bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo et aujourd'hui nous allons faire l'analyse linéaire de ma bohème d'Arthur rimbau pour l'oral du bac de français c'est parti donc tout d'abord je t'affiche le texte que nous allons commenter je t'invite à cliquer sur pause pour le relire tranquillement et dès que tu as terminé n'hésite pas à cliquer sur Play pour avoir le cours c'est bon c'est terminé parfait on va pouvoir passer à l'introduction nombreux sont les poèmes de Raino qui sont inspirés de ces fugues et de ses errances dans la nature parmi eux nous pouvons compter Mao
composé en 1870 est paru dans le recueil Postume des cahiers de Douet rainau écrit des vers à l'occasion d'une promenade nocturne dans la nature qui l'inspire pauvre et démuni il est cependant épanoui puisqu'il est en harmonie avec cette nature et cela lui inspire quelques détournements modernes de la forme traditionnelle du sonnet qui l'emprunte pourtant sa bohème c'est une vie d'aventure de liberté et d'insouciance ainsi il s'agira de se demander en quoi cette excapade dans la nature occasionne l'inspiration poétique dans un premier temps nous étudierons les deux quin qui présent un poète pauvre et rêveur dans
une nature qui l'inspire puis dans un second temps nous nous concentrerons sur le premier TERC qui présente un poète en harmonie totale avec la nature avant de se concentrer sur le dernier Tercé qui met en valeur un détournement comique d'un symbole poétique traditionnel le poète est un homme qui est pauvre et rêveur et qui se retrouve dans une nature inspirante et cela transparaît dès le début du premier quatin en effet nous pouvons repérer je m'en allais verbe à l'imparfait et conjuguer à la première personne du singulier qui marque l'insouciance mais aussi la posture non chalante
du poète et qui marque aussi le fait que ce poète est la figure centrale du poème on peut repérer une référence à la misère mes poches crevées qui sous-entend que les vêtements du poète sont abîmés il est donc un homme pauvre donc autrement dit dès le début le thème du poète vagabond qui a sans but est très notable hein puisqu'on REM on remarque une absence de compléments circonstantiel de lieu je m'en allais mais il ne dit pas où il s'en va on peut constater que rimbaau continue le champ lexical du vêtement avec la référence au
paluto qui est une sorte de manteau mais ce manteau est décrit comme étant idéal ce qui est un adjectif surpr au vu de la description des poches je rappelle elles sont crevées l'idéal n'est donc pas un idéal de beauté ou de qualité mais au contraire il s'agit de l'idéal du poète démuni du poète dépourvu de tout le superflu de tout ce qui n'est pas nécessaire j'allais est encore répété cela insiste encore une fois sur le vagabondage mais cette fois-ci nous avons un complément circonstantiel de lieu qui indique la destination j'allais sous le ciel or cette
destination est imprécise et donc cela entretient le flou et confirme l'érance nous pouvons par la suite repérer une apostrophe originale muse originale ici puisqu'elle est destinée à la nature parce que à l'origine dans la tradition poétique la muse est une femme qui inspire le poète et ici nous avons une rupture on a quelque chose de très moderne puisque c'est une nature personnifié qui inspire le poète et non une femme aimée et d'ailleurs on repère que rimbaau tuoi la nature j'étais ton féal ce qui confirme la personnification et son dévouement on peut constater également l'emploi d'exclamation
au là là en décalage avec les règles traditionnelles du sonnet cela marque la forte émotion du poète cela marque également son ravissement mais aussi une rupture avec la tradition poétique d'où une ultime exclamation méliorative que d'amour splendide j'ai rêvé on a là un nouveau décalage mais cette fois-ci avec la réalité la nature est l'endroit propice au développement des rêveries comme le montre bien cette dernière petite formulation dans le second qurein donc dans la strophe qui suit rainau prolonge la description physique du poète qui ne se limite pas à la première strophe elle est encore prolongée
dans le verre le premier verre de ce second qurin ce qui crée une originalité poétique en ce sens ro insiste toujours sur la misère et sur la pauvreté mon unique culotte avait un large trou il n'a qu'un pantalon et ce pantalon est visiblement très largement usé et ça donne évidemment une dimension assez comique puisque l'image que cela crée au lecteur est une image plutôt humoristique donc on a là une forte originalité du propos poétique qui tranche avec la forme solennelle et sérieuse du sonnet rainbo fait référence à un personnage de compte pour enfant le petit
pousser rêveur qui ici sert à l'autodéfinir il se qualifie lui-même de petit pousser rêveur et ça ça ça contribue à son infantilisation d'une certaine manière d'où la métaphore j'ai grenais dans ma dans ma course des rimes ici tout comme le petit pousser saime des cailloux rimbau s'aime des rimes on a là donc une référence à son activité de poète qui rappelle que son inspiration provient de la nature et de son vagabonde on peut d'ailleurs repérer le rejet des rimes qui accentue la révélation et qui recentre le lecteur sur l'activité poétique de l'auteur rainbau est ensuite
en très forte harmonie avec la nature il entretient avec elle un lien extrêmement puissant ce que souligne l'emploi de possessif mon auberge mes étoiles ainsi que le complément essentiel de lieu mon auberge était à la grandours qui ici est à assez humoristique puisque cela sous-entend qu'il n'a pas d'auberge que ce qui lui sert de toit ce n'est rien d'autre que les étoiles et d'ailleurs on peut repérer une assonnance en ou grand ours dou frou frou qui accentue ce rythme doux et qui n'est pas sans rappeler les rimes qu'il sème sur son chemin comme mentionné précédemment
donc on a là une nature sensorielle qui est assez surprenante aussi puisque les étoiles ne sont pas censé faire de bruit si nous passons au Tercé nous constatons que nous avons encore une fois un débordement d'une thématique sur une autre strophe puisque euh là nous avons une référence à la dimension orale la dimension auditive euh du bruit des étoiles qui qui est mentionné strophe 2 et que l'on retrouve au premier verre de notre Tercé numéro 1 donc rimau entend la nature encore une fois cela souligne une forme de communion d'harmonie entre le poète et les
étoiles puisqu'il y aurait une forme de communication entre eux on repère que rimbaau effectue une pause dans sa promenade je les écoutais assis au bord des routes qui permet au poète de développer cette attention auditive puisqu'il est seul il est silencieux il est exclusivement focalisé sur ses étoiles nous pouvons également mentionner une référence sensorielle ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes de rosé à mon front mais cette foisci si cette référence concerne plutôt le toucher on est là dans une atmosphère estivale qui est chaleureuse qui est établie de manière extrêmement précise on
est encore dans une forme d'harmonie avec la nature qui se traduit par l'érruption d'éléments naturel sur le corps du poète les gouttes de rosé à son front enfin on peut mentionner une comparaison comme un vin de vigueur comparaison qui se fait donc avec un alcool qui donne du courage le poète aurait besoin de cette énergie pour poursuivre sa démarche qui est à la fois poétique mais qui est bien évidemment également géographique et tout cela aboutit au détournement comique d'un symbole traditionnel je cite ou rimant au milieu des ombres fantastiques alors là nous avons quelque chose
de très intéressant puisque la référence aux ombres fantastiques donneent au poèm une dimension beaucoup plus magique nous oscilons entre rêve et réalité entre imagination et réelle cette référence peut-être inquiétante car les ombres fantastiques ETH bien cela peut signifier que ces ombres sont démesurés ou alors cette référence peut aussi être euh grandiose justement par la démesure donc on comprend que ces ces ombres sont créées en réalité par la lumière du soir qui s'atténue et qui occasionne euh l'imagination la rêverie du poète là euh le le le mot riman euh est encore une fois une référence à
son activité poétique qui d'ailleurs est encore reprise avec la comparaison avec la lire comme des lire la lire je le rappelle est un symbole traditionnel de la poésie et de la musicalité et cette comparaison ici se prolonge puisqu'on a un lien entre la lire et euh son son apparence physique ses vêtements puisque les cordes de la lire seraient ses lacés je tirais les élastiques de mes souliers blessés c'est très moderne c'est très osé puisque cela revient à dessacraliser le symbole traditionnel de la lire qui est considéré comme hautement poétique et hautement euh euh intéressant sacré
les souliers sont personnifiés ce sont des souliers qui sont blessés cela signifie qu'ils sont abîmés usés et cela n'est pas sans rappeler la pauvreté ainsi que la misère de rainbau que l'on retrouve dès le début du poème mais cela sert aussi à nouer une relation entre la poésie et la promenade dans la nature puisque l'un ne va pas sans l'autre et c'est aussi en ce sens qu'il faut comprendre la référence finale au pied un pied près de mon cœur puisque le pied est aussi bien une partie du corps qu'une unité de mesure en poésie et
voilà l'analyse du jour est terminée je te laisse faire la conclusion de ton côté et je te dis à très bientôt pour de nouvelles vidéos