bien je m'appelle Raphaël je suis là pour témoigner de mon parcours personnel d'ancien malade de trouble obsessionnel compulsif qui est une maladie que tout le monde connaît mais qui est mal connu et surtout très sous-estimé le trouble obsessionnel compulsif c'est une maladie une maladie mentale que d'embla on dise le mot c'est une maladie c'est même la 4e maladie mentale en France qui touche 2 à 3 % des gens à des degrés variables donc ça touche beaucoup de monde plusieurs centaines de milliers VO des millions de personnes c'est une maladie qui est invalidante qui peut prendre
des formes très diverses qui progresse de façon lente et insidieuse mais heureusement c'est une maladie contre laquelle il existe des traitements et je suis là pour en témoigner mon histoire de malade de TOC elle commence quand j'ai 14 ans elle est pas arrivée par hasard hein ça a commencé avec le divorce de mes parents qui a été un élément déclencheur quand j'étais enfant et jeune adolescent des manies qui n'étaient pas problématique en soi qui n'était pas pathologique mais qui ont constitué on va dire le terreau du toc et donc il a fallu le divorce de
mes parents qui était une période difficile à vivre pour que les premiers comportement pathologique naissent j'avais d'abord des difficultés et ensuite une impossibilité de toucher certains objets comme les poignés de porte par exemple ça a été le premier toc ça a été le les premiers comportements d'une très longue série qui allait m'emmener malheureusement très loin une manie on peut s'empêcher de la faire mais on peut ne pas les faire le TOC c'est une privation de liberté on perd la liberté de faire autrement que par les convulsions par les rituels je donne un exemple je souffrais
de TOC dit de contamination ça veut dire que j'avais des obsessions voilà de de de contamination et de souillure et donc les rituels associés étaient des rituels de lavage je pouvais pas faire autre chose tant que je m'étais pas lavé les mains parfois plusieurs fois pendant plusieurs minutes on considère qu'on est malade de to quand on passe plus d'une heure par jour à faire ces compulsions ces rituels cela étant c'est une définition qui n'est pas parfaite puisque ça fait fi de tous les comportements d'évitement des choses qu'on ne fait pas parce qu'on a peur de
s'exposer à des situations et aussi ça ne prend pas en compte bah voilà toute la souffrance psychique quotidienne on peut ne pas être en train de se laver les mains mais être obsédé par des pensées anxiogènes et persistantes et ça la définition officielle ne les prend pas en compte quand on souffre d'un TOC quand on je je touche une poignée de porte et j'ai une montée d'angoisse qui est très forte qui me qui me submerge qui me submerge au point que je ne peux pas la neutraliser autrement que par un rituel de lavage qui est
très long le TOC c'est un mécanisme qui est double il y a d'abord des obsessions les obsessions ce sont des idées qui ne dépendent pas de nous comme toutes les idées elles viennent mais ces pensées dans le TOC elles ont deux caractéristiques d'abord elles sont très anxiogènes comme je disais elles génèent beaucoup d'angoisse et par ailleurs ces pensées elles ne partent pas elles sont persistantes et dans le TOC le moyen d'évacuer ses ses idées ces pensées obsessionnelles c'est de faire ce qu'on appelle la compulsion on parle aussi de rituel et là c'est un acte qui
est délibéré le TOC il peut pr il peut prendre des formes extrêmement diverses les plus connu c'est les obsessions d'erreur qui vont être associés à des à des rituels de vérification des gens qui vont vérifier 50 fois avant de partir de chez eux que la porte est bien fermée que tout est bien débranché qu'il y a pas de risque d'un incendie il y a évidemment bah les tocs de contamination dont j'ai dont j'ai parlé il y a les obsessions dites de malheur c'est-à-dire la peur qu'il arrive malheur à des proches au monde que le monde
s'effondre par sa faute et dans ce cas-là le rituel ça va être pas mal des rituels mentaux des des formules qu'on va se récité dans sa tête pour éviter que le malheur ne survienne et il y a une autre forme de toque dont je voudrais parler qu'on appelle les phobies d'impulsion c'est-à-dire la peur c'est la peur d'avoir l'impulsion de meurtre ou encore enfin une autre c'est la peur de de l'impulsion pédophile ça touche pas mal de de père de famille qui ont peur finalement de se retrouver tout seul avec un enfant et d'avoir la pulsion
de le violer et c'est une forme de to qui est qui est épouvantable parce queavevec le caractère tabou de l'obsession et du thème c'est une forme de toc qui dans les cas les plus graves conduisent au suici il y a des pères qui se suicident parce qu'ils n'osent même pas en parler à leur à leur épouse parce que c'est trop inavoable donc c'est une forme de to qui existe la phobie d'impulsion toutes les formes de TOC sont épouvantables faut se faire traiter il faut aller consulter mais voilà il faut savoir que le TOC peut prendre
des formes extrêmement diverses mais la souffrance est la même et le mécanisme d'obsession compulsion se retrouve dans toutes les formes de TOC quand je touche la poignée de la porte j'ai peur d'être contaminé par toutes les mains qui sont passées dessus ça me submerge d'angoisse l'angoisse elle persiste et donc le seul moyen de l'évacuer c'est d'aller faire mon rituel de lavage le problème c'est que plus je fais mon rituel de lavage plus je me lave les mains plus je donne de la crédibilité plus je donne du corps à la pensée obsessionnelle et c'est en ça
que le TOC est un cercle vicieux et que c'est un échafaudage une construction mentale qui est complexe qui est assez difficile à à déraciner même si heureusement c'est possible évidemment les tocs pour moi ont commencé quand j'avais 14 ans avec le divorce mais il le TOC a continué à évoluer avec le temps et c'est-à-dire qu'avec le temps je je vois que les rituels deviennent de plus en plus longs de plus en plus complexes je me vois passer des heures à me laver les mains et ce qui est très important de dire c'est que j'ai parfaitement
conscience que c'est absurde c'est-à-dire j'ai beau ne pas pouvoir m'en empêcher je sais que c'est absurde et la conséquence c'est que je me crois fou ça génère une culpabilité chez moi qui fait que je n'arrive pas à en parler donc j'ai une image de moi-même qui est extrêmement dégradé et donc au fil du temps au fil de l'évolution de la maladie qui a duré 12 ans chez moi et ben je je m'organise je vis autour du toc en fait j'obéis à toutes ces injonction qui sont très nombreuses et qui sont de plus en plus importantes
et je fais tout pour le cacher quand les TOC démarrre donc c'est au moment du divorce de mes parents je suis en pleine crise d'adolescence et je suis un peu en rébellion donc ces toc pour moi il marquent une une forme de de rébellion et donc je ne prends pas du tout conscience de la gravité que ça allait prendre par la suite c'est véritablement quand j'ai quitté le domicile de mes de mes parents pour aller poursuivre mes études que finalement le TOC s'est attaché à d'autres choses qui n'avaient plus rien à voir avec mes parents
et c'est là que j'ai compris que le phénomène il était hors de contrôle que ça me faisait un peu peur parce que je je me demandais mais jusqu'où ça va aller au départ je n'ai pas cherché à lutter contre le TOC parce que je je sa savais pas que j'en avais un je ne savais pas que c'était une maladie c'est véritablement quand j'ai changé de domicile que j'ai intégré une classe prépa qui une période où il y a beaucoup de stress et beaucoup d'angoisse et donc les tocs se sont considérablement aggravés pendant cette période et
c'est là que j'ai compris qu'il y avait véritablement un problème que j'ai pas cherché à élucider hein je je vivais avec ce ce soupçon de folie que je me cachais à moi-même c'est là que j'ai identifié le problème sans pour autant chercher à le traiter dans dans mon cas et c'est une interprétation qui a été discutée avec avec le psy que j'ai vu que j'ai vu plus tard il interprétait la ence du doc comme finalement un moyen de mettre à distance de me mettre à distance c'est le moyen de défense que j'avais à ce moment-là
quand j'avais 14 ans que j'étais donc pas un adulte construit et que finalement ces rituels de lavage contre ce que touchait mes parents c'était ça concrètement c'était une manière de me protéger de les mettre à distance et donc c'était une une mise à distance symbolique de la violence que représentait à ce moment-là le divorce de mes parents le problème c'est que ça c'était l'origine mais que après les années ont passé la tension du divorce est apaisée mais le TOC s'est attaché à beaucoup d'autres choses qui n'avait plus de rapport avec l'élément déclenché et c'est en
ça que le TOC est insidieux c'est que il trouve toujours quelque chose à quoi se rattacher quand j'ai 17 ans je quitte la région où j'ai où j'ai où j'ai grandi et j'arrive dans une classe préparatoire où là pendant une période très brève les TOC me laisse un peu tranquille parce que je m'éloigne on dire du foyer de l'épicentre des TOC mais très vite c'est là que j'ai compris que le logiciel toc il était il était bien présent les tocs reviennent dans un contexte de classe préparatoire où avec l'arrivée des concours et même des des
préparations intermédiaires il y a beaucoup de stress il a beaucoup de fatigue et finalement les toces repartent de plus Bell et même de façon encore plus violente qu'il n'était quand j'habitais avec mes parents ça a eu beaucoup d'impact sur ma vie quotidienne je passais énormément de temps à me à me laver les mains je me souviens que pendant l'hiver je me lavais tellement les mains que j'avais les mains en lambau des lambau de peau qui se détachaient tellement voilà avec le froid j'avais des des crevasses sur les mains qui étaient qui étaient très régulièrement en
sang ça se voyait mais mes amis le voyaient j'essayais de justifier ça par une maladie enfin ce qui renforce la honte d'ailleurs et qui fait qu'on se sent encore plus minable finalement de faire ces rituels mais pour autant on peut pas s'en empêcher il est clair que quand on passe 12h par jour à faire un rituel on a on a plus de vie et et souvent ça amène à un décrochage social on n'ose plus sortir de chez soi ça amène à un décrochage professionnel ou parfois les gens perdent leur emploi le problème c'est que quand
on passe toute sa journée tout seul chez soi à faire ses rituels et ben voilà le TOC se nourrit encore plus de ce vide et la situation devient infernale et mène d'ailleurs très directement une complication courante qui est la dépression parce que mécaniquement on arrive dans la dépression et le TOC devient encore plus plus difficile à traiter quand il se double d'un épisode dépressif qui peut être très grave malgré les difficultés que je connaissais dans ma vie quotidienne mais qui s'exprimaient surtout le soir quand j'étais tout seul dans ma chambre à réviser il y avait
quand même des situations où le TOC me laissait tranquille notamment pendant les examens pendant les examens j'étais concentré sur l'examen il y avait pas de toc et il y avait une autre circonstance c'est quand je faisais du sport et en particulier du tennis c'est très important d'identifier des moments où le TOC nous laisse tranquille d'une part pour rendre le quotidien insupportable parce que si on passe la journée avec cette épée de damoclesè du toc auudessus de la tête c'est invivable et par ailleurs quand on fait le traitement et la thérapie comportementale et cognitive qui consiste
à s'exposer volontairement à des situations qui pose problème il est clair que quand on fait monter l'angoisse il faut être capable de trouver des moyens pour la faire baisser et donc avoir recours à ces moments à ces assez technique assez assez pratique sportive ou autre c'est essentiel pour aider l'angoisse à passer toute seule parce que c'est par là que passe le chemin de la guérison et ce qui a été le tournant c'est en 2016 à la fin de mes de mes études de mon école où je rencontre une fille qui était dans ma promotion dont
je tombe très amoureux et on se met à sortir ensemble et c'est le point d'inflexion parce que tant que je vivais tout seul j'arrivais assez bien à organiser ma vie autour du toc le vrai point de bascule c'est le jour où on décide d'emménager ensemble dans le dans le l'appartement de ses parents puisque autant on arrive à peu près à organiser sa vie autour du toc quand on est tout seul quand on est en couple cet équilibre instable il vole en éclat extrêmement vite et donc finalement quand on a commencé à vivre ensemble il y
a une multiplication des comportements étranges je prenais énormément sur moi pour le cacher mais j'y arrivais pas c'était pas possible il y avait des objets que j'avais beaucoup de mal à toucher les chargeurs de téléphone notamment les bouteilles les bouteilles en verre c'était très difficile et mécaniquement ben ma copine touchait ces ces objets qui sont des objets anodin de la vie courante et ça me mettait en grande difficulté de sorte que parfois il m'arrivait d'essayer de trouver des moyens de lui demander de se laver les mains quand elle avait touché un chargeur de façon inexpliquée
inexplicable et donc ça créa une forme de tension dans la vie quotidienne à partir du moment où ma ma copine rentre dans mon toc ça devient une une explosion l'aggravation du toc est exponentielle quand on a un toc de contamination en tout cas c'était mon cas il y a une dimension très spatiale c'est-à-dire queil y a des zones qui ne doivent jamais être contaminées jamais être contaminé c'est-à-dire que je dois jamais poser d'objets contaminés donc je parlais d'un chargeur dans certains endroit notamment dans la chambre et notamment dans le lit qui doit être le sanctuaire
qui doit rester pur en permanence et si j'ai un doute si j'ai un chargeur qui effleure le lit je change les DRP immédiatement mon excopine était assez aimait bien acheter des beaux sacs à main et un jour elle l'URE son sac à main préféré elle le met elle le pose dans une zone de l'appartement qui était contaminée ça faisait pas très longtemps qu'elleavait ce sac et je me souviens que j'étais tellement angoissé et tellement mal parce que c'est un sac qu'elle prenait partout que donc quand on allait dans la dans la voiture elle l'avait sur
elle et donc le sac devenait contaminé puisqu'il venait d'être posé dans une zone contaminée et donc je me revois en train de lui demander de jeter le sac qui valait probablement plusieurs centaines d'euros peut-être plus je lui demande de jeter le sac tellement pris par l'angoisse en me Prochant en disant mais c'est pas possible ce sac elle va l'emmener en voyage elle va l'emmener dans la voiture il va il va contaminer ma voiture il va tout contaminer donc il faut s'en débarrasser et et donc je me je me je me vois lui demander mais jette
le sac et en disant ça j'ai conscience mais je suis un monstre elle elle n'a rien fait elle a posé le sac dans une zone très banale de l'appartement et parce que dans mon toc c'est une zone contaminée qui pose problème je je lui impose finalement de se débarrasser d'un sac pour elle ça n'a aucun sens et même pour moi là j'ai conscience que ça va trop loin ma copine a cette réaction dit mais en fait tu es un peu fou bah au fond encore encore une fois j'ai j'ai un sentiment de honte qui est
très fort et je me dis mais en fait elle a pas tort oui je suis un peu fou parce que c'était justement pour ça que j'avais du mal à l'avouer c'est parce que je me croyais fou et donc là sans sans être méchante et sans le faire exprès elle appuie sur un point qui fait très mal c'est que je ne sais pas je me suis pas renseigné sur le TOC je sais pas que c'est un trouble psychique qui touche beaucoup de monde que c'est pas de la folie et donc bah je me dis hélas oui
elle a raison il aura fallu beaucoup de temps pour que cette idée fasse son chemin que j'étais malade pu il fallait que j'aille voir un psychiatre parce que quand on va voir un psychiatre derrière il y a le tabou de la folie il y a le tabou de la maladie mentale et donc ça a été un très long chemin de prise de conscience qu'il fallait avancer et donc je suis allé voir un psychiatre spécialiste du toc qui m'a confirmé le diagnostic alors ce qui ce qui est curieux c'est que quand je suis allé le voir
je me retrouve devant lui ça je m'en souviens et je lui dis je viens vous voir parce que j'ai un toc et il dit attendez monsieur ça c'est à moi de le dire dites-moi ce que vous avez et comme quoi là j'étais aussi très conscient et et j'étais pas beaucoup plus renseigné mais je je savais que j'avais un toc et il a confirmé le diagnostic je me souviens toc d'intensité moyenne et il m'a expliqué les les traitements finalement et les traitements pour sortir du toc il y en a deux qui parfois se complète en première
intention c'est ce qu'on appelle la thérapie comportementale et cognitive et j'illustrerai après comment ça s'est passé pour moi c'est la la voie royale de la guérison c'est un traitement de fond une psychothérapie de fond et en deuxième intention éventuellement en complément de la thérapie comportementale et cognitive c'est la prise de certains antidépresseurs qui agit sur la recapture de la sérotonine parce que il y a pas énormément de recherche sur le TOC mais on sait que ce qui dysfonctionne dans le cerveau se situe au niveau voilà de de la sérotonine et donc il m'explique ça je
crois que c'est entre la première et la deème séance que que ma que ma copine m'a quitté quand je commence ma thérapie comportementale et cognitive je souffre en plus d'une rupture sentimentale très douloureuse et donc mon médecin décide de m'arrêter de sorte que pendant 2 mois j'ai eu tout mon temps pour mettre en place les outils de la thérapie comportementale et cognitive qui repose sur deux points et ça a été dans mon cas presque miraculeux puisque 1 an après je n'avais plus de TOC donc grand message d'espoir que je veux faire passer la thérapie comportemental
et cognitive ça repose sur un premier aspect qu'on appelle l'exposition avec prévention de réponse c'est le volet comportte mental et ça consiste c'est très simple à dire beaucoup plus dur à faire à s'exposer volontairement à créer une situation qui donne envie de faire une compulsion je parlais des chemises concrètement ça veut dire il faut que je touche la chemise que je m'oblige à porter la chemise à faire monter l'angoisse et à m'empêcher de faire ma compulsion qui en l'occurrence était une douche très longue et donc pour ça évidemment fait monter l'angoisse et c'est là que
c'est important d'avoir un outil pour aider l'angoisse à s'évacuer à descendre plus vite et moi c'était voilà ça passait par faire aller marcher faire faire un peu de faire un peu de sport ou penser à des images des images mentales bienveillantes l'idée étant de comprendre que l'angoisse finit toujours par baisser qu'on a pas besoin de faire un rituel et que finalement l'objectif c'est montrer au cerveau que quand je mets une chemise et que je prends pas une douche de trois/4 d'heure après et ben il ne se passe rien c'est l'idée c'est de déshabituer le cerveau
à cette mécanique d'obsession compulsion et de prouver de de battre en brèche cette idée selon laquelle pour ne pas être contaminé il faut absolument prendre une douche c'est de voilà c'est difficile hein au début ça prend du temps ça se fait pas du jour au lendemain c'est à force de répéter les mêmes les mêmes exercices mais de constater que plus on répète les exercices bah plus l'angoisse elle va baisser vite moins l'angoisse va être forte et moins elle va durer longtemps et c'est ça évidemment comme j'en avais pendant 12 ans ça a pris du temps
ça a pris un an mais l'idée c'est de s'exposer volontairement de faire monter l'angoisse et de prouver à son cerveau qu'il y a pas besoin de faire un rituel pour s'en sortir et l'autre aspect donc ça c'est le volet comportemental il y a aussi l'aspect cognitif c'est là c'était des choses qu'on faisait en séance avec le psychiatre c'était de vraiment de décor tiquer la pensée obsessionnelle de dire voilà Raphaël quand tu mets une chemise de quoi tu as peur concrètement c'est de décortiquer ça renvoie à quoi pourquoi est-ce que tu as autant d'angoisse et c'est
d'essayer de prendre conscience du caractère excessif irrationnel de la pensée obsédente les deux aspects l'aspect cognitif et l'aspect comportemental se nourrissent c'est-à-dire que plus je déconstruis rationnellement la pensée mais plus je me sens fort au moment où je m'expose et à l'inverse plus je m'expose et plus l'angoisse baisse et ben plus ça montre au cerveau que la pensée obsessionnelle elle n'a pas lieu d'être donc c'est véritablement un travail mécanique où on ressense tous ces toc on les classe par ordre d'angoisse c'est quelque chose de progressif la TCC on s'attaque d'abord à des situations qui génère
pas beaucoup d'angoisse et quand on est à l'aise avec ces situations on s'attaque à des situations plus difficiles et c'est finalement à force de répéter ces exercice avec beaucoup de volonté que en un an j'ai réussi à me débarrasser de de mes tocs quand j'ai commencé à aller mieux que je me débarrasser de mes tocs j'ai eu ce besoin j'ai ressenti le besoin j'avais une grande culpabilité contre moi-même ça m'avait coûté la personne que j'aimais j'avais entravé considérablement 12 ans de ma vie et j'ai eu le besoin finalement d'essayer d'aider les autres ceux qui souffrent
finalement les aider à partir de mon expérience et donc je me suis renseigné et j'ai découvert qu'il y avait une association qui s'appelle laftok c'est l'association française des personnes souffrant de TOC qui aident les personnes qui ont ce problème et leur leur entourage de sorte que je me suis impliqué de plus en plus dans cette association aujourd'hui je suis le vice-président de cette association c'est une association qui a pour but pas d'aider les personnes concernées par le toc mais à travers beaucoup d'actions c'est d'une part par en les informant en donnant de l'information on a
un site internet on a une chaîne Youtube on est on voilà on essaie d'informer on offre un espace d'expression d'entraide de soutien à travers notamment des groupes de paroles qu'on fait dans une quinzaine de vill de villees de France où la parole est complètement libre où chacun a l'avantage de se retrouver avec des personnes qui comprennent ce qu'elles vivent sans jugement on encourage à la démarche thérapeutique hein on est on est personne n'est thérapeute mais on a une connaissance intime parce qu'on a été concerné par la maladie et c'est très précieux pour les gens de
de rencontrer des gens qui les comprennent et avec qui finalement ils peuvent ils peuvent échanger c'est un grand message d'espoir que je veux faire passer oui j'ai le TOC je l'ai montré ça peut prendre des des conséquences importantes dans une vie ça peut ça peut détruire des vies mais quand c'est pris en charge quand c'est bien pris en charge on peut en sortir j'en suis la preuve aujourd'hui je mets une chemise et je suis content très content d'être là pour témoigner et je précise que c'est important pour moi de témoigner face caméra à visage découvert
parce que je suis persuadé que c'est en voyant des des malades s'exprimer librement et sans honte sur leur parcours que les personnes qui souffrent oseront s'ouvrir de leur mal à leurs proches oseront aller consulter oseront ouvrir la porte de nos groupes de parole le TOC ça fait partie de ma vie ça fait partie de mon histoire j'en ai eu honte pendant très longtemps aujourd'hui j'ai plus honte d'en parler ça le TOC ne me définit pas en tant que personne ça a jamais été un trait de caractère c'était une maladie ça fait partie de ma vie
de mon histoire aujourd'hui j'ai pas honte d'en parler