[Musique] [Applaudissements] Trump 2 vers quel monde Donald Trump a été élu 47e président des États-Unis dans un monde qui reste dominé par les États-Unis dans un contexte géopolitique trouble et troublé avec l'Ukraine le proche- Orient ou encore la conflictualité qui oppose les États-Unis à la Chine on se demande légitimement vers quelle tendance va se diriger l'administration Trump pour les queles prochaines années alors il y a bien sûr des éléments pour le comprendre qui vont nous permettre de percevoir la situation et peut-être de nous projeter vers l'avenir il y a la personnalité de Trump c'est convviction
politique il a aussi son bilan politique dû à son premier mandat en tant que 45e présid président des États-Unis il y a son administration qui l'entoure il y a aussi une situation géopolitique dont il hérite et dans lequelle il va falloir se projeter pour discuter de tous ces éléments j'ai le plaisir de retrouver Fabrice Ravel dans les rendez-vous de la géopolitique Fabrice bonjour bonjour Olivier bonjour à toutes bonjour à tous alors pour essayer de comprendre quelle va être la politique adoptée par l'administration Trump il y a un premier élément qui saute aux yeux c'est Trump
lui-même avec une personnalité irruptive et des convictions parfois étonnantes c'est vrai que dans un premier temps pour essayer de trouver quelle pourrait être l'évolution stratégique des États-Unis à l'avenir en géopolitique il convient de s'arrêter sur la personnalité de du nouveau président des États-Unis à for sur CC Trump je saisirai l'occasion de ce début de séance pour quand même si vous le voulez bien insister sur l'importance cruciale de la problématique telle qu'on la pose parce qu'on voit bien quand même que les États-Unis effectivement restant la plus grande puissance au monde chaque fois qu'on a un changement
de président des États-Unis et un changement d'administration il est très très opportun que d'essayer d'anticiper quel pourrait être les les évolutions des grands principes stratégiques des États-Unis à forceuie dans une période dont on mesure bien qu'elle est quand même particulièrement tendue en terme de logique géopolitique alors là on est amené à essayer de de chercher déjà quell pourrai être les tendances à travers la personnalité de Donald Trump et les conv tion de Donald Trump mais je crois que quand on va chercher à dessiner un peu la personnalité de Donald Trump on va on va comprendre
assez vite les aspects tels qu' il pourrait s'en déduire en terme de conviction on a effectivement quelqu'un dont la réputation première et qu'il est il a un tempérament assez vif qu'il est ombrageux qu'on voit bien que généralement dans une situation de tension on lui prête le fait de de réagir sous une impulsion à ass ses premières et donc évidemment en terme de géopolitique ça peut interpeller mais je crois que là il y a déjà une première nuance qu'il qualifierait de mettre en place alors je sais bien que certains de nos auditeurs pourrai être étonnés du
fait que spontanément on on accolle le qualitê de nuance par rapport justement à ce qu'on est en train de dire sur la personnalité de Donald Trump mais je pense que en réalité ça va quand même être assez important parce que justement par rapport à à ce qui pourrait être dans le champ de ses convictions sur lequel on sera amené à à revenir tout à l'heure il y a peut-être une première distinction qui s'impose c'est qu'en réalité il y a clairement une partie qui est plutôt liée à toutes les aspects de macro-économie et de négociation commercial
et puis y a des aspects qui seraient plutôt liés on va dire à la diplomatie ou à la stratégie militaire et là on sent d'ailleurs que en fait on a on a quelqu'un qui apprécie les accords bilatéraux dans le cadre de négociation et que il est plutôt il refraine plutôt toutes des les logiques qui seraient plutôt d'un exercice diplomatique qui serait multilatéral et qui l'enfermerait dans des alliances dans laquelle il a pas forcément envie de se prolonger je demande à auditeur de bien entendre ce qu'on est en train de dire parce que ça on sent
bien que c'est quelque chose qui va avoir une empreinte tout au long de des aspects qu'on va être amené à évoquer alors évidemment on peut pas totalement se satisfaire d'une description comme celle-là qui non seulement est un peu lapidaire mais vraiment trop globale ou très générale et donc ce que je vous propose c'est qu'on essaie de d'avoir une confirmation de ce pressentiment à travers deux exemples en particulier euh qui vont être plus factuels et qui VT avoir le mérite que de concrétiser certainement C ces perspectives le premier exemple qui est assez intéressant me semble-t-il c'est
la réaction que Donald Trump avait lors de son premier mandat sur une question euh de réflexion qu'il avait sur la Corée du Sud et là en fait je me sers du prologue d'un ouvrage de Bob Woodward qui s'appelle peur Trump à la Maison Blanche alors je rappelle qu'on parle bien du premier mandat que c'est une édition de 2018 donc ça nous permet de nous remettre déjà dans les perspectives telles qu'elles existait et dans ce prologue Bob Woodward de nous narrer le fait que Trump était exaspéré à chaque fois qu'on arrivait sur le dossier sud-coréen alors
ça c'est un peu inattendu par rapport aux logique habituelle auquel on est confronté enopolitique mais pourquoi un tel agacement parce que c'est le terme d'agacement qui convient d'avoir là il était même en train de vitupérer dans les bureaux de la Maison Blanche parce qu'en fait il y a deux chiffres qui l'obsédaient et ça c'est très révélateur me semble-t-il le fait que le maintien des forces américaine coûtait 3 milliards et demi au contribuable américain chaque année pour assurer la sécurité de la Corée du Sud et le fait que la balance commerciale américaine était déficitaire de 18
milliards avec la Corée du Sud donc je si on voulait faire une sorte de de symbiose ou de synthèse dans l'esprint de Trump si vous me permettez ça arrivait au fait qu'il y avait un déficit de 21 milliards et demi même si on est en train de mélanger des choses qu'on rien à voir parce qu'en fait là non seulement on avait un déficit de 18 milliards sur la balance commerciale mais la nécessité qu'en plus de payer la sécurité de gens qui nous coûtent cher sura à hauteur de 3 milliards et demi donc en fait Trump
était toujours en train de s'agacer en faisant remarquer qu'il y avait pas de raison qu'on paye 3 mliards 500 millions à des gens à qui on on donnait desjà dans dans dans des accords dont on sentait bien qu'il voulait les remettre en cause euh 18 milliards et donc en fait euh dans dans ce prologue Bob Woodward de montrer que les que l'administration de Trump faisait appel aux officiers supérieurs de l'armée pour lui expliquer que stratégiquement militairement ça avait quand même un intérêt et que l'intérêt de de pouvoir déceler quand est-ce que les Nord-Coréens de façon
hypothétique soi amenés à tirer des missiles parce que en fait là ça nous permettait pour les les États-Unis d'être au courant beaucoup plus rapidement et que don il avait un intérêt stratégique à rester en Corée du Sud donc là on voit très bien que il y a l'impétuosité mais qui est lié à des questions de négociation ou de balance commerciale et que c'était d'ailleurs un angle particulier sous lequel il voyait ça en laissant de côté plutôt les questions qui étaient inhérentes à la stratégie militaire mais là il faudrait pas qu'on se trompe parce que le
deuxième exemple de ce point de vue-là me semble aussi très révélateur cet exemple est tiré en 2019 d'une situation où il y a un drone américain qui avait été détruit par des forces iraniennes et donc et là on se retrouve dans un contexte qui est purement militaire et dans ce contexte là ces conseillers de l'armée et en particulier du SR force avait dit au présidents des États-Unis 45e prés États-Unis fait bon la rétorsion qui s'impose c'est qu'on soit amené à bombarder trois lieux en Iran pour faire comprendre le mécontentement pour s'inscrire dans un rapport de
force classique et donc pour montrer ce que la puissance des États-Unis et là ce dont il faut se rappeler c'est qu'en réalité Trump a fait un tweet lui-même 10 minutes avant le lancement de l'opération en disant j'annule l'opération et j'annule l'opération parce queaprès avoir interrogé mes officiers j'ai appris que à minima ça devait occasionner 150 morts et je trouve que c'est beaucoup trop disproportionné par rapport à la perte d'un seul drone ça c'est très différent de l'image qu'on pourrait avoir spontanément lui et à mon sens l'explication réside dans le fait que Trump n'est pas quelqu'un
qui spontanément est porté sur les questions militaires ou sur les ou sur les guerres je rappelle que quand même c'est lui qui a initié le retrait de de l'Afghanistan qui a été concrétisé par Biden plus tard et donc là on se retrouve paradoxalement sur une prudence ouou un recul qui ne correspond pas on va dire aux réactions plus spontanées tes qu'on les a qualifié précédemment dans les accords bilatéraux commerciaux donc là on a une ambivalence en terme de caractère et à mon sens elle s'explique il faudra qu'on aille plus loin par rapport au centre d'intérêt
premier de Donald Trump dans lesquel là sa personnalité se se s'exprime plus spontanément je Seris en train de tenter de dire mais pas par contre sur les aspects plus proprement géopolitiques ou militaires là il a fait preuve de beaucoup plus de retenu ce qui va nécessiter pour qu'on puisse répondre à notre problématique qui rappelons-le s'interroge sur l'avenir du positionnement des États-Unis et sur les influences que ça peut avoir dans le monde là il va falloir qu'on aille chercher d'autres éléments et qu'on aille plus loin c'est intéressant cette dissociation que vous opérez entre le Trump commercial
le big business et celui qui est le diplomate ou qui réfléchit diplomatie géopolitique et voir comment finalement la 2ème question le deuxème pilier était un Fodé au premier ça c'est euh vous l'avez dit c'est en partie un un héritage qu'on a vu concret de la première présidence de Trump et justement c'est un réflexe qu'on a souvent dans les rendez-vous de la géopolitique que de parler du passé pour essayer de mieux se projeter à l'avenir et là on a une chance inouie c'est qu'on voit le théâtre des opérations qui a été commis entre 2016 et 2020
par le 45e président des États-Unis ouis alors c'est effectivement très tentant et vous avez raison de rappeler que c'est souvent un exercice auquel on se prête mais là je crois qu'on va il va falloir qu'on procède autrement parce que d'abord euh si on regarde bien ce qui s'est passé sur ce premier mandat bah on se rendra bien compte c'était le cas d'une de nos séances qu'on avait fait d'ailleurs il y a plusieurs années il y a-t-il une doctrine Trump et on s'était rendu compte je sais pas si vous vous souvenez Olivier que on a avançait
au fur à mesure et que suivant les circonstances on avait bien du mal à essayer de de de trouver une ligne directrice euh tel que les présidents américains s'efforcent encore une fois de les tracer en la doctrine et puis il y a un deuxième paramètre qui me paraît important d'ajouter si vous le voulez bien c'est que en plus là en l'occurrence en ce qui concerne l'exercice d'une administration qui prend le pouvoir en se basant uniquement sur le passé on risque de s'empêcher de voir s'il pourrait y avoir une évolution et là la question que je
pose je la reformulerai peut-être à travers comment dire une une formule particulière Trump 2 est-ce que ça peut être trump.20 c'estàd est-ce que il y a une évolution entre les deux est-ce qu'il va y avoir quelque chose de différent et là c'est fondamental pour voir quelle pourrait être l'attitude des États-Unis dans le monde me semble-t-il il y a une approche en particulier qu'il faut faire c'est étudier quelle est l'équipe qu'il est en train de mettre en place ou qu'il a souhaité mettre en place avant que de devenir le 47e président des États-Unis 20 janvier 2025
et en particulier sur les postes qui sont les plus important par rapport à la j poliolitique alors d'abord on a Marco roubiot qui est le secrétaire d'État c'est-à-dire l'équivalent du ministre des Affaires étrangères et là ce qui est assez intéressant évidemment en terme de profil d'abord il est considéré comme un vrai diplomate ça c'est quelque chose il y a d'autres nominations qui je vous prie de le croire sur des questions politiques intérieures sont beaucoup plus sujet à la controverse mais il a la réputation de très bien connaître le sujet d'être véritablement un diplomate mais il
y a il y a y a quelques autres aspects qui sont pas intéressant à à à mettre en avant parce que ils vont déjà nous permettre de mieux percevoir la réponse telle qu'il convient de l'esquisser dans le cadre de notre problématique d'abord c'est quelqu'un qui était considéré comme un néoconservateur qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire quelqu'un qui était plus ou moins prêt à être dans une logique qu'on a notamment connu dans la première décennie du 21e siècle des États-Unis très interventionniste dans une démarche un peu missionnaire qui consistait à presque forcer le monde
à connaître la liberté sous la férule ou s la tutelle des États-Unis et d'ailleurs c'est bien la guerre à laquelle on pense la guerre en Irak ENF lancée en Irak en 2003 et Marco roubiot était favorable à cette guerre alors qu'aujourd'hui il a évolué et c'est intéressant parce que c'était un candidat qui était euh candidat à la primaire républicaine contre Donald Trump en 2016 et en fait il a beaucoup plus évolué vers euh l'isolationnisme on va y revenir ou faire une prise de distance et donc il a rejoint ne serait-ce que dans une logique sur
laquelle on va aboutir idéologique Donald Trump alors après en plus c'est un fervant partisan de l'État d'Israël donc là aussi on a une indication qui est très claire et c'est quelqu'un qui prône une diplomatie assez forte et assez musclé et avec l'Iran et avec la Chine donc là on voit bien à travers ce qu'on est en train de dire qu'il y a quand même un certain nombre de points qui sont en train de se mettre en évidence le deuxième poste me semble-t-il qu'il faut prendre en considération c'est le poste qui a été octroyé à Mike
W conseiller à la sécurité spéciale auprès du président alors ce qui est assez intéressant sur ce poste de conseil à la sécurité d'abord c'est qu'il est totalement indépendant de l'acceptation du Sénat c'est pas le cas de la plupart des postes dans une administration donc ça c'est un premier point deuxième point c'est quelqu'un qui est totalement indépendant et du département des Affaires étrangères et des départements de l'armée c'est quelqu'un qui a un bureau à la maison blanche et qui parle directement en prison des États-Unis donc là on a à faire un poste qui qui est crucial
sur les questions de sécurité et le profil est très très intéressant parce que c'est l'une des rares personnes qui a une vraie carrière politique et une vraie expérience militaire d'abord il faut rappeler qu'il est colonel dans les Bés verts je rappelle pour celles et ceux qui auraient un doute que c'est l'EFF spécial aux États-Unis qu'il a été décoré quatre fois de la bronche star qu'il a été euh donc là on se rend bien compte que là on a affaire à deux vrais professionnels sur ces questions-là que il a été dans les campagne en Afghanistan et
en Irak mais qu'en même temps il a occupé des postes de responsabilité euh au début du 21e siècle et au Pentagone et qu'il a même été conseillé à un moment du vice-président Dick chînet donc quand on voit ces deux postes-là ce sur quoi je d'ailleurs je vais rajouter que lui aussi considère qu'il faut introduire un rapport de force avec l'Iran et avec la Chine donc là on commence quand même à voir un écho qui s'amplifie et il considère qu'avec l'Ukraine il va falloir mettre fin au conflit et qu'il va falloir arrêter le conflit dès qu'on
sera en situation favorable dans le rapport de force donc quand on entend la description de ces deux personnes qui encore une fois de par la nature des postes stratégiques qu'elles occupent nous MONT bien quand même queles peuvrait être les perspectives telles qu'on est en train de les dessiner effectivement j'ai le sentiment qu'il est plus facile de commencer à percevoir ce à quoi pourrait ressembler une administration Trump 2 en jeoptique oui parce qu'au début si on regarde que Trump on peut avoir une image plutôt flou mais si on regarde son administration on voit comment quelque chose
commence à se dessiner donc quelles seraient les lignes directrice de cette administration ce qui commence à apparaître c'est qu'en réalité il est pas impossible qu'on a affaire à une combinaison une sorte de patchwork pour reprendre un terme anglosaxon si vous me permettez parce qu'il est pas impossible qu'on soit amené à conjuguer une sorte de protectionnisme économique avec une sorte d'isolationnisme diplomatique ou ou en partie une tentation de d'isolationnisme diplomatique et là ce qui me paraît essentiel à remettre en perspective c'est quels sont les grand courant américain dans l'histoire et dans le temps et là il
y a un ouvrage qui va venir à notre secours de Gérard Chalan et d'Arnaud Blin c'est d'ailleurs un ouvrage qui est intéressant sous pour plusieurs raisons d'abord parce qu'il a été écrit au début des premières années de la première décennie du 21e siècle le titre c'est America ISB donc déjà le titre est assez intéressant parce qu' alors on voit bien que là on s'inscrit complètement dans les fameux slogans des campagnes présidentielles quand même de Trump de façon plus ou moins proche les nouveaux césares du Pentagone mais pourquoi est-ce que c'est important que de remettre cet
ouvrage notamment à travers deux de ces chapitres en perspective parce que dans le chapitre 3 qui s'intitule mackiavel à Washington on explique ce que c'est que le courant républicain parce que c'est ça qui va être intéressant et là il y a deux figures tutellair c'est Richard Nixon et Henry Kissinger et puis il y a le 4e chapitre qui s'intitule lui Plô plôt le catéchisme de Woodrow Wilson qui serait plutôt le courant démocrate qui serait plutôt dans le fait justement dans la dans la macroéconomie de dire ou là là il faut faire du protectionnisme aux États-Unis
parce que les États-Unis doent une force géopolitique qui doivent ensuite être capable de se projeter et si on va jusqu'au bout du raisonnement bah on se retrouve avec de Roosevelt on se retrouve avec Franklin Roosevelt qui a mis en place le New Deal dans les années 30 parce que c'est une politique très axée sur les États-Unis qui voulait faire du protectionnisme parce qu'il faut rappeler qu' by Americans avec le fameux logo bleu o il s'agissait de dire il faut soutenir après le fameux crack à Wall Street dans les années 1929 l'industrie américaine pour qu'on continue
à être fort et je rappelle que l'une des première mesure que Donald Trump a promis lors de sa campagne c'est de considérer augmenter les taxes d'importation sur les produits chinois ou sur les produits extérieurs mais il y a aussi Teddy il y a Théodor rousev qui est lui républicain avec sa fameuse théorie du big stick c'est-à-dire que il faut être une puissance mais en réalité il faut est une puissance craint par les autres puisque je rappelle que même à la table avec ses amis je viens avec un gros bâton pour montrer ma puissance mais pas
forcément pour l'utiliser et si on regarde bien ce qu'on est en train de dire là mais on est en train de on est en train de remarquer quelque chose on est profondément sur des racines historique des deux courants démocrates et républicains et républicains et démocrate tel que tout d'un coup on est en train de les retrouver fusionn à travers clairement une démarche qui se veut essentiellement axé sur des accords bilatéraux en dans des réflexions qui sont vraiment commerciales et dans la recherche de retrouver un équilibre dans la balance commerciale et qui consiste à totalement sortir
de ce qu'on a appelé ces Forever Wars ces guerres éternel 20 ans au Vietnam 20 ans en Afghanistan dont les Américains ne veulent plus entendre parler et là si on entend bien c'est un troisème sillon et on sent bien quand même que là ça répond à une attente qu'avait le peuple américain et ça va effectivement avoir des répercussions sur la façon dont les États-Unis vont se positionn dans le monde oui parce que là on a des lignes directrices qui sont historiques on revient sur des racines mais si on regarde les dossiers internationaux chauds du moment
comment ça va s'appliquer alors là il y a évidemment plusieurs secteurs sur lesquels vous avez raison de nous interpeller ou de nous appeler à dire mais concrètement comment cela va-t-il s'appliquer alors sur Israël eu égard à tout ce qu'on est en train de dire de par les collaborateurs dans l'administration Trump on a bien compris que le soutien à Israël serait maintenu d'autant plus qu'il faut pas oublier que dans son premier mandat en décembre 2017 Trump avait reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et qu'en 2018 l'ambassade des États-Unis s'était déplacé à Jérusalem ce ce qui ce qui
n'avait été fait par aucun autre pays occidental donc là il y a une démarche qui qui est très très forte mais je m'empresse de préciser que il faut faire attention tout ça avec aussi le souci que de ne pas se retrouver dans en goncé dans un conflit ou embourbé dans un conflit et dans un une volonté d'un relatif statuo paradoxalement et je vais m'en expliquer plus loin après il y a un deuxième dossier il y a le dossier iranien sur lequel là on a bien compris que il y a une extrême méfiance de Trump et
de son administration mais que les moyens privilégiés pour essayer de contraindre le régime iranien ça va être les sanctions internationales car par rapport à l'exemple qu'on évoqué tout à l'heure Trump a dit non au bombardement mais il a accru les sanctions internationales et là il y a un autre acteur qu'il faut pas oublier et ça aussi ça me paraît assez intéressant dans ce qu'on essaie de de tisser comme grille d'analyse c'est l'Arabie Saoudite parce que en réalité la première chose que Donald Trump a fait en Arabie Saoudite c'est qu'il a signé l'équivalent de contrat à
hauteur de 380 milliards de dollars dont 110 milliards réservés à l'armement et là on voit bien qu'il y a une logique de contrepoid de contre-mesure euh en s'appuyant sur l'Arabie Saoudite qui reste un partenaire historique des États-Unis face à l'Iran qu'on cherche euh à contingenter logique de containment assez classique euh dans la logique américaine et on voit bien que là il y a il y a ce qu'il faut c'est appréhender la région de façon globale déjà à travers trois acteurs alors après il y a une méfiance et une hostilité envers la Chine dont on se
contentera de dire qu'elle s'inscrit dans la continuité euh de Biden et des démocrates et que là d'ailleurs le souci peut-être de la Chine c'est qu'ils ont réussi sur l'un des rares points à mettre les démocrates et les républicains d'accord le seul petit point d'achopement peut-être c'est clairement le Ukraine parce que faut quand même pas oublier que au début de l'année 2024 dans un contexte un peu provoquant Trump dans un speech avait dit quand même que zelinki c'était le meilleur vendeur au monde qui soit qu'il était même meilleur que lui quand on se met dans la
psychologie de Trump c'est assez révélateur parce qu'à chaque fois qu'il venit aux États-Unis il arriva à partir avec un chèque de 60 milliards de dollars et qu'il était hors de question dans son esprit que ça continue comme ça donc c'est très révélateur sur la façon dont quel est l'angle premier à laquelle il voit les choses et qu'il qu'il a dit que avec lui ça cesserait immédiatement mais là où ça devient intéressant c'est que on peut quand même légitimement s'interroger sur le fait de savoir si on aurait eu une politique très différente sur le long terme
avec un président démocrate ou une présidente démocrate quelle qu'elle soit parce que là dans la continuité il y a un dossier qu'on n pas évoqué c'est l'ut temp et on sait bien les foucades ou les diatribes dans sa première mandature de Trump par rapport au pays de de de l'UTAN dont il considérait qu'il était pas normal d'ailleurs on revient sur sur ces logiques que certains ne payent pas l'équivalent de 2 % du PIB tel qu'ils sont censés le faire différents durant différents accords des traités de l'OTAN et ça a été beaucoup plus loin en 2024
parce que là il a même été jusqu'à dire que si ça continuait comme ça et qu'il était nouveau élu président ce qui donc maintenant le cas aujourd'hui il irait jusqu'à proposer aux Russes d'envahir les pays qui ne pent pas suffisamment leur budget donc là bon certains considèrent qu'il a jamais dit ça mais enfin on voit bien que la psychologie générale consiste à à dire que on est dans une logique financière alors évidemment avec les démocrates ça serait pas passé comme ça mais là il y a un ma qui va nous nous conduire à aller plus
loin il est évident que avec tout les éléments qu'on s'efforce de mettre en place un tempérament qui est quand même assez vif une concentration majeure sur les sur un secteur des affaires qui amène plutôt à avoir des des des rapports sur des contrats bilatéraux que sur des alliances diplomatique et avec les perspectives d'une sorte d'isolationnisme géopolitique tel qu'on adressé on sent bien que cette politique des Affaires étrangères risque d'être plus horté risque d'être plus par sacade risque d'être plus violente et pas totalement certain qu'avec les démocrates on soit pas arrivé sur un résultat certes qui
serait plus inscrit sur le long terme qu' aurait été plus affable qu' aurait été certainement plus aimable mais qui finalement serait arrivé à un résultat identique et ça c'est quelque chose de très très important à souligner parce que là ça va finalement nous amener sur une question qui dépasse juste le Trump et son administration et qui consiste à nous interroger si si en réalité cette évolution là ne s'inscrit pas sur un temps encore plus long oui parce que on a beaucoup insisté sur la personnalité de Trump on a regarder qui était dans son administration et
quelles étaient leurs convictions mais avant tout la géopolitique c'est une affaire de contexte de situation globale d'appréciation de cette situation et des possibilités qu'elle offre et ça va avoir une influence évidemment sur les choix stratégiques qui vont être engagés oui et en fait pour dire clairement les choses à nos éuditeurs il y a une perspective stratégique forte qu'on va pouvoir mettre en évidence ou en exerg et on peut d'autant plus la mettre en évidence en exergue qu'en réalité elle est pas nouvelle en fait ce qu'on est en train de mettre en évidence c'est que les
États-Unis soient démocrat ou républicains ils sont en train d'être soumis à une tentation et quelle est cette tentation en réalité on voit bien que depuis la stratégie pivot de Barack Obama il y a une volonté que d'être beaucoup plus concentré sur le Pacifique ça c'est clair mais il y a une volonté aussi que de beaucoup plus sélectionner les sujets sur lesquels les États-Unis risqueraient d'être entraînés donc on est dans une perspective dans laquelle les États-Unis veulent choisir les sujets et non seulement ils veulent choisir les sujets mais ils veulent faire en sorte que ces sujets
soient peut-être beaucoup moins nombreux que par le passé on n'est plus du tout dans cette perspective d'un état gendarme qui interviendrait systématiquement sur n'importe quel endroit de la planète parce qu'il pense que c'est sa destinée en réalité on est plutôt dans une logique et on le voit bien dans la présidence Trump où on veut être une puissance qui s'assume comme une première puissance mais qui est un état normal et plus du tout un état chargé d'une mission particulière et un état d'ailleurs qui commence par défendre ses propres intérêts combien même ça serait déplaisant par rapport
à ses alliés une fois qu'on est en train de dire ça ce dont on est en train de se rendre compte c'est qu'on est en train de parler d'un monde dans lequel les États-Unis sont en train de partir on est en train de parler d'un monde sans les États-Unis ou pour reprendre le titre du livre de François esbourg le monde sans l'Amérique on se retrouve tout d'un coup dans une situation où on voit bien que les États-Unis ne seraient plus amenés qu'à intervenir qu'avec parsimonie c'est c'est c'est vraiment une démonstration qui est intéressante et en
réalité que je partage et d'ailleurs la vraie question en fait consiste pas à savoir si ça va se passer mais dans quelle amplitude ça va se passer et à quel terme c'est-à-dire qu' réalité ce qu'on voit bien c'est que justement il y a une phase de recul qui est très nouvelle pour la plupart des personnes qui regardent la géopolitique depuis 20 ou 30 ans dans lesquell donc l'Amérique s'en va l'Amérique s'en va c'est un vide habysal il y a une sorte de vertige qui nous saisit tout d'un coup et qui s'accélère d'autant plus qu'on sent
bien que les tensions géopolitiques vont en s'accroissant toujours davantage et que la menace de la guerre est en train de pousser son nombre ou son empreinte toujours davantage veronde donc il va falloir que les européens en particulier apprennent que les menaces sont fortes qu'elles concernent des enjeux existentiels et que en réalité d'abord et avant tout et peut-être même exclusivement c'est la géopolitique qui préside à nos destins on voit bien Fabrice ça nous amène bien plus loin qu'une simple mandature de 4 ans on va réfléchir sur les perspectives qui s'ouvrent à nous merci beaucoup merci à
vous nous voici donc arrivés au terme de ce nouveau numéro des rendez-vous de géopolitique merci à toutes merci à tous de nous avoir suivi [Musique] [Applaudissements]