Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans cet enseignement proposé et coordonné par Marine Sarfati et Raphaël Goutières, que nous remercions chaleureusement pour l'invitation. Alors, aujourd'hui nous allons parler de One Health. Vous n'avez peut-être jamais entendu parler de ce concept, mais tout va bien.
Nous allons tenter de vous emmener sur notre planète One Health, alors qui sommes-nous ? Je suis Amandine Gauthier, je suis docteur en sciences politiques au laboratoire Triangle à Lyon, et je travaille à l'École Nationale des Services Vétérinaires (vetagrosup) comme enseignante et chercheuse. Je suis experte en One Health dans différents espaces internationaux.
Je suis Sébastien Gardon, je suis docteur en sciences politiques à l'UMa, territoire, et aussi inspecteur de santé publique vétérinaire. Il s'agit d'un corps de la fonction publique française qui travaille sur les politiques de l'alimentation et la gestion des risques sanitaires. Alors, nous avons déployé un certain nombre de recherches dans le contexte d'un Master de Sciences Politiques que nous proposons à Actions Élèves depuis une dizaine d'années, avec grossup en particulier, à l'inverse.
Depuis lors, nous avons construit plusieurs formations : un diplôme d'établissement, sans pratique, qui s'adresse plutôt à des professionnels en exercice, un master One Health international en langue anglaise avec l'Université Lyon 1, des formations destinées aux décideurs et notamment dans le cadre de l'INF, excellence. N'hésitez pas à consulter ces formations, certaines peuvent vous intéresser. Mais alors, One Health, skit nels, qu'est-ce que c'est ?
C'est un concept, et c'est une approche. Je vous laisse prendre connaissance de la définition sur cette slide. Le groupe d'experts internationaux annexes, qui compte, d'ailleurs, un écologiste bien connu sur ces thématiques, Serge Morand Lolette, a fait paraître cette définition officielle de One Health en novembre 2021.
Vous voyez ici la représentation graphique de cette définition sur le PowerPoint. Donc, c'est la collaboration entre des personnes expertes en santé humaine, disons, les médecins, des experts en santé animale, par exemple, les vétérinaires, et des personnes expertes en l'environnement, comme les écologues, de la santé ou les agronomes. Ce travail d'équipe est appelé One Health.
Mais d'emblée, cette définition pose donc la question des liens entre ces experts et la population générale. La période de pandémie que nous vivons nous a montré à quel point ces relations sont compliquées, en faisant ce constat. Donc, du manque de culture de santé publique en France et de la place toujours trop faible accordée à la population, que nous avons développé aussi des actions visant à rapprocher les experts de la population générale, notamment, d'ailleurs, avec loin, à les HTL, avec Marine Sarfati, c'est dans cette perspective que nous avons créé la fresque One Health.
À la fois pour enseigner à ce concept One Health, et donc contribuer à une culture de la santé publique en France, mais aussi pour lutter contre cette forme d'angoisse que nos concitoyens, dont nos concitoyens sont frappés pour certains d'entre eux, une angoisse que certains appellent et courant, que c'était soit la statistique, etc. La fresque, c'est quoi ? Donc, la fresque ou anale, c'est un outil collaboratif, contrairement, qui vise donc à mettre les gens en action, mais aussi aller faire réfléchir sur les freins, les leviers, les régulations de ces politiques publiques.
En clair, à identifier qu'est-ce qui relève de moi, de mon action, comme individu, qu'est-ce qui dépend de nous individuellement, et qu'est-ce qui ne dépend pas tout de suite de notre niveau d'action, et donc baisser par le niveau. Vous y reviendrez à la fin de cette capsule, mais revenons à vous. À quels sont ses origines ?
Les récits sont multiples selon le point de vue adopté. Nous pouvons ici résumer les choses en disant que One Health est d'abord le fruit d'une injonction émanant des organisations internationales, One Health aura même été un instrument de pacification entre les organisations internationales autour de la gestion d'une crise sanitaire globale. Ces analyses en sciences sociales retiennent la mise à l'agenda des problèmes publics, faisant ensuite l'objet d'un traitement par les politiques publiques.
La manière dont sont cadrées les problèmes publics est déterminante dans la façon dont ils sont résolus, dans la façon dont ils seront traités. Prenons un exemple : l'antibiurerésistance, selon qu'il est défini comme un problème industriel, un problème économique, un problème sanitaire, un problème écologique, un problème de l'industrie agroalimentaire, un problème de la profession vétérinaire ou des médecins, n'impliquera pas les mêmes réponses. Alors, un certain nombre de jalons historiques doivent être précisés.
Ils sont précisés ici, vous les voyez sur le PowerPoint. Il s'agit donc du millénaire, écosystème, then du One Health. Vous voyez la place que je voulais conservationnistes dans cette histoire là, et puis enfin l'épisode d'influence à Avia rachète.
Non, mais on a un certain nombre d'éléments qu'on peut qu'on pourrait citer à l'envi. Cette mise à l'agenda de One Health, c'est en fait inséparable de ce que nous avons appelé le Nexus Biodiversité Santé. Là encore, c'est un cadrage nouveau de la question de la biodiversité que nous avons retracée au travers de sa mise sur agenda.
Encore une fois, aussi bien dans les papiers scientifiques, les colocs internationaux nationaux, etc. Donc, sur ce thème des relations entre la biodiversité et la santé, c'est sûrement l'article de Jones que vous connaissez peut-être, c'est qu'on perd qui date de 2008 intitulé global tri Martin fiction this is. Qui est le plus cité.
On évalue là que le fameux 60% des maladies émergentes chez l'homme sont des zoonoses, et que parmi celles-ci, 70% ont leur origine une espèce à animale sauvage. Mais ce qui est intéressant, c'est ce succès de ce papier de ces chiffres qui circulent partout. Ce succès s'inscrit parfaitement dans un changement de paradigme.
C'est la défense de la biodiversité en tant qu'elle est non seulement un indicateur de naturalité des espaces, mais aussi qu'elle est utile à la protection de notre santé. Là, on a quelque chose d'assez nouveau. Bien sûr, d'où nos maladies pourraient-elles provenir ?
Nous direz-vous, sinon le nom de la nature. Nous sommes tout à fait dans cette dynamique. Cette volonté d'adopter une vision systémique, notamment en liant les questions environnementales aux questions de santé.
Or historiquement, peu de liens ont été noués entre les conservationsnistes et la communauté biomédicale. Les premiers se sont intéressés à l'abondance et à la distribution d'organismes vivants sans référence à leur signification pour la santé humaine. Les chercheurs en biomédecine ont fait l'inverse, puis on a assisté un changement de paradigme qui met en évidence que 1.
Les changements de la biodiversité menacent la santé publique. On sait que 2. Tout le monde tient à la santé et à l'amélioration de la santé publique, et l'amélioration de la santé publique constitue un objectif mondial.
3. Alors que la conservation et la gestion de la biodiversité est une question pour une minorité. À la fin des années 1990, des chercheurs écologues états-uniens publient sur comment les pertes en biodiversité influent sur les maladies humaines.
Cause la perte de modalités médicales diminue l'approvisionnement en matières premières pour la découverte de médicaments et la biotechnologie menacent la production alimentaire et la qualité de l'eau. La problématisation, le cadrage de la question, sont faits autour des conséquences sur la santé humaine des pertes en biodiversité. Les vétérinaires se positionnent comme des acteurs de la santé publique.
Les écologues également, notamment face au monopole des médecins, mais face à l'évolution des risques. N'est-ce pas logique d'intégrer de nouveaux professionnels ? Les problèmes de santé publique sont en inflation et surtout en mutation.
Face à cela, les politiques mutent également, de réels coordination entre les acteurs de la santé humaine et ceux de la santé animale et quoi que plus discrètement, de ceux de la connaissance des écosystèmes. Témoignent de la prise en compte croissante des trois piliers de One Health dans la santé publique. Mais nous pouvons rappeler ici que les politiques publiques sont toujours et par essence sectorielles.
L'intersectorialité dans les petits publics n'a rien d'évident, et nous constatons à l'occasion de multiples enquêtes que nous avons réalisées ou dirigées que les politiques de santé humaine, les politiques de santé animale et les questions climatiques et environnementales, dialogues très peu. Même qu'elles peuvent traiter les mêmes sujets, voire faire face à des problématiques communes. Par exemple, les ARI médicaux et vétérinaires et des outils d'action publique différents qui peuvent être mobilisés, et qu'on pourrait comparer chacun un peu, constater pendant la crise la difficulté d'intégrer les vétérinaires dans la gestion de crise.
Rappelons d'ailleurs que les vétérinaires ne sont pas reconnus officiellement comme des professionnels de santé. Ils sont bien des professionnels de services. Or ces politiques et les professionnels qui ont dans la charge ont beaucoup à apprendre les uns des autres.
Ce sont ces fameuses effets d'apprentissage entre les politiques publiques. D'autant que nous savons et que nous expérimentons désormais dans nos vies, les fortes interdépendances entre les animaux, les écosystèmes, leur bonne santé et notre santé en tant qu'humain vivant sur cette planète. Il est bien connu désormais que les contraintes sur le monde animal et environnemental seront sources de plus en plus de pandémies.
On pense à Ébola, au virus Nipah, au covid-19, etc. De l'antibiurerésistance. Ces sources de déséquilibres qui sont de plus en plus nombreuses, des nécessitent des politiques qui sont ambitieuses, déterminées, intégradoras, transversales et coordonnées.
Pour autant, différents éléments témoignent de l'institutionnalisation de One Health au niveau international et dans une moindre mesure au niveau national. Toujours plus prisonnier des logiques corporatistes et professionnelles. Alors, que pouvons-nous dire de cette institutionnalisation de One Health autour de cette injonction à s'inscrire dans une démarche ou Annexe ?
Les acteurs se trouvent contraint de trouver des références communes acceptables dans un réseau. Dans le cas de l'institutionnalisation de One Health en France, ce réseau est composé à la fois d'acteurs issus de la haute fonction publique qui tissent des liens privilégiés avec des scientifiques spécialistes des épidémies, des zones, des professionnels de la santé animale, on a des professionnels de la santé humaine, dans une moindre mesure de l'écologie, des organisations militantes de la cause écologique, du changement climatique. Alors, One Health recouvre alors des injonctions qui ne sont pas pensées pour remettre en cause l'ordre.
L'ordre établi, et en même temps, les références et les experts qui sont mobilisés sont ceux qui peuvent remettre en cause l'ordre dominant. Donc, les décideurs composent avec des différences qui incitent à se dirección vers un modèle moins productiviste ou plus anti-productiviste qui permet à minima d'interroger leur rapport au modèle économique, en particulier, qui permet de repenser les liens entre les espèces ou qui sont pas si claires en termes salvateur pour l'espèce humaine. On voit que ça pose problème.
Il y a une tension là-dessus. Par la recherche de des sectoriations en s'institutionnalisant, la démarche One Health sera ainsi paradoxalement plus visible. Les compétitions entre les institutions qui pilotent la santé environnement par exemple, les différences culturelles et idéologiques et enfin les frontières entre les secteurs et les disciplines de la santé publique.
Alors, critique de la gouvernance ou business à giu-jall et simple contestation du monopole d'une profession. La profession médicale. La mise en œuvre de cette démarche one health témoigne de cette tension entre deux pôles.
Entre critiques politiques institutionnelle et simple lobby administratif. En même temps, ce succès du concept One Health doit être pris au sérieux de multiples et très différents acteurs s'empare à tous les niveaux d'One Health. Comment l'analyser ?
Quel mécanisme à agir ? car les investissements et le contrôle des zones sont principalement motivés par le lien avec les avantages pour la santé humaine. Un nombre croissant d'acteurs se saisissant du concept One Health car il leur permet d'intégrer les intérêts qu'il porte dans le monde de la santé publique.
Par exemple, la prise en compte de la santé animale et de l'agriculture, les enjeux de la conservation, la question de l'environnement et du changement climatique dans le monde de la médecine humaine, la question de l'impact des antibiotiques sur l'environnement et dans son et dans son ensemble du système hospitalier et du soin. Une nouvelle question, elle a fait l'objet d'un colloque au ministère de la Santé pas plus tard qu'hier, le 14 novembre 2022. Au-delà, toujours en médecine humaine, une nouvelle manière d'aborder le vivant et le réfléchi.
Citons par exemple les Fages face à la résistance aux antibiotiques traités par l'anthropologue Charlotte Brive. Le succès de One Health se fait surtout sans doute le témoin d'une quête de collectif que nous partageons. Donc, tous, c'est donc bien un concept, mais aussi une approche.
Donc, One Health permet un concept de saisir ce continuum entre la santé animale, celle des écosystèmes, celle des humains, et comme nous l'avons déjà abordé, la mise en œuvre de One Health cette fois est nécessairement paradoxale. Elle est faite de confrontation. Donc, enclencher une action ou Annexe demande de s'intéresser aux mécanismes de négociation comment frayer un compromis entre des acteurs qui ne partagent ni le même vocabulaire ni les mêmes valeurs ni les mêmes intérêts.
Apprendre à coopérer dans un fonctionnement en France, en particulier, qui nous y a pas du tout préparé. Nous vous proposons pour terminer cette capsule de réfléchir ensemble aux obstacles également bien sûr aux ressources dans cette entreprise ou un else. Car encore une fois, cette créativité nécessaire à cette démarche ou une applée porteuse de sens et d'espoir pour la santé publique aujourd'hui.
Signalons au passage que c'est un secteur très largement délaissé et trop peu valorisé. Donc, cette démarche ne doit pas être aveugle des obstacles réels à la mise en œuvre concrète de cette démarche One Health. En effet, il suffit pas de décréter une action ou une politique publique ou une applée.
Il faut en prendre. Il faut prendre en compte différents éléments politiques, sociaux, économiques, culturels. Nous allons citer pour terminer cette capsule 9 de ces éléments de régulation.
Certains pourraient les appeler les freins et les leviers à une démarche soi-même. Premier élément : les interactions humains nature. Alors, la nature est toujours artificielle dans nos sociétés.
Il s'agit bien d'une construction sociale, mais se dire cela ne veut pas dire que ça ne produit rien, tout au contraire. Je dirai la perception de la nature par les populations va jouer un rôle très important dans la capacité d'une société à la préserver. Elle sera déterminante par exemple.
L'endroit dans le droit de l'environnement développé par les États. Second élément : les représentations sociales et les croyances collectives. Exemple, dans le domaine de la santé, les représentations sociales du risque permettent de mieux comprendre les comportements individuels, mais les représentations sociales du risque permettent aussi de comprendre l'action des organismes publics et privés face au risque sanitaires et environnementaux.
Par exemple, la réglementation de l'accès à certains médicaments, la vaccination obligatoire, etc. Third élément : les inégalités. Alors, le thème des inégalités, il est évidemment central pour se limiter à un seul élément, ici soulignons que les inégalités sociales et environnementales de santé, leur superposition, font l'objet aujourd'hui d'un intérêt croissant chez les experts comme pour les politiques publiques.
Fourth élément : les marchés dérèglement sanitaires. Comme le Codex Alimentarius existe et encadre les marchés, mais cependant, il faut quand même avoir en tête, rappelle que les acteurs privés exercent aussi un poids important sur l'action publique, faisant valoir leurs intérêts économiques. Même contre la santé publique.
Exemple connu et traité récemment par notre collègue sociologue Daniel Benamoussiq, la qualité nutritionnelle des produits mis sur le marché. Les conflits opposent en effet régulièrement des groupes d'acteurs des groupes d'acteurs qui sont donc les régulateurs, les distributeurs, les lobbies, etc. , sur par exemple l'absence d'inclusion de critères environnementaux dans la production et la commercialisation de produits alimentaires, pharmaceutiques, énergétique, etc.
Cinquième paramètre : la puissance publique et les politiques publiques. Par exemple, pour n'en donner qu'un, plusieurs décennies ont été nécessaires pour réglementer l'usage des antibiotiques en élevage, et dans plusieurs pays, la mise sur agenda de l'usage des antibiotiques en élevage résultent bien de scandale lié à l'utilisation des antibiotiques, en particulier comme promoteur de croissance. En Suède, ça arrive 10 ans avant la France, qui explique un certain nombre de choses sur la situation actuelle.
Sixième élément : la communication et la coopération. Tous les acteurs veulent davantage de collaboration et appellent à l'interdisciplinarité. Cependant, la collaboration est loin d'être quelque chose de spontané, et elle exige au niveau de régulation sociale, décider d'un objectif commun, laisser les acteurs exprimer des conflits et identifier des solutions.
Bien qu'ils ne disposent ni des mêmes ressources ni de la même autorité. Septième élément : les éthiques. La santé publique, la santé animale et l'écologie ont des principes et des valeurs qui leur sont propres.
Ces valeurs s'expriment dans la définition des problèmes, des priorités et dans les stratégies d'intervention. Les conflits peuvent naître de ce que la santé publique place l'humain au cœur de ses interventions alors qu'en écologie, sa place est modérée en lien avec d'autres éléments de l'écosystème. 8ème élément : les connaissances disponibles.
Les problèmes sanitaires et écologiques actuelles sont multifactorielles. Il se caractérise par de fortes incertitudes sur leurs causes et le niveau de risque associé. Par exemple, la part relative des facteurs environnementaux comme l'exposition pesticides, les déchets nucléaires, les polluants et génétiques dans la survenue d'un cancer n'est pas connu.
L'ignorance peut être aussi deliberately produite, ou la science ralentit à des saints, notamment par des acteurs économiques. Le plus souvent, les facteurs d'inégalité entre groupes d'acteurs conduisent à une distribution inégale des connaissances. Certains ont en effet plus de moyens pour réaliser des études et produire des données.
Les industriels disposent d'une capacité en termes de moyens humains, techniques et financiers à maintenir une vigilance permanente sur ces questions, avec laquelle d'autres acteurs comme les syndicats, les associations ne peuvent rivaliser. Or ces connaissances déterminent directement les politiques menées ou leur absence et les prises en charge des problèmes associés. Dernier élément neuvième élément : la conception et l'évaluation de la santé.
Les politiques de santé sont liées aux frontières de la santé assez, définition et aux modalités de son évaluation. Le chant de la Santé Environnement développe ces dernières années des domaines émergents de recherche comme l'exposome, qui vise une science intégrée de l'ensemble des expositions auxquelles est soumis un individu tout au long de sa vie et qui influencent sa santé plutôt que le génome. L'évaluation des politiques publiques est un enjeu démocratique.
La question de l'efficacité des politiques publiques et centrales. Toujours, leur efficacité est rarement évaluée au global, c'est-à-dire en prenant en compte leurs conséquences économiques, sociales ou sanitaire, ou environnemental, voire éthique. À titre d'exemple, des politiques de confinement et de vaccination obligatoires n'ont pas été évaluées du point de vue de leurs conséquences inattendues, par exemple du point de vue psychologique, social, politique, ou même au plan sanitaire.
Alors qu'elles ont pu être dommageables, entraînant des troubles importants en matière de santé mentale, mais aussi de polarisation sociale par la restriction des accès aux transports, au travail, ou à l'éducation. De même, il est rare d'évaluer les conséquences de la gestion d'une crise sanitaire en considérant les impacts sur la santé des humains, des animaux et des écosystèmes. Alors, en conclusion, One Health a récemment fait son apparition comme nouveau paradigme pour repenser les politiques de santé.
Mais alors, notre question doit être la suivante : son message est-il de nature à répondre aux carences, identifier de la santé publique, qui sont d'une part une vision trop biologique et épidémiologique, et pas suffisamment social et politique, et d'autre part une gestion qui se concentre sur le contrôle de la circulation du virus et qui en néglige finalement les causes ? Alors, le défi lié à la santé publique aujourd'hui, c'est bien en effet celui du rôle des expertises qui la fontent, qu'on doit associer à la question démocratique. Cette démocratie sanitaire un qui implique la transparence, la mise en débat des priorités de santé publique.
Elle revient aussi à considérer l'éthique des interventions en santé. La démarche, en mettant en évidence donc ce continuum entre les trois aspects de la santé globale, questionnent-on, on l'a vu tout au long de cette capsule, ces conflits, ses ordres de grandeur, la démarche one health rejoue alors ses priorités, les hiérarchies, finalement de la santé publique jusqu'à une certaine mesure et apporte à ce titre, d'après nous, quelque chose d'plus à la santé publique. Merci à toutes et à tous d'avoir suivi cette capsule.
N'hésitez pas à revenir vers nous pour plus d'infos, plus de référence éventuellement suivre nos enseignements. C'est un plaisir pour nous de nous emmener de nous emmener, pardon, faire un tour sur cette planète, ou annexes, en espérant que vous que vous y séjourniez un moment. Merci beaucoup.
Au revoir. Au revoir.