une des familles d'accueil chez qui j'ai le plus souffert c'est une famille d'accueil qui me battait à ce moment-là j'ai à peu près 7 ans et là mes souvenirs commencent vraiment à être précis au niveau de mon placement le début de mon histoire a pour origine un climat familial dans mes souvenirs les plus profonds j'ai mon père qui bat ma mère j'ai ma mère qui sait pas trop se débrouiller dans sa vie elle a un mari violant elle arrive pas à s'en sortir avec ses enfants le frigo est vide et les seul moment où mon
papa est là c'est pour lui taper dessus à cet âge- là j'ai pas l'impression de savoir en fait ce qu'est l'amour par contre je sais ce que c'est que la vi j'ai des souvenirs de mon père la chemise arrachée pleine de sang de ma mère hurlant courant autour de la table pendant que mon père essaie de l'attraper j'ai le souvenir de mon père qui crache sur le sol et que ma mère qui nettoie mon petit frère venait dans mes bras et si une personne le prenait il pouvait se mettre à pleurer on est petit alors
je sais pas quel âge mais je sais déjà que j'ai autour de 5 6 ans et je suis en train de me faire à manger moi-même et de préparer le biberon de mon petit frère parce que ma maman elle pouvait pas à ce moment-là parce que ma mère elle était sous perfusion je pense qu'à ce moment-là elle était vraiment trop dépassée ma relation avec ma maman elle a toujours été très fusionnelle dans le sens où j'ai toujours voulu protéger ma maman quand j'étais petit et que mon père était envers ma mère je sais que je
tentais de séparer de séparer quand je le pouvais voilà moi j'ai toujours vu ma maman comme une maman blessée on na jamais su se dire qu'on s'aimait d'après ce que j'ai cru comprendre j'ai été placé la première fois j'avais 9 mois ensuite j'ai été placé une seconde fois je devais avoir de 3 ans et CIT vraiment des placements assez courts et ensuite j'ai beaucoup j'étais placé de mes 6 ans et demi 7 ans jusqu'à ma majorité donc j'ai connu trois quatre familles d'accueil les placement où j'ai 9 mois de 3 ans j'en ai aucun souvenir
je l'ai découvert moi-même en fait en en regardant mon mon dossier de placement j'étais un peu choqué de me dire que mon histoire en fait elle ne commençait pas à l'âge de 6 ans mon histoire elle commençait vraiment à l'âge de 9 mois j'ai été placé du coup avec mon petit frère d'abord dans une famille d'accueil doit avoir 6 ans ensuite on revient chez ma mère quand ma mère et mon père se sont séparés la justice tranche et nous dit en fait que qu'elle peut pas nous garder ça peut pas nous garder qui qu'on doit
qui doivent nous protéger je sais juste que on avait quitté la maison précipitamment tellement précipitamment que mon doudou est est resté là-bas j'ai commencé à faire pipi au lit parce que j'avais pas mon mon mon seul repère avec le monde des enfants et qui me sépare du monde des adultes la troisième qui est l'avant-dernière c'est une des familles d'accueil chez qui j'ai le plus souffert c'est une famille d'accueil qui me battait à ce moment-là j'ai à peu près 7 ans et là mes souvenirs commencent vraiment à être précis au niveau de mon placement je rentre
de l'école et il y a deux dames qui sont qui sont à la maison il y a des sacs qui sont prêts et on me dit que à partir de ce soir je vais plus dormir à la maison je serai plus avec ma maman à partir de ce moment-là je suis placé tout le temps jusqu'à mes 18 ans il y a quelquesfois où il y a des mesures de placement en arrêt mais qui sont très vite repris j'arrive dans une petite maison de campagne la première fois que j'arrive dans dans cette famille d'accueil du coup
je suis avec mon petit frère qui lui m'accompagne en fait je pense que à ce moment-là qu'on va être placé ensemble et je me dis yes trop bien j'ai mon petit frère avec moi et en fait c'est pas le cas donc les deux assistants sociales nous disent que il y a pas de place et queon va être séparé je rencontre des personnes qui sont à peu près âgées au premier abord ils ont l'air sympathiques un peu bourru dans le sens où c'est la première fois que je vois des gens de campagne je suis dans cette
maison et il y a d'autres enfants il y a une fille un garçon et je me dis bon ben c'est pas mon petit frère mais au moins il y a des enfants on va pouvoir on va pouvoir s'amuser je sais juste que bah il y a plus de viance à la maison il y a plus d'alcool parce que cette famille d'accueil là je découvre au fur et à mesure qu'elle est viente qu'elle est maltraitante qu'elle me fait vivre un calvaire moi j'ai fait Pipioli très très tard jusqu'à 13 ans et et quand j'étais dans cette
famille d'accueil là je faisais Pipioli parce que je je souffrais de terreur nocturnne j'ai rêvé jusqu'à mes 12 13 ans que mon père tué ma mère et du coup cette famille d'accueil me fait payer le prix cher de faire Pipioli donc comme je mouille leur matelas leur lit à chaque fois ben je me fais taper dessus il trouve le moyen de me faire porter des couches en disant comme ça au moins tu mouilliras pas le le matelas et au fur et à mesure ben je continue toujours à faire pipi au lit et les couches en
fait ben je me les prends dans le visage elle me fait partir à l'école avec la couche pleine de pipé cette famille d'accueil là elle me elle me fait vivre des trucs du style tout une une après-midi entière les mains sur la tête genoux au sol contre un contre un mur et si j'avais le malheur de bouger en fait je me prenis 10 fois plus il y avait ouais il y avait pas de protection quoi dans cette famille j'avais plus l'impression que j'étais chez eux et que je me faisais taper dessus alors au début je
dis rien en fait comme je suis né dans un climat familial violent pour moi me faire taper dessus c'est quelque chose de normal c'est que je dois faire des bêti quand je comprends en fait que on peut pas me me taper dessus au fur et à mesure et que je prends des décision comme d'appeler le 119 je dois avoir 8 ans 8 ans et demi 9 ans la première des phrases qu'on me dit c'est bah alors bonhomme tu es sûr que tu as pas fait une bêtise ta famille d'accueil elle va pas te taper dessus
comme ça j'ai un adulte qui me dit en fait que c'est sûrement de ma faute je pense à ce moment-là que c'est de ma faute je ti rien je me fais souvent taper dessus par par cette famille d'accueil des pincements des claques des coups de pied au cul des insultes des insultes racistes ben je commence à à à bouillonner en fait donc j'ai un souvenir en vacances où à un moment donné la gifle de trop m'a fait l'insulter et partir en pleine journée dans un milieu que je ne connais pas une ville que je ne
connais pas et a marché pendant je sais pas la moitié d'une journée C dans cette journée de fugue cette première fugue d'enfant j'ai une voiture qui s'arrête et qui me ramène parce que d'après ce que j'ai cru comprendre tous les gendarmes me cherchaient et on m'a demandé pourquoi en fait j'avais fugué seule chose que j'ai dit c'est je voulais retrouver ma maman je me fais beaucoup taper dessus je commence vraiment à le raconter un tout petit peu à ma maman quand on se voit l'aide sociale à l'enfance nous permet de d'avoir des visites c'était des
visites médiatisées donc il y avait toujours une une assistante sociale avec nous je ne peux plus mentir dire que je suis tombé à vélo je suis tombé en skate je suis tombé en roller je suis tombé d'un arbre je suis je me suis battu en moi la violence c'est quelque chose qui me qui me qui me terrifie quoi qui me terrorise je commence à le dire à ma maman et elle me croit c'est la première qui met tout en œuvre pour me faire sortir de cette famille d'accueil et un jour je suis à l'école et
j'ai une assistante sociale qui vient me voir je sais pas à ce moment-là que c'est une assistante social je sais pas que c'est pour moi on va m'enlever de cette famille d'accueil chez qui j'ai vécu un calvaire j'arrive là-bas et on me dit tu restes dans la voiture tu n'auras pas besoin de les voir on te protège maintenant mes sacs sont déjà prêts et on m'amène dans une autre famille d'accueil enfin merci mais ouais j'avais un sentiment de soulagement mais la prochaine c'est quoi qu'est-ce qui va se passer cette famille d'accueil là chez qui on
m'a placé donc la dernière pour moi le bonheur c'est là-bas où je l'ai vécu j'avais une vraie éducation j'ai j'ai découvert aussi l'art et c'est par l'art que j'ai appris dans cette famille d'accueil à m'ouvrir aux autres cette famille d'accueil là c'est la dernière c'est chez qui j'ai le plus de souvenirs chez qui j'ai le plus d'amour je suis resté 4 ans là-bas et c'est par ma faute si je suis parti de cette famille d'accueil c'est à cause de de mon parcours de vie parce que des fois pour moi c'est beaucoup trop lourd trop difficile
que de vivre avec ce que j'ai vécu c'est mon parcours de vie en fait qui a fait que que je suis borderline et du coup j'ai fait ouais j'ai j'ai fait je sais pas une vingtaine de tentatives de suicide jusqu'à l'heure d'aujourd'hui dans cette famille d'accueil là où je suis resté 4 ans je me souviens qu'elle me disait ça à chaque fois tu sais que tu es un bon petit bonhomme tu es intelligent tu es beau tu es et et ça jamais on me l'a dit en fait jamais on a rigolé à mes blagues il
y avait de la dans cette famille d'accueil avec un des autres enfants qui lui me tapait dessus chaque fois quand on allait jouer dehors à un moment donné lui en fait il en profiter la seule vience que j'ai vécu dans cette famille d'accueil c'était pas la famille d'accueil qui le faisait mais un des autres enfants il avait peur en fait que je lui vole sa place je pense mais ma vie a été compliquée après 2001 au niveau de l'école surtout parce que j'étais le le petit rebux donc à l'école on est les enfants sont très
méchants entre eux j'ai souffert de de me faire traiter de Saddam Hussein de Ousama Ben Laden on me disait ça et moi je comprenais pas en fait chaque année quand on quand on est placé on va voir la juge une fois dans l'année et en fait dans ce rendez-vous on statue du placement pour l'année suivante moi à ce moment-là j'ai 14 p je suis dans cette famille d'accueil je je me sens très bien dans cette famille d'accueil tout va bien dans cette famille d'accueil je me je je je je me sens épanoui et tout mais
il manque quelque chose en fait j'ai pas ma relation avec ma maman mon papa j'en ai marre de me balader dans la rue et de voir des enfants avec leurs parents en fait je suis jaloux de voir des enfants qui donnent la main avec leurs parents et qui les appellent papa maman j'ai jamais réellement connu l'amour familial l'amour parental je rêve en fait de d'être chez ma maman et la juge s'adresse à moi ça va enfin comment ça ça va et moi je est-ce que tu as envie de dire quelque chose voilà et moi je
dis ben moi j'aimerais bien être chez ma maman ou chez mon papa mais je veux être chez un membre de ma famille quand bien même mon père c'était un tornaire je me casse juste en fait j'ai 14 ans je me barre je dors dehors je mange pas je découvre la drogue donc j'ai 14 ans je prends je commence par un pétard puis la cocaïne puis desasies l'alcool aussi et je je je fu parce que je veux plus être placé en famille d'accueil et non pas parce que dans cette famille d'accueil chez qui je me sentais
mal mais simplement parce que c'est pas ma famille c'est une famille d'accueil sauf que moi je veux ma vraie famille à ce moment-là on me retrouve donc c'est un ami de la famille qui me ramène chez ma maman ma maman le lendemain me ramène au commissariat et à ce moment-là je trouve que c'est la plus grande des trahisons puisque je la supplie en disant maman maman maman laisse-moi avec toi s'il te plaît je te jure je ferai pas de je serai gentil elle me dit non je ne peux pas et je repars de nouveau en
FuG pendant plusieurs semaines et là c'est mon papa et des amis à mon papa qui me retrouve de nouveau cette fois-ci là mon père me prend avec lui je déchante très vite vite le papa que j'ai connu quand j'étais enfant c'est toujours le même en fait c'est le même mec qui est violent c'est le même mec qui qui me tape dessus donc là cette fois-ci il me tape vraiment dessus et il tape dur je vais voir l'aide sociale à l'enfance et je leur dis il faut me garder quoi il faut me reprendre il faut me
reprendre c'est compliqué et à partir de ce moment-là je fais que des foyers je demande à être dans ma famille d'accueil chez qui j'avais été heureux mais en fait ils ne veulent plus de moi c'était une famille voilà qui qui qui est bien sous tout rapport donc avoir un enfant qui commence à fuguer qui commence à être compliqué je pense qu'ils avaient pas envie de gérer ça ça leur faisait plus de mal qu'autre chose ce que j'ai vécu en foyer c'est un peu l'enfer quoi donc au début c'est vraiment avec les jeunes où c'est compliqué
et en fait la ça se transforme au fur et à mesure avec des édues en fait qui eux deviennent aussi pour nous réveiller en fait l'éducateur ouvre la porte avance vers le lit et retourne le lit le corps cor la tête la première au sol c'est dur je me dis en fait toute ma vie j'ai j'ai été j'ai été voué à à à connaître que de la violence en fait en fait je veux juste être adulte je veux juste être majeur et avoir mon indépendance c'est une réflexion d'ado parce que à 18 ans la seule
chose que j'ai connu c'est la rue quoi c'est difficile de se construire quand on ne sait pas ce que c'est réellement l'amour d'une mère l'amour d'un père par exemple dans une de mes chansons Mama on passe il y a un truc vraiment qui qui qui s'est passé elle a fait semblant de pas me connaître elle avait refait sa vie avec un mec des nouveaux enfants et tout et en fait je vais la voir ça faisait peut-être 7 ans que je l'avais pas vu je la vois et je lui dis maman ça va elle me regarde
elle me dit vous êtes qui et à ce moment-là je suis là en mode comment ça vous êtes qui et là je dis son prénom elle me dit non non mais vous vous trompez c'est bizarre et son copain à ce moment-là me regarde et me dit en plus monsieur vous sentez l'alcool et tout le mec comprend qu'il se passe un truc il se casse il dit je vous laisse vous démerder et elle me regarde et elle me dit laisse-moi ah tranquille je suis en train de faire ma vie tu es en train de tout gâcher
et là je suis un peu en mode ah ouais je su vraiment et là il revient et elle me regarde elle met ses lunettes elle fait oh mon fils excuse-moi avec les médicaments je t'ai pas reconnu quand elle a fait semblant de pas me connaître moi j'avais l'impression en fait que on m'avait en fait effacé toute toute ma vie en fait ça veut dire que tout ce que j'ai vécu quand j'étais avec elle enfant et tout ce lien qu'on a eu toute ma vie quand elle m'a arraché de cette famille d'accueil en en en en
prévenant Laux que que que je me faisais battre mais là je comprends en fait que même si je suis son fils je suis plus son fils que c'est pour elle elle a refait sa vie et que elle préfère noublier nous oublier parce qu'on on lui rappelle notre père et à ce moment-là moi je je sais pas je vois ça comme une trahison enfin genre OK je suis le fils de mon père mais je suis aussi ton fils j'ai 18 p j'ai j'ai passé toute ma vie pratiquement placée en famille d'accueuil en foyer tous mes potes
euh bah ils sont chez leurs parents ils ont été toute leur vie chez leurs parents viennent de passer le bac il vont rentrer à la fac en BTS ou autre et moi non en fait je je rentre juste dans un CHRS un CHRS c'est un centre d'hébergement et de réinsertion sociale c'est un foyer pour SDF et à partir de ce moment-là en fait je commence à à péter les plombs en fait à me dire non c'est terminé en fait c'est terminé cette vie de souffrance c'est terminé on va se on va se on va se
sortir de ça on va être plus fort que ça je me bats avec la vie je trouve un ta très très tard donc en fait ouais moi je suis en colère en fait je suis en colère et c'est aussi pour ça que que je rappe que je rappe et que je raconte ce que je raconte dans mes chansons parce que en fait on doit être en colère on doit être en colère enfin surtout les enfants placés plus que les autres parce que ceux qui sont dans leur famille en fait chez qui ça se passe bien
tout va bien tout va bêner par contre tous les autres enfants les laisser pour compte les anonymes les invisibles bah eux en fait ils doivent se ils doivent faire 10 fois plus et ils auront 10 fois moins la RPP jams qui me donne envie d'écrire sur ma vie parce que je trouve qu'elle le fait très bien je trouve qu'elle le fait très bien et que ce qu'elle raconte j'arrive à le comprendre et je la prends un peu comme modèle dans dans mes dans mes premiers écrits et au fur à mesure en fait je je lâche
pas le rap quoi je passe mes après-midi à rapper je passees mes soirées à rapper le CL c'est c'est un rappeur qui est anonyme qui est sans visage qui rappe son parcours de vie qui rppe Laux cl sociale à l'enfance qui qui parle de de sujets qui qui sont difficiles en fait qui raconte sa vie en fait j'ai choisi d'être d'être masqué parce que pour deux raisons la première raison c'est que ce que je raconte est fort et lourd et je parle beaucoup de membres de ma famille et quand bien même on a vécu des
choses horrible je veux pouvoir les protéger et deuxièmement parce que ce que je raconte en fait beaucoup de personnes pas notamment que les enfants placés arrivent à se reconnaître là-dessus donc en fait le fait de pas avoir de visage ça permet en fait à tout le monde d'être d'être le clown triste en fait je considère que la musique on n pas besoin forcément de voir un visage ou de connaître un prénom mais que c'est le message qui est euh le plus important si je devais euh là tout de suite par exemple je je revoyais ma
ma ma famille d'accueil maltraitante la première des choses que je leur dirais c'est euh j'espère que j'espère qu'il fait chaud en enfire à partir du moment où j'ai quitté cette famille d'accueil jusqu'à je sais pas à peu près 20 ans 21 ans je regardais je sais pas pratiquement chaque semaine les rubriques nécrologiques où je tapais leur nom sur sur internet en espérant qu'il Meur j'avais besoin de faire mon deuil de toute cette et l'autre famille d'accueil che qui j'ai vécu les plus beaux moments de bonheur de ma vie que je les aime qui manque beaucoup
mais il y a pas que du pourri dans la protection de l'enfance il y a aussi des familles d'accueil incroyables qui sont qui font du bon boulot aussi aussi des éducateurs spécialisés qui font aussi du bon boulot avec les avec les enfants de Lau il y a quand même des bonnes personnes quoi si j'avais un truc à à dire en fait à à la ze et à l'état français c'est que c'est bien de de protéger des enfants mais de les protéger correctement c'est mieux moi j'ai j'ai je viens de dépasser la barre des des 30
pi j'ai en fait j'ai aucun lien avec ma famille j'ai aucun lien avec mes frères et et ça c'est de la faute de la ze c'est de la faute de l'État puisque on aurait dû rester ensemble généralement les frateries on les laisse ensemble pour garder le lien et nous on n' pas été laissé ensemble donc du coup j'ai un j'ai des frères mais je les vois comme des inconnus en fait je rêve d'une chose c'est que les liens en fait puissent être créés qu'on puisse rattraper toutes ces années perdu arraché si j'avais un truc à
dire aux enfants placés qui ont vécu la même chose que moi ou qui ont juste vécu des choses que un enfant normal ne pourrait pas connaître bah déjà c'est tu es fort en fait tu es forte parce que tout ce que tu vis c'est super dur et que tu es pas seul c'est qu'on est une grande famille ça se passe mal dans ta famille d'accueil parles-en ça se passe mal au lycée au collège en primaire parles-en ça ça se passe mal au foyer parles-en ça se passe mal le weekend ou la journée quand tu vois
tes parents et tout parles-en je pense que je serai jamais guéri de mon histoire de ce que j'ai vécu parce qu'en fait c'est trop présent en moi et que je suis obligé de vivre avec il y a des organisations comme repère qui qui viennent en aide aux enfants placés exenfants placés et le mois de décembre est le pire mois pour de l'année parce que c'est le mois des fêtes de la famille la violence quand elle vient dans l'énervement et cetera elle est complètement inutile il faut juste parfois juste souffler moi je je sais que quand
par exemple je je su énervé ou ou ou autre et qui et qui a un truc je en fait je demande à ce qu'on me laisse seul pour que je puisse me calmer dans mon coin et quitte à ce qu' je me calme une demi-journée 3h 30 minutes en fait le truc c'est juste j'ai besoin d'être seul avec moi-même pour reposer mon cerveau reposer les tensions essayer de de de comprendre pourquoi je suis en colère et qu'est-ce que je peux faire pour désamorcer ça toute la violence que je pouvais avoir envers les autres je me
l'a renvoyé vers moi-même alors j'ai actuellement j'ai toujours pas de suivi psychologique j'en ai eu j'en ai eu vite fait mais pareil c'est quelque chose qui m'a qui est compliqué pour moi qui est compliqué je préfère écrire et guérir par moi-même par l'écriture j'ai un projet qui s'appelle déséquilibre qui raconte mon parcours de vie qui raconte la violence familiale qui raconte la protection de l'enfance et plein d'autres choses et c'est comme ça que je guéris on sent la musique