[Musique] on se rappelle avoir vu dans une précédente séance la naissance de l'imprimerie au 15e siècle et à partir de là la diffusion de plus en plus importante d'imprimer qui diffuse de l'information en Europe la question qui se pose dès le démarrage c'est celle du contrôle de cette information qui circule par les autorités que ce soit les autorités politiques l'état où les hôtels religieuses l'église cette information est sous contrôle et il va lui falloir du temps pour que petit à petit elle s'émancipe elle se libère c'est un combat de longue haleine qui a été menée
dans l'époque moderne et qui est un combat perpétuellement remis en question perpétuellement à poursuivre amener c'est ainsi que on va le voir c'est affirmé une sorte de quatrième pouvoir comme on l'appelle c'est à dire la presse qui vient contrebalancer les trois autres votre pouvoir dans son dépositaire l'État le pouvoir exécutif le pouvoir législatif le pouvoir judiciaire ce quatrième pouvoir c'est celui de la presse qui s'affirme à la fin 19e début 20e c'est aussi celui ensuite de la radio de la télévision aujourd'hui on parle même avec la naissance d'Internet pour le verra dans cette séquence et
dans une prochaine d'un cinquième pouvoir comment donc c'est pour ces médias ont-ils sont-ils arrosés ce pouvoir et ont-ils affirmé leur liberté commençons par un rapide panorama historique de la conquête de la liberté d'informer en s'appuyant principalement sur l'exemple français il faut rappeler que le contrôle donc est ancien par le pouvoir notamment par l'État l'État monarchique qui en France à l'époque moderne à l'époque de la monarchie absolue distribue la possibilité ou non de publier des imprimés de la presse c'est donc soumis à une autorisation préalable c'est ainsi que Théophraste Renaudot celui qu'on avait présenté comme un
des premiers journalistes lorsqu'il lance son périodique la Gazette obtient du roi de France la possibilité d'imprimer et de diffuser dans toute la France ces écrits pour échapper à ce système d'autorisation et d'interdit qui pèse sur les imprimés il est possible d'imprimer secrètement dans le royaume des ce qu'on appelle des libels c'est-à-dire des écrits qui en général pour fendent la politique du roi ou de ses principaux ministres on se rappelle par exemple à l'époque de Louis XIV la vogue des mazarinades qui étaient des libelles publiées enfin écrit secrètement et publié sous le manteau pour dénoncer la
politique du premier des ministres mazarins l'autre possibilité c'est de faire imprimer dans des pays plus libres comme la République des Provinces Unies ou en territoire germanique qui brassent les idées nouvelles c'est le cas au 18e siècle à l'époque des Lumières à partir de 1750 on a une grande effervescence décrit d'imprimer qui sont pourtant interdits en France et qui diffusent les idées des Lumières de démocratie de liberté nouvelle et c'est dans ce contexte là qui éclate la Révolution française qui porte comme principe fondateurs la liberté d'expression et la liberté d'informer c'est ainsi que sous la Révolution
française s'affirme une première reconnaissance en France de la liberté d'informer et dans beaucoup de pays d'Europe et aux États-Unis qui s'inspirent pour proue de cette révolution qu'est-ce qui se passe en France dès la réunion des États généraux en 1789 l'autorisation donnée par le roi de publier et bafoué par un très très grand nombre de citoyens qui se journalistes qui publie leur propre journaux et c'est la déclaration française des droits de l'homme et du citoyen doute 1789 qui dans son article 11 autorise la publication des journaux et la liberté de s'exprimer et d'informer c'est ainsi que
certaines figures majeures de la révolution on leur propre journaux ainsi Jean-Paul Marat qui publie l'Ami du peuple ou Camille Desmoulins qui publie le vieux corps de lier il y a une véritable effervescence d'informations à l'époque en toute liberté qui nourrit le débat public qui nourrit les clubs révolutionnaires cet effervescence ne survit pas à l'arrivée du bonapartisme qui est un pouvoir autoritaire un pouvoir plébiscitaire qui rétablit un contrôle sur la presse sur la liberté d'informer c'est pour ça que c'est un combat permanent cette liberté de l'information sous Napoléon Bonaparte il y a une soixantaine de journaux
qui ont été interdits supprimés il y a l'autorisation préalable donc qui revient un droit de timbre pour sélectionner un petit peu les journaux et un journal officiel Le Moniteur qui est le plus important à l'époque et subventionné par l'État et qui diffuse l'idéologie bonapartiste c'est ainsi que en 1811 il n'existe plus à Paris que quatre grands journaux qui diffusent l'information et on voit donc au cours du 19e siècle cette liberté de la presse cette liberté d'informer aller et venir par exemple après la chute de Napoléon 1er donc en 1814 1815 la restauration contribue à lever
un peu la censure pour permettre donc aux libertés de revenir mais c'est une décision de Charles X en 1830 d'entraver la liberté de la presse qui provoque la révolte des Trois Glorieuses en juillet 1830 à Paris et qui provoque son effondrement à la suite de la chute de Charles X c'est le régime de Louis-Philippe qui s'impose la Monarchie de Juillet comme on l'appelle puisqu'elle est née en juillet 1830 qui par exemple permet à la première agence de presse agence d'informations françaises avast de se créer en 1832 donc on a un regain de la liberté de
la presse de la liberté d'informer tous les grands opposants politiques se font peu ouprou entendre par leurs écrits notamment dans la presse on pense à René de Châteaubriand qui a créé le journal de des débats et qui s'y exprime on pense à Adolphe Thiers dans la Carrère politique est très très longue un début de sous la Restauration et se termine sous la Troisième République qui a créé un journal Le National qui diffuse ses idées on peut également faire référence aux femmes avec une des premières féministes issues du saint-simonisme Eugénie Boyer qui a créé dans les
années 1840 le Journal des Femmes donc la presse a pris un rôle de plus en plus important de quatrième pouvoir d'une certaine manière même si on emploie pas encore véritablement le terme et le débat autour de la liberté de la presse dure pendant la courte Deuxième République entre 1848 et 1852 puis pendant le Second Empire de Napoléon III où on assiste encore à des entorses à des phénomènes de censure ou de journaux officiel il faut véritablement attendre comme un une clôture de ce grand mouvement de ce grand combat pour la liberté de la presse la
loi du 29 juillet 1881 sous la Troisième République pour avoir la promulgation d'une liberté totale de la presse et ne laisse la possibilité de poursuivre des journaux et des journalistes en justice que pour diffamation et injures publiques [Musique]