Marc qui vont nous parler de décarbonation dans le lit de la santé et comment soigner durablement, moi je voulais vous dire juste deux petites choses en fait, puisqu’on accompagne la jarre depuis quelques mois sur les enjeux des cossettes d’éco‑responsabilité, et on a essayé de notre sphère de faire notre part, faisons pour essayer de réduire notre empreinte carbone de cet événement. Vous savez, tout événement a un impact à la fois sur l’environnement, sur nos sociétés, sur l’économie, et aujourd’hui, pour produire un événement comme celui‑là, eh bien on a dû vous faire déplacer, prendre des prestataires de services, vous nourrir, et tout ça, des incidences. Alors on a essayé de faire notre part, comme on dit, pour faire mieux et réduire notre empreinte, et on a décidé de prendre 30 engagements pour devenir un événement éco‑engagé.
Alors c’est qu’un début, oui, mais c’est les premiers pas pour faire mieux demain. Je ne vais pas vous citer les 30 engagements d’Avril et des enjeux sur la fois les transports, la restauration, la communication, la gestion du tri, mais je vais vous en citer qu’un seul. On a décidé de faire une charte de restauration durable, par exemple, pour trouver des partenaires, des prestataires pour travailler à nos côtés et qui coache un certain nombre de cases C15.
C’est à la fois d’avoir un approvisionnement en local, choisir des produits de saison, faire que du circuit court et avoir de l’ultra‑frais. Je vous cite un exemple : peut‑être que ce matin vous avez croisé Colinnes et Sarah, deux grammes de toasts. Colinnes et Sarah sont deux sœurs qui viennent de l’île et qui sont dans cette démarche qu’elles font pour un food‑truck, et qui ont décidé d’avoir un engagement sur tous les aspects de la restauration et qui nous accompagnent sur ce dossier‑là.
Il y a une multitude de leviers que l’on peut actionner pour être meilleur et plus durable de demain. Maintenant, c’est aussi de votre responsabilité à vous, parce que vous êtes partie prenante de cet événement, donc n’hésitez pas à nous faire des remontées d’informations, et juste après cette édition 2000, atteinte 2 milliards, on vous enverra un petit questionnaire aussi, venant des informations. On n’est pas la DST ni la CIA, mais on a besoin d’information, parce qu’on parlera peut‑être de bilan carbone tout à l’heure avec nos deux invités, mais voilà, on a besoin d’avoir des informations, savoir d’où venaient, comment vous êtes venus, où est‑ce que vous avez logé pour être un peu meilleurs sur les années à venir.
Alors je vais laisser la parole à tout d’abord à Laurie Marot du think tank Shift Project, et ensuite Olivier Thomas du comité pour le développement durable en santé viendra nous parler. Merci à vous [Applaudissements]. Bonsoir à tous, c’est un peu impressionnant, c’est une gueule, je vais essayer de me remettre les idées en place.
Je vous remercie déjà d’être présent ici ce soir, si vous êtes assez nombreux ce soir, c’est qu’il commence à y avoir un véritable intérêt, engouement pour le sujet de la décarbonation en santé, et ça, c’est plutôt un signe très positif. Comme on fait une présentation un peu à la tête, parce qu’on a le droit de citer la marque, jeudi, un format non — j’ai pas l’habitude parce que d’habitude les conférences de recherche, c’est plutôt des diaporamas assez denses et parfois même austères, j’ai décidé de vous raconter un petit peu l’histoire. Alors, du coup, j’avais mis une petite animation serait pas dû apparaître tout de suite, non, c’est pas grave, je remettrai pas plus tard mes ambitions de graphistes PowerPoint, j’ai décidé de vous raconter un petit peu l’histoire de ce rapport sur la décarbonation des activités de santé, au départ, en fait, ça vient d’un constat personnel que vous avez peut‑être cité, vous de votre côté, qui était cette prise de conscience des enjeux environnementaux et climatiques, donc pour moi ça s’est opéré à peu près il y a sept ou huit ans, et à l’époque où j’étais enceinte de mon petit garçon, je faisais des allers‑retours assez fréquents à l’hôpital, et dans le même temps, par ailleurs, je sortais d’un post‑doctorat à l’École Centrale où j’avais travaillé sur l’ingénierie des systèmes complexes avec une partie de mes collègues, et j’ai commencé à me rendre compte qu’il y avait quelque chose d’assez incohérent entre ce que je pouvais voir notamment dans ces organisations de soins dans lesquels je commençais à travailler, puisqu’on allait intégrer le HCSP, et d’un autre côté, ce que j’avais appris des systèmes complexes et des systèmes soutenables, et dans les dynamiques des systèmes, j’avais bien vu qu’il y avait une question d’approvisionnement qu’il fallait traiter d’équilibre des systèmes et surtout ne pas dépasser un certain nombre de seuils de limites pour éviter que le système ne s’écroule sur un même.
Donc l’hôpital, comme je pouvais le voir, où les organisations de santé, comme je pouvais le voir de mes yeux, des yeux de mes collègues, des yeux des directeurs d’hôpital qui passent, qui faisaient leur stage, des yeux de mes amis médecins, des yeux de ma sœur, soignantes, infirmières, ne correspondent effectivement pas à la définition de ces environnements soutenable. Alors, pourquoi peut‑être que pour vous, un hôpital ou une organisation de santé, c’est un lieu de travail, un lieu de vie éventuellement, lieu de négociation d’hier, et le sociologue Enselme Strauss et pour nous qui avons décidé de regarder cette grosse machine à travers le microscope de l’empreinte carbone, c’est… une animation, une machine affluent alors, pourquoi, parce que en fait c’est une structure vous allez avoir un certain nombre de flux, surtout dans les hôpitaux, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par an, qui vont passer en permanence, ça va être du personnel, ça va être des médecins, ça va être des usagers, des patients, ça va être aussi des flux de matières, des flux d’énergie, des fûts de médicaments, de l’électricité par les réseaux, c’est aussi des flux qu’on va regarder, ça va être des dispositifs médicaux, de l’alimentation, etc etc, la construction même, et donc on a regardé ce bilan carbone un petit peu à la loupe, et au départ, on a constitué une équipe, au début de janvier 2020, qui était constituée, qui était donc constituée de personnes qui nous avait contactées, qui avait contacté l’association Chief Project en disant voilà, moi je constate qu’il y a une incohérence entre ma pratique professionnelle et ce que vous dites au sujet de la décarbonation de l’économie, et donc on a recruté comme ça petit à petit des médecins, des directeurs d’hôpital, des inspecteurs sanitaires, des soignants, et on a commencé à monter ce groupe de travail mars 2020, nos collègues ont été quelque peu occupés par ailleurs pendant de nombreux mois, mais nous avons quand même pu sortir une première fiche en juillet 2020 sur ce sujet de l’impact carbone du secteur de la santé, en se reposant notamment sur la littérature scientifique à ce moment‑là, et puis les mois ont passé, on a pu reprendre progressivement les activités, et en fait, ce sujet de la décarbonation en pleine crise sanitaire, ça devait être une opportunité, pour l’association, pour réfléchir plus largement à ce que serait un plan de transformation des mesures qui pourraient être prises à l’échelle de la société entière pour décarboner l’économie, pour rappeler les accords de Paris, c’est normalement moins 5 % d’émissions carbone par an, ce qui signifie que on doit avoir décarboné notre économie de 80 % d’ici à 2050, donc on peut se féliciter de l’avoir fait en 2020, mais c’est la première fois dans l’histoire où ça est arrivé, et bien entendu, on l’a pas fait exprès, et ça évidemment, c’est un problème, donc à la suite de ça, on a décidé de travailler activement sur cette question de l’empreinte carbone, on a fait beaucoup de recherches sur le sujet, parce qu’on n’avait pas forcément de données, et ça, c’est ça qui va être là le deuxième élément que je voudrais discuter avec vous, il y a une loi qui existe et la loi Grenelle 2 qui normalement oblige les établissements de santé à publier lors leur bilan carbone, leurs bilans de gaz à effet de serre, pardon, vous allez voir qu’il y a de nombreux établissements aujourd’hui qu’ils ne le publient simplement pas, parce qu’ils en voient peut‑être pas l’intérêt, alors que c’est obligatoire, et puis par ailleurs, quand c’est publié, ses publiés souvent sur les bilans de gaz à effet de serre, les émissions qu’on va appeler direct, ou dans le secteur de la santé, les émissions directes, c’est à peu près 15 % — c’est la partie bleue, donc en fait si vous regardez les émissions directes du secteur de la santé, vous allez vous soucier de 15 % du problème du bilan carbone du secteur de la santé aujourd’hui, on a fait le calcul, le bilan carbone du secteur de la santé, c’est à peu près 40 7 millions de tonnes équivalent CO₂, soit environ 8 % de l’emprunt national, vous pouvez même retenir que c’est un peu plus que 47 millions de tonnes, mais on reste toujours à peu près 8 %, parce qu’il y a quelques postes encore qui sont très difficiles à évaluer, comme par exemple, juste les voyages des médecins dans les congrès, donc mais bon, on estime qu’on est à peu près autour de 50 millions, donc voilà, et commence à se répartissent, et cette empreinte carbone, ça serait parti avec plus de 50 % de ses émissions qui sont dues aux produits pharmaceutiques et aux dispositifs médicaux, donc ce n’est pas une surprise, mais néanmoins, de savoir ça change un petit peu la façon dont on aborde le sujet, et on se dit qu’on va devoir aussi beaucoup collaborer dans ce travail de décarbonation des établissements et du système dans son ensemble, après vous allez avoir l’énergie direct qui va être consommée qui va représenter 10 à 15 %, vous allez avoir les déplacements qui vont représenter 15 à 20 % du personnel et des patients, vous allez avoir l’alimentation qui sera autour de 6 % de son empreinte globale, et puis vous allez trouver aussi les services et les déchets, qui ensemble leur traitement des déchets, qui ensemble sont à peu près à 2 % de l’empreinte, et puis les gaz anesthésiques que vous connaissez très bien, qu’ils sont un peu moins de 1 % de l’empreinte carbone totale du secteur de la santé, ce qui représente quand même 200 000 tonnes équivalent CO₂ chaque année, donc effectivement, on a une urgence à agir, et donc ce qu’on propose nous, dans le rapport, c’est des mesures par objectifs, donc on va regarder le diagnostic du bilan carbone du secteur de la santé, et on va proposer une décarbonation par poste, donc on aura des propositions sur les achats, on aura des propositions sur l’énergie, l’isolation des bâtiments aussi qui devient crucial, on aura des propositions sur l’alimentation, sur les déplacements, etc, seulement voilà, quand on met bout à bout toutes ces propositions, et qu’on regarde ce que ça donne, on se pose la question, se dire quand on projette à 2050, est‑ce qu’on arrive à notre objectif, ça, c’était le deuxième objectif du rapport, c’était de dire, une fois que j’ai fait des propositions, maintenant je calcule et je regarde si mes propositions elles ont un effet réel en termes de décarbonation, et si je parviens à l’objectif que je me suis fixé là, vous avez un petit comparatif entre l’empreinte actuel ou 2020, ce qu’elle sera en 2050, avec les simples mesures de décarbonation, et l’objectif qu’on doit normalement atteindre en 2050, donc vous voyez qu’avec les mesures de décarbonation, on arrive à réduire quand même de 50 % en train de carbone du système de santé, c’est pas rien, mais néanmoins, on n’est pas moins 80 %, on n’est pas à –80 % parce qu’il y a des limites à l’optimisation et à ce qu’on peut faire, et on n’est pas à –80 % parce qu’on fait tout notre société et la santé en fait partie est fondée sur un système qui est particulièrement gourmand en énergie et en ressources, et l’optimisation en fait à là, c’est limite, donc c’est un problème, et c’est aussi une belle opportunité, et c’est notamment une belle opportunité pour les acteurs du système de santé, parce que ça nous dit quelque chose, ça nous dit que le système de santé en l’état actuel, il n’est pas soutenible, et que même si on arrive à l’optimiser, il sera pas totalement soutenible. Une des raisons à cela, c’est qu’en fait, le système de santé, il est très orienté sur les pratiques curatives et peut‑être pas assez sur les pratiques préventives ou sur la promotion de la santé, et là il y a un autre point qui est intéressant, elle des mesures en ce sens ont été développées aussi dans le rapport, c’est qu’en fait, quand on regarde un petit peu à la loupe les mesures de décarbonation de la santé, et quand on regarde un petit peu à la loupe les mesures préventives en santé, on s’aperçoit que quand même bien souvent ça se rejoint, par exemple, une alimentation – carnet, c’est une alimentation qui est décarbonée, et c’est plutôt une alimentation qui va être favorable à la santé, le déploiement des mobilités douces, CD mobilité décarbonée, et ses poutres, plutôt des mobilités qui vont être en faveur d’une meilleure santé pour les individus, il va y avoir également je ne sais plus, j’avais un autre exemple à l’esprit, mais lui il m’est sorti de la tête, oui, tous qu’il va concerner les l’isolation des bâtiments, vous pouvez retrouver dans des situations où effectivement l’air ambiant, parce que le bâtiment va être mal isolé, sera délétère pour la santé des usagers des individus, et là, c’est pareil, mieux isoler les bâtiments, c’est meilleur pour la santé d’une manière générale, et c’est aussi meilleur pour l’utilisation de pour votre bilan carbone au total, donc voilà, donc on s’aperçoit qu’il y a un vrai travail de fond à mener sur la partie préventive, qui soit dans une logique trans‑sectorielle, donc aujourd’hui on a besoin d’avoir un secteur de la santé et qu’ils puissent parler davantage notamment avec le ministère de la transition écologique et voir ce qui est tout à être mis en place à l’échelle nationale et à une échelle plus locale pour pouvoir en fait alléger la pression sur les services de santé.