Violaine: Bon Méline, merci d'avoir accepté d'être venue. . .
Pff allez! Vous vous en doutez, mais pour moi, (il n')y a pas plus puissant qu'écouter une conversation entre deux humains pour progresser en français parlé. Et aujourd'hui, on se retrouve précisément pour ça.
La semaine dernière, j'étais de passage à Paris pour un concert et la vidéo qui suit, c'est une conversation avec mon amie Méline. C'est une discussion sans filtre, sans script où on a échangé sur sa vie à Paris. La transcription détaillée ainsi que tous les mots à retenir sont déjà disponibles sur notre Patreon.
Le lien est dans la description. Et puis si vous avez aimé passer ce petit moment avec nous. J'espère, quand même.
Eh bien, sachez qu'il y aura une partie deux de cette conversation, une conversation qui sera plus intime puisqu'on y parle de notre rencontre, de l'amitié, mais aussi de ce que c'est d'être une femme en France en 2025. Eh bah, tout ça sera à retrouver exclusivement et uniquement sur notre Patreon. Maintenant, je vous laisse avec la conversation.
Pour commencer, est-ce tu peux nous dire qui t'es, te présenter de la manière dont tu le souhaites? Et nous dire depuis combien de temps t'es à Paris? Méline: Alors je vais le faire de manière assez classique, mais je vais essayer de dire l'essentiel.
Donc moi, je m'appelle Méline, j'ai 33 ans. J'habite à Paris maintenant depuis 10 ans. Je me définis aussi comme une amie de Violaine, puisque je la connais depuis encore plus longtemps que ça.
Voilà. On s'est, on s'est rencontrées il y a très longtemps maintenant pendant nos études à Grenoble. Voilà donc ça fait 10 ans que j'habite à Paris, j'habite dans le 18è arrondissement, donc c'est dans le nord de Paris.
Et j'y suis très bien. Violaine: Et est-ce que tu peux nous dire justement ce que t'aimes le plus à Paris et ce qui te saoûle, genre ce que t'aimes le moins? Méline: Ouais.
Alors déjà, ce que j'adore à Paris, c'est la. . Toute la variété des arrondissements et des ambiances qu'il peut y avoir.
J'ai pas habité dans tous les arrondissements, mais j'ai habité quand même dans. . Le cinquième, le septième, le quatorzième et maintenant dans le dix-huitième et c'est à chaque fois une ambiance à part.
Et en fait, au fil des années, quand on commence à connaître la ville, ce qui est hyper bien, c'est que bah on voit ce qu'on aime et ce qu'on aime moins et moi, par exemple, ce que j'adore à Paris, et ce que j'ai retrouvé, notamment dans le 14ème et dans le 18ème, c'est l'esprit vraiment petit village. Ça paraît un peu bateau, des fois de dire ça, mais c'est vraiment le fait de descendre en bas de chez soi et d'avoir ses petits commerçants, son petit café, sa petite place et se sentir en fait comme dans un petit village. Alors qu'en fait, on est dans une énorme ville.
Violaine: Mais ça pourrait même paraître genre complètement contradictoire pour les gens. Ils peuvent avoir du mal à s'imaginer qu'à Paris, encore dans certains arrondissements dans certains quartiers, t'as cette ambiance village et ça peut être dans le sud, mais aussi dans le nord de Paris. Méline: Totalement.
Et souvent d'ailleurs, on parle de Montmartre qui est connu comme. . "Oh c'est un petit village" ou le quartier des Abbesses.
Mais en fait, moi, ce que j'adore à Paris, c'est qu'en fait il y a ça partout. Et d'ailleurs, si vous venez, je vous invite vraiment à sortir un peu des sentiers battus et des endroits touristiques, parce que ce petit esprit village, vous pouvez le retrouver vraiment à plein d'endroits? Violaine: Euh.
. Est-ce qu'il y a d'autres trucs que t'aimes? T'as la variété des arrondissements.
Les activités? Méline: Les activités, le fait que c'est une ville qui s'arrête jamais, ça peut paraître bête, mais (il) y a tout le temps quelque chose à faire. (Il) y a tout le temps un magasin ouvert.
On peut se déplacer hyper facilement, hyper rapidement. Il y a aussi tous mes amis qui sont là. En fait, c'est un peu devenu ma ville et donc forcément, j'aime ma ville.
Violaine: Et c'est marrant parce que la dernière fois que je suis venue à Paris où j'ai vu d'autres, d'autres potes, (il) y en avait beaucoup qui voulaient quitter Paris. Et toi, c'est genre, l'inverse, t'as pas du tout envie de partir. Et tu t'imagines pas ailleurs qu'à Paris?
Méline: Bah en fait, je me suis aussi posée la question. Je pense que après le covid notamment, (il) y a beaucoup de gens qui se sont posés cette question de, j'ai envie de ralentir dans ma vie. J'ai envie de.
. De faire autre chose que travailler, etc. Alors je vous rassure, je fais d'autres choses que travailler.
Je comprends, c'est envie de retourner un peu à un rythme plus lent, etc. Moi, ça m'est vite passé parce que, parce que bah j'ai la chance aussi d'avoir un travail que j'adore. .
Pour autant, je me vois pas euh fonder une famille, si un jour j'en fonde une à Paris. Violaine: Ok, donc si. .
Méline: Voilà. Violaine: Si un jour t'as des enfants et tout, tu partirais de Paris? Méline: Bah déjà, pour se loger bon, avec une famille.
Je vous invite. . (À tester).
À tester parce que en termes de prix, je pense que c'est assez, assez compliqué. Mais oui, et moi, j'ai grandi aussi bah dans une ville à côté de Dijon, donc en Bourgogne, une région beaucoup plus calme et c'est vrai que je me vois pas. .
. (En)fin je me vois pas et en même temps si. .
J'en sais rien, mais en tout cas, moi, la conception de la vie de famille, mais qui va peut-être évoluer, c'est plutôt la maison, le grand jardin, le plaisir, la nature. Je sais pas pourquoi j'ai ça en tête mais peut-être que ça changera, ça évoluera. .
En tout cas dans ma tête. C'est comme ça. Violaine: Et si c'est ailleurs, ce serait peut-être en Bourgogne?
Méline: Pas tant. (Ok). Je veux quand même rester.
. L'aspect ville, moi, me plaît beaucoup. Donc peut-être pas très loin d'une grande ville, pas forcément Paris, mais un Bordeaux.
. L'ouest, j'aime bien l'ouest de la France. Violaine: À l'opposé de moi.
Méline: En même temps, ça fait longtemps qu'on vit très, on vit à distance et ça ne change rien. . (Exactement).
. Aux liens d'amitié qui nous lient. Violaine: Exactement.
Qu'est ce que tu aimes le moins à Paris? Parce qu'il y a quand même des côtés négatifs j'imagine. Méline: Oui.
. Bah comme dans toutes les villes, j'ai envie de dire mais là, en fait, c'est parfois d'autant plus exacerbé que. .
Que (il) y a beaucoup de monde. (Ouais c'est la ville. .
) Et du coup, bah plus (il) y a de monde, plus (il) y a de problèmes, plus (il) y a des choses qui nous déplaisent, etc. Violaine: C'est la ville la plus dense du monde, je crois? Une des villes les plus denses du monde, non?
Méline: Ah ouais, bah c'est vrai que c'est pas très grand en termes de superficie. Donc j'imagine que du coup, la densité de population est plus importante. J'ai pas cette info!
Violaine: Et je dis peut-être une connerie. Méline: Non. .
Violaine: Mais je sais juste que c'est très, très dense, comme, comme ville. Méline: C'est possible et t'as raison, (il) y a beaucoup de monde. Ce que j'aime le moins à Paris, c'est assez horrible à dire parce que j'en suis, mais c'est parfois les Parisiens et les Parisiennes, pas tant les habitants en tant que tels pour les stigmatiser, mais le.
. L'effet que ça fait de vivre dans une ville qui est en fait tout le temps en mouvement, tout temps rapide. Les gens du coup sont tout le temps pressés et moi parfois, ce qui.
. C'est pas que j'aime pas, c'est que je trouve ça triste et dommage. C'est la perte un peu d'humanité.
J'exagère. . (Ouais, mais je vois ce que tu veux dire).
Les grands mots! Mais le côté, en fait, nous, on est juste speed. Si t'es pas à droite de l'escalator, bah en fait pfff ça souffle, (en)fin ça va!
(C'est hyper intéressant). Et des fois ça m'arrive de le faire. .
Le fait de marcher très vite. Moi, j'ai halluciné. .
Des fois quand je, je retourne voir mes parents à côté de Dijon, que je marche dans la rue, je me dis "mais les gens marchent super lentement" (en)fin. . (Et ça t'énerve, genre?
) Ça m'énerve et ça m'énerve de m'énerver pour ça. Tu vois, ce que je veux dire? Et ça, j'aime pas, c'est le côté très speed, très, en fait, là, on n'a pas le temps, il faut qu'on soit productif, faut avancer.
Et par ailleurs, c'est d'autant plus chouette de voir dans Paris aussi des moments où. . Un peu plus justement humains, où dans le métro on se soutient quand il se passe un truc.
. Voilà mais globalement le côté très speed et tout, parfois ça m'énerve! Violaine: Euh (il) y a beaucoup de nos.
. des gens qui nous regardent. .
Qui ont un peu le mythe des Français qui ont un super bon équilibre entre vie pro et vie perso. Est-ce qu'à Paris, tu trouves que c'est le cas ou non? Et pour toi, notamment.
Méline: En vrai, ce serait difficile de faire une généralité. Globalement, je pense en France et à Paris, on est des gens qui faisons notamment beaucoup de sport, d'activités physiques. De plus en plus, et c'est très bien.
Après à Paris, peut-être que le ratio vie pro-vie perso, c'est pas qu'il est inexistant, c'est que je pense qu'il se fait à des horaires un peu différents. C'est à dire que, en général, les Parisiens commencent. .
Ça dépend des milieux professionnels, évidemment, mais commencent globalement assez tard dans la matinée et finissent assez tard le soir. Après voilà, on adore aller boire des verres en terrasse. Voilà.
(Classique). Et pour ma part, c'est vrai que j'ai des métiers très prenants, en plus qui me passionnent, etc. Donc je passe beaucoup de temps au travail et parfois je fais très attention justement pour essayer de mieux équilibrer vie pro-vie perso, avoir le temps de sortir, faire du sport, mais globalement assez équilibré et très important d'ailleurs d'avoir un, un ratio équilibré entre vie pro et perso.
Violaine: Tu parlais de ton de ton taf. Donc je sais que t'adores ton travail. Est-ce qu'on peut dire où c'est ou pas?
Méline: Bah oui, bien sûr! (Bah vas-y je te laisse). Euh je travaille au Paris Basket Ball Le Paris Basket Ball, c'est un club sportif professionnel de basket-ball.
Et moi, je m'occupe particulièrement de la fondation du Paris Basket Ball. Donc une structure en fait liée au club, mais à part du club qui, qui permet en fait, de déployer tout, tout un tas de programmes sociaux, environnementaux auprès des jeunes, en allant chercher ce qu'on appelle des mécènes. En gros, on va voir des entreprises.
Violaine: Et pour toi, et je pense que ça va grave intéresser les gens qui nous regardent. Moi, je t'ai vu un petit peu en réunion aujourd'hui, mais pour toi, c'est quoi la plus grande différence entre des moments où on parle toutes les deux, où tu parles avec tes potes et quand tu parles au travail dans un cadre professionnel, d'une réunion ou d'un truc un peu sérieux: comment tu t'adaptes à ce cadre sérieux? Et qu'est ce que tu changes dans ta manière de t'exprimer?
Méline: Moi, quelque chose que. . Auquel je suis très attachée, c'est le fait de rester naturel, peu importe à qui l'on s'adresse.
(Ok). (En)fin, par exemple, moi, je suis quelqu'un d'assez spontanée. J'aime bien faire rire les gens, etc.
Et j'essaye de le garder, alors avec un contexte différent, avec un vocabulaire différent dans le monde professionnel. Mais globalement, j'aime bien quand même qu'on soit la même personne dans le pro et dans le perso, et qu'on soit pas forcément . .
(En)fin noir ou blanc, quoi! Violaine: Ouais, totalement différents. non.
Donc ouais tu fais, mais par exemple, tu continues de faire des vannes au travail avec des gens. . Non mais tu fais des petits traits d'humour, quoi.
Je t'ai vue en réunion toute à l'heure. Méline: Oui, j'essaye, j'essaye, parce que, mais parce que c'est quelque chose qui vient assez naturellement. Et évidemment je le fais pas de la même manière que je le fais à mes amis.
Je le fais pas sur les mêmes sujets, je le fais pas avec le même vocabulaire. Moi, je pense que ce qui différencie vraiment la prise de parole professionnelle et personnelle, c'est vraiment le type de vocabulaire utilisé. L'intonation.
Voilà, essentiellement ça. Violaine: Donc le plus formel, (plus formel, plus sérieux) dans le vocabulaire. Ouais.
Mais et on en a déjà parlé dans une vidéo avec Nathan, mais il y a toujours quand même des petits traits d'ironie, des petits traits d'humour aussi parce que c'est. . (La personnalité).
Assez toléré aussi chez les Français, ils aiment bien. Même au taf, même au travail, je trouve qu'il peut y avoir cette culture de, c'est pas des piques, mais c'est des des traits d'humour, (du bon mot), ouais du bon mot et de la belle phrase, quoi? Méline: Bah écoute, tu me l'apprends.
(Ah ouais? ). Moi, pensais pas que c'était forcément quelque chose de très français de faire ça.
. . Violaine: Et puis parfois, ça peut briser la glace aussi.
Méline: Exactement. Violaine: Mais bon, il faut bien doser quoi, il faut bien jauger. Méline: Totalement.
Et moi d'ailleurs, souvent ce côté. . Vouloir faire un petit trait d'humour, etc.
C'est justement pour éviter de me trouver dans une situation un peu malaisante, qu'il y ait un blanc. Ça, c'est mon angoisse, par exemple. Vraiment.
. (Le silence), le silence. Violaine: Ok.
. (Je. .
Voilà). Non, mais je comprends totalement. Tout à l'heure, t'as parlé du fait que tu venais de Dijon, (en)fin à côté Dijon en Bourgogne.
T'es passée par Grenoble, où on s'est rencontrées aussi et après t'es venue à Paris. Est ce que t'as dû t'adapter quand t'es arrivée à Paris. Et c'était quoi le plus dur?
Et ce qui a pris le plus de temps, peut-être? Méline: Et ouais. Effectivement, j'ai fait pas mal de villes et tu parlais de Dijon, de Grenoble qui sont globalement des grandes villes, mais des villes moyennes, en tout cas à l'échelle de la France, qui se ressemblent un peu d'ailleurs, aussi bien en termes de nombre d'habitants, etc.
Par contre, quand je suis arrivée à Paris pour la première fois, c'était il y a 10 ans, où j'ai fait mon premier stage. En fait, (il) y a eu une adaptation à multi-niveaux, qui fait que là, ça a été beaucoup plus dur au départ à. .
La capacité, voilà, à s'adapter, à se sentir bien, a été très dure. Et donc, effectivement, j'ai dû m'adapter. J'ai dû m'habituer.
J'ai dû prendre le rythme. Franchement, par exemple, pour te donner un exemple, je me rappelle les premiers trajets de métro, les premières journées de travail que je faisais, mais je rentrais chez moi, j'étais mais. .
Crevée. (Ah ouais? ) Crevée.
J'avais l'impression que j'avais fait un énorme voyage en train, par exemple. Violaine: Lessivée! Méline: Lessivée, alors que j'avais juste pris le métro, marché.
. (En)fin! Mais en fait, on se rend pas compte quand on n'est pas habitué(e), à quel point c'est fatigant.
Après, bien sûr, on s'habitue, mais au début, vraiment, je me suis dit: "mais comment je vais faire? " Vraiment! Violaine: Et, et après, tu m'as dit que tu t'étais sentie chez toi quand tes potes ont commencé à venir vivre à Paris aussi.
Parce que (il) y a beaucoup de gens autour de nous, mais aussi de manière générale qui viennent commencer un peu leur vie active à Paris. Donc toi, tous tes potes - quasi - sont venus à Paris et là tu t'es dit: "ok, c'est bon. Je suis chez moi.
" Méline: Exactement. Alors (il) y a deux choses. Effectivement, (il) y a le fait que lors de mon deuxième stage, quand je suis revenue m'installer, finalement presque définitivement à Paris, puisqu'après j'y suis restée.
. Là, en fait, le stage de fin d'études, j'avais plus d'amis qui étaient à Grenoble ou à Dijon, qui sont ensuite montés à Paris parce que eux aussi faisaient un stage de fin d'études ou commençaient à travailler. Et donc forcément déjà, quand vous avez vos repères amicaux qui sont avec vous, c'est pas du tout la même approche et du coup, vous vous sentez forcément mieux.
Et la deuxième chose qui s'est passée, c'est que le deuxième stage que j'ai fait, j'ai adoré les collègues avec qui je travaillais, que je connaissais pas au départ et ça forcément en fait, quand vous vous plaisez dans vos missions, que c'est un bonheur d'aller travailler. . Bah franchement, tout ça réunit fait qu'en fait.
. Bah évidemment, c'est trop bien à Paris, en fait! Violaine: Ouais, complètement, complètement.
Méline: Ça change totalement. Violaine: Et un truc qui peut peut-être intéresser les gens qui nous regardent. .
Beaucoup ont peut-être un cliché de la Parisienne, la femme parisienne. C'est quoi le cliché selon toi? Que les gens peuvent avoir et que les gens véhiculent, mais ça peut être un cliché positif aussi hein, notamment dans la mode, etc.
Méline: Bien sûr. En vrai, je pense que pour ça, allez voir la série Emily In Paris, pour ceux qui l'ont pas vue, je pense que ça résume totalement la vision qu'ont les Américains idéalisée complètement de Paris. (Ok).
Tout est un peu romancé en mode elle habite dans le cinquième arrondissement. C'est magnifique. (Il) y a des beaux bâtiments, ce qui est vrai (il) y a ça aussi à Paris, (bien sûr), mais (il n') y a pas que ça.
Pareil. Elle est habillée, mais en fashionista et on adore. .
(Que par des créateurs. ) Exactement. Mais ça dans le quotidien.
. Moi, je trouve la Parisienne, dans le cliché en tout cas, et ça, c'est positif, très bien habillée, très stylée, élégante, etc. Bon là, c'est un peu too much.
Dans Emily in Paris, c'est le cliché poussé à l'extrême, mais pour moi, c'est ça la Parisienne. C'est une femme qui est élégante. Mais pour autant qui qui aime quand même vivre, c'est-à-dire cigarettes, bar, vin, verre de vin.
. (Ouais. .
. Épicurienne). Exactement.
Elle aime bien manger le bon fromage, le pain, tout en restant hyper élégante. Hyper belle. Voilà, c'est un peu le cliché que, je pense, on peut avoir des Parisiennes Violaine: Et qui est vrai, ou pas?
Méline: Je pense qu'il y a des Parisiennes qui sont comme ça. Après, bien évidemment que un cliché, justement c'est, c'est, c'est pas vrai parce qu'il y a, je trouve et ça, c'est la réalité. .
Si c'est un cliché, c'est tant mieux, c'est qu'il y a. . Toutes les femmes parisiennes, dans toute leur diversité, qu'elles soient petites, grandes, plus grosses, plus fines, etc.
Moi, je trouve qu'(il) y quand quand même cette élégance globalement que je retrouve beaucoup à Paris et pas forcément ailleurs en France. . No offense aux personnes qui n'habitent pas à Paris, c'est pas, voilà, c'est pas une critique envers vous, mais globalement, je trouve que ce qui est intéressant, c'est ce cliché de l'élégance qui, pour moi, se.
. Vraiment se vérifie, se justifie partout avec différents types de profils de femmes. Mais voilà, moi dans le métro plusieurs fois, je suis.
Je me dis: "wow, trop bien habillée (ah ouais pareil! ), trop belle veste, trop beau sac, trop classe". Et ça, je le dis tout le temps et partout, quoi!
Violaine: Mais c'est vrai que souvent le cliché qu'on peut avoir, c'est tout le temps le même style de meufs, donc fines, etc. Alors que, comme tu dis l'élégance à Paris, c'est tout le monde, (en)fin toutes les femmes et qu'importe d'où elles viennent et qu'importe leur situation, tu vois presque, j'ai envie de dire. Et c'est cool que tu, que tu dises ça parce que je suis totalement d'accord.
Dernière question déjà. . Oh putain.
. . Méline: Ça passe vite.
Violaine: Le temps passe vite. Pour toi, c'est quoi la journée parfaite à Paris? Tu peux nous répondre ce que tu veux, c'est pas forcément des trucs touristiques, des trucs à voir absolument, magnifiques.
C'est pour toi, on te dit: "demain, on fait ta journée parfaite à Paris, c'est quoi? " Méline: Alors très bonne question. Il peut y avoir beaucoup de journées parfaites.
Moi, je vais vous dire ce dont j'ai envie maintenant. (Ok). Moi, j'aimerais bien déjà pouvoir faire la grasse matinée.
C'est quelque chose que je fais pas beaucoup. Et ensuite j'adore aller faire le marché. Violaine: Ok.
Méline: Pas forcément. . Parfois pour acheter des fruits, des légumes, des olives, etc, mais pas forcément pour acheter.
Juste pour me balader, sentir un peu l'énergie parce qu'il y a une énergie particulière dans les marchés. Ensuite, j'adore. .
Boire un café en terrasse. Je sais que ça, c'est très cliché, mais j'adore ça! (C'est tellement cool à Paris).
Le matin, quand (il n') y a pas grand monde, les gens lisent leurs journaux, etc. J'adore ça. J'adore cette ambiance.
Regardez les gens passer dans la rue, lire un bouquin. Franchement, j'adore. Et puis.
Moi, aussi ce que j'aime beaucoup faire. . Je vais pas vous parler des lieux touristiques parce qu'il y a évidemment des lieux touristiques magnifiques à Paris, mais moi qui suis là depuis longtemps, c'est pas forcément quelque chose que je recherche, même pas du tout.
En revanche, moi, je suis assez fascinée, ça fait 10 ans que je suis là. . Et parfois, en fait, j'aime bien aller dans des endroits à pied, où je suis, j'ai pas l'habitude d'aller etc, de prendre le métro, d'aller jusque là bas et ensuite de me balader.
Sans but, c'est-à-dire en en errant, en flânant et en fait, c'est hallucinant parce que je suis encore émerveillée. 10 ans, ça fait 10 ans et je suis émerveillée par cette ville parce qu'il y a des endroits inconnus, des endroits sous-estimés, des fresques, des tags, des monuments, des maisons qui sont magnifiques. Et en fait, en fait, j'ai l'impression que c'est un émerveillement infini.
Violaine: Sans fin. Bon, je te libère. En tout cas, je te libère de la vidéo YouTube, mais on va continuer notre conversation pour les abonnés Patreon.
On va parler de notre amitié un petit peu, même si on l'a déjà mentionnée dans la vidéo. Et on parlera aussi, peut-être un peu de ce que c'est d'être une femme en 2025 en France. Méline: Vaste sujet.
Violaine: Donc, si vous voulez avoir cette conversation, continuer cette conversation avec la transcription interactive, évidemment on vous attend sur Patreon. Déjà, merci Méline parce que c'est un exercice qui est pas facile et franchement, t'as géré de fou. Méline: Je te confirme, alors je sais pas si j'ai géré, mais en tout cas, j'espère que ça vous a plu.
Violaine: Et merci à tous, à tous ceux qui nous ont regardées jusqu'au bout. Et on vous dit à bientôt, pour une prochaine vidéo. Ciao ciao!