comme pour les autres mythologies de l'antiquité, il existait des croyances, des rites et d'innombrables divinités. Il faut signaler qu'à ce jour subsistent encore des traditions païennes en Kabil et chez les Toirg, les hommes bleus du désert. Cette race persiste davantage dans la culture des habitants des zones rurales et plus particulièrement dans celle des femmes dues à leur position au sein de l'Islam.
On peut encore entendre quelques-uns de ces comptes mythiques, découvrir les lieux sacrés et les personnages héroïques. Certains villages célèbrent d'ailleurs encore les rites ancestraux des forces de la nature. Il est néanmoins très difficile de reconstituer cette mythologie après 8 siècles d'islamisme de la même façon que les mythelt avec le christianisme.
Il existait une riche tradition orale qui malheureusement est en voie de disparition rapide actuellement. Cela pose de nombreuses difficultés dans les pays du Maghreb qui sont historiquement de culture berbère. La plupart des habitants ont été éduqués dans la filiation des ancêtres venus d'Arabie et non plus par leur racine locale Berbère.
Les sources auxquelles je me réfère sont essentiellement des comptes populaires recueillis par les auteurs de l'antiquité ou des ouvrages plus modernes. Les Berbères avaient une religion fondée sur le culte des forces de la nature, du soleil et de la lune, des montagnes, de la mer et des grottes et aussi du désert. Ils n'ont pas bâti de temple ou de grands sanctuaires pour leur culte car à la place ils sacralisaient comme des divinités leur environnement ou des lieux sacrés comme les montagnes, les grottes et les rivières.
Comme pour les autres mythologies de l'antiquité, la culture berbère a développé un mythe cosmogonique expliquant les origines de la création du monde mais également une vision apocalyptique prédisant sa fin. Il vivait par rapport au cycle de nature l'observation des forces primitives et vivait en harmonie. La première mer du monde est l'origine, c'est-à-dire la déesse mère ou encore une terre endormie.
Le premier couple d'humains, les premiers hommes, seraient apparus sur terre sur un monde par-delà les océans, un monde disparu en sortant d'un monde englouti ou invisible, le monde des ténèbres ou l'autre monde où il ne reste que stérilité. Tout y est l'inverse du monde des hommes. Ce monde englouti est l'envers du monde réel.
En apparence, toute chose est semblable. paysage, montagnes, forêts, océans, mais tout y est antithesse de ce qui existe dans le monde des hommes. Dans ce monde souterrain d'où sont né le premier homme et la première femme se trouvent des êtres étranges, toutes sortes de génies, des géants, des ogresses, des ogres, des nains qui foisonnent comme des essins et avec qui il y a peut-être quelques liens de parenté.
Entre cet autre monde et celui des hommes, des communications peuvent exister. Les puits permettraient ce contact ainsi que les grottes. La communication est pratiquée par les sages ou les médiateurs.
Héros des comptes, génies, serpents et aussi les morts peuvent entrer en contact par ces lieux de confinement sacré. Il sera un moment où ce monde souterrain menace plus particulièrement d'envahir le monde des hommes. C'est la nuit pendant laquelle les habitants de l'autre côté de la terre viennent volontiers hanter les parages humains.
La nuit pendant laquelle, comme dans l'autre monde, seuls les plus valeureux ou les plus pieux des hommes peuventin les forces surnaturelles néfastes. Un mythe explique la succession du jour et de la nuit par des rôles d'évolu à deux frères déroulant des pelotes de laine. l'un de fil blanc et c'est le jour, l'autre fil noir et c'est la nuit.
Enfin, il existe comme dans toute mythologie une fin du monde escatologique qui prévoit la déchéance du monde des hommes par cet autre monde. Cette fin du monde serait annoncée par des signes : le matérialisme, la perte de la foi, la généralisation des ténèbres, des séismes, puis pour finir, un déluge de 7 jours et 7 nuits, après quoi les deux mondes s'inverseraient une nouvelle fois. Le plus gros problème de la mythologie berbère et qui rend son étude très complexe, c'est qu'il ne faisait pas confiance en l'écriture.
Tout comme les peuples de la mythologie celtique, contrairement aux Grecs et aux Égyptiens, nous ne disposons quasiment d'aucun texte primaire. De ce fait, nous devons recouper les informations avec les auteurs grecs-égyptiens de l'époque afin d'en savoir plus et de découvrir le panthéon des amaziges. Les mythes et les gens de Berber ont particulièrement influencé la religion des anciens Égyptiens.
Certains dieux que l'on dit être égyptiens sont en réalité d'origine berbère. Parmi l'un des plus anciens dieux du panthéon égyptien, nous avons Amon, le dieu de Teb, le dieu caché qui n'est autre que le principal dieu de la mythologie Berbère. Il s'imposa en Égypte lorsque les berbères ont pris le trône pharaonique et ont régné sur deux dynasties, la 24e et la 25e.
Le pharaon berbère Sheshnac avait battu les armées égyptiennes et occupera même l'état actuel d'Israël. Ce roi Berbè, après s'être défait des armées du roi de Judée, pénétra à Jérusalem et pilla les trésors du temple de Salomon. C'est à lui que l'on fait référence dans le film Indiana Jones et les aventuriers de l'arche perdu.
Amon sera considéré comme le dieu créateur de toute chose, le Dieu des dieux. Il sera plus tard connu des Grecs sous le nom de Zeus Amon lorsque les Grecs conquièrent l'Égypte sous le règne d'Alexandre le Grand. Ensuite, nous avons H, seigneur du désert et de la Libye, qui était le nom donné à toute l'Afrique du Nord à cette époque.
Il est représenté avec une tête de faucon comme le dieu des Égyptiens mais est identifié au dieu 7 en sa qualité de dieu du désert. Il a été en particulier associé aux oasis fertiles du désert. Il était le protecteur des routes, des voyages et des caravanes.
Ensuite, nous avons la déesse Antineéa, une déesse du 4e millénaire avant Jésus-Christ qui est la déesse guerrière portant un bâton sur lequel sont croisés deux flèches. Elle était appelée net chez les Égyptiens. Le monde grec a lui aussi été particulièrement influencé par les cultes berbères.
Ces derniers ont fait connaître le dieu Poséidon, le dieu de la mer chez les Grecs. Selon les croyances berbères, il était armé d'un trident. Il était sur un char traîné par des animaux monstrueux au tron de cheval et au corps de poisson.
Il avait à sa disposition des animaux marins qu'il commandait et qui le suivait à chacun de ses déplacements. Il avait cette force de déchaîner des tempêtes avec son trident. Il était capable de découper un grand rocher et de faire jaillir l'eau de la terre.
Il régnait sur l'île d'Atlantide, appelé du nom de son fils Atlas. Posséidon, idolâtré par les Grecs, était depuis la nuit des temps honoré par les berbères. Ensuite, nous avons Hé, le fameux géant tué par Héracles qui est lui aussi d'origine berbère.
Hé, comme les habitants de cette région du nord de l'Afrique, le dieu de la mer et de la terre, fils de Poséidon. Il était géant et s'attaquait à tous ceux qui venaient de loin, donc étrangers au lieu. Selon la légende des Amazig, il était invincible dès qu'il posait ses pieds sur le sol.
Toutefois, il sera tué par un autre dieu, Héracles. Les artistes grecs de l'antiquité le présentaient sous les traits d'un libyen. Il portait une longue chevelure et avait une barbe en pointe et de gabelles.
Ses caractéristiques physiques étaient très répandues chez les populations berbaes de cette époque. Sa femme s'appelait Tingis. Nous retrouvons bien sûr Atlas, la montagne adorée chez les Amaziges qui selon Hérodote et Strabon était le fils de Japé et de l'occéan Climen.
Il appartient à la race des dieux antérieures aux olympiens grecs. Ayant participé à la guerre des dieux, il sera condamné par Zus à soutenir les colonnes sur laquelle repose le ciel. Cette légende est partie de la région orientale berbère du Maroc, région montagneuse qui porte le nom d'Atlas.
Les anciennes populations verbaires donnaient une image du dieu Atlas. Elle disait que celui-ci était étroit et rond de tous les côtés. Il était si haut qu'il était impossible de voir les sommets, car les nuages ne s'en écartaient jamais, ni en hiver, ni même en été.
Les Amasiques pensaient qu'Atlas était la colonne du ciel. Du milieu des sables s'est levé une montagne vers le ciel abrute et rocailleuse du côté ouest vers l'océan qui portera plus tard le nom d'Atlantique. Face à la terre ferme d'Afrique existait une île boisée et ombreuse qu'on appellera l'Atlantide.
Une autre déesse que l'on pourrait croire grecque est Athénese libyenne de Tritonie. Il existait autrefois un royaume berbère appelé tritonide en référence au dieu Triton, une divinité africaine que les Grecs ont intégré à leur panthéon. Également dieu de la mer décrit sous la forme d'un homme à queue de poisson.
Ce royaume légendaire était gouverné par des femmes qui pratiquaient le matriarcat. La reine Berbère de l'époque, Athéna Tritonide, était une civilisatrice et aurait notamment colonisé le royaume hellénique des Grecs, brûlant même sa capitale. Cette dernière sera alors reconstruite par les berbères tritonides qui lui donneront le nom de leur reine Athéna.
Le culte de cette dernière était prépondérant au nord de la Libye. Athéna symbolisait la guerre, les armes, la raison ainsi que l'esprit critique qui temporise la force brutale, ayant présidé également les arts et les lettres. En Grèce, il fut difficile au prêtre de Zeus de minimiser l'importance et l'origine libyenne de la déesse.
Ainsi, elle devint la fille aînée et préférée de Zeus qui a la même dans les légendes jusqu'à l'enfanter lui-même. Aujourd'hui, grâce à Hérodote, nous savons désormais que les berbères d'autrefois, nommés libiens, reconnaissaient Athena bien avant les Grecs comme leur déesse à qui il voouait un culte et dont il soutenait qu'elle était la fille du dieu Poséidon et de la nymfe du lac Triton en Tunisie. Outre les influences et réciprocités avec les mythes grecs et égyptiens, il ne faut pas oublier l'influence des phéniciens.
La civilisation de Cartage va s'étendre sur toute la Méditerranée et conquérir le nord de l'Afrique. De ce fait, les mythes Cartaginois qui sont des phéniciens vont se mélanger progressivement avec les mythes berbères, voire fusionner en un seul. Nous retrouvons ainsi tanit, une déesse mystérieuse probablement d'origine phénicienne.
C'est le féminin sacré des cartaginois que l'on peut rapprocher d'Isis, d'astarté, ditar ou encore d'inana. DS berbère de la fécondité, protectrice de tous les héros, son attribut principal est le delta symbolisant l'utérus de la femme enceinte. Dise de la magie et de la protection notamment contre le mauvais œil des superstitieux, ce qui lui donne aujourd'hui la forme d'une main, la main de Fatma de l'Islam.
Le simple fait de graver ce symbole appelé la protection de la déesse et de ce fait repoussait les dangers. Tanit tient également un bâton en forme de catucé qui canalise sa magie. Et pour finir Bal Ramon, la fusion du dieu Berbère et du dieu phéicien lors de la grande époque de Cartage.
Divinité centrale de la religion cartaginoise. C'est un dieu cosmique. Il siège de consort avec tanite.
C'est un dieu de la fécondité et des récoltes qu'il semble avoir par sa spécificité constituer un élément de permanence dans le monde berbère et par son caractère central. Il ouvre ainsi la voie au monothéisme en Afrique romaine. Après la romanisation de l'Afrique du Nord, ce dieu d'origine est associé à la divinité romaine Saturne avant de disparaître dans l'élan du christianisme.
Outre les nombreux contacts avec les panthéons des mythologies de l'antiquité, il existe des ditités qui n'appartiennent qu'au Berbè et qui n'ont pas influencé ou été influencé par d'autres civilisations. Les traditions qui nous permettent de les découvrir sont restées dans les traditions orales ou les champs populaires. Voyons-en quelques-uns.
Le plus important des dieux à hazig était Anzar, dieu berbère d'Afrique du Nord, le dieu de la pluie et de l'eau. Il tenait un rôle très important dans la mythologie et la religion des Berberes, comme c'était le cas de tous les dieux de la pluie dans les contrées méditerraniennes. Anzar était dieu du ciel, des eaux, des rivières, des mers, des ruisseaux et de toutes les sources d'eau et de la pluie.
Il existait un rit alors connu sous le nom de Tislit Enanzar ou la fille en Sédanzar qui lui était consacrée en Afrique du Nord lors des périodes de sécheresse afin de faire pleuvoir ce qui était très important dans ses contrées. C'était symboliquement l'union du dieu et de la déesse Tislit qui était alors célébrée. Tifrit est une du feu amazig rapprochée de la vesta des Romains.
C'est d'ailleurs elle qui donnera son nom au continent africain en réponse à la chaleur de ce 10 continents. à Gurzil ou Gurzil était quant à lui le dieu amazque de la guerre représenté alors avec une tête de taureau. Il représentait la force primale et bestiale.
Aur le dieu lunaire représentait quant à lui les forces mystiques et Terriel était la maîtresse du destin représentant la femme autonome entière et insoumise. C'était une augresse sauvage indomptée et dangereuse. Un autre mythe lui attribue la maternité de tous les ogres ces créatures monstrueuses qu'elle aurait enfanté.
Après avoir consommé les feuilles d'or d'un arbre extraordinaire. Plus que les ogres qui étaient ces subordonnés, elle était la maîtresse de l'espace sauvage où elle agissait à l'envers de tout ce qui se passe dans le monde civilisé. La culture berbère s'étend sur un immense territoire de l'Afrique.
Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait des petites différences ou subtilités suivant les endroits où l'on se trouve. Il est évident que les Libyens actuels et les Marocains n'ont pas tout à fait la même vision des mythes originaux. Il existait de nombreux rites et traditions qui sont néanmoins communes à tous les berbères.
Mais ce qui est fascinant, c'est que malgré les invasions cartaginoises plus tard de l'Empire romain et l'islamisation au fur et à mesure de leur peuple dans les années 600 à 700, la culture berbère n'a toujours pas disparu. Et même s'il y a une volonté absolue dans tous les pays du Maghreb actuel d'éradiquer toutes les traditions berbaires, elle persiste avec le temps. Et c'est exactement la même chose qu'en Europe avec la culture celtique et le christianisme.
Les chrétiens en Europe se sont inspirés des mythes païens pour les intégrer à leur propre mythologie. Ils ont bâtu leurs églises sur les anciens tumulus ou les sites sacré des Celtes. Et bien, c'est exactement la même chose dans l'Islam.
Toutes les grandes mosquées, les grands sites funéraires de l'Islam sont d'anciens sites païens des berbères et la tradition berbè s'est mélangée progressivement avec l'islam. Les berbères croyaient à la transmigration de l'âme après la mort. Ils enterraient les défunts dans des tombeaux funéraires en pierre.
D'abord simples mais qui ont évolué vers des formes plus complexes comme les tombes égyptiennes. Seul les personnalités les plus importantes telles que les chef de clan y avaient droit. Les corps des défunts étaient alors pas en rouge symbole de puissance ou de force vitale.
Cette pratique est issue des peuples caspiens du néolithique. Les corps étaient enterrés avec des œufs d'autruche et diverses objets ornementales tels que des bijoux et des armes. Ils pouvaient être enterrés dans un lince seul ou brûlé en position fétale.
Certaines tribus comme les gouanches momifient leurs morts. Les berbères croyaient que les morts continuaient à vivre dans l'au-delà. Ainsi de la nourriture, des armes et des poteries.
était alors déposé dans la sépulture afin que ce dernier ne vienne pas ennuyer les vivants. Des animaux étaient également sacrifiés. Les berbères pratiquaient la communication avec les morts.
Il priait puis s'endormaiit sur la tombe du défunt qui usait du rêve pour transmettre son message ou la voix à suivre. Ce rit fut interdit par l'islam et remplacé par le parle Istikara, la prière de suggestion par le rêve. Toutefois, ce peuple fut conquis par les Cartaginois puis par les Romains qui influencèrent leurs croyances religieuses.
Pour les Berberes, comme pour d'autres peuples préhistoriques, la roche était sacrée. Il existe de ce fait plusieurs monuments funéraires importants en Afrique du Nord dont le plus connu est le Chromlec de Mzora. Un monument composé de cercles mégalitiques entouré d'un tumulus.
Le plus grand d'entre eux culmine à plus de 5 m de hauteur. Et selon la légende, il s'agissait de la tonde du dieu mythologique hanté. Hérodot mentionne que les berbères antiques vénéraient la lune et le soleil auquel ils offraient des sacrifices.
Un autre rit important chez les berbères sera Tafaska, le sacrifice du Bélier qui est aujourd'hui repris par l'islam mais que l'on retrouve également dans les racines profondes du judaïsme avec le sacrifice d'Abraham qui est arrêté par un ange et sacrifier un bélier à la place de son fils. Le bélier représente la force virile aussi bien sur un plan astrologique que au point de vue animalier. Un animal calme d'apparence peut se lancer dans des jutes féroces.
Le bélier est associé au dieu Amon ou le dieu caché, le dieu desmurge civilisateur. Les berbères ont également conservé des légendees qui rapportent qu'au-delà des côtes africaines se trouvait à Tala, un royaume très avancé de bâtisseurs qui possédait de riches mines d'or, d'argent et d'éteints. Ces armées avaient jadis débarqué en Afrique avec diverses sciences et marchandises.
Mais Atala, il repose maintenant au fond de l'océan, ressurgira un jour des flots. Il est évident que l'on peut rapprocher ce MID au mythe premier des Grecs de l'Atlantide. L'un des gros problèmes actuels du Maghreb est la quête d'identité.
De nombreux jeunes qui viennent du Maroc, de Tunisie, de Libye ou d'Algérie se sentent perdu par rapport à leur racine et c'est tout à fait compréhensible car depuis l'origine de leur vie, on leur dit qu'ils sont arabes. Or, la population arabe, c'est-à-dire qui vient d'Arabie et qui a provoqué l'invasion dans les années 600 est en réalité minoritaire dans ces pays. Mais ils sont devenus musulmans certes, et ce n'est en rien un problème.
C'est juste qu'ils ont des traditions plus anciennes, ce qui crée des conflits d'intérêt entre les gouvernements et le peuple. La plupart du temps, cette déracinification explique en grande partie tous les problèmes que vivent actuellement les pays du Maghreb. Je ne dis pas qu'il faut que les gens redeviennent amazig, c'est-à-dire qu'ils retournent à leur tradition païenne.
Je dis que ceci n'est simplement pas incompatible. Je prends l'exemple des Toirg, les hommes bleus du désert. C'est une société musulmane bien évidemment mais matriarcale.
Ce sont les femmes qui dirigent. Elles ne sont pas voilées. Inversement, ce sont les hommes qui sont voilés.
Comme quoi l'islam n'est pas tellement carcéral, en réalité, c'est une question d'ouverture d'esprit purement individuelle. Il ne faut pas accuser l'islam, il faut simplement accuser ceux qui la dirigent. Je conclurai simplement avec ce mot.
Ils se nomment eux-mêmes les amaziges, le peuple libre. Nous avons terminé notre voyage dans les mythes d'Afrique du Nord. Comme toujours, n'hésitez pas à mettre un pouce vers le haut et partager la vidéo si vous l'avez apprécié.
Et pour les plus courageux, vous pouvez aller sur le tipi de l'émission afin de me soutenir dans mon travail. Je vous dis à très bientôt pour de nouvelles mythologies, vidéo archéologiqu comme toujours sur la chaîne Arcana, les mystères du monde. Je vous dis à très bientôt.