je veux d'abord remercier les organisateurs de m'avoir invité à participer à cette journée et je vais commencer par me réjouir du succès cette journée pédagogique qui m'étonne qui m'étonne parce que lorsque j'étais étudiant il ya bien longtemps et aussi que dernier j'avais je vous dis pas d'un cas l'université j'avais d'excellents professeurs qui étaient des savants mais qui se préoccupe est assez peu de leurs étudiants et je constate avec plaisir que les choses ont changé ou sont en train de changer alors de deuxième remarque préliminaire c'est que je je me suis occupé toute ma carrière de
formation des enseignants de premier et de second degré je ne suis pas spécialiste de pédagogie universitaire j'ai travaillé beaucoup sur la pédagogie sur la définition de la pédagogie mais je ne suis pas spécialiste de pédagogiques universitaires ou si je vais pas axer mon intervention sur des points techniques mais je vais plutôt essayer de réfléchir avec vous sur la signification de ce souci pédagogique nouveau à l'université et sur quelques-uns de ses implications et donc je vais prendre comme un fil conducteur l'expression d'innovation pédagogique innovation pédagogie pour quoi pour qui voit là innovations pédagogiques je poserai trois
questions d'abord pourquoi cet engouement pour la pédagogie à l'université et deuxièmement pourquoi parler d'innovation pédagogique plutôt que de changements plutôt cutter et troisième question à quelles conditions une une innovation peut-elle être vraiment pédagogique alors je dois commencer par m'excuser parce que je n'ai pas pris de grands risques technologiques de et donc je me situe plutôt si vous voulez dans le voyez dans les images là du côté de je ne sais pas si c'est une école coranique ou une école talmudique voilà mais comme denis ménard nous a dit que finalement il y avait assez peu de
différences entre les deux ce matin ça me dit que tu culpabilises un petit peu mais comme mon exposé d'alluré réflexive je trouve que la forme powerpoint ne correspond pas tout à fait alors pourquoi cet engouement pour la pédagogie à l'université mon étonnement devant le succès de cette journée vient du fait que traditionnellement en france en france un particulièrement le souci du savoir ces vues souvent opposée où ceux-ci de la pédagogie comme si les savants était naturellement pédagogue et comme si le souci de la pédagogie et est la marque d'un désintérêt ou du moins d'une certaine
désinvolture envers les savoirs et nous avons vu cette opposition des savoirs et de la pédagogie s'exacerber dans les récentes querelles autour des réformes scolaires ces derniers aux harnais enfin ces dernières années depuis les années 1980 en réalité mais cette phase n'est que la résurgence de beaucoup d'épisodes antérieurs et je ne peux pas m'empêcher de citer le grand sociologue emile durkheim qui était en oublie trop souvent un des premiers a occupé la chaire de sciences éducation de la sorbonne c'était au cours de c'était dans la réforme des lycées de 1902 et dürckheim s'étonner en sorbonne du
mépris des intellectuels pour la pédagogie et ils y voyaient une bizarrerie de notre humeur nationale une bizarrerie dans notre humeur nationale pourtant disait-il en france on s'occupe de politique on s'occupe de stratégies etc mais les choses de l'éducation et bien ne sont pas objet de réflexion forment-ils infections noble accuse la pédagogie ne fait pas partie de la culture légitime ce qui l'énervé beaucoup et pour ça qu'il a écrit un grand livre l'évolution pédagogique en france pour montrer que la pédagogie avait une histoire que c'était intéressant qu'on devait si c'est un absent occupé au lycée et
même à l'université et donc de came achève son discours en disant la pédagogie n'est autre chose que la réflexion appliquer aussi mais méthodiquement que possible aux choses de l'éducation voilà je partirai de 7,2 cette définition qui bien sûr je préciserai mais qui qui suffit pour le moment alors pourquoi faut-il se soucier de pédagogie dans l'enseignement supérieur aujourd'hui plus qu'auparavant alors un certain nombre de causes sont souvent avancés elles sont résumées notamment dans le récent rapport de claude bertrand sans rapport au ministre à la ministre de l'éducation nationale en novembre 2014 et claude bertrand rappelle les
phénomènes de massification de normalisation toutes les lois de certification le processus de bologne et cetera il souligne le développement des technologies numériques et il souligne aussi les échecs de les étudiants dans l'enseignement supérieur dont on a parlé tout à l'heure ses effets aussi les différents phénomènes font que selon le rapport bertrand la pédagogie est maintenant un sujet à part entière dans la politique universitaire une question dans l'air du temps même si ce rapport identifie bien des freins à la transformation pédagogiques et des cris des leviers actionnés pour favoriser c'est nécessaire en transformation quand je dirais
que plus fondamentalement d'un point de vue philosophique on peut caractériser la prélocation pédagogiques comme le résultat d'un d'une rupture d'équilibré dans le sens donné par les différents acteurs c'est-à-dire les enseignants étudiants l'état la société civile à l'activité éducatif or j'ai l'habitude de définir la pédagogie comme une vigilance au sens en reprenant la théorie du philosophe gilles deleuze 1 pour laquelle le sens se déploie dans les trois dimensions de la signification de la référence de l'expression jeu expliqué il ya nécessité de la pédagogie à mon avis quand l'une ou l'autre de ces dimensions où les trois
faux problème et c'est dans cette triple dimension que s'exerce aujourd'hui le questionnement pédagogique alors du côté de la signification qu'est ce qui se passe on en a évoqué certains aspects on observe en effet que la valeur épistémologique du savoir ne va plus de soi que la divulgation des savoirs par les outils numériques l'affaiblissement du coin jeux blancs disciplinaire académique face aux nouveaux défis scientifiques les nouveaux modes de production de la connaissance fonds que l'institution universitaire n'est plus le seul lieu de la légitimation du savoir savant du côté de la référence on observe que l'enseignement supérieur
se doit aujourd'hui plus qu'entre froid encore se doit de se professionnaliser et de répondre aux injonctions du monde économique donc se voit sommé de plus en plus et on vous le voit même au niveau de la recherche pas simplement au niveau de l'enseignement sont mais de produire des savoirs immédiatement utilisable et du côté de l'expression l'élargissement de la population étudiante ou delà des traditionnels héritiers n'ont parlé mort dieu entraîne un changement du rapport au savoir une sorte que les tâches scolaires aux classiques comme écouter prendre des notes et cetera paraissent souvent inadaptés on peut ainsi
voir dans cette triple rupture de sens dans la signification la référence où la manifestation l'expression des raisons profondes du questionnement pédagogique et un garde inversement toute pédagogie toute réflexion pédagogique s'efforce de construire une articulation nouvelles de ses dimensions dont un certain nombre de problématiques comment retrouver la valeur épistémologique des savoir comment leur redonner de la saveur comment mettre en évidence l'intérêt de ces savoirs sinon leur utilité pour la vie professionnelle sociale personnelle comment rendre le savoir accessible à tous alors cette recherche de sens engagé je voudrais souligner ceci et d conception même de l'université je
voudrais tout de suite écarté l'idée que la pédagogie puis se réduire à l'invention de technique ou de procéder certes cela implique la pédagogie implique des démarches des méthodes des techniques des procédés mais elle ne s'y réduit pas bien plus les mentions de ce dispositif de ses procédés n'est valable que si elle est orientée par une recherche sur le sens et donc si on la met dans l'horizon film de la finalité des institutions universités au fond il s'agit de savoir à travers ses innovations quelle université nous voulons or on distingue généralement trois type d'université la première
premier type pourrait dire université de l'éducation libéral c'est probablement le cardinal john newman à la fin du 19e siècle qui la définit le mieux il s'agit universités dite libérale au sens culturel et non économique néolibéral dans cette université cette université est pensé comme une communauté d'échangés des discussions cette université d'enseignement et non de recherche puisque la recherche pour newman s'effectue dans les sociétés savantes et l'université a donc pour but de procurer aux étudiants une formation intellectuelle et morale c'est-à-dire une culture donc universités au new man n'est ni universités de recherche ni une université professionnelle on
pourrait dire que cette université est très éloignée de la nôtre et que leur traduit les tendances élitiste de la société britannique lui 19e siècle mais par delà ce contexte particulier il ya l'idée que de la formation d'un homme cultivé quelques problématiques que ce soit aujourd'hui la définition de cet idéal universitaire de newman ça me bien éloignée de la nôtre mais quand nous protestons contre ce que nous pensons être l'excessive soumission de l'université aux exigences utilitariste de la société nous retrouvons finalement certains arguments de newman évidemment ce cas des dînes actuelle la pensée de newman réside
dans le fait qu'ils placent la recherche à l'extérieur de l'université les new man réagi par là quand une conception plus ancienne université qu on appelle l université de recherche qu'on s'accorde a fait renaître l'université de berlin au début du xixème siècle 1810 un sous l'impulsion d'un grand savant d'un grand savant linguiste von humboldt ici l'université est pensé comme une communauté de chercheurs et d'étudiants qui a pour mission essentielle de chercher la vérité et pour l'atteindre elle doit se donner comme tâche première la recherche scientifique universitaire pose alors sur deux principes la liberté accordée aux étudiants
de choisir leur enseignement et celles accordées aux enseignants chercheurs de définir eux-mêmes leurs objets de recherche et d'enseignement c'est à dire qu'il doit y avoir une forte symbiose entre enseignement et recherche cette université plaide pour une recherche désintéressé pour la recherche du savoir pour lui-même est ce à dire qu'elle ne se désintéresse des demandes sociales non comme le soulignera karl jaspers universités de recherche est sous tendue par ce paradoxe qui veut que ce soit la recherche apparemment la plus désintéressée qui soit également la plus porteuse effet pratique l'utile ne peut s'atteindre que grâce un détour
par l'inutile pour définir le 3e div universités l'université dit de service on se réfère généralement aux propositions formulées par norbert whiting ici l'université n'est pas au service de la vérité ou de la science mais au service de la société et non pas d'une société en générale mais d'une société particulière américains et britanniques françaises etc alors il faut pas caractérisée 7 pouces cette position caractère on ne faut pas caricaturer cette position à l'assimilant à l'utilitarisme étroit du néolibéralisme a été dépeint un homme d'affaires c'est un grand mathématicien collaborateurs de recel bertrand russell dans les principes ya
les mathématiques à et dans son ouvrage les buts de l'éducation wanted n'exclut pas la culture générale et la formation scientifique mais contrairement à l'éducation libéral de newman et même à la conception de l'université bolt yens il insiste pour qu'elle se porte d'université à la rencontre de l'action il participe au progrès de la société loin de considérer la culture la science comme des fins anne elle même il n'a aucune objection à ce que l'éducation quelle que soit sa forme soit utile alors peut-être que cette université un service vise à détruire les dualismes que nous avons que
notre culture a dressé entre la culture des intéressés et l'enseignement procès professionnels le savoir utile et ses jeux j'arrête là ma réflexion sur les modèles l'université probablement que je mens je laisse à chacun d'entre vous le soin de dire où se situe université de nantes par rapport à ces modèles là je crois que aujourd'hui l'université de nantes comme beaucoup d'autres est diverse et peut-être que en effet selon les formations selon les lieux selon les types eu des deux formations internes il y a des références multiples un à plusieurs monnaies on parle quelquefois du multi versité
ce que je voulais dire c'est que la pédagogie n'est pas réductible à des techniques ou des procédés elle ne se réduit pas aux comment enseigner la question de comment enseigner est inséparable de celle du kwh à enseigner on a réfléchi aujourd'hui sur le curriculum et cette conjonction du coi et du comment ne peut s'effectuer sans horizons politiques tous les grands pédagogues de la tradition ont développé conjointement ces trois question du comment du quoi et pourquoi finalement c'est pourquoi je pense que la pédagogie universités on ne pourra se développer sans une réflexion de fond sur quelle
université nous voulons et ça engage comme question par exemple quel type de professionnalisation et illégitime de pro voire à l'université peut-on enseigner des savoirs utiles sans dimension culturelle historique ou philosophique peut-on se satisfaire du grand partage entre lettres et sciences humaines pardon plus grand partage entre lettres et sciences humaines d'une part et si insultes dur d'autre part j'arrive à ma deuxième question pourquoi parler d'innovation voilà mon étonnement devant l'intérêt de l'université pour la pédagogie s'estompe un peu quand je vois que ce souci pédagogique est placée sous le signe de l'innovation ce terme d'innovation me laisse
un peu perplexe il est tout le moins ambiguës il traduit certes une idée de changement et s'oppose à l'immobilisme et on peut penser en effet que l'université a besoin de changer notons toutefois que l'innovation en latin innova ray signifie apporter un changement dans donc dans quelque chose qui reste stable et on l'a dit ce matin l'innovation ne signifie pas nécessairement bouleversements il ya un gradient de l'innovation qui va de l'aménagement à l'invention et bien des recherches montrent que l'introduction de nouvelles technologies dans l'enseignement vient plutôt optimiser des formes pédagogiques existantes teint créer de nouvelles peut
penser aux pros point par exemple alors déjà d'un françoise cros qui est une spécialiste de l'innovation s'était interrogé déjà il ya quelques temps sur l'importation de ce terme dans le domaine pédagogique ce terme finalement vient de l'économie l'innovation 1 c'est la réponse des économistes libero on a parlé de schumpeter ce matin à la prophétie de marx selon laquelle le capitalisme va s'autodétruire et la réaction des économistes libéraux de dire bien pour que ce capitalisme ne s'autodétruise pas il faut mettre au centre l'innovation n'ya que l'innovation qui peut sauver le capitalisme de sa destruction et donc
on voit arriver ce terme d'innovation dans les manuels de management des années 50 or comme un michel foucault a montré que le néo libéralisme n'est pas simplement une économie mais une bio politique c'est à dire une tentative pour changer les mentalités et les comportements on peut parler d'une injonction général et l'innovation dans notre société sur le plan individuel comme collectif le slogan pourrait être innover ou périr or cette idée l'innovation semble lié à ce que le philosophe allemand hartmut rosa non mais l'accélération dans nos sociétés l'accélération dans nos sociétés si le fait que les choses
vont de plus en plus vite que nous faisons de plus en plus de choses dans le moins de temps mais di rosa au lieu de dégager du temps libre cette accélération en fait nous créer de la demande de faire encore plus de choses et sait si bien qu il y a une une image qui revient chez lui c'est celle où vous savez du ce coureur qui qui courent sur le tapis roulant et qui finalement court en faisant du surplace alors il faut il faut donc entendre les propos de soucis aux log très critique sur l'innovation
1 qui paquet qui souligne donc cette dimension managériale de l'innovation c'est devenu un slogan un des maîtres mots de la novlangue des politiques publiques une logique gestionnaire alors je voudrais pas être négatif par rapport à l'innovation je voulais simplement souligné le fait que c'est un terme ambigu qui est pris qui vient de de l'économie libérale et donc il faut probablement le traduire ou le importer son sens et je vois que le conseil national de l'innovation le tenir et le conseil national de l'innovation pour la réussite éducative qui est présidé par le didier lapeyronnie tentent de
délester cette notion d'innovation de son poids managériales en lui donnant une coloration humaniste au fond innover à l'école c'est rendre l'école bienveillante accueillante performante comment ne pas être d'accord avec cette formule donc le l'origine managériales de l'innovation doit nous inviter à être un peu perspicace et critique sur les mirages qu'elle peut provoquer ceci dit il faut bien reconnaître que les problèmes de l'université requiert aujourd'hui de nouvelles formes pédagogiques qui ne soit ni des gadgets nique des dispositifs technocratique mais qu'ils engagent de nouvelle manière réfléchie et durable d'expérimenter l'enseignement et l'apprentissage alors quels sont les directions
de l'innovation pédagogique à l'université aujourd'hui en lisant un petit peu la littérature il me semble que cela va dans trois directions l'individualisation la connectivité et la mise en action des étudiants les injonctions à la construction d'un projet professionnel éprouvée et personnels qui sont à pied cette injonction étant appuyé sur différentes sortes de dispositifs et portefeuilles liés au numérique des formes multiples de suivi d'accompagnement conduisent à une individualisation de la formation l'idée que le pilotage est que dès que le l'idée que le l'étudiant doit piloter lui-même sa sa formation le deuxième principe est celui de principe
que j'appellerais de connectivité qui vise à briser la relation classique maître élève de la pédagogie traditionnelle selon le principe de connectivité l'enseignement n'est plus le magistère qui transmet le savoir mais un créateur et un gestionnaire de ressources notamment numériques un animateur un référent que l'on peut solliciter l'étudiant est invité à se connecter à des bases de données avec ses pairs avec d'autres personnes référentes également pour progresser dans les tâches et ses apprentissages la relation traditionnelle prenait la forme d'une ligne hiérarchique la connectivité est fondée sur le réseau la fois réseau de savoir et réseau de
communautés apprenantes être connecté c'est à la fois cheminer dans le savoir et communiquer avec des pères et des personnes ressources et enfin l'innovation pédagogique à l'université serait comme le plus souvent du constructivisme war du collectionnisme et ce qui sous-tend les références théoriques qui peuvent être très différentes c'est leur en principe finalement vous savez on n'a rien inventé c'est leur un principe de la pédagogie nouvelle de rousseau à piagge et et vigo ce qui selon laquelle la focalisation doit se déporter du processus enseigné sur le processus à prendre alors je voudrais si c'est sur deux exigences
à prendre en compte dans ces types d'innovations d'abord une exigence que j'appellerais épistémologique ou didactique je crois que dans les innovations il faut faire attention à ce que le le l'attention sur les procédés les dispositifs ne se fasse pas au détriment de la tension au contenu dans la pédagogie de l'enseignement secondaire que je connais mieux il est arrivé que les innovations comme les situations problèmes par exemple pour les études de cas l'effort soit porté sur la conception des dispositifs au détriment de la tension au contenu et on a vu fleurir de magnifiques situations problèmes mais
dans les objectifs de savoir été et puis c'est mon logement indigents ou mal cadré encore une fois un pédagogie la démarche et le contenu sont inséparables il me semble que l'innovation pédagogique à l'université pourrait s'alimenter du travail ddt et didactique des disciplines ce travail qui s'est effectuée dans toutes les disciplines de l'enseignement secondaire innover c'est mettre en place des dispositifs mais c'est aussi analyser le contenu d'apprentissage voir ce qui est important à apprendre et connaître les représentations des étudiants les obstacles comme disait vaches là que ces étudiants vont avoir par rapport au contenu si on
ne fait pas ça si on ne fait pas cette analyse didactique je crains beaucoup le gadget ma deuxième remarque posera portera sur le caractère institutionnel des innovations françoise cros dont et déjà que les innovations technologiques étaient généralement encourager mais que les innovations institutionnelles et est généralement beaucoup plus difficile à admettre or il faut bien voir que les nouvelles tendances de la pédagogie universitaire impliqueront nécessairement de repenser le métier d'enseignant du supérieur et des formes institutionnelles dans lesquels l'enseignement est dispensé crois que dans le rapport de sophie orange en on voit bien se pointer ce phénomène
cela affectera nécessairement à la dualité du cours magistral et des travaux pratiques et la hiérarchie entre les deux comment prendre en compte dans les services des enseignants les suivi individualisé qui ne se réduisent pas à l'accompagnement des mémoires de recherche tout ce travail un vice bhl dont parle ce fut orange tout ceci exigera probablement une nouvelle définition des services et un particulier exigera la meilleure prise en compte de l'engagement pédagogique dans les carrières et la difficulté me paraît aujourd'hui aggravée par la crise économique comment éviter c'est le président de l'université comment éviter que dans une
époque de pénurie le recours aux nouvelles technologies de l'information ne soit l'occasion d'économiser des heures et de supprimer des postes nous devons veiller à ce que l'innovation ne soient pas récupérées comme outil de gestion troisième question quand est ce qu une innovation devient vraiment pédagogique je crois qu'il faut insister sur au fond l'idée de pédagogie et je vais prendre comme fil conducteur toujours mon monde york times sociologue et pédagogue en tout cas chercheur en sciences de l'éducation pour durkheim la pédagogie ne se réduit pas une pratique c'est bien une théorie si bien une théorie mais
une théorie non scientifique alors que la science de l'éducation vise la description est l'explication des phénomènes éducatif la pédagogie est une discipline praxéologique did you can c'est d'ailleurs qui tend à l'amélioration de l'action éducative par la critique et l'innovation certes les sciences humaines et les sciences de l'éducation peuvent procurer à la pédagogie un certain nombre de repères personne ne le niera mais la pédagogie elle même n'est pas une science la pédagogie est donc une théorie issus de la pratique et pour la pratique et dürckheim est obligé de fort de forger ce monstre théorique de théorie
pratique avec un trait d'union entre les deux à l'instar de la politique dit il ou de la stratégie lorsque cette réflexion se formalise elle se traduit dans un corps de doctrine on parlera une pédagogie de decroly de pédagogie de freiner donné et c'est dans le prolongement de durkheim on pourrait dire qu et pédagogue celui qui pratique lui même et qui réfléchit sur sa propre pratique celui qui pratique lui-même et qui réfléchit sur sa propre pratique pour créer un plus pour sa communauté professionnelle on a vu aujourd'hui on a entendu des pédagogues le pédagogue se distingue
du philosophe de l'éducation du chercheur en sciences de l'éducation qui pense aux qui décrivent la pratique des autres ou les pratiques possibles il se distingue également de l'enseignement chevronné qui a sans doute de bonnes pratiques mais qui ne les terrorise pas on peut en tirer une conséquence c'est que la pédagogie relève du grand écart il n'y a pas de pédagogie sans réflexion sur le sens comme j'ai tenté de le montrer mais en même temps le pédagogue n'est pas le philosophe n'est pas le chercheur en sciences humaines il met la main à la pâte et dans
le cambouis ce grand écart fait que le pédagogue ne peut croire au miracle et à la perfection il ne se laisse pas fasciné par les innovations même si les pratiquent assidûment il n'attend pas des miracles ainsi le pédagogue est il voué à la modestie on l'a vu aussi et à la médiocrité à l'échec parce qu'il éprouve dans sa chair l'écart entre le dire et le faire l'idée à lui le faisable et vouloir réduire cet écart entre l'idéal et le faisable serait transformé la pédagogie 1 sciences alors qu'elle ne peut consister comme l'avait bien vu du
rcam catulle quand une pratique réflexive même si elle peut et doit bénéficier des apports de la recherche en éducation le deuxième aspect de la pédagogie que je voudrais évoquer ces son côté bifaces son côté problème on résolution de problèmes et son côté épreuve le problème renvoie au côté rationnel de l'expérience ce qui tend vers l'expérimental on fait des expériences pédagogiques on essaie d'objectiver ses expériences on essaie de les évaluer le plus rigoureuse possible de les transférer à linverse le côté épreuve d'eysines l'expérience yale le fait que cette expérience soit unique est mienne que personne ne
put la ferme le faire à ma place la théorie pratique et dimension subjective et objective de l'expérience s'éteignent les unes et les autres c'est à partir d'une expérience singulière que s'engage une innovation qui va s'objecter vais en un produit qui va pouvoir certes se détacher de son auteur mais toujours au risque d'être des formes et mal compris on pense à la récupération de par l'éducation nationale des techniques freiner comme l'imprimerie texte libre récupération qui on est complètement dénaturé l'esprit freiner cela jette un doute sur les transferts de pédagogie qui s'exposent aux mêmes avatars que les
transferts de technologie quand ils ne sont pas accompagnés et quand on ne s'interroge pas assez sur leur sens en tant qu'épreuve la pédagogie est également engagement éthique et politique on l'a vu tout au long de cette journée en général les grands pédagogues de la tradition disent que ça part d'une révolte d'une révolte contre le sort qui est fait aux élèves aux enfants aux étudiants et on a entendu cet écho de cette révolte etc c'est donc une une résolution éthique 1 et et pédagogue celui qui reconnaît bien sûr les contraintes qui n'est pinet panahi fille sait
bien que les étudiants ne sont pas toujours attentif mais il ne se réfugie pas derrière les alibis du genre le niveau baisse on n'y peut rien ma pauvre dame il n'écoute plus ils ne savent plus prendre des notes il s'intéresse plus à rien etc le pédagogue et celui qui prend les étudiants commission et ne renonce pas à les faire évoluer c'est donc le principe des ducs habilité 1 qui fondent cette cette espèce pédagogie alors je vais terminer sur l'idée qu' est-ce que ça produit du savoir la pédagogie et que cette expérience pédagogique prodi des savoirs
mais je crois que ça produit quatre types de savoirs qui sont spécifiques qui sont pas et savoir deux types de produits la recherche scientifique trois des savoirs spécifiques à la pédagogie quoique la pédagogie d'abord en innovant elle découvre du faisable c'est à dire en effet des techniques des procédés des dispositifs d'autres manières d'apprendre ces salles aspect plus visible mais la pédagogie renvoie aussi un esprit l'esprit freiné par exemple c'est une nouvelle vision de l'enfance de la jeunesse de l'école d'université du savoir et c'est ça constitue une ouverture des possibles en rendra pédagogie canton on a
l'impression en à l'idée que autre chose est possible et il n'y a pas de pédagogie sans cette dimension utopique qui n'est pas évaluables qui n'est pas contrôlable comme et contrôlable le dispositif le procédé la taille du troisième type de savoir la pédagogie comme expérience produit également un savoir existentielles des continuités des ruptures des résistances recevoir 1 mais termine aux tic sur soi-même sur les difficultés du changement on a vu aussi des des primes aujourd'hui on a compris la difficulté qu'avait les innovateurs avec non seulement le contexte mais aussi avec eux mêmes parce que au fond
innover c'est aussi se changer soi même et donc cette savoir expérientiel se donne dans les récits dans les récits professionnelle ou personnelle du pédagogue ça constitue son expérience et enfin je dirais qu'il y a aussi des savoirs de type critique qui naissent de cette expérience pédagogique c'est parce que d'abord la plus la pédagogie commence par une critique de l'existant mais ça ne suffit pas cette dimension critique le doit aussi accompagner tout le processus d'innovation on l'a vu d'ailleurs un peu quand on constate que ça marche pas quand ce qu'on constate que que l'innovation n'est pas
satisfaisante il ya nécessité de d'un processus continu d'autocritique de critiques de l'existant et sans ce processus d'auto critique et bien la pédagogie dégénère assez vite je crois que l'innovation devient véritablement pédagogique quand elles assument toutes les dimensions de la pédagogie c'est dimension pragmatique réflexive et critique quand le second soit non seulement comme un ensemble de procédés ou de dispositifs mais aussi et surtout comme un processus à la fois expérimental et expérientielle quand elle accepte le grand écart entre la conception d'objets technique et l'horizon éthique et politique de la réflexion quand elle conjugue le courage d'entreprendre
et la lucidité pour laquelle il n'ya pas de miracle même technologiques alors je conclue finalement quelle est la fonction de la pédagogie dürckheim encore lui disait que l'éducation on le trouve dans toutes les sociétés mais la pédagogie trouve pas dans toutes les sociétés la pédagogie apparaît lorsque l'éducation fait problème or on peut dire que l'éducation fait problème aujourd'hui à l'université or 18h qu'aiment les sociétés modernes à évolution rapide secrète des crises à répétition la pédagogie devrait donc selon dürckheim devenir une fonction continue de nos sociétés voyez le sub finalement a du temps devant lui parce
que au fond comme la société change est bien dur qu'à une dizaine une éducation machinal rééducation machinal n'est plus possible la pédagogie disait-il constitue donc la forces antagonistes de la routine ce qui permet de lever les obstacles au progrès nécessaires a récusé la réflexion pédagogique on promouvrait tout à la fois un scientisme application liste c'est le scientisme application nice on l'a vu dans toute l'histoire de la pédagogie il ya toujours des gens et à l'entente au sommet de sa excusez moi et mes deux seins en tout ce sont des sociologues tantôt ce sont des neurosciences
qui va nous dire vous allez voir ce que vous allez voir on va régler vos problèmes d'apprentissage puis plus besoin de pédagogie 1 avec maintenant qu'on connaît comment fonctionne le cerveau et loire pour ça c'est le scientisme applications dites ça n'a jamais marché et ça ne marchera jamais mais en même temps en même temps il ya le danger de l'improvisation aveugle 1 on essaie des trucs bon mais sans trop réfléchir et centraux suivre l'innovation voilà sans trop entrer dans un espace critique de discussions avec les collègues etc et puis il ya l'immobilisme aux nostalgiques qui
nous forêt regretté l'université d'avant d'avant alors si la pédagogie n'existait pas je crois que c'est mon le mot de la fin c'est la pédagogie n'existait pas il faudrait l'inventer d'ailleurs d'ailleurs elle est toujours à réinventer je vous remercie alors nous avons le temps pour des questions donc nous allons faire passer les micros n'hésitez pas fan je vais je vais reprendre les effets prend les armes en défens du scientisme d'une part on peut très bien dire ça n'a jamais marché mais c'est à mon sens pas une étape logiquement acceptable de duke est donc ça ne marchera
jamais et d'autre part moi mon approche c'est uniquement c'est un peu de la métrologie de la recherche clinique on s'est peut-être pas comment ça marche sur les bases fondamentales mais néanmoins on a la possibilité de tester empiriquement différents outils et voit ainsi en fonction de mon objectif qu'est ce qu'ils mangent mieux un truc comme un autre donc pour moi c'est une démarche scientifique qui peut aider à avancer alors oui je il faut préciser quand je dis que je barre de scientisme je ne veux pas dire qu'il faille pas faire de la pédagogie sérieusement je veux
pas dire qu' il n'y ait pas de place pour la recherche pédagogique la recherche pédagogique en effet on fait des essais en les contrôles alors il ya différentes méthodes ça c'est la recherche pédagogique tout à fait fait je dirais ça qu'il faut faire le scientisme c'est l'idée qu' il ya des sciences fondamentales aujourd'hui je dirais que c'est plutôt du côté des neurosciences voilà des gens qui vous disent pas toute façon votre bricolage pédagogique c'est n'importe quoi nous avec nos recherches fondamentales notre la connaissance globale du fonctionnement du cerveau vous allez voir ce que vous allez
voir les méthodes de lecture les méthodes d'apprentissage tout ça on va vous dire exactement ce qu'il en est et vous n'aurez qu'à appliquer ce qu'on vous dit de faire et ça marchera et donc on a eu on a eu dans toute l'histoire de la technologie ces tentations l'a1 et savoir je pense à turckheim avez raison de dire que la pédagogie c'est une théorie pratique ça dure c'est une pratique qui certes doit évidemment évidemment s'alimenter de toutes les connaissances psychologique qu'on a sur l'apprentissage de toutes les connaissances sociologique sur le fonctionne évidemment mais le le scientifique
n'est pas en position de dire aux pédagogues voilà comment il faut faire voilà ce que je veux dire et c'est toujours cette cette tentation c'est pour ça qu'il faudrait pas que la pédagogie universitaire on réinvente la roue je plaiderai pour des alors j'ai plaidé toute ma vie en sirop éducation sans avoir tout était beaucoup entendu sur l'idée d'une histoire de la pédagogie parce que si figurez vous que la pédagogie c'est une vieille histoire donc il ya des gens qui ont fait des expériences il ya des gens qui ont décrit des systèmes s'agit pas de les
imiter de refaire mais ces gens là sont aussi décrit leur expérience ils ont montré comment surtout ils ont analysé leur échec et donc dans la pédagogie on a aussi toutes les tentations et en particules attention scientiste qui revient très très souvent il ya toujours quelqu'un qui dit vous allez voir ce que vous allez voir alors c'est quelquefois aussi c'est les psychologues mais même piège et pièges et que si vous voulez faire il voulait faire une psycho pédagogie d'ailleurs partis regroupements ou en connaît les lois de développement de l'enfant eh bien on va en déduire une
pédagogie mais ça ne marche jamais c'est pas quoi et ça veut pas dire qu'il faut pas lire au pillage et voyez ce que je veux dire c'est ça que je voulais dire voilà la tentation du scientisme oui donc - la question porte plutôt sur la formation parce que vous avez très largement ouvert du coup le débat et de manière vraiment très très intéressante mais on voit à quel point on peut enfin la pédagogie est indissociable de dimension épistémologique de dimension scientifique technologique de dimension praxéologique d'une dimension expérientiel et enfin bref tout ce que vous avez
développé et et on voit aussi que des modèles pédagogiques existe depuis des centaines d'années qui est alors moi ce que ma question qui se voit là qui me venaient sait comment vous voyez aujourd'hui ou quelle direction vous verriez aujourd'hui pour la formation d'enseignants de futurs enseignants donc de l'enseignement supérieur qui leur donnerait cette ouverture lucidité enfin en tout cas qui les engagera dans cette démarche réflexive à laquelle vous nous invitez finalement ou la physique que j'ai dit que je n'étais pas spécialiste cinéma universitaire des gens qui sont beaucoup voulaient pas répondre à ma place non
égoutter je sais que je sais pas je voudrais dire qu'une seule chose on est ma compagne et là on a beaucoup travaillé dans la formation des enseignants du secondaire et à mon avis le centre le coeur de la formation c'est l'analyse de pratique c'est l'analyse de pratique c'est à dire que on peut avoir deux on peut avoir il ya des tas d'autres dimensions on peut faire de l'histoire de la pédagogie on peut connaître les méthodes d'apprentissage etc mais tant qu'on ne réfléchit pas avec d'autres sur ses propres pratiques il n'y a pas si vous voulez
le dynamisme de du progrès voilà alors quand je dis réfléchir avec d'autres surtout propre pratique jeudi au à même temps les change de pratiques par les pairs ne suffit pas il faut qu'ils aient des grilles de lecture il faut qu'il y ait des perspectives et puis ces mots logique il faut qu'ils aient une réflexion sur les finalités donc il faut effectivement réfléchir à un entrepôt pair avec des chercheurs extérieurs des spécialistes la pédagogie universitaire etc si vous voulez je crois que je crois que le sub peut être une structure justement pour pour faire ça il
ya un an aujourd'hui on a vu les l'exposé des innovations c'est une phase asolument ans est essentielle mais une formation vraiment sérieuse c'est un groupe de travail qui fonctionne dans la durée en analysant ces pratiques en les confrontant à d'autres et en les analysant en fonction de gris épistémologique de gris sociologique et caetera et dans une réflexion critique c'est ça le coeur après vicieux il ya tout un tas d'autres choses et voilà alors est ce que c'est possible à l'université etc voilà ça demande du temps salois ne pas beaucoup d'argent mais ça demande du temps
sur la durée merci d'abord pour votre propos tout à fait lumineux et passionnant je voudrais vous poser une question qui vient du fait de ce que vous avez dit avoir beaucoup travaillé notamment sur la pédagogie de l'enseignement secondaire et j'ai le sentiment pour ma part que nous n'avons pas en tout cas la plupart d'entre nous beaucoup de contacts pour ne pas dire pas du tout avec les enseignants du secondaire qui nous permettent de comprendre ce que notre public qui on l'a dit a beaucoup changé mais pour de multiples facteurs notamment aussi parce que l'enseignement secondaire
a changé depuis depuis que nous y étions par exemple et tous n'ont pas en permanence à la maison des ados qui sont emparés en terminale donc je voudrais savoir si vous pensez qu'il faudrait au moins pour mieux comprendre quelle est notre public tel qu'il nous arrive en 1ère année est-ce que des échanges pourraient être utiles de réflexion sur les pratiques pédagogiques des uns et des autres afin que nous comprenions mieux ce que nos étudiants savent faire ils ne savent pas faire les mêmes choses que nous savions faire en sortant de terminale mais ils savent faire
d'autres choses et j'ai souvent eu le sentiment que nous négligeons d'utiliser les savoir-faire avec lesquels ils arrivaient est ce que vous pensez qu'il faudrait accentué ces échanges où les cré est tout simplement le oui je crois parce qu'en fait ce qui arrive à l'université aujourd'hui c'est ce qui est arrivé à l'enseignement secondaire dans les années soixante seize avec la création du collège unique de toute façon donc je peux dire que les enseignants du secondaire allons tirer tous toutes les conséquences il ya des problèmes aussi au collège ou lycée aux caves ou enfin vous vous en
doutez voilà mais je crois que alors il ya deux choses effectivement je crois que c'est un ce sera intéressant parce que de d'échanger sur ce que sont les élèves et les étudiants aujourd'hui et puis il ya d'enseignement secondaire tout une recherche pédagogique qui s'est structuré depuis depuis les années 70 1970 autour d'associations je pense aux aux irem pour les pour les mathématiques je pense aux associations pour l'enseignement des sciences etc et eu beaucoup de choses fille à toute une littérature didactique considérable il ya des revues etc et donc je pense que dans cet effort de
d'innovation universitaire il y à s'inspirer des démarches qui ont été faites notamment je moi j'ai beaucoup travaillé avec des didacticiens des sciences sur au fond l'analyse des savoirs enseignés comme on disait tout à l'heure enfin quelqu'un l'a dit que finalement quand on on est obligé quelquefois de deux sélectionnés dans le savoy a enseigné ce qui est vraiment essentiel voilà comment déterminer l'essentiel ça ne va pas de soi ça nécessite toute une réflexion épistémologique et sociologique de ce coup vrai bon voilà donc ça c'est ce travail didactique est fait et se fait dans des associations dans
des revues et je pense que le la pédagogie universitaire aurait tort de se priver de deux de ces échanges alors évidemment il ya des problèmes spécifiques à l'université bien sûr mais il ya du travail de fait voilà on est pas on n'est pas au début de quelque chose on du moins le ce qui se passe à l'université peut s'inspirer de ce qui se fait ailleurs je crois que ça serait ça serait sage en effet je souhaitais faire un peu de peau c'est effectivement sur la question de la formation est peut-être ajouter une caractéristique qui distingue
l'enseignant universitaire de l'enseignement secondaire et qui représente selon beaucoup des chercheurs et des gens qui travaillent réfléchi sur la question de la formation en pédagogie universitaire un capital c'est le fait d'être aussi chercheur c'est le fait d'être passé par la recherche et le fait d'avoir cette identité qui s'ajoute à celles de quelqu'un qui est là aussi pour former et dans un mouvement que vous connaissez peut-être en partie lucky ace au t elle ou le scotch et of teaching and learning qui nous vient d'un excellent rapport qui avait été produit par un nom d'un homme du
nom de boyer aux états unis qui essayait de voir comment on pouvait amener le l'enseignement un statut suffisamment élevé comparable du moins celui de la recherche dans l'espace universitaire ans et cette notion de scoreur ou d'érudits henry rudy donc une personne reconnue pour son expertise dans le sens de ses compétences d'enseignement de la donc l'idée qu' on propose depuis mon dizaine d'années dans les formations que l'on offre l'université sherbrooke d'un continuum au delà de la dimension réflexive qui a été évoqué tout à l'heure et à celle et c'est une posture pour nous qu'on cherche à
développer dans les formations que nous offrons de praticiens cherche donc est le praticien le praticien réflexive tels que sean par exemple propose et pour le professeur d'université il ya une plus value qui peut être justement exploiter celles de cette posture de chercheurs par sa formation initiale dans sa discipline donc en tant que praticiens chercheurs sa formation peut aller un peu plus loin au delà de réfléchir sur sa pratique il s'est alors l'importance qui doit accorder à la littérature comment il peut chercher à documenter ces pratiques et à formaliser cette praxéologie cette pratique éducative dans lequel
il s'inscrit pour éventuellement contribuer ne serait ce que titre quand même modestes parfois a théorisé cette pratique effectivement cette double ancrage par rapport à la pédagogie voilà de la façon dont nous l'avons peu conceptualiser inspiré par ce mouvement de se relâcher peuvent nous avons une autre question dao oui bonjour donc on parle de pédagogie pendant l'apprentissage par contre on met pas en regard les méthodes d'évaluation de nos apprentissages et je pensais en pour faire suite à l'intervenant sur les nouveaux élèves qu'on a qui arrivent du secondaire avec des aptitudes qui sont différentes mais qui sont
là notamment des aptitudes vis-à-vis des modes des nouveaux modes de communication audiovisuelle ils sont très doués pour comprendre tout ce qui est communication orale pour écouter mais par contre au niveau de la lecture et du rendu écrit donc peut-être que par exemple dorian lorsqu'il fait ses expériences et une partie de ses élèves qui effectivement sont très intéressés pendant le court mais avec un mode d'évaluation qui en décalage par rapport à leur mode de communication ne montre aucune progression donc c'est quand même intéressant d'avoir cet intérêt pendant le court mais il faut aussi penser la pédagogie
aussi jusqu'au mode d'évaluation les mettre en phase certainement il faut quand même aussi s'interroger sur est-ce que l'écrit est fondamentale voilà alors mais est-ce que l'écrit fondamentale cdrs que le fait de savoir lire et savoir écrire est ce que c'est or si on sait qu'il ya quand même un gros problème là du côté alors pour le coup de l'enseignement secondaire il ya un gros problème du côté des matelas de la dette je ne parle pas de la lettre de l'apprentissage la cure je parle de la fréquentation des livres et puis aussi du savoir écrire enfin
de savoir rédiger alors là il ya eu aussi une interrogation à savoir est ce que parce que là est ce que la science est une science de l'écrit et quel est le rôle de l'écrit dans la science alors c'est ça le problème c'est dire qu'au fond il faut bien s'adapter aux nouvelles formes nouvelle façon de comment dirais-je 2 de pensée de des étudiants faut aussi réfléchir d'autre part à ce que sont les exigences d'un savoir universitaire et je crois que là du côté de l'écrit il ya une grosse réflexion à faire ouais alors merci beaucoup
pour votre exposé