[Musique] son père s'appelait Bernard et Bernard bliet reste l'un des monuments du cinéma français un acteur absolument ornorme avec une filmographie absolument incroyable son premier vrai film qui a absolument déchaîner les passions et secouer les foules c'est en 1974 c'est les la première des influences que j'ai subi c'est le fait d'être le fils d'un acteur génial qui évidemment m'a a dû me a dû avoir son importance ensuite parce que je je quand j'étais enfant et que je rentrais de l'école c'était moi qui lui faisait répéter ses rôles et cetera donc je jouais les pièces avec
lui bon donc j'ai appris quand même des trucs là parce que c'était un très bon acteur donc euh il m'a donné par exemple une chose que j'ai et que tous les mteurs en scèes n'ont pas c'est l'oreille c'estàdire que à l'oreille je je sait si un acteur est bon ou mauvais la direction d'acteur elle est dans dans l'intelligence qu'on a de de choisir le bon acteur par rapport à ce qu'on a écrit après bon on les aide on leur on est des managers à mett en scène c'est un manager c'est un c'est quelqu'un qui fait
en sorte que les acteurs soient heureux que ça fonctionne mais j'ai eu l'expérience avec quand on a des mauvais quand on a un mauvais on peut faire 30 prises on peut faire 40 prises il est mauvais toujours c'est je pense que les répétitions les fait surtout pour gagner du temps au tournage et pour y faire des économies sur le budget euh parce que autrement rien n'est plus beau que de découvrir au dernier moment le ce qui va se passer sur le devant la caméra c'est c'est quand même merveilleux de ne pas savoir et de le
découvrir et de l'inventer juste au dernier moment les acteurs qui qui font ce M qui font leur métier qui ont du talent et qui et qui l'exercent c'est tout de même miraculeux c'est quand même un métier c'est phénoménal c'est très improbable il y a très peu de gens à qui à qui ce ce cadeau là est donné donc ils ont très peur toujours que ça s'arrête c'est comme les metteur en scène un metur en scène c'est quand même quelqu'un qui qui se dit à longueur d'année c'est probablement mon dernier film ou c'était mon dernier film
j'en ferai plus quand on est un jeune mur en scène on prépare énormément et plus on plus on vieillit moins on prépare et et plus on a raison parce que préparer c'est juste pour se rassurer mais on peut pas on peut pas préparer moi je me souviens quand j'ai démarré j'avais des crebars j'avais des des feuilles avec des numéros des des flèches rouges noir et tout puis finalement alors je mettais ça à côté de mon bureau j'affichais ça sur le plateau tout le monde VE venait vachement impressionné et je ne le regardais jamais je m'en
occupais plus après faisait totalement autre chose moi j'aiécris de deux je crois de deux manières les histoires soit je je j'attaque parce que j'adore les dialogues donc très souvent je commence les films par une par par des dialogues enfin par une scène de dialogue ou une scène absolument effrayante dont je ne connais pas du tout la raison alors quand on écrit des choses comme ça on sait pas pourquoi on les écrit voilà donc c'est c'est pas une technique c'est c'est quelque chose la technique vient après c'est qu' il peut m'arriver d'écrire une scène et puis
après j'arrête ça me prend un quart d'heure ou une heure et puis après je me dis pendant 15 jours je me dis mais pourquoi tu as écrit ça qu'est-ce que ça ça cache si la scène est bonne si elle est mauvaise elle va au panier si elle est bonne ça veut dire que il y a quelque chose derrière mais je ne sais pas quoi la plupart du temps je ne sais pas quoi h et donc à ce moment-là je mène l'enquête pour essayer de comprendre pourquoi j'ai écrit ça et l'enquête c'est un scénario donc parfois
d'ailleurs je ne trouve pas la clé la plupart du temps j'ai écrit en en aveugle c'estàd que j'aime bien ne pas savoir ce que je raconte voilà quand je commence à à savoir ce que je raconte ça m'ennuie donc l'écriture c'est c'est c'est la chose don dont dont disons je j'auris plus de mal à parler parce que je ne comprends pas encore comment je suis je suis arrivé à écrire ce que j'ai écrit j'ai la chance de l'avoir fait j ai pris beaucoup de plaisir mais comment ça s'est fait je n'en sais rien j'ai la
faculté d'inventer des histoires alors j'ai une technique pour inventer des histoires évidemment d'abord je note beaucoup de choses que je garde dans des dans des chemises dans des cartons dans un film il doit y avoir un thème c'est moi je en général quand je parle du scénario je parle toujours de ça c'est que il y a un thème c'est comme en musique un film c'est pas très long donc il y a pas besoin d'avoir 14 thèmes un seul suffit donc on a un thème porteur qu'on ne connaî pas forcément quand on commence à écrire mais
qu'on découvre assez rapidement disons dans les quelques jours de du démarrage du travail on se dit tiens je fais un film là-dessus et puis après on travaille le thème alors il faut la la seule la seule recommandation que je peux donner à des jeunes c'est de dire il faut travailler le thème jusqu'à la mort du thème c'est qu'il faut aller au fond du thème même si on écrit des conneries intournables mais il faut qu'on tourne quand même aussi quand mais mais il faut traiter le thème voilà il faut jamais laisser un thème abandonné ou voilà
si on fait un film sur les assassins il faut tuer des gens quoi en fait j'ai fait des films pour économiser un analyste quoi quand j'ai commencé à écrire merci la vie j'aV je me suis dit est-ce que tu es encore capable de faire un film comme les valceuses parce que quand même le grand miracle de mon existence ça a été de faire les valceuses pourquoi j'ai fait les valseuses ça j'ai encore jamais compris je me suis dit là je ne peux pas refaire les valceuses avec deux mecs je vais faire avec deux filles et
donc ça ça m'intéressait de parce que la société avait changé entre-temps et je me disais aujourd'hui les valeuses c'est deux filles c'est pas deux mecs mais c'était ça le moteur au départ donc c'était un film un un road movie une nouvelle façon de faire un road movie et puis petit à petit ça c'est parti en vrille dans ma tête parce que il y a eu le mélange d'époque il y a eu surtout je pense le bah c'est un film sur l'espoir et sur ou sur le désespoir d'être jeune c'est surtout un film qui parle de
est-ce que c'est quel la question c'est quel genre de vie on va avoir quoi quand on eston que ça serait des garçons ça serait pareil mais deux jeunes filles qui sont confrontées à l'avenir et leur avenir bah à cette époque là on parlait beaucoup du cita on en parle toujours mais bon c'était c'était ça ça m'a tout d'un coup ce parallèle entre le malheur moderne et le malheur ancien c'est-à-dire la la l'Holocauste ça m'a comment dire ça m'a ça m'a paru évident et c'est devenu un peu un thème porteur du film c'est pour ça qu'il
y a mélange d'époque double paternité et cetera et cetera pour pour pour resituer ce film dans dans dans ma trajectoire je venais de faire deux films avait été des succès j'avais fait tenue de soirée qui avait été un très gros succès et trop belle pour toi qui avait été un succès moins important mais plus plus plus consensuel donc j'étais j'étais dans cette position assez rare que qu'on connaît une fois ou deux dans une carrière c'est qu'on se dit je peux faire absolument ce que je veux c'estd je je pouvais faire ce que je voulais je
pouvais écrire n'importe quoi une adaptation du btin on m'aurait dit très intéressant je pense qu'on est là on est là pour surtout quand on a un quand on a un gros succès il faut surtout pas s'asseoir dessus quoi il faut l'oublier tirer le tapis tout détruire et repartir dans une chose d difficile le succès n'a d'intérêt que parce qu'il ouvre des portes pour faire d'autres choses plus plus plus mystérieuses et plus risqué j'ai quelquefois des image mais je suis pas je suis pas un visionnaire je suis pas un mur en scène de de de visionnaire
c'est je suis plutôt un un je suis plutôt un un un mec de l'écrit du récit et la mise en scène est au service de ce que j'écris mais je ne suis pas au service du cinéma enfin je fais de temps en temps des des des choses visuelles mais pas beaucoup je raconte mes histoires et je les filme à peu près comme je les ai écrites je pense que c'est mon attirance pour le religieux il y a il y a quelque chose on est on est je suis très religieux je suis pas du tout croyant
mais je suis j'aime la chose le religieux le cinéma est religieux c'est bunuéien c'est bunuélien donc il y a il y a ce côté on a envie de faire des miracles le cinéma c'est fait pour ça en fait j'ai une obsession que j'ai jamais pu résoudre vraiment c'est que j'ai toujours voulu essayer j'ai dans dans merci la vie par exemple j'ai j'ai essayé de faire en sorte que le cinéma se revendique en tant que cinéma ça serait de toujours arriver à montrer à la fois ce qui se passe l'histoire les acteurs et en même temps
les coulisses choqué c'est pas un objectif on parle toujours de moi comme un provocateur je pense que c'est la fonction de l'artiste tous les artistes qui ont compté dans l'histoire sont ont été des provocateurs mais parfois on est la provocation c'est c'est le carburant c'est ce qui fait avancer le la machine donc par exemple les valceuses vous enlev la provocation il y a plus rien il y a plus de j'ai eu la chance de connaître autre chose que le cinéma donc j'ai une expérience de romancier et une expérience d'auteur dramatique et une expérience de cinéast
je si je compare les trois activités le roman le théâtre et le cinéma je mettrai le cinéma en dernier parce que le cinéma est un est un métier dans lequel la liberté est extraordinairement restreinte la plus grande liberté c'est le rom c'est l'écriture c'est le roman et le théâtre c'est aussi une immense liberté parce que d'abord ça coûte pas très cher et on est directement comment dirais-je on a que des acteurs à diriger on n pas il y a aussi des problèmes avec la société avec comment dirais-je avec moi j'ai fait du j'ai voulu faire
du cinéma j'ai eu une vocation de de m en scène à une époque où c'était le plus beau métier du monde c'est-à-dire qu'il y avait pas plus fantastique que deê m en scène de cinéma donc j'ai décidé de faire ça évidemment ça m'a paru évident aujourd'hui je ne pense pas que ce soit le plus beau métier du monde ça n'est plus le plus beau métier du monde et puis le cinéma est un est un moyen d'expression qui peut-être est un peu usé mais je pense que le cinéma a une énorme importance au niveau de la
de la circulation c'est un miroir le cinéma quand il est réussi c'est un miroir donc les gens se voient il se la culture c'est ça ça sert à rien mais en même temps ça fait circuler des choses merveilleuses il y a un moment on a plus besoin de se battre je me suis battu pour toute ma vie pour faire des films arrive un moment bon je me dis je vais pas me battre pass 70 ans je vais pas aller me battre jusqu'à ce qu'on me pousse dans un fauteuil faire des films fa faire des films
non c'est complètement si on peut faire autre chose si on peut gagner sa vie parce qu'il faut la gagner quand même mais en faisant autre chose je ve dire la mais il a pas que cinéma c'est pas et c'est fatiguant en plus de faire des films donc au début j'avais tellement eu envie de faire ce métier que le jour où ça a commencé à rigoler un petit peu je j'ai eu envie de de tenir bon bah c'est ce que j'ai fait finalement j'ai tenu et aujourd'hui je peux me dire si j'arrête demain c'est pas grave
j'ai fait assez quoi j'ai rempli mon contrat merci infiniment merci faeviendra [Musique] [Applaudissements]