Pour la première fois dans l'histoire, les riches font plus d'enfants que les classes moyennes. Généralement, quand les riches font quelque chose, c'est qu'il y a une bonne raison derrière. Donc, je vous propose de découvrir ça dans cette vidéo.
Je vais utiliser le terme "les riches". En fait, il faudrait plutôt dire, à chaque fois, "les gens qui ont les plus hauts revenus", mais c'est super long, donc on va simplifier en disant juste "les riches". On sait aujourd'hui que les pays riches font de moins en moins d'enfants.
C'est un véritable problème. D'ici 2050, la population aura vieilli drastiquement. On sait que, par exemple, selon l'OMS, la population de plus de 80 ans aura triplé.
Donc, c'est assez chaud. Les pays riches font de moins en moins d'enfants, mais pourtant, les riches font de plus en plus d'enfants, et ça, c'est inédit dans l'histoire. Habituellement, on vous apprend à l'école, dans tous les bouquins d'économie et d'histoire, qu'on va vous dire que plus les revenus sont élevés, moins il y a d'enfants.
Cette corrélation négative qui a existé pendant des années, pendant des décennies, entre le taux de fécondité et le niveau de revenu, a commencé à s'aplatir à partir des années 80. Entre les années 80 et 2010, il n'y a plus cette corrélation, c'est-à-dire qu'il y avait autant d'enfants chez les riches que chez les classes moyennes. C'est seulement à partir des années 2010 qu'on a commencé à observer une corrélation, cette fois inversée par rapport à avant, c'est-à-dire que les riches ont commencé à faire plus d'enfants que les classes moyennes pour la première fois.
C'est intéressant parce que ça coïncide avec l'explosion des inégalités, avec la crise des subprimes, qui est arrivée juste avant. Il y a 40 ans, si vous aviez un bon revenu, avec votre femme, vous étiez un couple avec pas mal de ressources. Vous étiez confrontés à un choix : soit votre femme restait à la maison ou faisait du temps partiel pour s'occuper des enfants.
Dans ce cas-là, vous vous amputiez d'un salaire et généralement d'un bon salaire, parce que les hommes se marient souvent avec des femmes ayant des revenus équivalents. Donc, vous perdez un salaire, vous sacrifiez un salaire. Soit vous décidiez, tous les deux, de garder votre carrière et votre salaire, mais dans ce cas-là, forcément, il y a moins de temps pour s'occuper des enfants.
Donc on en fait un maximum, mais on lui donne tout, parce qu'on pourra moins s'investir, etc. C'est ce que les riches ont fait pendant des années. Jusqu'à récemment, c'est ce qu'on apprenait encore dans les bouquins d'école en économie ou autre : les riches faisaient généralement un enfant, faisaient moins d'enfants, et se consacraient pleinement à cet enfant.
Aujourd'hui, ou depuis quelques années, ce dilemme que je viens de vous énoncer n'existe plus. Il n'y a plus à avoir ce dilemme : soit on sacrifie une carrière, soit on fait plus d'enfants. Pourquoi ?
Parce qu'aujourd'hui, tout peut se déléguer. Alors, ça coûte une blinde, mais vous pouvez tout déléguer, en passant par du babysitting, des crèches, des garderies, évidemment pour s'occuper des enfants la journée, des femmes de ménage, des nourrices de nuit, des repas préparés. En fait, n'importe quel besoin parental peut être sous-traité.
Le problème, c'est que ça coûte de plus en plus cher. C'est de plus en plus efficace, mais ça coûte de plus en plus cher. Les garderies, par exemple, représentent un coût astronomique pour les gens de la classe moyenne.
Aux États-Unis, j'ai regardé les chiffres : une garderie en 1980 coûtait 85 dollars la semaine ; en 2017, ça coûtait 211 dollars la semaine. En France, ça coûte à peu près 5 à 10 000 € par an d'élever un enfant en bas âge pour un foyer qui rapporte 2 000 dollars par semaine, ou on va dire 10 000 dollars par mois. Il n'y a aucun intérêt à ce que l'un des deux parents s'ampute de son revenu ou même, en faisant du temps partiel ou pire, sacrifie sa carrière pour pouvoir élever un ou deux enfants.
C'est beaucoup plus intéressant de travailler plus, de se consacrer pleinement à sa carrière et de sous-traiter tous les services à l'enfance. Les riches peuvent devenir encore plus riches en faisant encore plus d'enfants, travailler plus pour faire plus d'enfants, travailler plus pour déléguer plus pour faire plus d'enfants. Pour un couple de la classe moyenne, le raisonnement est tout autre.
La question se pose vraiment dans ces cas-là : si ça coûte la moitié de mon revenu de sous-traiter l'éducation de mon enfant, est-ce que ce n'est pas plus intéressant que j'arrête de bosser ou que je me mette à temps partiel ? C'est exactement ce qui se passe. Mais le problème, c'est que si vous arrêtez de bosser, vous avez de moins bons revenus.
Donc, si vous avez de moins bons revenus, vous avez moins de ressources pour élever de nouveaux enfants. Donc, vous n'en faites qu'un seul. On voit bien que le paradigme s'est inversé : avant, c'étaient les riches qui faisaient qu'un enfant.
Aujourd'hui, ce sont les classes moyennes qui font plus qu'un enfant, parce qu'il y a plus de moyens de s'occuper de plusieurs enfants. Et ça, encore, je vous le dis, mais c'est dans le meilleur des cas, parce que la plupart des gens aujourd'hui n'ont plus envie de faire des enfants. Avant, les gens ne se posaient pas de questions : tu te maries, tu fais des enfants, Dieu le veut, c'est le sacrifice divin, tu ne te prends pas la tête.
Aujourd'hui, les gens se posent des questions. Font ce calcul : bénéfice, coût, risque. Et le calcul, il n'est pas favorable pour la plupart des gens de la classe moyenne.
Le coût, on vient de voir, il est astronomique ; pour la majorité des gens, il représente une part bien trop importante de leur revenu. Le bénéfice, il est incertain, puisque, il y a plus de Dieu, il y a plus de religion pour beaucoup de gens, il n'y a plus cette volonté de se transcender. Alors, il faut trouver d'autres raisons, et il y a de très belles raisons.
Mais en tout cas, c'est quelque chose de moins systématique pour la plupart des gens. Les gens se posent des questions sur le bénéfice, et le risque plane au-dessus de la tête de tous les jeunes aujourd'hui. Vous savez, c'est ce discours qu'on entend de plus en plus, comme quoi c'est égoïste aujourd'hui de mettre au monde un enfant dans ce monde cruel, dans ce monde violent.
Qu'est-ce qu'on va lui donner ? Qu'est-ce qui va pouvoir en sortir de beau, sachant qu'on a des guerres, on a plus de guerres, plus de catastrophes naturelles, plus de violence, crise du logement, et j'en passe, c'est des meilleures. Faire naître un enfant dans ce monde, ce serait égoïste.
Ça, c'est le discours qu'on entend de plus en plus. Il suffit de regarder les micro-trottoirs pour se rendre compte que les gens sont très pessimistes vis-à-vis de l'avenir, et que c'est une des raisons phares pour laquelle ils ne font plus d'enfants. Personnellement, est-ce que vous voulez des enfants ?
Alors, j'aimerais, mais si le monde continue à se dégrader autant, je ne pense pas en faire moi-même. Je pense qu'on a plus de pression que les générations précédentes. On ne l'a jamais vraiment demandé, en fait.
On est dans une situation un peu sans espoir d'un certain point de vue. Sans parler des vieux, quand ils rajoutent une couche en précisant que c'était mieux avant, que c'était toujours mieux avant. Alors, peut-être que, à ce stade, vous vous demandez comme moi : les riches n'ont-ils pas peur de tout ça ?
Les riches n'ont-ils pas peur du dérèglement climatique, des catastrophes naturelles, des violences, et de toutes ces choses qui font peur à la plupart des gens ? Bon, déjà, je vous apprends un truc : si je vous dis que les riches sont moins concernés par les violences, effectivement, quand tu as du pognon, bah tu peux facilement mettre tes enfants dans de bonnes écoles. Tu peux un peu plus facilement les bouger, tu es un peu plus flexible.
Je suppose que si la baraque s'effondre suite à une inondation ou que sais-je, bon, tu peux en acheter une nouvelle. On va dire que les riches ont un peu plus d'options, c'est vrai. Et donc, ça expliquerait pourquoi c'est plus facile d'être optimiste quand on est riche.
On est complètement d'accord là-dessus. Mais là où la plupart des gens s'arrêteraient dans l'analyse, je pense qu'on peut aller un peu plus loin que ça. Moi, je pense qu'il y a autre chose.
Les riches ont généralement un bioptimisme sur l'avenir, pas seulement parce que, quand on a de l'argent, c'est plus facile, que la vie est plus belle, etc. On est plus heureux, ok. Mais aussi parce que, pour devenir riche, il faut avoir un bioptimisme.
Et ça, c'est hyper important, et je pense que les gens l'oublient. La plupart des gens qui sont devenus riches, multimillionnaires, ce que vous voulez, ils sont devenus soit par héritage, c'est vrai, soit parce qu'ils ont entrepris, parce qu'ils ont créé ou investi ou créé leur propre business. Or, pour entreprendre, il faut créer une société dans un pays, et donc il faut croire en ce pays, il faut avoir une certaine vision à long terme de ce pays.
Quand vous investissez, vous devez avoir un bioptimisme sur le long terme. Si vous investissez, le meilleur moyen de devenir riche pour beaucoup de gens, c'est d'investir dans tout ce qui va avoir un effet levier comme l'immobilier, parfois la bourse, les marchés financiers. Toutes ces choses-là nécessitent d'avoir un bioptimisme en ce qui concerne le pays dans lequel on investit, mais aussi en ce qui concerne le monde.
Vous investissez sur les marchés financiers, vous priez pour que l'économie mondiale continue à grimper, vous pariez sur de la croissance. Ces cinquante dernières années, les pessimistes qui ont acheté de l'or en pariant sur l'effondrement bancaire, l'effondrement de la civilisation, etc. , ils ne sont pas devenus aussi riches que les optimistes qui, ces dernières années, ont investi sur les marchés financiers et qui, eux, avaient parié sur de la croissance.
Je ne dis pas que ça va continuer, j'en sais rien du tout. Ce que je veux dire, c'est que, et je ne dis pas qu'ils ont raison, je ne sais pas qui a raison. Ce que je sais juste, c'est que pour devenir riche, la plupart des gens qui ont donc entrepris et/ou investi ont dû avoir, à un moment donné, un bioptimisme sur l'avenir.
Plus que ça, ils ont dû aussi avoir une vision à long terme, c'est-à-dire d'avoir un bioptimisme, mais sur du très long terme. Les grosses richesses, elles se font sur du long terme. Regardez Warren Buffett, je crois que 95 % de sa fortune, il l'a faite après 60 ans, par exemple.
La plupart des grosses fortunes se font dans le temps. Elles se font en jouant sur les intérêts composés, elles se font en jouant sur de grosses opérations qui ont pris du temps à se mettre en place, en sacrifiant des bénéfices à court terme pour espérer des gains à long terme. D'ailleurs, petite anecdote : cette expérience bien connue des enfants face au marshmallow.
Vous savez, les enfants à qui on propose un marshmallow, et on leur dit : "Si tu attends et que tu ne prends pas le marshmallow, et que je reviens dans cinq minutes et qu'il y a toujours le marshmallow. . .
" Marshmallow, je t'en donnerai deux. Ces enfants-là qui ont résisté au marshmallow, on a découvert plus tard qu'ils avaient plus de probabilité d'avoir de hauts revenus, plus de probabilité d'avoir fait de longues études et de plus haut potentiel. Mon raisonnement, c'est qu'il y a des traits de personnalité qui favorisent l'enrichissement, tels que le biais optimiste à long terme, la capacité à se projeter sur le très long terme, la capacité à rejeter les plaisirs à court terme de la vie, à endurer un peu la souffrance pour espérer de grands gains dans l'avenir.
Ces mêmes traits de personnalité, pour moi, pourraient expliquer pourquoi les riches font plus d'enfants. Faire des enfants, c'est une véritable entreprise, c'est un investissement à très long terme, hautement risqué, qui nécessite un biais optimiste. La plupart des riches ont donc un biais optimiste sur l'avenir, mais la majorité des gens ont un biais négatif sur le monde en général.
Ça, je l'ai découvert surtout en France. D'ailleurs, ça je l'ai découvert dans un des chapitres du bouquin « Factfulness », qui a été écrit par Hans Rosling, un chercheur en santé mondiale et conseiller à l'OMS, qui a d'ailleurs été recommandé par Bill Gates dans sa liste annuelle de bouquins préférés. Et dedans, il explique que la plupart des gens sont persuadés que le monde va de pire en pire.
La plupart des gens des pays riches occidentaux sont persuadés que le monde va de pire en pire sur à peu près toutes les variables, et sur à peu près toutes les variables, ils ont tort. Ils surestiment à quel point le monde va mal. Par exemple, la perception du crime dans les pays occidentaux ne fait qu'augmenter, alors que le nombre de crimes réels ne fait que diminuer.
Il n'y a pas que ça, il y a aussi le taux de mortalité infantile dans le monde. La plupart des gens pensent que ça augmente, alors qu'en fait, ça a été divisé par deux depuis les quarante dernières années. La longévité ne fait qu'augmenter, le taux de mortalité provoqué par des catastrophes naturelles pareil, ne fait que diminuer.
Le nombre de crimes de guerre diminue, alors que les gens pensent constamment que ces choses-là augmentent, pour le pire. Alors, ce n'est pas pour dire que le monde va bien ; le monde ne va pas bien. Et ça, d'ailleurs, l'auteur nous le rappelle dans son bouquin : le monde ne va pas bien, par exemple en ce qui concerne le climat et l'écologie.
Il y a plein de choses qui ne vont pas, mais c'est faux de penser que le monde va de pire en pire. C'est faux. Si on prend une échelle mondiale et qu'on élargit la frise chronologique, on se rend compte que sur ces cinquante dernières années, sur la majorité des variables en termes de santé, en termes de niveau de vie, tout cela n'a fait qu'augmenter.
Pourtant, on reste persuadé que les atrocités ne font qu'augmenter dans le monde. Et en fait, ce n'est pas tant que les atrocités ont augmenté que notre capacité à documenter cela et à le rendre accessible au plus grand nombre, le plus rapidement possible. C'est-à-dire les médias.
Les médias, aujourd'hui, peuvent documenter la moindre catastrophe qui se produit à l'autre bout du monde, la moindre cruauté ou injustice qui se produit. On peut facilement l'avoir rapidement sur notre écran de téléphone. Vous allumez BFM TV, vous allumez TikTok, même votre flux d'actualité YouTube, c'est la guerre, c'est le sang.
Vous n'aurez pas d'articles qui vont vous dire aujourd'hui qu'un Boeing 787 à destination de New York a bien atterri à Charles de Gaulle, que tout se passe bien et que les passagers étaient contents. Mais non, parce que ça ne fait pas de clic. On est programmé pour être attiré par le chaos, pour être attiré par les nouvelles négatives.
C'est une question de survie ; c'est ancré d'un point de vue évolutionniste en nous. C'est dans notre code ADN, c'est comme ça. Non seulement on est ancré pour focaliser notre attention sur le négatif, parce que c'était une question de survie, mais aussi pour focaliser notre attention sur les choses qui font peur.
Si vous voulez captiver l'attention de quelqu'un sur YouTube, eh bien, vous faites une miniature qui fait peur. Voilà. Donc là, je ne sais pas comment j'ai captivé votre attention ; j'ai dû dire pourquoi les riches font plus d'enfants.
Ça ne fera probablement pas beaucoup de vues, parce qu'il n'y a pas le sentiment de peur derrière. Ce que je veux vous dire, c'est que rares sont les médias qui rapportent l'actualité de manière analytique. Le but des médias aujourd'hui n'est pas de délivrer l'information telle qu'elle est, de manière exhaustive, juste et correcte dans le monde.
Le but, c'est de générer de l'audience, de maintenir votre attention. Ça a toujours été le cas ; c'est juste qu'aujourd'hui, on a des outils technologiques qui permettent de faire ça de manière beaucoup plus efficace. Cette approche émotionnelle de l'actualité a un impact délétère sur la santé des gens.
Ça les met dans un état d'alerte constant et ça les pousse à prendre de mauvaises décisions, parce que je pense que ça instille en eux un biais négatif, un désespoir sur la vie, et ça les pousse, derrière, à prendre de mauvaises décisions. Un exemple bien connu que je donne souvent sur cette chaîne et que je connais un peu mieux, c'est le désespoir complètement irrationnel que beaucoup d'hommes et de femmes ont en amour. Les hommes, d'un côté, sont persuadés que les femmes sont devenues de véritables bimbos hyper féminines et que toutes les jeunes femmes aujourd'hui passent leur temps à montrer leurs fesses sur les réseaux et à coucher avec 150 partenaires, parce que TikTok et parce que certains médias mettent ça en avant, et parce que c'est hautement saillant et visible.
Alors que la réalité, c'est qu'en fait, des jeunes couchent. . .
Avec de moins en moins de partenaires, les jeunes hommes et femmes de 18 à 25 ans sont la tranche d'âge qui a eu le moins de partenaires sur l'année précédente. Ça, on l'avait vu notamment avec les chiffres de l'Insee 2023, où la part des 18-24 ans ayant eu zéro rapport sexuel était beaucoup plus importante aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 15 ans, par exemple. De l'autre côté, on a des femmes persuadées que les hommes sont tous de potentiels agresseurs.
Il y a même eu une connerie qui est sortie récemment où des femmes déclarent qu'elles se sentent plus en sécurité seules avec un ours qu'avec un autre homme. Donc, vous voyez à quel point les médias peuvent bouffer le cerveau des gens, faire naître en eux un désespoir irrationnel, non pas pour raison maudite, juste parce que ça génère du clic, que ça fait de l'audience, et l'audience fait vivre les médias. Mais le problème, c'est que ce désespoir irrationnel derrière fait prendre de mauvaises décisions en amour.
Les hommes qui décident d'arrêter de rencontrer des femmes, les femmes qui décident de plus rien faire avec les mecs, c'est ça, cette nouvelle génération. Mais aussi, ce désespoir irrationnel qu'on peut avoir en ce qui concerne l'état du monde, de se dire que le monde s'est foutu. Je vais m'isoler dans ma cabane, je vais acheter des pièces d'or, et puis je vais plus rien faire d'autre.
Je vais attendre que ça s'effondre. Mon point de vue, c'est qu'à mesure que les revenus augmentent, les gens ont de moins en moins cette approche émotionnelle de l'actualité, mais de plus en plus une approche analytique. Et ce n'est pas uniquement les revenus, ce n'est pas juste les revenus.
Généralement, les gens qui ont de plus hauts revenus, ce sont aussi des gens qui ont un plus haut QI, ce sont aussi des gens qui ont une personnalité, comme on l'a vu tout à l'heure, qui se projette un peu plus, une personnalité un peu plus analytique, et qui ont fait plus d'études. Alors, on peut bâcher les études autant qu'on veut, je suis d'accord, on peut dire que ça ne sert à rien, tout ce que vous voulez. Le fait est qu'aujourd'hui, les gens qui ont fait bac +5, qui ont fait des longues études, ont en moyenne un plus haut QI que les gens qui n'ont pas fait d'études.
Ça ne veut pas dire que si vous n'avez pas fait d'études, vous êtes idiot, ou si vous avez fait des études, vous êtes un génie, et probablement de moins en moins d'ailleurs, puisque les études sont de plus en plus accessibles au plus grand nombre. Mais ça veut juste dire que si, à l'échelle de la population générale, quand vous faites des corrélations, des statistiques, vous voyez bien que plus vous avez fait d'études, en moyenne, plus vous avez de hauts revenus et plus vous avez un QI élevé. En moyenne, d'ailleurs, en ce qui concerne cette approche analytique de l'actualité, il suffit de comparer des couvertures des médias comme The Economist ou le New York Times, qui sont les médias des élites, avec les couvertures ou les titres des médias de masse tels que BFM TV ou CNews.
Vous verrez que d'un côté, on a des graphiques, et de l'autre, on a des titres putaclic, à guichets de la catastrophe, de l'alarme dans tous les sens du négatif. Donc, en moyenne, la masse aura tendance à adopter une approche un peu plus émotionnelle de l'actualité, là où les élites, ou du moins les gens plus diplômés, auront tendance à avoir, en moyenne, une approche un peu plus analytique de l'actualité. Et lorsqu'on adopte une approche analytique de l'actualité du monde, on a une approche, une vision de la vie, une vision à long terme du monde qui est beaucoup plus optimiste que ce qu'on voit habituellement dans les médias.
En gros, tout ce que je viens de vous dire, vous pourrez le résumer par : quand la masse fait quelque chose, la smart money fait toujours quelque chose d'autre. La smart money a toujours tendance à être contrarienne par rapport à la masse. Ça, c'est un principe clé en investissement.
Il y a une chose que de regarder ce que font les retail, c'est-à-dire les gens normaux qui investissent leur argent, et ça, c'en est une autre de regarder que fait la smart money, que font les fonds d'investissement, que font les gros portefeuilles, les baleines. Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire en ce moment ? Où est-ce qu'ils se dirigent ?
Souvent, quand la masse fait quelque chose, la smart money fait l'inverse et vice versa. Alors, est-ce que les riches ont raison ? Est-ce qu'il faut faire des enfants ?
À la base, justement, pour tout vous dire, je faisais une vidéo un peu dans le même style que la dernière sur le mariage, qui se serait intitulée « Faut-il faire des enfants ? » Et pour répondre à la question, je me suis d'abord dit, premier réflexe : je me suis dit, mais que font les riches ? Parce que souvent, ils savent des choses que nous ne savons pas, comme on l'a vu dans cette vidéo.
Être riche, ce n'est pas juste avoir de hauts revenus, c'est aussi toute une personnalité qui vient avec. C'est là que j'ai découvert qu'ils faisaient plus d'enfants. Donc bon, ça ne nous avance pas, évidemment.
Ils peuvent se payer le luxe de faire des enfants, tout le monde ne pourra pas se payer ce luxe. Et c'est ça que je pense terrible, d'ailleurs. Je pense que c'est ça, la conclusion : c'est de dire que malheureusement, faire des enfants sera donné à de moins en moins de gens.
Peut-être que c'est plus facile pour faire passer la pilule de donner une justification à la masse. En leur disant : c'est parce que le monde est terrible. Donc, tu ne peux pas faire naître un enfant dans ce monde terrible.
On essaie de rassurer les gens, peut-être on essaie de se rassurer en se disant : bon, bah c'est pas grave, le monde va mal, donc je ne fais pas d'enfant. Mais ce n'est pas parce que je n'ai pas les moyens, c'est parce que le monde va de plus en plus mal. Donc, je prends une bonne décision, et c'est terrible.
Et, et, et je vois de plus en plus un monde dans lequel avoir beaucoup d'enfants est un indicateur de statut social. Vous savez, pour être considéré comme du luxe, il faut qu'il y ait deux composantes : il faut que ce soit très cher et que ce soit hautement visible, ostentatoire. Avoir un grand nombre d'enfants, c'est exactement ça : ça coûte cher, on vient de le voir, et c'est hautement visible, ça court partout.
Donc, je pense que, un petit peu comme le mariage, le fait d'avoir beaucoup d'enfants va devenir un certain indicateur de statut social. Un certain effet de halo va jouer sur les gens autour de nous ; les gens mariés avec des enfants et beaucoup d'enfants seront considérés comme plus beaux, plus prestigieux. Et, et, et ouais, je pense que c'est un luxe et un privilège que, malheureusement, beaucoup de gens ne pourront pas avoir.
Conclusion un peu triste, nette, mais la bonne nouvelle, c'est que, bah, pour faire des enfants, il faut une femme déjà. Donc moi, je peux vous aider pour ça. Si vous recherchez une femme, une copine, et que vous voulez faire des enfants, eh bien, j'ai une série d'emails que je vous envoie gratuitement.
Dès que vous me donnez votre email, vous recevez le premier mail et un chaque jour ensuite, où je vous donne mes meilleurs conseils pour trouver une copine, pour la garder, pour la rendre amoureuse, pour la séduire durablement et faire en sorte, bah, d'avoir une belle relation avec elle. Je mets ça en description, et je vous garantis que ce contenu-là, vous ne le trouverez pas sur YouTube encore aujourd'hui. C'est du contenu que je garde uniquement pour récompenser mes abonnés privés.
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