La plupart des gens sont terrorisés de rencontrer l'inconnu et l'inconnu c'est eux. Donc il reste là en surface avec ce qui se passe autour d'eux, les circonstances, les gens, le le candiraton, la comparaison comme ça. Je je ne vais pas voir cet inconnu dont j'ai peur qu'il ne soit pas beau à voir ou bel à voir. Alors que c'est juste l'inverse qui se révèle depuis le temps que j'accompagne la personne et que j'ai Pu voir combien il y avait cette peur de l'inconnu. Je l'ai bien vécu moi-même d'ailleurs. Nous découvrons une personne magnifique, généreuse, attentive,
bienveillante, souvent créatrice, délicate ou puissante selon le cas. Rigoureuse ou fantaisiste, peu importe, chacun a sa couleur, mais nous découvrons une belle personne et je souhaiterais tellement contribuer à faire connaître ça et aider les gens à trouver du sens. Et bien, j'ai cette Assurance complète. Il n'y a pas une fibre de moi qui en doute qu'il y a un trésor dans le cœur de chacun et que le sens de la vie est d'apprendre à trouver ce tressor, à trouver la voix pour y accéder et à petit à petit enlever ce qu'il encombre notamment les enfermement
dont on passé les mécanismes autobloquants pour pouvoir mettre ce trésor au monde et le et le et le partager. Bonjour, bienvenue dans Dialogue, votre Podcast. Nous choisissons notre propre malheur. C'est complètement étrange. On voudrait tous essayer de trouver un peu de paix et de bonheur, mais pris par un ensemble de mécanismes aveugles, de croyance, nous nous emprisonnons nous-mêmes. Moi, je suis Fabrice Midal, philosophe, auteur de très nombreux livres, plus d'une quarantaine dont "Foutez-vous la paix, suis-je hypersensible ?" Et le tout dernier, empêcher que le monde ne se défasse. 19 Leçons de résistance. Et aujourd'hui dans
dialogue, je reçois Thomas Dansembourg qui va nous aider à décrypter très précisément tous ces mécanismes qui nous empêchent d'être nous-même, d'être heureux, de trouver notre place dans le monde. C'est sur dialogue et vous allez voir, c'est passionnant. Bonjour Thomas, bonjour Fabrice. Merci beaucoup de venir pour la sortie De ton nouveau livre. peut changer, toi peut tout changer. Et alors tu dis quelque chose qui peut complètement surprendre, qui est un peu un défi de ton livre, c'est qu'on souffre pas seulement à cause des circonstances des fois difficiles que nous rencontrons, mais nous choisissons le malheur. C'est
assez surprenant mais tu le montres bien en fait. Souvent sans nous en rendre compte, on choisit le malheur. Oui, c'est contreintuitif. C'est c'est ce que j'ai appelé la la culture du malheur, le culte du malheur, le goût du drame, l'attachement à la souffrance, le fait de savoir en rajouter une couche quand ça va pas et d'anticiper le pire. Nous sommes dans une étonnante disposition à voir les choses de façon tragique et le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. C'est une habitude. C'est une habitude qui peut avoir à mes yeux un aspect Reptilien qui
nous a peut-être sauvé la peau de de voir les dangers, les risques là où peut-être on il était important d'être très prudent autrefois et mais ça reste encore bien engramé je pense dans notre fameux triatom. Euh mais il y a également un aspect je pense pavlovien de copiercoller de ce qui se passe autour de nous. On voit les gens se plaindre, se lamenter, euh se se gargariser parfois de leur tragédie, de leur difficultés et on reproduit sans Aucun discernement. Je pense qu'il est temps de se défaire de cette programmation. C'est une programmation, bonne nouvelle. On
peut on peut donc se déprogrammer. Donc on choisit le malheur parce qu'au fond, on est programmé. Notre culture nous enseigne même nous vaccine au malheur. J'ai appelé ça effectivement un vaccin antibonheur. Un vaccin. On sait aujourd'hui que les vaccins ce sont des Injections. Et bien là c'est une injonction que l'on a souvent je dirais dégusté depuis l'enfance. Et la petite phrase que l'on a ingéré "On n'est pas là pour rigoler. On n'est pas là pour rigoler. La vie est une dure lutte. On est dans une vallée de larmes. La vie est un combat. Il faut
se battre pour vivre. Et si nous sommes bibronnés à cette petite formule, ben il faut pas s'étonner que le monde soit rempli de combat et de combattants et que nous Voyons nos enjeux là où nous sommes dès qu'il y a un différent, une difficulté, un désaccord comme un combat dans lequel il faut avoir raison et convaincre l'autre qu'il a tort. C'est une programmation. Nous avons absolument besoin d'apprendre à cohabiter avec la différence et chercher quels sont nos points de convergence, qu'est-ce qui ne va rassembler et quand les choses sont pénibles de ne pas rajouter une
couche mais d'accepter que parfois c'est Pénible et qu'on va aller voir au-delà. Tu montres aussi que c'est comme une sorte d'habitude, une sorte d'accoutumance. Donc on on choisit le malheur, on est un peu on est un peu prisonnier d'une certaine idéologie qui nous fait croire que le malheur c'est la seule solution et après tu dis qu'il y a une habitude. Oui, c'est ça. On finit par prendre ce pli là et se résigner à du malheur connu et à de l'inconfort connu plutôt que de s'en Har je vis dans de l'inconfort, je n'aime pas ce que
je vis, je m'interroge sur ce que j'aimerais vivre et je cherche petit à petit rien de magique là-dedans à aligner ma vie vers ce que j'aimerais vivre. Au lieu de faire cette démarche d'émancipation, d'ouverture qui me servira à moi d'abord, mais servira évidemment mes proches et servira le monde, et bien nous nous cantonnons souvent dans un inconfort connu. Euh il y a un état de résignation qui S'installe assez rapidement du fait notamment de cette petite phrase, "On n'est pas là pour rigoler. Voilà, il faut être content avec ce qu'on a." Et en partie cette formule,
il faut être content avec ce qu'on a. Elle nous invite à mesurer les chances que nous avons quand nous avons de la chance effectivement, mais elle peut aussi amener une une résignation, une passivité. Oui. Est-ce que ce que tu montres dans Cette cette accoutumance au malheur vient comme tu l'as dit, c'est pas qu'on choisit le malheur pour être malheureux, mais parce que c'est plus habituel, parce que c'est plus confortable. C'est vraiment ça. C'est c'est pas un choix délibéré. Tiens, je choisir le malheur. Nous ne sommes pas sao, je pense. Mais effectivement, c'est c'est une c'est
un confort. C'est un peu comme on enfile un vieux jeans qui nous va bien, même s'il est complètement Déchiré, délavé et et imprésentable, ben c'est pas grave, on le met quand même parce que c'est tellement plus confortable. C'est c'est c'est une habitude. Je pense que la plupart des personnes qui ont traversé un peu les premières couches de la connaissance de soi auront vu avec quelle frilosité nous osons mettre en cause petit à petit petit à petit ce sur quoi nous avons basé notre apparence de singularité d'identité et Combien nous nous sommes souvent attachés à la
douleur à la souffrance au traumatisme en disant je suis celui ou celle qui a vécu quel tel cataclyme tel traumatisme et je prends ça pour mon identité alors que avec un peu de discernement on va dire bon Ça a été une phase de vie. Elle a peut-être été pénible. Je vais pleurer et rager ce qui avait à rager. Je vais vider mon abcès et je vais passer à autre chose. Ma vraie vie, elle est devant moi, elle est Pas derrière moi. Mais ça, ça demande un peu de travail de lucidité, de conscience et de démentellement
de ce que j'appelle, on a déjà parlé ici, des enfermements, des enfermements dans des habitudes de pensées. Ouais. On on s'identifie à notre malheur aussi. C'est très frappant. les gens se définissent par leur malheur. Moi, j'enseigne souvent des des cours en ligne et je suis frappé. Les gens me disent souvent "J'ai pas été aimé quand j'étais enfant et donc j'ai 60 ans et je ne pourrais jamais aimer." J'ai Mais c'est très étrange. Mais quelle résignation hein ! Quelle docilité à accepter les événements sans les remettre en question. Et comme toi, je suis thérapeute depuis plus
de 30 ans, j'accompagne des personnes qui sont dans cette croyance sur soi. C'est bien ce que j'appelle un enfermement parce que c'est infernal. Et la personne qui se Croit pas aimer, ben souvent elle est dans la plainte, elle est dans la réclamation et elle n'est pas d'un voisinage très agréable. Donc ça ne l'aide pas. Elle ça n'aide pas ses proches et puis ça n'aide pas le monde. Je pense qu'aujourd'hui dans la situation très chaotique du monde, nous avons besoin que les gens apprennent à se reconnaître, à se faire de la place et à se mettre
au monde, à à offrir le meilleur de soi à la vie communautaire. Donc en fait, on a un système de pensée dont nous ne sommes pas conscients et qui détermine notre manière de vivre. Et au fond ton travail, tes livres, c'est dire "Mais attention euh vous voulez aller mieux, c'est pas ce qu'on raconte qui va vous aider à aller mieux. C'est de prendre quand même d'examiner, de prendre conscience de votre système de croyance jamais questionné." C'est tout à fait ça. C'est tout à fait ça. Je je j'indique simplement des Pièges dans lesquels nous pourvons très
très souvent et j'en ai été moi-même nous retrouver coincé et que nous ne voyons pas parce qu'ils sont tout à fait intégrés à nos habitudes, à nos fonctionnements. C'est pour ça que dans mon livre, je je reparle des cinq mécanismes autobloquants en les ayant nommé des cultures. On a baigné dans cette culture. Donc on le voit pas. Or, je le redis volontiers, on sort pas d'un piège tant qu'on sait pas qu'on est Dedans. Il faut nous avons besoin d'identifier. par rapport à l'élan de vie, la pulsion de vie, le rêve de vie que j'ai de
de relations plus fluides, plus solidaire, plus joyeuses, avec une perspective plus inspirante, je me sens retenu, je me sens piégé, je me sens comme muselée, je me reconnais peut-être même dans des mécanismes d'autosabotage. Alors là, je suis en train d'identifier le piège. Il y a une un élan de vie qui va par là et puis la vraie vie, elle est Retenue par ici. Et là, je peux commencer à dire "Mais d'où ça vient ? Comment je débloque ça ? Comment je démantelle ? Comment je déprogramme ? Ça c'est le travail de connaissance de soi mais
qui est vieux comme le fronton de Delf. Connaîs-toi toi-même avec la perspective que l'on oublie souvent et tu connaîtras l'univers et les dieux. Il y a une perspective de compréhension de la systémie globale de la planète. Quand j'entre dans l'intime avec moi-même, je Comprends mieux tout un fonctionnement d'interaction qui m'ouvre à l'interaction avec les autres. Ça n'a rien à voir avec de l'individualisme ou du narcissisme. Ce n'est plus du développement dit personnel dans sa version pauvre. C'est du développement social durable qui démarre dans cette capacité à comprendre intimement ce qui se passe en soi. D'abord,
difficile d'être proche de l'humain devant si j'ai pas appris à Être proche de l'humain de temps. Difficile d'avoir de l'empathie pour toi qui est là si j'ai pas de l'empathie pour moi qui suis ici. Et ça c'est le travail de discernement. Je m'assois avec moi-même. J'observe ce qui me met en vie, en mouvement, ce qui me réjouit, ce vers quoi je tends, mais j'observe aussi ce qui me bloque, ce qui me freine et je démentelle ça. Et je souhaiterais que ce soit davantage connu évidemment pour que Les conditionnement de notre esprit, c'est quelque chose que
les gens ont peu conscience. Notre esprit est conditionné. Voilà. Et ça euh et c'est vrai que même le discours général psychologique ne va pas tellement dans ce sens-là. C'est assez peu. C'est rare qu'on explique ça parce qu'au fond c'est très déculpabilisant parce que tu montres que pour résoudre Nos problèmes, oui, bien sûr, tu parles de connaissance de soi, mais c'est pas entrer dans son histoire, essayer de comprendre son histoire, pas du tout. C'est pas du tout de ça dont tu parles. C'est vraiment un travail assez singulier. Il y a peu de gens qui proposent ce
travail que tu proposes de repérer les conditionnements de notre esprit qui sont des conditionnements à la fois personnel mais aussi sociaux. socio, collectif, Aussi politique. Oui. Ce qui est le sens de ton livre. Te changer toi peut tout changer. Tu es tu es depuis très nombreuses années un peu centré sur la dimension collective, la dimension sociale, mais dans les deux sens, c'està-dire se changer, c'est changer le monde, mais pour se changer, il faut voir comment des croyances du monde m'empêchent d'être moi-même. Absolument. Absolument. Et donc si on peut essayer d'explorer ça, cette singularité de ton
approche qui est presque presque dans un certain point de vue presque pas psychologique, c'est presque autre chose. Oui, il y a certainement une dimension de philosophie. Je je n'oserais pas de systès, il y a beaucoup de références sociologiques dans ton livre aussi. et des parce quand tu parles de comprendre nos conditionnements par exemple Comprendre ce conditionnement, on n'est pas fait pour on n'est pas fait pour être heureux, on n'est pas fait pour s'amuser, la vie este. Là, c'est pas un truc psychologique. C'est c'est pas une névrose personnelle que j'ai, c'est juste une croyance que je
ne remets pas en question. Oui, c'est ça. C'est ça. Donc, c'est très c'est très surprenant comme propos que tu ton ton le chemin que tu proposes est très surprenant de Ce point de vue là. Oui, qui clairement parce que se culpabiliser comme tu sais ça ne sert à rien, ça nous plombe. Mais par contre prendre conscience qu'effectivement j'ai baigné dans telle ambiance qui m'a apporté certains conditionnements qui ne m'appartiennent pas véritablement et que ma vraie nature n'a plus du tout envie de vivre ses consignusements, ses conditionnements, ça permet de faire vivre ma vraie nature et
de et de me mettre au monde et donc De changer ce qui m'empêche cela. Et c'est un travail, je dirais pratiquement politique, en tout cas citoyen, politique au sens noble, hein, de la vie de la cité que de savoir qui je suis pour me mettre au bon endroit. H tu as été euh marqué, tu en parles souvent dans tes différents livres par la systémique de l'école de Paloalto et de Vladlavique. Est-ce que tu veux essayer de dire un peu ce que c'est et Comment ça nourrit ton travail parce que je crois que ça peut éclairer
cette singularité forte de ce que tu proposes dans ce livre. J'ai peur d'être très sommaire avec les les connaissances que j'ai qui sont assez limitées. J'ai Non mais moi c'est ce qui ce qui toi tu as marqué dedans pour cou la la compréhension que l'individu est dans un écosystème ça c'est tellement éclairant, il est en interaction avec une culture, Il est comme le dit le le proverbe africain, tout enfant est élevé par un village où il faut un village tout entier pour élever un enfant. Il y a une multiplicité d'interactions qui font que nous sommes
qui nous sommes. Nous avons donc besoin de comprendre ça. C'est pas juste papa, maman et les frères et sœurs. C'est c'est l'ensemble du système autour de nous qui est à formater nos habitudes de pensée. Et là, nous avons l'occasion de voir des choses m'ont bien Aidé, m'ont soutenu, m'ont permis d'être qui je suis et peut-être certaines de ces choses aussi bien qu'elle m'est permis m'empêche. Bien qu'elle m'est servie, me desserve. Et c'est là qu'il y a tout un travail de discernement pour s'extraire et et devenir un individu, un quelqu'un qui n'est plus divisé parce qu'il
est surinformé de gauche et de droite par toutes sortes de polarités et donc trouvé au sens où Jung l'entendait, son individuation, je Deviens qui je suis et ça n'a rien à voir avec l'individualisme et l'enfermement en soi. C'est le fait de trouver ma couleur ou ou ma vibration pour l'apporter à la grande fresque ou au grand orchestre. Je suis absolument convaincu que nous sommes sur cette planète pour créer un nous fécond et puissant. Mais pour pouvoir créer un nou fécond et puissant, il faut que les différents jeux qui constituent le nous se connaissent bien. Donc
là, tu tu le rappelles, on est un écosystème et c'est et comprend et au fond nous choisissons comme on l'a dit au début le malheur parce que nous ne voyons pas cet écosystème dans lequel nous sommes. Nous ne le nous enquêtons pas dessus. Au fond, il y a comme une enquête à faire comme tu l'as dit. Qu'est-ce qui m'a été donné qui favorise la vie en moi et qu'est-ce qui m'a été donné que je devrais questionner ? Et au fond, on S'identifie à des choses qu'on a qu'on a aucune raison de garder. Absolument. Dans mon
livre, je cite une phrase qui m'a beaucoup touché de taillard de chardin. Ça date d'il y a plus de 100 ans, taillard de chardin. Et il nous disait déjà la quelque chose, comme j'ai pu la phrase exacte en tête, mais la plupart de nos difficultés, de nos souffrances est liée à notre incapacité à avoir le tout. Avoir le tout. C'est pas un concept new Age le tout, mais à à regarder dans quelle interaction nous sommes. C'est cette notion que Socrate disait ou que Delf le font de Delf disait "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et
les dieux. Tu vas comprendre la grande interaction dans laquelle tu es parce que tu as développé ta vie intérieure." Et ce qui manque complètement aujourd'hui, bien sûr, c'est l'habitude, l'invitation à nourrir une vie intérieure profonde que l'on porte En nous et qui nous amène petit à petit à force de la jardiner. un état de paix transportable. On rencontre des difficultés évidemment, on n'est pas dans un monde de bisons. C'est c'est particulièrement par les temps qui courent, on sait bien qu'il y a beaucoup de tension, il y a de l'écoanxiété, il y a de la solitude,
il y a du désarroi sur tous les enjeux de de guerre et de d'écroulement écologiste, bien sûr. Mais comment à travers ces intempéries sentir Que ce que j'apporte au monde, c'est mon état de paix contagieux ? L'idée c'est pas de fumer son pétard dans son coin, mais dans nos projets, dans nos attitudes, dans nos activités, dans nos attitudes de que notre état de paix soit constructif et permette aux gens de refaire confiance dans le processus vivant. J'aurais à cœur que nous puissions nous mobiliser vraiment dans cet esprit-là et que finalement cette clé de connaissance de
soi et de vie Intérieure soit enseigné depuis euh de façon très ouverte et non confessionnelle mais soit enseigné depuis la maternelle que tout enfant qui va à l'école et c'est occasion d'apprendre ça avec la même évidence qu'on apprend à lire, écrire et calculer, je le rappelle souvent, apprendre à savoir qui je suis, comment je me sens, qu'est-ce que ça dit de moi, qu'est-ce qui me met en joie, en ouverture, en expansion, en goût de Contribuer à la vie, mais qu'est-ce qui me pèse, me peine, me me déchire, me divise, me fait peur ou me fout
la rage et que j'ai besoin de comprendre avant que d'agresser tout le monde autour de moi. C'est un enjeu citoyen de nouveau à la connaissance. C'est clair. Pour montrer comment disons ça se structure en nous comme comme malgré nous, tu parles aussi d'une programmation autobloquante. Est-ce que Tu veux expliquer un peu ce cette formule très très forte ? Faut dire que tu es un peu le roi des formules. Tu as vraiment un un goût très fort pour ça. Qu'est-ce que tu entends par programmation autobloquante ? justement ces ces différents enfermements nous bloquent, nous empêchent l'expansion,
l'ouverture que nous aimerions avoir. J'évoqué l'image d'être muselé, d'être pris dans dans dans les lacets, les liens ou les amars d'une Construction liée à nos systèmes éducatifs, nos habitudes de pensées et la culture ambiante. Et ça nous autobloque non seulement individuellement mais collectivement. Prenons un exemple simple, tout le monde sait ce qu'il faudrait faire. dans l'urgence pour éviter des écroulements écologiques et la perte de la biodiversité. Et cependant, on passe pas à l'acte, c'est qu'on est complètement pris dans des habitudes de de frilosité Par rapport au changement. On se maintient dans un inconfort quasi mortifère,
si pas suicidaire, bien connu et on est en train de rouler comme une sorte de Titanic vers son iceberg sans manœuvrer. Mon travail était une invitation à manœuvrer au moins individuellement en essayant de nourrir une une autre conscience collective et qu'on fasse davantage attention à notre interaction avec évidemment ce que Ter appelait le Tout mais la nature, la la biodiversité, le le l'enfance, le respect des uns des autres, le respect des rythmes, le respect notamment, on y viendra peut-être dans l'éducation, le respect des rythmes de chacun. Les enfants sont mal menés à être invités à
copier des rythmes qui sont pas les leurs. Dans la manière dont on choisit le malheur, on entretient les contrariétés. Tu montres très bien, on revient sans cesse sur une blessure comme si on Nourrit quelque chose qui nous fait mal. Et tu décris très bien ce mécanisme si tu veux bien essayer de le décrire. Oui, à partir du moment où j'ai subi une souffrance, une difficulté et elle s'est imprimée en moi et m'a donné une impression de singularité. Je l'ai un peu évoqué. Je suis celui ou celle qui a vécu cette tragédie. Et petit à petit,
mon identité, en tout cas ce que je crois est mon identité se noue autour de cette blessure là et je peux me promener Ma vie durant avec cette croyance que je ne suis que ça et et m'y complaire puisque ça donne une impression de je me connais. Mais je ne connais qu'une petite partie de moi, celle qui a souffert. Je connais pas toute la partie de moi qui est créatrice et qui est innovatrice, qui a envie d'aller de l'avant, qui a envie d'éclore à autre chose. Je reste dans mon petit bourgeon, mais on le sait
bien, le sens d'un bourgeon n'est pas de rester fermé sur Soi-même à se contempler. sans un bourgeon, c'est déclore pour polliniser et ça ça l'invitation du travail sur soi. Donc en fait, on s'en rend compte, on s'accroche à des pensées, à des rancunes, à des scénarios intérieurs. On rumine, on rumine et on on ressasse. On ressasse. Ouais, clairement parce queon a l'impression que être là, je suis avec moi-même, je me connais, je rassasse mes blessures, ça n'aurait pas dû arriver comme ça. Je râ comme ça, c'est trop injuste, mon sort est terrible. Ah là là
! Et je resse, je resse, je me posture en victime. C'est une posture psychologique. He je ne parle pas du fait d'être victime d'un abus. Je parle de fait de s'installer dans la plainte systématique sans transformer quoi que Ce soit. C'est souvent avec ça que les gens confondent. Connaî-toi toi-même. Les gens l'entendent souvent comme "Ah bah oui, je connais mes malheurs et j'en parle pendant des heures." Voilà. Exactement. Et je reste en surface. Je reste en surface de moi-même dans un souvent un submergement émotionnel dont je ne piche pas grand-chose. Je reste livré à l'action
réaction par rapport à ce qui se passe. Je reste livré ou à la bousculade des circonstances. Beaucoup de gens vivent là dans une sphère de préoccupation. Il y a tellement de choses tragiques qui se passent. Je suis préoccupé préoccupé. Il y a rien qui bouge. Nous avons tous besoin d'apprendre à descendre de plus en plus profondément à l'intime de nous dans un courant de fond qui nous mène petit à petit, petit à petit vers la qualité de vie que nous voulons avoir. Et c'est ce que nous disent la plupart Des traditions. Arrête-toi de courir, ralentis,
assied-toi et descends tranquillement à l'intérieur de toi-même pour trouver la ressource. Il y a un puit, il y a une source à l'intérieur de toi dont tu peux bénéficier pour trouver un rythme plus juste et une vie davantage choisie. plus d'aucune vie subie et ça ne tombe pas du ciel en un stage de 2 jours de développement personnel. Ça demande une pratique régulière, une implication exactement Comme on ne va pas apprendre la trompette ou le piano ou le foot ou le tennis en une après-midi. Ça demande pas mal de pratiques pour avoir de l'aisance, de
la maîtrise et de la joie. Et donc à la clé de ce travail de connaissance de soi, il y a évidemment une joie profonde, une joie pérenne. Est-ce que nombre de gens ne font pas ce travail parce qu'il ne croient pas qu'au fond d'eux, il y a une source, il croi qu'au fond d'eux, il y aurait des Abîmes. Et donc on préfère rester à la plainte superficielle parce que je pense que c'est tant qu'on n pas fait soi-même l'expérience que dans le fond de son être il y a quelque chose d'ouvert, de vivant et de
lumineux, la plupart des gens qui ont pas fait ça croient le contraire. Tout à fait Fabrice, c'est absolument ça. La plupart des gens sont terrorisés de rencontrer l'inconnu et l'inconnu, c'est eux. Donc il reste là en surface Avec ce qui se passe autour d'eux, les circonstances, les gens, le le candiraton, la comparaison comme ça. Je je ne vais pas voir cet inconnu dont j'ai peur qu'il ne soit pas beau à voir ou bel à voir. Alors que c'est juste l'inverse qui se révèle depuis le temps que j'accompagne la personne et que j'ai pu voir combien
il y avait cette peur de l'inconnu. Je l'ai bien vécu moi-même d'ailleurs. Nous découvrons une personne magnifique, Généreuse, attentive, bienveillante, souvent créatrice, délicate ou puissante selon le cas. rigoureuse ou fantaisiste, peu importe, chacun a sa couleur, mais nous découvrons une belle personne et je souhaiterais tellement contribuer à faire connaître ça et surtout que les systèmes éducatifs depuis l'enfance fassent comprendre aux jeunes qu'ils sont de belles personnes et qu'il y a un trésor en eux qui attend juste peut-être d'être mis au monde. Et ce que je te Partage là et que je partage avec les personnes
qui nous écouteront, ce n'est pas de l'angélisme. Il se fait, je le rappelle volontiers, que pendant 10 ans, je me suis occupé de jeunes pris dans la délinquence dans une association, c'était du bénévolat à côté de mon travail d'avocat, mais je mon travail ne me donnait pas beaucoup de sens et de contribution humaine. Je voulais donner du sens à ma vie et pendant 10 ans, j'ai consacré mes temps libres, mes vacances, Mes weekends à trouver des activités et même des voyages avec ces jeunes dit de la rue à l'époque qui était souvent dans des institutions
dans la petite criminalité, la délinquence. Ça m'a passionné. Ça une expérience pivot pour réaliser que je veux m'occuper d'humain, que je voulais m'occuper d'humain et aider les gens à trouver du sens. Et bien depuis cette époque, j'ai cette assurance complète. Il n'y a pas une fibre de moi qui en doute qui est un Trésor dans le cœur de chacun et que le sens de la vie est d'apprendre à trouver ce tressor, à trouver la voix pour y accéder et à petit à petit enlever ce qu'il encombre, notamment les enfermement dont on passé, les mécanismes autobloquants
pour pouvoir mettre ce trésor au monde et le et le et le partager. Je souhaiterais tellement que ce soit ça l'intention de l'éducation permettre à chacun de mettre au monde son trésor. Dans ton travail, tu insistes beaucoup pour parler de ça que tu le fais de manière très disons laïque, de manière comme ça. Mais est-ce que dans ton chemin, tu en parles pas, mais est-ce que dans ton chemin pour arriver à ça, il y a des voies spirituelles qui ont qui t'ont aidé à avoir cette confiance dans le fond de la nature humaine ? Oui
oui, clairement bien sûr. Pour moi, la vie est vraiment spirituelle. Je j'ai vraiment été très impacté par la formule Qui est je crois de Tailler de Chardin. On y revient que je suis pas un être humain faisant des expériences spirituelles. Je suis un être spirituel faisant une expérience humaine. Je suis convaincu de ça. Nous nous venons faire une drôle d'expérience d'incarnation ici alors que nous avons une âme immense et qui est la même âme que l'autre. Et là, c'est ce qui nous rassemble au-delà de notre apparente singularité parce qu'on est effectivement euh contingenté dans Un
corps qui physiquement est différent avec un passé et des émotions différentes. OK. Euh et quelque chose nous rassemble profondément et j'avais déjà senti ça dans l'éducation Catoau très pratiquante que j'ai reçu et je remercie cette éducation de m'avoir ouvert au divin, à la transcendance, au sacré. Euh même si à un moment je me suis senti moins étroit dans cette pratique et que je l'ai quitté pour vivre une vie spirituelle qui n'est pas Confessionnelle. Mais je me souviens de cette notion de communion des saints. Sentir que les êtres sont réunis dans un état de communion au-delà
de leur singularité apparente. Et ça me soutient beaucoup de réaliser tiens quand je suis indifférent avec quelqu'un, quand je suis pas d'accord, qu'est-ce qui nous rassemble ? Qu'est-ce qui fait que quand même nous sommes en communion au-delà de ce qui paraît être de la divergence ? Oui, je c'est une des choses qui me Touche beaucoup de ton travail, c'est cette manière d'être nourri dans une sorte de source spirituel ou de ou de conviction spirituelle. Mais en même temps dans ton dans le texte, dans ce dont tu parles, c'est extrêmement concret comme on l'a dit, nourrit
d'une d'une réflexion presque sociologique de la manière dont on est prisonnier de croyances sociale. Je trouve que c'est cette articulation qui donne le poids à à ton travail. Ben Merci beaucoup Fabrice de ce pour ce bel éloge. C'est c'est vrai que j'ai grandi, je le redis dans la tradition catholique, j'aimais évidemment le message du Christ comme on n pas aimé ce message d'amour inconditionnel. C'est d'une puissance extraordinaire, c'est une puissance révolutionnaire d'ailleurs qui est pas souvent mise en route par les protagonistes mais mais parfois oui bien sûr on voit des témoignages extraordinaires. Mais je trouvais
Difficile de vivre la proposition aime ton prochain comme toi-même mais quand on a juste envie de lui envoyer envoyer son point dans la gueule. On fait comment pour l'aimer comme soi-même ? Comment est-ce qu'on traite la jalousie ? Comment on traite la peur ? Comment on on traite la honte ou la culpabilité ? J'avais pas les clés dans la pratique religieuse. J'entendais euh mes parents ou ou ou ou des des religieux dans dans les scolarités que j'ai suivi me dire "Mais prie et puis tout ira bien." Ben, je priais et puis ça n'allait pas mieux.
J'avais vraiment besoin de comprendre ma psychologie, hein. Ça veut dire quoi la jalousie ? Ça veut dire quoi la culpabilité ? Ça veut dire quoi la peur ? J'avais besoin de mettre les mains là-dedans pour comprendre et c'est ça que j'ai à cœur de transmettre aujourd'hui des clés de compréhension de tous ces mécanismes humains qui peuvent nous bousiller la vie si on les comprend Pas. Et ce qui va faire ce changement pour toi, c'est de repérer ces mécanismes invisibles qu'on remet si peu en question. Et toi-même dans ton chemin donc tu l'as dit, tu as
été avocat, malheureux, courant tout le temps. Ouais. Et ça a pas été si facile de voir où était le problème. Tu sentais qu'il y a quelque chose qui n'allait Pas. H Et c'est vraiment quand tu étais presque au bout du bout de l'épuisement, de l'insatisfaction que tu as pu faire un pas. Tant ce qui montre dans ton propre exemple à quel point ces mécanismes sont invisibles et on se trompe sur les causes de notre frustration au fond. Oui, clairement. Au fond, on pourrait dire ton livre, ton propos, c'est vous vous sentez frustré, tant mieux, écoutez
votre frustration pour de bon. Ne faites Pas semblant, mais écoutez-la pour de bon. Et en fait, les gens soit veulent pas l'écouter et continuent à foncer et à se détruire, soit il écoute mais pour rentrer dans la plainte sans jamais poser les bonnes questions. Donc toi au fond, c'est vous vous sentez un peu frustré, très bien. Pourquoi ? Comment questionner ça ? C'est ça qui t'a qui t'a libéré toi ? Absolument. Pas d'un coup parce que dans la culture du malheur, on n'est pas là pour rigoler. Quand je n'aimais pas ma vie, je me disais,
je me consolais. Oui, mais quand même voilà, on n'est pas là pour rigoler. Tu es quand même heureux, tu as un bon métier, tu es apprécié, tu gagnes bien ta vie, tu as une belle bagnole. J'avais des beaux costumes et des belles cravates comme avocat. Et alors, je me maquillais mon ma frustration là là-dedans, mais effectivement à un moment la pratique de la communication non violente a été extrêmement décisive Parce que bien sûr que c'est bien plus qu'un processus de communication. Ceux qui la pratiquent savent que c'est un outil de discernement et de connaissance de
soi extrêmement performant. À un moment, j'ai accepté d'écouter ma frustration et de réaliser qu'effectivement j'étais en train de dessécher à l'intérieur moi dans ce rôle-là qui me correspondait plus du tout. Et pour illustrer ça, je suis tombé il y a pas si longtemps sur une Belle belle image qui est l'image de la langouste. Il paraît que la langouste à un moment sans qu'elle était à l'étroit dans sa coquille ou dans sa carapace et que donc il est temps de changer de carapace. Elle va donc se mettre à l'abri sous un rocher pour éviter les prédateurs
parce que là elle se dénude. Elle est la chair à l'eau, si je puis dire, sans sa carapace protectrice et elle doit attendre tout un temps bien sûr que la carapace se refasse à bonne Dimension. Et là, elle peut reprendre sa promenade et aller se nourrir, revivre sa vie jusqu'au moment où de nouveau la la carapace est trop étroite et elle doit de nouveau se retirer quelque part dans un une tanière à l'abri pour pouvoir refaire le même processus. Ainsi de suite, plusieurs fois. Et la personne qui racontait cette histoire disait "Heureusement, heureusement que la
langousse n'a pas un un médecin qui lui donne un petit Calement quand ça va pas parce qu'elle mourrait euh étouffée sous sa sous sa carapace trop petite." C'est ce que j'aiécrit dans un de mes livres il y a une dizaine d'années. Je vais raconter je vais raconter cette histoire là. Je crois que c'est dans mon livre soyez narcissique, j'ai raconté cette chose parce qu'elle m'avait et j'ai dit exactement ça dans notre monde aujourd'hui, on lui on lui donnerait Tout de suite pour se calmer un médicament, elle dirait parce que je donc elle est toute nue.
Ce que ce que je que ce qu'il faut dire, elle est toute nue. Oh là là, danger, je me cache et c'est là où les gens lui dirent mais non faut pas te cacher. Pourquoi tu as des problèmes ? Faut être positif, faut regarder les choses et comme ça elle mourrait. Ah bah c'est ça, c'est ça. Nous avons j'aime beaucoup je suis content que tu Racontes cette histoire qui m'avait qui qui m'a beaucoup marqué que j'ai beaucoup raconté il y a une dizaine d'années. Comme quoi effectivement pour rejoindre ton idée, c'est quand il y a
des frustrations alors pas petites frustrations passagères mais si un état de frustration s'installe c'est qu'il y a quelque chose à comprendre de ça et nous avons besoin de nous asseoir avec la frustration pour discerner ce qu'elle Dit de nous. Le bien qu'elle nous veut autrement dit le bien qu'elle nous veut. Et c'est pour ça que tu tu cites ce texte de Marchall Rosenberg qui a jouer un rôle si important pour toi qui montre que beaucoup d'approches qui veulent nous aider ne font que nous rendre encore plus malheureux. Et il dit, "Si j'utilise la communication non
violente afin de libérer les gens pour qu'ils soient moins déprimés, pour qu'ils s'entendent mieux avec leur famille, Mais qu'ils n'apprennent pas en même temps à se servir de leur énergie pour transformer rapidement les systèmes dans le monde, alors je fais partie du problème. Je suis essentiellement en train de calmer les gens, les rendant plus heureux de vivre dans les systèmes tels qu'ils sont. Donc, j'utilise la CNV comme un stupéfiant." Un stupéfiant. Exactement. Donc ça m'a évidemment, moi c'est une chose qui me frappe beaucoup puisque moi je trouve Que c'est vraiment le grand problème aujourd'hui, c'est
que soit on est enfermé dans la culture du malheur, soit on est vraiment prisonnier dans tout ce discours aujourd'hui un peu dominant qui euh veut juste qu'on accepte la situation telle qu'elle est. Et je crois que c'est très problématique. Je je moi je trouve que beaucoup d'approches veulent juste nous calmer. Donc moi, j'ai une sorte d'allergie pour plein de choses de genre le La cohérence cardiaque et tout ça que je trouve se calmer pour se calmer n'aide en rien. Il faut qu'on arrive à faire ce travail dont tu parles dans ton livre et tout le
temps, il faut un moment examiner nos fausses croyances, examiner ce qui ne va pas sans ce travail d'intelligence de la situation, vouloir juste se calmer, ça devient un stupéfiant. C'est ça. Et je trouve que c'est très dommage que que ce soit si difficile à faire Comprendre ce danger qui est très très fort. Oui, exactement. Cette façon d'utiliser une pratique, un processus comme un stupéfiant, c'est une des dérives qui est développement dit personnel qui est heureusement pointé. Heureusement, je pense qu'elle n'est pas tellement répandue, mais elle peut elle peut arriver qu'effectivement je me contente de m'accommoder
de la tragédie sans prendre ma place de citoyen pour Bousculer les choses. Or, pour moi, le véritable développement personnel, c'est de rencontrer la vraie personne que l'on est pour la mettre au monde et la faire servir le le la collectivité, la faire enrichir le nous de sa couleur ou de sa vibration. Donc cette fois un travail qui a une dimension sociale si même pas politique. Par les temps qui courent, je crois qu'on pourrait rêver que nos dirigeants aient fait un tout petit peu de développement personnel pour être Moins dans leur ego. Ce serait clair. Ça
serait clair. Il y a une figure dont tu racontes l'histoire euh que moi je connaissais pas. C'est être très connu mais je connaissais pas le ce ce médecin Ignas Semelve. Semelvece. Mais je trouve que c'est bien de de le raconter parce qu'on voit bien ce que c'est le pour le stupéfiant. Le stupéfiant c'est on reste au fond, on veut juste être calme, on veut juste pas Avoir d'emmerde. Voilà. Mais en fait, on renforce le malheur. Changer ça demande de remettre en question ce qui semble apparent. Alors est-ce que tu veux bien raconter cette histoire ?
Elle m'a bouleversé quand j'ai rencontré ça. C'est le c'est vraiment le biais de conformité qui est dénoncé là. C'est un médecin qui c'est dans les années 1840 1850 si je me souviens des dates euh s'est étonné de voir la mortalité Infantile euh dans les hôpitaux de l'époque euh combien les enfants mouraient rapidement les mères également avec des fièvres purpales, je pense que ça s'appelle comme ça, dans des souffrances épouvantables. Alors que dans un établissement voisin, il y avait de l'accouchement par des sages femmes où les enfants naissaient bien avec les mères en bonne santé, il
s'est dit qu'est-ce qui est comme différence ? Qu'est-ce qu'il y a comme Différence entre l'hôpital et ces maisons de maternité ? Et il a réalisé que dans les hôpitaux à l'époque les médecins ou les jeunes médecins qui accompagnaient les accouchements sortaient d'avoir fait des dissection sur des morts, sur des cadavres pour apprendre leur métier et immédiatement allit faire un accouchement sans se laver les mains parce qu'on avait absolument pas perçu que les mains portaient des bactéries terribles et Qu'il fallait absolument se laver les mains. Et donc, il a fait valoir qu'il était vraiment urgent de
se laver les mains et d'avoir des mains propres pour faire un travail différent, ce qui est aujourd'hui évidemment complètement acquis. Mais à l'époque, il s'est fait bousiller par ses sa confréie, par ses frès. Les médecins ont dit "Mais enfin, nous sommes des gentlemens, nous avons les mains propres." Quoi ? C'est quoi cette affaire ? On ne voit rien D'ailleurs sur les mains, on les passe un peu à l'eau froide et tout va bien. Et ils avaient aucune connaissance évidemment de ce que découvrira je pense pasteur peu de temps après les microsorganismes quo que l'on promène
avec soi qu'on le veuille ou non même si on a soit-disant pas mis ses mains sous l'eau froide ça ne va pas résoudre le problème. Il faut bien nettoyer sa vonner purifier. Et bien ce il a tellement été torturé par le rejet qu'il En est mort. Il est il est terminé dans un asile psychiatrique alors que quelques années, je le redis quelques années plus tard, on découvrait on découvrait effectivement les microorganismes et combien il était fondamental d'apprendre à se laver les mains. Et nous avons là une illustration incroyable de ce qu'une nouveauté dans un système
dérange. On rejoint la notion de systémique qu'on a évoqué un peu avec l'école de Palo La tout système a pour principe de base l'homéostasie. rester ce qu'il est, ne rien bouger. Alors quand tout d'un coup un élément du système apporte une différence, une nouveauté, une nouvelle façon de penser sort de ce qu'on a toujours fait et bien tout le système lui dit "Rentre dans le système, rejoins-nous, reviens avec nous." Et nous avons donc besoin d'audace et de courage pour pouvoir dire "Et bien peut-être qu'on a fonctionné comme ça Pendant tout un temps, ça n'est plus
comme ça qu'il est juste de fonctionner. Il il est temps de changer et c'est pour ça que j'ai cité cet exemple parce que nous sommes pris dans des systèmes de pensée qui ont peut-être pu nous servir un moment mais il est plus que temps qu'on en change avant que de tout bousiller. Donc on est parfois comme ces médecins qui sont moqués de ses melveis. Exactement. On est comme les médecins. On voit qu'il y a quelque chose qui va pas. On voit que dans notre vie, il y a des choses aussi horribles que ces femmes qui
mouraient et les enfants. Mais on veut pas remettre en question nos certitudes. Absolument. Ben regarde comme s'est fait critiquer la méditation quand elle a commencé à arriver avant qu'elle ne soit maintenant heureusement accréditée. On a dit sur un truc bisou nours gentill, on n pas le temps de faire ça, ça va rien Changer. Et à temps tant ça change complètement les choses. On le voit aujourd'hui, il y a suffisamment d'études qui montrent combien la méditation est un outil extrêmement puissant. Mais c'est d'abord passer par le discrédit. de de l'intelligencia et de de la norme. Et
bien euh c'est un peu ce qui arrive par moment au développement personnel. Les personnes qui n'y comprennent rien disent ou c'est quoi ce truc, ça ne sert à rien et Discréditent sans avoir été voir quel potentiel de transformation dans dans la plupart des outils quand ils sont bien utilisés. On est d'accord hein. Non mais là on en parle socialement mais on pourrait aussi en parler individuellement. On est soi-même par rapport à nos problèmes comme ces médecins entêtés. Oui, c'est ça. C'est-à-dire qu'on a nos propres on sent qu'il y a des troupes, mais au lieu de
remettre en question dire "Ah, peut-être Je pourrais changer ça, h" on dit "Bah non, je j'en souffre, je je suis frustré, mais je ne changerai rien." Ah ben clairement, bien sûr, merci de rappeler ça à soi-même. Nous nous envisageons possiblement que qu'un changement aurait du sens, mais nous ne le mettons pas en place. Mon dieu, quel état de résignation et de et de doute par rapport à à la puissance de transformation qui est en nous. Je je Commence mon livre en disant euh nous disposons pour nous transformer et transformer le monde autour de nous, pas
le monde au sens global évidemment, mais notre interaction avec nos proches et cetera. Nous disposons pour nous transformer d'un pouvoir aussi considérable qu'ignoré. C'est extraordinaire. Ça fait mon émerveillement depuis 30 ans. Et si j'ai encore toute cette énergie à l'âge où je suis en principe à la retraite, j'ai 68 Ans, j'ai beaucoup d'énergie parce que j'adore voir ces éclosions et je souhaiterais qu'elles se répandent évidemment. Donc on a une possibilité de changer au fond. On pourrait dire que un des enjeux si ton liv s'appelle te changer toi peut tout changer c'est que nous avons la
possibilité de changer et donc il y a trop peu de gens qui le savent donc c'est et qui utilisent ce potentiel. Oui. Et pour changer, on l'a un peu dit, peut-être on peut essayer de d'expliciter, un des chemins, c'est euh la présence à soi. Oui. Est-ce que tu veux essayer d'expliciter disons ce qui est un peu le cœur du chemin, la quintessence du chemin du changement ? parce que c'est très des c'est très évident pour toi parce que tu es Consacré depuis très longtemps, mais pour la plupart des gens, ils vont croire que changer ça
veut dire prendre une nouvelle décision. Non, il faut commencer par quelque chose qui a l'air complètement contreintuitif, qui a l'air pas du tout efficace et qui est pourtant le point central. Et c'est là on voit notre monde est très peu éduqué parce qu'au fond toutes les grandes traditions spirituelles de l'humanité spirituelle mais de sagesse, De philosophie nous disait ça. Mais aujourd'hui, ça a l'air complètement un peu surprenant qu'il faut commencer par s'arrêter et entrer dans une présence à soi-même, même dans une aventure pour entrer dans l'expérience de ce que nous sommes et ce que nous
vivons. Mais oui, bien sûr. Déjà, Confucius nous disait, je ne sais plus combien de de siècles, Confuus disait, "Si tu veux de l'ordre dans la cité, mets de l'ordre dans ton quartier. Si tu veux de l'ordre Dans ton quartier, mets de l'ordre dans ta maison. Si tu veux de l'ordre dans ta maison, mets de l'ordre dans ta famille. si tu veux de l'ordre de ta famille, mais de l'ordre dans ton cœur. Et on voit bien cette perspective que il va pas se passer de l'harmonie à l'extérieur s'il y a de la dysharmonie à l'intérieur. Et
le travail de connaissance de soi consiste à rencontrer cette première personne dont chacun de nous a la charge en tout Premier lieu qui est nous-même. Je vais rencontrer cet être qui est en moi. Et je peux confirmer que ça peut faire un peu peur au début hein et la fameuse peur de l'inconnu. Et moi-même, j'ai ressenti ça. Et à un moment, je me dit mais je ne me connais pas. Il y a un inconnu à l'intérieur de moi-même. Je ne vais pas passer ma vie à côté d'un inconnu. J'ai absolument besoin de savoir qui je
suis. Et c'est ça notamment qui m'a mis en route. Et donc Une des clés, ben personnellement, je l'ai trouvé de façon extrêmement pertinente dans l'approche de la communication non violente. Donc je redis que c'est vraiment un outil de perception de qui on est profondément, permettant de mieux comprendre qui l'autre est. Il y a vraiment un bénéfice partagé de cette connaissance de soi. Si je m'assois régulièrement avec moi-même, avec la première personne que je suis et que je me pose la petite question qu'on Pose 10 fois par jour à toutes sortes d'autres personnes que nous, comment
ça va ? Je me la pose à moi-même ? Et bien, je peux écouter les réponses. Et j'invite à écouter d'abord les réponses du côté qui va bien. Qu'est-ce que j'aime pour le moment ? Qu'est-ce qui va bien ? Qu'est-ce qui fait sens dans ma vie ? Et je m'assois avec les parties de moi qui vont bien, qui font sens. Et si il peut se faire que par moment rien ne fasse sens et qu'on est dans une période Où c'est que la mouise partout, j'invite la personne toutefois à réaliser tiens mais je suis quand même
vivant vivante. Ah ben oui, je respire la prochaine bouée fé d'air. Ah ben oui, pas tout le monde est vivant. Je me suis donc réveillé ce matin. Oui, pas tout le monde s'est réveillé ce matin. Moi, j'ai la chance de m'être réveillé ce matin et la plupart du temps, sauf maladie ou handicap, je suis quand même en santé. Je peux constater que je respire. Et Bien voilà déjà un patrimoine. Je suis vivant et en santé. Et petit à petit, ainsi, je prends conscience de ce sur quoi je peux tabler, miser en sorte de pouvoir m'ouvrir
à regarder ce qui va moins bien. Mais très vite peut s'ajouter le fait que j'ai la chance d'être dans une ville où il y a à manger. C'est pas le cas pour tout le monde sur la planète. Peut-être que j'ai même une ressource financière me permettant de me loger. Bah, c'est pas Le cas de tout le monde sur la planète. Et petit à petit, j'élargis le champ de conscience de tout ce que j'ai, même si ma vie est très sobre et peut-être même inconfortable. Ben quand même la plupart du temps, il y a de bonnes
choses qui se passent et que j'ai peut-être même pas regardé dont j'ai pas pris conscience. Ça, c'est un exercice régulier de présence à soi par euh les aspects qui méritent présence, attention et gratitude. Mais tout de suite après, je Fais attention à la partie de moi qui est triste, qui est déçu, qui est découragé, qui en a ralbol et j'essaie de comprendre qu'est-ce qui se passe en moi, qu'est-ce que ça dit de moi ? Quels sont les besoins pour reprendre des notions de communication non violente profond de l'être en moi qui sont pas nourris ?
Je me sens seul parce que j'ai besoin de compagnie. Oui. J'ai besoin de compter pour les autres. Oui. J'ai besoin d'appartenance. J'ai besoin de Lien. Ah, j'attends que le lien tombe comme ça par miracle. Et bien non, fort de ma conscience que j'ai besoin de lien, où pourrais-je faire du lien ? Ben je peut-être aller au café du coin, voir si quelqu'un veut jouer aux cartes avec moi ou rejoindre un club de jeu ou un club de sport et je prends mes besoins en main. Donc l'idée c'est deentrer dans un discernement de ce qui se
passe en moi, soit pour l'honorer et sentir qu'il y a quand même de belles et bonnes Choses qui donnent du sens à ma vie, soit parce qu'il y a des choses qui sont en creux et en manque. Et j'apprends petit à petit, je le redis, à prendre soin de ces parties et à pas rester figé dans une sidération par rapport aux choses qui me manquent. Je mets en place un processus de changement. Et c'est là, à partir du moment où je décide, je mets en place un processus de changement. Petit à petit avec les moyens
que j'ai, même menu, j'y vais en douceur. Là S'engouffre une puissance de vie considérable que la plupart des gens ne connaissent pas, que je ne connaissais pas non plus, que je ne connaissais pas. Mais je peux assurer, c'est là que je dis dans mon livre que nous disposons d'un pouvoir aussi considérable qu'ignoré. Lorsque j'enclenche le processus de connaissance de moi et d'éveil vers une autre vie, chacun l'appellera comme il le veut. Il est possible qu'un processus s'instaure en Nous. C'est de cet ordre-là peut-être. Il est peut-être possible selon certaines religions que quelqu'un s'installe à côté
de nous. Alors, on peut imaginer certaines figures particulières de certaines religions bien connues. Pourquoi pas ? Tout est possible. Mais en tout cas, je suis pas tout seul avec mon envie de changer. Il y a une conspiration dans l'univers pour que je devienne qui j'ai le goût de devenir. Exactement comme le chaîn Devient chaîne, la fougère devient fougère et la buse est buse. Elle ne se demande pas s'il devrait pas être un chevreuil et le chîn n'hésite pas à être chaîn plutôt qu'à se comparer à à la fougère. Chacun est là pour être en éclosion.
Et donc c'est un travail d'éclosion, le travail de connaissance de soi. Je quitte le petit bourgeon et je prodigue mon pollen. Là c'est vraiment si on reprend tout ce que tu as décrit là, c'est aussi tout à Fait surprenant parce que pour la plupart des gens se connaître soi-même ou s'examiner c'est le contraire de ce que tu décris. C'est très important pour la dans notre langage habituel. Bah s'examiner soi-même, c'est me définir. Alors je suis comme ceci, je suis comme cela. Toi ce que tu nous as proposé, ça va à l'encontre. tu dis, tu as
commencé par dire là je je m'assois et je vois par où c'est vivant en moi. Donc là au fond, je ne me détermine pas dans une Nouvelle identité. Je suis ouvert à l'inconnu, à ce que je ne connais pas et qui est là et au fond pour pouvoir changer, il faut que je fasse comme le chaîne, que je fasse confiance à la chaîné qui est en moi et qui va agir en moi. Donc c'est plutôt une ouverture. C'est ça qui est que je trouve très juste de ce que tu décris, c'est que se connaître est
plus une ouverture à quelque chose d'inconnu qui m'habite qu'à enfermement dans une définition. tu Proposes pas dans le livre ce genre de test psychologique. Donc je suis comme ceci, je suis comme ça et voilà, c'est réglé là, je me connais. Non, c'est pas du tout ça. Se connaître, ça serait un piège redoutable. Bien sûr, complètement. B je te remercie de reprendre si clairement ce que je viens de tenter de partager. C'est tout à fait ça. C'est de l'ordre du ressenti profond. Je ressens les choses qui font sens dans ma vie, qui font joie. Et donc
Ma boussole qui était peut-être rouillée sur son pivot, c'est le cas de beaucoup. La roussole, c'est la boussole que dont chacun de nous dispose. J'en suis convaincu depuis que je m'occupais des jeunes dit de la rue, tout le monde a une boussole. Mais cette boussole a pu se rouiller par les habitudes, les traumatismes, euh les blessures, mais nous approns la apprendre à la dérouiller. Et une des façons les plus pertinentes de dérouiller, c'est de Savourer ce que j'aime, vers où j'ai envie d'aller et peut-être pour retrouver dans mes souvenirs qu'est-ce que j'ai aimé, qu'est-ce que
je voudrais retrouver et se donner le droit de rêver, je rêverai de ceci ou ça, c'est très puissant les rêves pour transformer notre vie. C'est donc c'est de l'ordre de la sensation profonde, intime et puis de l'autre côté bien sûr avec la même vigilance prendre attention à ce que je ressens de pénible, de difficile, de Douloureux et qui a aussi besoin de ma considération pour sentir c'est plus ça que je veux, je vais transformer ça. Mais effectivement, c'est complètement de l'ordre du ressenti et donc de l'intelligence émotionnelle et relationnelle intérieure et non pas de l'intelligence
dite logico-mathématique où je mets dans des cases ce que je crois être de moi qui est une façon extrêmement limitée et à mon sens complètement contre-productive de tenter De rencontrer l'humain que je suis. Nous sommes un être de ressenti par nature. Nous sommes un cœur qui bat. Nous sommes une pulsion de vie et c'est cette pulsion de vie que nous avons besoin de sentir. Qu'est-ce qui l'ouvre ? Qu'est-ce qui l'encourage ? Qu'est-ce qui la freine ? C'est ça le travail de discernement. Et c'est pour ça que c'est de l'ordre du jardinage et que ça s'apprend
pas du jour au lendemain en quelques minutes. C'est une pratique, C'est une discipline de paix. Ben merci beaucoup. Tu nous as montré qu'on choisissait le malheur mais qu'on pourrait choisir aussi d'être heureux. Merci beaucoup. Absolument. Merci Fabrice de ton accueil. Merci d'avoir suivi cet épisode de dialogue. C'est vraiment un vrai merci parce que c'est vraiment précieux que vous ayez vu cet épisode jusqu'au bout, que ça vous parle que je fais ça pour Vous. Donc c'est vraiment un échange et je suis vraiment conscient aujourd'hui qu'autour de dialogue, il y a véritablement une communauté de gens pour
qui prendre soin du monde, prendre soin de soi, prendre soin des autres compte beaucoup et c'est vraiment merveilleux de voir qu'on est ainsi une communauté. Alors n'hésitez pas à partager, à liker. Ça a l'air de rien mais c'est vraiment très important. Ça participe d'une sorte de contagion Heureuse dont notre monde a bien besoin. Ben je vous embrasse et je vous dis encore une fois merci.